A lire ici et là au fil des blogs ou autres réseaux sociaux ce qui s’écrit sur la violence, on mesure la difficulté qu’il y a à cerner et à percevoir au mieux ce phénomène. Admettre que son traitement reste complexe, éviterait autant de polémiques que de vains débats. Mais l’humilité à observer face à l’irruption de forces obscures observées chez soi ou chez l’autre, relève sans doute de l’utopie. Il n’y a pourtant pas lieu ici de faire une quelconque apologie de la violence. Mais d’exorter celles et ceux qui savent tout de la manière de la traiter, à modérer leur empressement à dire ce qui doit être réalisé et pas même ce qui devrait l’être. Oser espérer un peu plus d’honnêteté dans la considération de ce fait, serait la première attitude à observer. Car nul n’est à l’abri de la violence. Ni de celle subie, ni de celle causée. Le reconnaître n’est pas y concéder ni y complaire. C’est accepter que son traitement relève davantage de l’approximation que de la panacée.
Hélène Richard-Favre
Et puisque les pique-niques semblent attirer l’attention de certains, en voici des restes dont le destin a dû échapper à leur regard averti. http://billets.blog.tdg.ch/archive/2011/08/14/e40f6d0efb9cbb41ba5ad9ff6df09989.html PS: Et pour plus de précisions par rapport au sens de cette note, elle est postée en référence à la polémique liée au pique nique de Roms à Genève. Voir aussi: http://cyrilmizrahi.blog.tdg.ch/archive/2011/08/26/propos-racistes-sur-les-reseaux-sociaux-ou-est-passe-la-droi.html
Rue 89, site d’information indépendant et participatif, a traduit en français l’acte du bureau du procureur de Manhattan qui demande l’abandon des poursuites pénales contre DSK*. Outre le document, il est tout aussi intéressant de lire les commentaires qui suivent. On y déplore le tort fait par la plaignante aux réelles victimes de viol. On y déplore le traitement médiatique réservé à cette affaire. *http://www.rue89.com/2011/08/23/abandon-des-poursuites-contre-dsk-le-document-en-francais-218883 Ailleurs, dans d’autres articles, on a évoqué les victimes collatérales, dont Georges Tron, pour ne citer que lui. Cette affaire, emportée dans la tourmente de l’actualité, des images et des projections, a dépassé la mesure qu’elle aurait eue en d’autres circonstances.
Les jeunes UDC valaisans devront réviser leur copie. Certains le savaient délà, l’information le confirme, la voix d’Amy Winhouse ne s’est pas éteinte sous les effets de la drogue. La consommation d’alcool par la chanteuse avant sa mort a par contre été avérée. Cependant, rien ne prouve que l’alcool a tué la chanteuse. http://www.europe1.fr/Musique/Winehouse-n-est-pas-morte-d-overdose-681603/ http://www.lepost.fr/article/2011/08/23/2574319_amy-winehouse-pas-de-drogue-trouvee-mais-de-l-alcool.html Au Valais, on appréciera. A suivre donc.
