Browsing Category

Economie

Culture, Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

Prendre de la hauteur, un défi

Face à l’abondance d’analyses, de commentaires, d’explications qui en sont ou n’en sont parfois pas sur les hostilités déclenchées un peu partout dans le monde, le recul à observer n’est pas signe de désengagement ou de désintérêt. Au contraire, c’est un espace dédié à la réflexion qui retient de se précipiter vers tel ou tel parti à prendre.

Est-ce encore concevable à l’heure où communicants et communicantes, influenceurs et influenceuses envahissent les réseaux sociaux? En pareil contexte, la prise de parole individuelle a toutes les chances de passer inaperçue ou d’être inintelligible pour qui a besoin de schémas de pensée prêts à l’emploi.

Surtout que l’appartenance à un camp ou à un autre semble de plus en plus incontournable. Vous êtes soit « pro », soit « anti ». Et n’essayez surtout pas de vous justifier auprès de ces gens qui vous définissent car ils n’ont aucun temps à perdre avec vous. Dès le moment qu’ils vous ont catégorisé, c’est bon pour eux.

Car il y a les personnes disposées au dialogue et les autres comme le montrent certaines instances de moins en moins sensibles aux échanges mais de plus en plus aux sanctions ou aux oukazes, pour reprendre un terme d’origine russe mais qui déborde largement les frontières de ce pourtant vaste pays.

Les exemples ne manquent pas avec Jacques Baud et Nathalie Yamb pour ne citer que ces deux Suisses auxquels s’ajoutent désormais le Français Adrien Bocquet, le Britannique Graham Phillips et les Allemands Alina Lipp et Thomas Röper comme l’a rappelé le représentant de la Fédération de Russie lors d’une séance du Conseil de sécurité de l’ONU.

Culture, Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Religions, Voix

La fleur au fusil

Sortir indemne des griffes d’un tyran, partenaire intime ou personnalité publique, exige soit beaucoup d’audace, soit de la chance, soit encore une bonne dose de ruse tant le pouvoir de ces créatures s’exerce sans concession.

Songez aux innombrables figures tyranniques que compte l’histoire, songez à celles de la mythologie, de la littérature universelle et le constat est vite dressé. S’en sortir vivant n’est jamais gagné d’avance.

Sur le plan politique, face à ce qui s’apparente à un régime sans concession, soit on fait profil bas, soit on se soumet, soit au contraire, on s’organise pour résister mais à ses risques et périls le plus souvent, soit encore, on s’exile sans forcément nourrir d’espoir de retour.

Mais si le renversement de pouvoir est envisagé, on s’expose à l’inconnu le plus total.

Je ne connais pas l’Iran. Je compte quelques proches issus de ce pays. Je les écoute me parler de leurs espoirs et de leurs attentes. Je ne me prononce pas parce que je ne m’estime pas en mesure de le faire.

Mais dès le 28 février dernier, j’ai vu le risque d’un réel embrasement au Moyen-Orient. Il ne me semblait pas très difficile à prévoir. Il ne semble pas perturber les plus résolus, quel que soit leur camp.

Culture, Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Religions, Voix

Au détour de « l’âme russe »

                                              photo @archives personnelles: Kolomna

Parce que les clichés ont la vie dure, me vient à l’esprit celui plus qu’éculé de « l’âme russe » qui fait encore si souvent irruption au détour de telle ou telle conversation. Or qui serait en mesure de le définir?

En septembre 2023, le site Fenêtre sur la Russie publiait un article sur le sujet.

Pour ma part, de longue date j’ai relevé que la Russie était avant tout considérée pour sa politique et que faute de connaître le pays, son histoire, son peuple et sa culture, on recourait par confort à ce concept fourre-tout d’ « âme russe ».

Et cela ne date pas d’hier ni de Poutine. Du temps de mes études de russe, menées dans les années 1970, je constatais déjà combien la Russie n’était ramenée le plus souvent qu’à son système soviétique.

Puis à sa chute, on a salué une Russie enfin libérée de ses chaînes alors que pillages et profits en tous genres commençaient à la sangler d’une tout autre manière.

J’ai en mémoire plusieurs témoignages reçus de Russes qui ont connu ces années de soi-disant liberté et qui, en réalité, ont jeté nombre de personnes dans la misère, le froid et la faim.

Est arrivé alors au pouvoir celui dont tant de spécialistes  nous dressent le portrait.

« L’âme russe » dans tout cela?

Pour moi, des termes vidés de leur sens à force d’avoir été galvaudés par un Occident qui en a usé et abusé pour évoquer un peuple dont il ne sait que penser faute de lui avoir accordé de véritable intérêt.

Culture, Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

Mise au point

Un jour, une personne travaillant dans l’événementiel avait souhaité me rencontrer pour me demander si je serais d’accord de raconter un combat que j’avais mené. Elle tentait en effet de rassembler différentes femmes qui évoqueraient une cause en faveur de laquelle elles avaient lutté ou luttaient encore.

