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Histoire

Culture, Histoire, Politique

La Russie du poète, au-delà de celle de tant d’experts et grands spécialistes…

A suivre, si faire se peut, tout ce qui s’énonce sur Vladimir Poutine, il en ressort autant de curiosité, d’intérêt que de nausée ou d’indigestion.

Parce que parler d’un seul homme tandis qu’il préside un pays de plus de 146 millions d’habitants qui s’étale sur autrefois 11 fuseaux horaires désormais ramenés à 9, c’est passer à côté dudit pays, de son Histoire et de sa Culture.

C’est tout simplement évoquer la Russie avec un regard occidental tandis qu’elle ne s’y résume de loin pas. Et occulter ce qui la distingue, c’est passer à côté de ce qui la fonde.

Alors, avant qu’il ne soit trop tard et au-delà des paroles d’experts et autres grands connaisseurs de la Russie, écoutons la voix du poète déjà mentionné ici, Alexandre Blok:

La Russie est un Sphynx, heureuse et attristée à la fois,
Et couverte de son sang noir
Elle regarde, regarde à toi
Avec haine et avec amour
(…)
Nous aimons tout – et l’ardeur des froides mathématiques,
Et l’inspiration des visions divines.
Nous comprenons tout – et la subtile raison gauloise
Et le sombre génie germain.
(…)
Venez à nous! Sortez des horreurs de la guerre
Pour tomber dans nos bras!
Tant qu’il est temps encore – remettez la vieille épée au fourreau,
Camarades, nous serons frères!

Mais si vous refusez, nous n’aurons rien à perdre.
(…)

Poème déjà cité sur ce blog, ici, entre autre.

Histoire, Politique

Prochain Secrétaire d’Etat américain aux Affaires étrangères, ambiance…

capture d’écran de: http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mardi-13-decembre-2016_1956441.html
 
Tous ceux qui sont amis avec Vladimir Poutine oublient qu’il est un meurtrier, un voyou, un agent du KGB.
C’est ainsi que John McCain s’est exprimé au sujet du Président de la Fédération de Russie.
Et de ses propos, tout téléspectateur du 20 heures de France2 de ce 13 décembre aura pu en prendre connaissance.
Comme rhétorique, rien à dire, elle est tout en nuance et en finesse.
Quant à l’Histoire de la Russie, le Sénateur américain ne semble pas en faire grand cas. A tout hasard, le KGB n’existe plus. Pas davantage l’URSS au service de laquelle il a fonctionné de 1954 à 1991.
Mais bon, l’usage -ou l’inculture- veulent que l’amalgame prévale entre ex-URSS et Russie…
John McCain a utilisé ces termes au sujet du Président russe pour commenter la nomination du nouveau Secrétaire d’Etat américain chargé des Affaires étrangères.
De par les bonnes relations qu’il entretient avec Vladimir Poutine, celui-ci a donc été remis au pas.
Pour quel résultat?
Depuis le temps que sont diffusés documentaire sur documentaire et que paraissent ouvrage sur ouvrage pour nous révéler qui préside au destin de la Russie, comment et avec qui!
Las!

Culture, Economie, Histoire, Politique, société

Discours de campagnes, entre réalisme et séduction

La question a souvent été posée de savoir si le besoin de croire serait un rempart à l’absurde. Pour que tout ne soit pas dépourvu de sens ou de fin, on serait prêt à rejoindre n’importe quelle chimère.

Or dans la lutte menée par qui brigue un pouvoir, au-delà de constats dressés, la séduction le dispute souvent au mensonge, par omission ou par nécessité, c’est selon.

Voici alors des candidat(e)s, en campagne, rivaliser de solutions à mettre en oeuvre pour projeter vers un avenir envisagé selon leur prisme.

En conséquence de quoi, les comportements citoyens oscillent entre examen attentif de ce qui leur est proposé ou crédulité sinon foi aveugle.

Analyser les discours ou les avaler comme du bon pain relève de dispositions aux conséquences non négligeables. Face à autant de postures électoralistes, la rupture et le renoncement à tout crédit menacent, dès lors que la confiance n’est plus toujours prête à se renouveler.

Ainsi fait-on le lit d’extrémismes.  A la faveur d’une liberté d’expression qui risque fort d’être aussitôt confisquée. Mécanique bien connue dont l’Histoire n’est pas à cours d’exemples.