Le titre du « blog » de Jacques-Simon Eggly, Encore des banaliseurs de l’insécurité,interroge. Il incite en tout cas à réagir aux amplificateurs de l’insécurité. Car s’il est juste de ne pas demeurer insensible à la violence, l’instrumentaliser à des fins partisanes l’est beaucoup moins. Ainsi conviendrait-il de se pencher sur le problème de manière objective et de se livrer à des analyses fines pour tenter d’y trouver la parade la plus audacieuse. Au lieu de quoi l’on assiste à des matchs de ping-pong entre tenants de solutions, toutes présentées comme seules valables. Dans un commentaire que j’ai posté hier à midi sur le blog de Monsieur Eggly, pas encore publié à moins d’avoir été modéré, je lui ai demandé s‘il avait lu l’article de Peter Oborne dont il a été question ici dans les précédents sujets*. J’ose espérer sa réponse. * http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/08/20/violence-s-en-cause.html
Qui contesterait le fait de réagir à la violence qui s’exprime dans les sociétés? Personne n’y demeure insensible. Mais de là à brandir la solution susceptible de venir a à bout de ce phénomène, il y a un pas à ne pas franchir. Car si la réflexion sur ce problème n’est pas exclue, qu’elle soit au moins conduite de manière lucide et réaliste. On observe trop souvent la mauvaise foi gangrener les débats qui traitent de la ou des violence(s). A cet égard, l’éditorial de Peter Oborne*, paru dans « The Telegraph » est instructif en ceci qu’il ose s’attaquer à des modèles qui inspirent aussi ceux dont on réprime ensuite les agissements. * http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/08/19/peter-oborne-le-journaliste.html
La lecture des émeutes en Grande-Bretagne, que donne l’éditorialiste du « Telegraph » Peter Oborne, choque et rallie. Même ceux qui ne se reconnaissaient jusqu’à présent pas dans ses points de vue, saluent son article :http://blogs.telegraph.co.uk/news/peteroborne/100100708/the-moral-decay-of-our-society-is-as-bad-at-the-top-as-the-bottom/ Le quotidien français La Tribune en a rendu compte dans son édition du 14 août dernier: http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110814trib000642393/et-si-l-elite-britannique-avait-inspire-les-emeutiers-anglais-.html
L’approche artistique de questions existentielles a-t-elle quelque chance d’atteindre son objectif mieux, sinon de la même manière que le traitement idéologique? Certes la question risque de générer autant de réponses qu’aucune, tant les composantes à l’oeuvre sont multiples. Et pourtant, on est en droit de s’interroger, lorsque l’on compare le travail de l’artiste américain Jason Mecier qui, avec des milliers de pilules antidouleurs, a reconstitué le portrait de la chanteuse dont les Jeunes UDC n’ont retenu que les affres d’une Voix sans issue. Voir aussi http://billets.blog.tdg.ch/archive/2011/08/17/hommage.html
De quoi interroger la sécurité, à défaut de dérider ses plus ardents défenseurs. http://www.tdg.ch/actu/buzz/voleur-2011-08-15 Fraîcheur et humour nuiraient-ils à l’actualité des débats en cours, sinon en jeu ?
Dans son sujet d’hier,http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2011/08/15/l-e…, Pascal Descaillets évoque l’agenda de la CUAE dont il fustige le propos qui accompagne la date du 1er août.
Dans le commentaire que Monsieur Descaillets a bien voulu accepter que je poste sur son blog, je lui pose une question à laquelle je n’aurai sans doute pas de réponse sauf si…sait-on jamais?
Or il serait bon de s’arrêter sur ces pratiques qui sévissent sur toutes sortes d’affiches et qui bafouent l’image. Car c’est bien de cela dont il s’agit, pour le 1er août ou pour tout autre forme de représentation. C’est l’ordre symbolique qu’on agresse. Et c’est de cela que s’offusque Pascal Descaillets.
Il conviendrait néanmoins de considérer l’ensemble des traitements réservés aux symboles, qu’ils soient patriotiques ou non. Car rétorquer, comme s’y sont employés les Jeunes socialistes* aux Jeunes UDC**, ne profite ni aux uns ni aux autres.
Et certes pas davantage non plus, monter en épingle un agenda dont l’article d’Aurélie Toninato paru dans la Tribune de Genève du 15 août dernier, rend compte de manière très objective et sans polémique ajoutée.
http://www.tdg.ch/geneve/actu/phrase-agenda-universitaire…
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/08/10/l-intolerance-..
.** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/08/09/yahoo-actualites.html
14:05 Écrit par Hélène Richard-Favre dans Actualités, Air du temps, Politique et medias | Lien permanent |Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : agenda cuae, jeunes socialistes, jeunes udc, ordre symbolique | del.icio.us | | Digg | Facebook
