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Hélène Richard-Favre

société

Un dimanche aux Bastions

Des Réformés, des Indignés, des notables, des SDF, des futurs participants à la Course de l’Escalade, des promeneurs et d’autres qui étaient là sans raison particulière, ainsi se présentaient les alentours du Mur des Réformateurs ce dimanche vers midi. Il est de tradition protestante qu’un rassemblement y ait lieu le 1er dimanche de novembre de chaque année, il semble désormais établi que les organisateurs de la Course de l’Escalade s’y installent, il est plus récent que les Indignés aient élu cet espace pour exprimer leurs attentes et leurs souhaits de société meilleure. De fait, aujourd’hui, les protestants ont très bien cohabité avec eux le temps de leur cérémonie, ce qui n’a pas empêché les Indignés de choisir ce jour pour déménager leur campement vers la partie plus avant du Parc, proche de l’Université. Question de laisser la place à la Course de l’Escalade. Pour tous les autres habitués ou non des Bastions, on y déambulait en groupe, en famille, en amis, en couple ou seul, au milieu d’arbres déjà dégarnis par l’automne.

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Carrère vu par Caviglioli

Voici un article qui fait plaisir à lire pour la qualité de son propos et la finesse de ses observations. http://bibliobs.nouvelobs.com/rentree-litteraire-2011/20111103.OBS3753/emmanuel-carrere-est-il-content.html Pas de jugements à l’emporte-pièce mais une manière de rendre compte de ce qu’implique l’imbrication de nationalités, de sensibilités et d’héritages culturels ou génétiques qui dérangent tant qu’ils demeurent mal assumés.

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Au hasard

On dit qu’il fait bien les choses, qu’il n’existe pas, qu’il se provoque, le fait est qu’il réserve des surprises. Merci à Carine Delfini 🙂 http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/droles-d-histoires/?date=20-10-2011 http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/droles-d-histoires/?date=21-10-2011

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Borloo, juin-octobre 2011

Le 6 juin dernier, j’écrivais ceci dans mon blog Billets.   06.06.2011 Jean-Louis Borloo & CO.
A lire la presse française du week-end écoulé, Jean-Louis Borloo aurait divisé Nicolas Hulot et Eva Joly mais réfléchirait avec Dominique de Villepin. De quoi animer la scène politique française et divertir des scandales ou du carnet rose de l’Elysée. En réalité, Eva Joly aurait profité du discrédit jeté sur son rival Nicolas Hulot, qui aurait lancé à des journalistes venus l’interroger à La Rochelle, qu’il avait un instant pensé « faire un tandem » avec Jean-Louis Borlo. Cette phrase aurait alors pris l’allure d’une bombe aux effets vite exploités contre l’ancien animateur. Quant à Jean-Louis Borloo, il ne se serait pas déclaré surpris par les propos de Nicolas Hulot. Cependant et pour l’heure, il se déclare prêt au dialogue avec Dominique de Villepin.   Depuis lors, Nicolas Hulot s’est fait éliminer aux primaires d’Europe-Ecologie-Les-Verts par Eva Joly. Mais pour le tandem avec Jean-Louis Borloo? Devra-t-il l’oublier, dès lors que celui-ci a renoncé à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2012? Ou attendre encore, au cas où Jean-Louis Borlo serait toujours prêt au dialogue avec Dominique de Villepin? Car au fond, Nicolas Hulot, mainenant, où en est-il? Jean-Louis Borloo, peu importe, on le retrouvera sans doute quelque part mais Nicolas? Hulot, je précise …

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Abandon(s)

Etonnante juxtaposition d’oeuvres au Musée Rath.
Dans le cadre de RATHANIA’S ARS SIMILUS CASUS, Fabrice GYGI, commisssaire de l’exposition, a mis à disposition des 296 artistes genevois, un module en métal galvanisé de 1 x 1 x 0,8 m.
Ce qui laisse au hasard, la proximité des oeuvres des participants inscrits par ordre d’arrivée.
On y découvre ainsi, accrochées l’une au-dessus de l’autre, deux conceptions paradoxales de l’être humain et de son corps.
En haut, un buste de femme, offert sur une roche en pleine lumière*, en bas, ce qui reste de Somaliens représentés telles des hosties dans la farine**.
 
*  65A Véronique MANTERO « Abandon », 2011
**65B  Géraldine PLAZENET KIREZ « Transsubstantiation » 2011
 
Nota Bene: A la demande de l’une des artistes, la photo illustrant cet assemblage, autorisée jusque là par elles, n’a plus été souhaitée.

Politique, société

Avenir radieux

Renseignements pris auprès de policiers, l’avenir des cyclistes à Genève paraît assuré! Punir les incivilités consistant à emprunter trottoirs ou voies réservées aux TPG serait légalement amendable, m’a-t-il été dit. Une journée d’information à cet égard aurait même été organisée dans le courant de la semaine à l’intention des usagers. Néanmoins et même si les comportements de certains cyclistes sont illégaux, ordre aurait été donné à la police de ne pas forcément verbaliser. Dont acte. De toutes façons, m’a-t-il été ajouté, vu le nombre d’effectifs, sévir partout serait impossible. Autrement dit, la loi est bien là pour punir les cyclistes qui devraient l’être mais leur valeur ajoutée fait qu’ils auront tout loisir de continuer leur parcours tous azimuts sans être inquiétés.
On sait désormais à quoi s’en tenir.

société

Traversée de la rade

Tout compte fait, les piétons pourraient rejoindre les automobilistes dans leurs revendications de traversée de la rade! Car si aux seconds n’est réservé que le seul pont du Mont-Blanc, le pont de la Machine, qui était l’espace piétonnier par excellence, ne l’est plus! Et non, car aux cyclistes, le pont des Bergues ne suffit plus. Ils ont besoin des trois ponts. Donc si un jour on a dansé ou déjeuné sur le pont de la Machine, désormais on y circule. A vélo, of course! What else?

société

Trois ponts, une suggestion.

A l’heure où piétons et cyclistes partagent les trottoirs du Pont du Mont-Blanc, les rendre au trafic routier, serait-ce une mauvaise bonne idée? Quant au Pont des Bergues, serait-ce inconcevable de le rouvrir à la circulation automobile? Après tout, l’habitude semble bien établie pour les cyclistes de circuler sur le Pont de la Machine. Les piétons partageront volontiers une partie de l’espace avec eux, non? L’essentiel est que des trois ponts à disposition, l’usage soit réparti de manière utile. Qu’en pensent les urbanistes ici présents? Un avis éclairé serait souhaité pour sortir de l’utopie et offrir non pas « la possiblité d’une île » mais un pont pour chacun.

société

Un samedi sans vélos?

Presque. Car jour de congé, sans doute. En effet, à longer le lac jusqu’au BIT aller et retour, on observait quelques rares cyclistes. Tous circulaient bien sûr en dehors de la piste cyclabe à leur intention, préférant la promenade, plus large. Las. Mais cela n’est rien, car devenu (presque) habituel. Mieux -ou pis-, dans les rues Basses. Deux cyclistes, chacun sur un des larges trottoirs qui se font face et longent les magasins. Sans vergogne, casque sur la tête, sourds aux remarques qui leur sont adressées pour leur signifier que l’espace ne leur est pas vraiment destiné. S’il faut voir là un nouveau mode de lèche-vitrine, qu’on se le dise et chacun appréciera!   Non, ceci n’est pas de l’acharnement contre les cyclistes. Ce serait  inverser les rôles. Ceci est un constat à prendre en considération avant qu’il ne devienne fatalité. Car une ville est un lieu qui vit avec un tant soit peu de règles. De conduite et de civisme.