Histoire, Politique

Fourest-Shevchenko, même inculture assassine de mémoires.

Quand Caroline Fourest s’exprime, c’est tout en finesse et en doigté.
La voici qui monte au créneau de la laïcité pour tacler la porte-parole de François Fillon.
Il est vrai qu’en tant qu’ancienne compagne de la scieuse de croix, devenue Marianne du Président encore en place en 2013, Caroline Fourest supporte mal ce signe:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/07/14/temp-e02b65eb6ae24e9fd693e7ef1958a20c-244423.html
Or si elle avait, au préalable, pris la peine de s’entretenir avec Valérie Boyer, celle-ci aurait sans doute pu lui expliquer le sens de cette croix qui renvoie à un pan d’Histoire.
Cette croix, Valérie Boyer la porte en mémoire du génocide des Arméniens que la Turquie s’obstine à ne pas reconnaître.
Alors Madame Fourest, grande défenderesse de droits d’humaines personnes, devrait se réjouir de trouver en Valérie Boyer une femme du même bord.
Au lieu de quoi, comme son ancienne compagne qui avait scié la croix érigée en mémoire des victimes torturées et assassinées par la TCHEKA-NKVD entre 1920 et 1930,  Caroline Fourest vilipende celle qui tient à la mémoire du peuple arménien.
Triste inculture ou triste femme ou les deux ensemble.

Culture, Histoire

Quand les Russes étaient en Californie…

capture d’écran de l’article indiqué en lien au bas du sujet
Un pan d’Histoire de la Californie et de la Russie est évoqué dans un article du grand quotidien suisse Le Temps.
Suivi de trois questions, pour la deuxième, à peine orientée, la réponse qu’y apporte le Professeur Liebich est bienvenue.
On peut toujours s’interroger sur l’opportunité de tels rappels historiques tandis que le sujet traité concerne deux  grandes puissances dont les relations restent tendues.
N’est-il pas sans cesse martelé le désir d’hégémonie russe sur l’Occident sinon le reste du monde menacé d’être envahi sans la vigilances de nos édiles et autres élus ou relais médiatiques?
Se montrer critique n’équivaut pas à rejoindre le rang des complotistes de service. 
C’est demeurer conscient de forces à l’oeuvre pour orienter et influencer un public qui cherche ses repères dans la saga mondiale mondialisante.
L’Histoire est un passé construit et rapporté selon toutes sortes de critères et de références. En faire part à tel ou tel moment peut être ou ne pas être anodin.
A chacune et à chacun d’apprécier et de comparer les deux versions ci-dessous de la Californie russe:
https://www.letemps.ch/culture/2016/09/02/un-mariage-pres-silicon-valley-aurait-russe
 
http://www.america-dreamz.com/info/empire_russe_californie.php

Histoire, Politique

Jackie avec et sans Kennedy

La Radio Télévision Suisse proposait, ce 25 août, un documentaire intitulé Jackie sans Kennedy.
Produit en 2013, ce film avait déjà été diffusé sur différentes chaînes de télévision françaises.
On y découvre le regard porté par Jacqueline Kennedy sur diverses personnalités du monde politique et sur John Kennedy, bien sûr, qu’elle appelle Jack.
Un autre film, en anglais, celui-ci, a suscité de très nombreux commentaires sur ce site:
http://www.dailymail.co.uk/news/article-3740902/New-film-explores-Jacqueline-Kennedys-hand-JFKs-legacy.html
A noter encore, pour cette année, une Nathalie Portman en Jackie Kennedy:
http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18649253.html
Il est des personnages mythiques de l’Histoire, Jackie en est sans doute un.
A moins que l’approche d’élections ne suscitent et ne motivent un tel regain d’intérêt pour une épouse de président…