Pensive, je me suis dit que je devais me battre sur tant de fronts différents qu’en sélectionner un plutôt qu’un autre serait délicat.

En effet il y a la santé, il y a mes écrits suspectés d’avoir été financés par le Kremlin puisque mes recueils de nouvelles – de la fiction donc – ont tous été traduits en russe et publiés depuis plus de vingt ans à Moscou, bref, il y aurait eu tant à dire que j’ai décliné la proposition.

Ce qui n’empêche qu’aux questions de santé et aux liens profonds que j’entretiens avec la Russie et qui, tous deux, remontent à la fin des années 1960, j’ai consacré deux textes dont le second est en train d’être traduit en russe.

J’y évoque, entre autres, comment j’ai décidé de me porter au secours d’un ami russe tabassé, spolié de tous ses biens et hospitalisé en Crimée. Sans plus aucune ressource pour rentrer chez lui à Moscou, sa sœur malade ne pouvant venir le chercher, j’ai immédiatement proposé de me rendre sur place et de le raccompagner à son domicile moscovite.

C’était à l’été 2014. Qui le sait de celles et ceux qui m’ont bannie de leurs cercles bien-pensants? La Russie, pour moi, ce n’est pas sa politique. C’est sa littérature, c’est sa musique, ce sont tant de personnes que j’ai connues et aimées ici ou là-bas.

Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

Après l’hiver, quel printemps s’annonce pour Jacques Baud?

Dans un article rendu libre d’accès et paru sur le site de L’Impertinent, Amèle Debey livre son analyse de la situation dans laquelle se trouve notre compatriote Jacques Baud.

L’éclairage qu’elle propose ne manque pas d’intérêt et je vous en recommande la lecture.

Hélas et comme je l’ai relevé en commentaire posté sous l’article, il n’y a rien de très nouveau à ce que de sombres collaborations s’établissent entre institutions et régimes politiques au détriment de leurs citoyen(ne)s.

Cela dit, quand des personnes de mon entourage ayant vécu en ex-URSS ont appris le sort qui frappait Jacques Baud, toutes ont relevé qu’au moins, avant d’être arrêtés, les leurs étaient prévenus!

Notre compatriote helvète n’a pas été arrêté, il a été sanctionné et l’a appris à ses dépens. Donc oui, soutenons-le et pour qui n’aurait pas encore signé la pétition, c’est ici!

Pour votre information aussi, ce 19 février dernier, j’ai transmis à la Chancellerie fédérale le flyer de la pétition, la liste de ses plus de 10’400 signataires et une lettre d’accompagnement comme cela m’a été demandé selon la procédure en vigueur.

À l’heure qu’il est, soit depuis près de deux semaines bientôt, je suis sans réponse de ladite Chancellerie.

Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

Jacques Baud visé au-delà de l’entendement

Ce 23 février, L’Impertinent relayé par la Weltwoche, a révélé que les comptes de notre compatriote Jacques Baud avaient été bloqués par sa banque suisse UBS.

Mieux encore, il n’a pas même été prévenu par ladite UBS.

Jacques Baud a publié des livres et accordé des interviews qui ont remporté un franc succès. Son public est international et le voici traité d’une manière qui dépasse l’entendement.

D’innombrables réactions ont suivi sa condamnation à résidence et sa mort sociale visée. Il sait qu’il n’est pas seul face à ses bourreaux. Il n’en demeure pas moins leur cible.

Puisse la stupeur qui a gagné nombre d’entre nous ne pas nous figer mais au contraire, animer un mouvement juste!

Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

Mentir et mentir

Je trouve toujours intéressant de lire comment Le Monde traite certains sujets. Son parti pris ostensiblement russophobe ne me surprend plus. C’est son droit et nul ne le lui contesterait.

Mais parfois, ce qu’on trouve vaut la peine d’être partagé.

Par exemple, cet article qui interroge la manière qu’a Vladimir Poutine de négocier. Sont évoqués les récents pourparlers qui se sont tenus à Genève entre délégations russe, ukrainienne et états-unienne et leur « chance d’aboutir ».

Bon, c’est un point de vue.

Mais ce qui vaut le détour, c’est l’interlocuteur choisi pour interroger la manière qu’a le président russe de négocier. On n’a pas trouvé mieux que son ancien homologue François Hollande en raison de sa présence à ses côtés à Minsk en 2014 et 2015.

Vous vous rappelez sans doute que le socialiste français avait dû avouer à la suite d’Angela Merkel que les accords de Minsk I et II avaient été destinés à gagner du temps pour permettre à l’Ukraine de s’armer.

Et voici que notre valeureux ancien locataire de l’Elysée déclare sans problème et sans gêne que Vladimir Poutine est capable de mentir de façon « sidérante ».

Ben oui! Mentir en faveur de l’Ukraine n’est pas mentir, voyons! Mentir en faveur de l’Ukraine, c’est défendre la démocratie et ses valeurs!

Culture, Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

Le commissaire et le handicap: il était une fois…

Le commissaire européen aux Sports n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des jeux paralympiques. Ses raisons? Dénoncer la participation d’athlètes sous drapeau russe.

Bon, on n’ignore plus que l’Union européenne sanctionne ici et là ce qui est de près ou de loin lié à la Russie.

La diaboliser jusqu’à contester la présence de ses athlètes handicapés paraît légitime aux yeux de ce commissaire. Il y aurait définitivement les bons et les mauvais. Les proscrits et les bénis.

Refuser de mêler le sport à la guerre a peut-être incité le Comité international paralympique à réagir et à prendre la décision de laisser participer les athlètes russes et biélorusses sous leur drapeau.

Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

« Qui est vraiment Jacques Baud? » interroge « Le Temps »

Notre autrefois -sinon encore?- estimé « grand quotidien de référence » Le Temps publie un article sur notre compatriote Jacques Baud. Le début ne manque pas de piquant:

Qui est vraiment Jacques Baud? Personnage fantasque et clivant, cet ancien colonel, ex-analyste du renseignement suisse, auteur de plusieurs ouvrages et habitué des controverses, a surtout fait parler de lui ces dernières semaines parce qu’il figure sur une liste de sanctions de l’UE, accusé de propagande en faveur du Kremlin.

En d’autres termes, sa notoriété ne relève pas de ses publications mais des sanctions qu’elles suscitent. L’article est réservé aux abonnés dont je ne suis pas.

Quoi qu’il en soit, le sort de l’un de ses Confédérés ne semble pas trop déranger nos autorités fédérales.

Dormez tranquilles, braves gens, on veille!

Inutile de lire ce qu’a écrit Jacques Baud, inutile de s’arrêter sur ses analyses, inutile de découvrir les nombreuses références sur lesquelles il fonde ses réflexions, on sait qu’il est le porte-voix de « la Russie de Poutine ».

On en détient les preuves. Lesquelles, peu importe. Faites-nous confiance, cet homme est à bâillonner.

Ainsi va l’opinion alimentée à plus soif par de véritables spécialistes, invités sur les plateaux de nos chaînes de télévision, dans les studios de nos radios, dans les colonnes de nos grands quotidiens et de nos magazines.

La preuve, on a récemment eu droit à l’excellent et redoutable ancien espion venu du froid, l’inénarrable Jirnov. Pour le reste, Payerne, après avoir honoré il y a dix ans l’un des siens, le Général Jomini, se réjouit d’abriter de quoi tuer des Russes.

La Suisse, ses médias de référence et sa neutralité, toute une histoire! À suivre…

Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

À la guerre comme à la guerre, vive la Suisse!

  photo@archive personnelle: abbatiale de Payerne, ville où l’on fabrique de quoi frapper la Russie

La neutralité de la Suisse équivaut-elle à laisser au moins deux de ses ressortissants sous sanctions et à accueillir un « ex-Russe » (sic) qui fabrique des drones destinés à tuer les siens?

Poser la question semble y répondre.

La Tribune de Genève nous apprend, en effet, comment le président de la promotion économique vaudoise se réjouit d’avoir pu offrir à cet cet « ex-Russe », tout ce qu’il recherchait: la sécurité, un bassin d’ingénieurs hautement qualifiés, un site où tester ses produits.

En d’autres termes, la neutralité de la Confédération helvétique consisterait à accueillir cet homme sympathique à la voix douce dont les activités sont destinées à frapper des cibles au cœur même de la Russie.

Et cette même neutralité de la Confédération helvétique sur le sol de laquelle se développent des activités guerrières laisse livrés à leur sort deux des siens.

Je veux parler ici de Nathalie Yamb et de Jacques Baud sous le coup de sanctions émises par le Conseil de l’Union européenne, sanctions que la Suisse n’a pourtant pas reprises mais qui s’appliquent à deux de ses ressortissants.

Expliquez-moi! Hélas, l’article de la Tribune de Genève est réservé aux abonnés. Mais le début annonce la couleur.

L’homme est présenté comme sympathique à la voix douce. Ouf, un gentil, quoi! Qui va soutenir l’Ukraine aux prises avec le pays qui l’a néanmoins vu naître, grandir et bénéficier d’une formation qui l’a amené à en faire profiter la Suisse.

Car il est bien mentionné dans l’article que selon les experts financiers, la start-up fondée en Suisse par cet « ex-Russe » vaudrait bien plus de 1 milliard de francs. Et qu’elle joue un rôle clé dans la construction du mur de drones sur le flanc est de l’OTAN, destiné à protéger l’Europe des attaques russes.

Nous y voilà donc. Ce monsieur nous protège! Bienvenue à lui et fi de notre légendaire neutralité face à la très vilaine et très méchante Russie!