Histoire, Politique

Bruxelles, démocratie et autres rappels

Dans le cadre de la réunion des ministres européens des affaires étrangères agendée, ce jour, à Bruxelles, les déclarations d’intention et autres propos de circonstances se suivent et s’enchaînent:
http://www.boursorama.com/actualites/les-usa-et-l-ue-alertent-la-turquie-contre-la-tentation-d-une-repression-generalisee-55a54706ac9991448c567b11005a338a
Rappeler ce qu’est la démocratie n’est pas nouveau de la part d’autant d’élus ou autres tenants de pouvoirs.
Combien de fois n’a-t-on entendu s’élever telle ou telle autorité instituée au nom de la démocratie?
Il n’est, par exemple, que de songer à l’Ukraine et à autant de personnalités mobilisées pour y installer la démocratie.
Le résultat se connaît.
Avoir cautionné un gouvernement qui évacue toute trace susceptible d’évoquer un passé pour le remplacer par un autre ô combien démocrate ne s’invente pas.
Renommer une avenue de Kiev du nom de celui qui a tué et massacré, sans doute au nom de la démocratie, signe peut-être une ouverture sinon une grandeur d’esprit, allez savoir:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/07/11/d-un-dimanche-l-autre.html

Histoire, Politique

Turquie, Russie et Angleterre exclues de l’Europe par Coudenhove-Kalergi

On a beaucoup commenté le Brexit.
Ce mercredi 13 juillet, David Cameron quitte le 10, Downing Street qui sera désormais occupé par Theresa May et son époux.
La haute finance s’inquiète, les peuples se mobilisent, les souverainistes rêvent, peut-être dune autre Europe que celle proposée sinon imposée par l’Union Européenne.
Publié en 1923, le Pan-Europe de Richard Coudenhove-Kalergi ne manque pas d’intérêt.
Et cet extrait d’article paru en 2007, encore moins:
Pour constituer la Pan Europe, Coudenhove-Kalergi va exclure la Turquie et la Russie à cause de leur situation géographique mais aussi l’Angleterre à cause de son empire colonial présent sur tous les continents et de ses rapports particuliers avec les Etats-Unis:
http://www.nouvelle-europe.eu/richard-de-coudenhove-kalergi-portrait-d-un-visionnaire-paneuropeen
Autre extrait de Pan Europea non dénué d’intérêt, lui non plus:
Comme hier en Chine ou en Turquie, l’Europe sera demain partagée entre sphères d’influence anglaises, russes et américaines.
https://clio-texte.clionautes.org/spip.php?page=article-imprim&id_article=4836 
Qu’en pensent les Manuel Barroso et autres Jean-Claude Juncker, ci-dessus en photo tandis qu’il recevait le prix Kalergi-Coudenhove en 2014?
http://www.euractiv.de/section/osterreich/news/juncker-erhalt-coudenhove-kalergi-europapreis/

Histoire, Politique, société

D’un dimanche l’autre

Ce dimanche a été appelé dimanche sanglant. Non, il ne s’agit pas de ce dimanche 10 juillet 2016.

Ce dimanche 11 juillet 1943 est raconté par l’historien Tadeusz Isakowicz-Zaleski. A partir de la cinquième minute de l’interview, on apprend pourquoi un dimanche a été choisi par ce héros auquel Kiev vient de rendre hommage en lui donnant le nom d’une grande avenue jusque là appelée avenue de Moscou.

Tandis que nombre de nos médias relatent cette consécration de la mémoire de Stepan Bandera, il semble bien que leurs rédactions soient moins tentées de rappeler comment il avait organisé le massacre de civils, tantôt sciés, tantôt coupés à la hache.

Il apparaît bien plus important de montrer comment l’Ukraine se débarrasse de son passé et construit son avenir.

Histoire, Politique

OTAN, Bandera et langue de bois

Tandis que l’OTAN renforce ses troupes à l’Est de l’Europe, Kiev donne le nom de Stepan Bandera à une avenue autrefois appelée avenue de Moscou.

A lire la manière dont nombre de médias occidentaux rendent compte de ces deux faits, il apparaît que la langue de bois oeuvre à merveille.

Ainsi, pour autant les commentateurs du sommet de l’OTAN à Varsovie que pour ceux qui expliquent qui était Bandera, découvre-t-on une narrative bien rodée.

Tout cela n’est pas nouveau, certes. Mais s’habituer à ce constat, c’est se rendre complice de duplicité.

Dans une interview, Tadeusz Isakowicz-Zaleski, historien, écrivain et publiciste polonais, livre un point de vue qui doit être entendu.

Parce que les mémoires existent, parce que le destin de chacune et de chacun de nous est concerné: