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Syrie, la honte en question

Capture d’écran de: http://www.rts.ch/emissions/infrarouge/
Au-delà des invités qui ont tous donné un éclairage susceptible de compléter celui de l’autre, c’est le titre retenu pour cette émission qui surprend: Syrie, notre honte?
Formulé sous forme de question qui s’adresse à un ensemble indéterminé, qui concerne-t-il? 
Lequel d’entre nous serait-il responsable de ce qui se passe en Syrie? Lequel d’entre nous aurait-il contribué à détruire ce pays? 
Un tel titre vient interroger et faire répondre à partir d’informations dont on sait qu’elles sont partiales et partielles.
Un titre ainsi libellé est d’ordre axiologique. Or quelle guerre se soucie de morale?
Ce n’est pas d’appel au sentiment dont la situation a besoin, c’est de lisibilité pour tous.
En l’occurrence, on est loin du compte.
Car présenter systématiquement les parties en présence de manière telle que le public comprenne qui est la gentille et qui, la méchante, c’est se moquer du monde.

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Syrie, une journaliste britannique explique ce qu’elle a vu à Alep

Donc on l’a bien compris, la honte préoccupe certains journalistes comme en témoigne le titre retenu pour l’émission  diffusée ce 12 octobre par la radio télévision suisse.
Il n’est pas vain d’y revenir tandis que le précédent sujet de ce blog y a fait référence:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/10/13/syrie-la-honte-en-question.html
Les invités se sont exprimés selon leurs convictions dont il est inutile de dire qu’elles se rejoignaient sur la dénonciation de crimes de guerre.
Elles divergeaient, par contre, sur les responsabilités des uns et des autres.
L’un des intervenants, Gabriel Galice, a rappelé une chronologie d’événements que d’aucuns préfèrent masquer sinon négliger.
Il a aussi évoqué le nom d’une journaliste britannique. Elle s’appelle Vanessa Beeley et ce qu’elle dit de la situation en Syrie vaut d’être entendu:


A quand une interview de cette femme sur nos chaînes d’information dites encore publiques?

société

Heureuse initiative d’un Conseil administratif

Une telle initiative prise par le Conseil administratif d’une ville est à souligner.
Et c’est le quotidien genevois Le Courrier qui l’évoque ce 23 septembre:
http://www.lecourrier.ch/142704/la_ville_ecrit_a_la_direction_de_tamedia
Dans ce sens, une pétition a été lancée et est à signer pour qui souhaite ne pas voir s’amenuiser sinon disparaître deux des principaux titres de la presse suisse française:
https://www.change.org/p/tamedia-non-au-sabordage-de-la-presse-régionale-romande
Tandis qu’une affaire d’enfant hors mariage mobilise nombre de journalistes, peut-être que celle qui risque de voir sacrifié le sort d’autant de leurs confrères les mobilisera tout autant.
Il ne s’agit pas, par là, de minimiser une affaire au profit de l’autre. Il est juste question de manifester un soutien à autant de vies menacées par la nécessité de bénéfices jamais assez élevés à réaliser.
Après tout, l’affaire Darbellay a été réglée, sur le plan financier, en tous les cas et selon les propres déclarations de l’intéressé.
Dans ce cas, pourquoi Infrarouge, pour ne citer que cette émission qui a consacré sa dernière édition à la vie privée d’élus ne s’occuperait-elle pas aussi de la vie menacée d’autant de collaborateurs de La Tribune de Genève et de 24 heures?

Politique, société

N’est pas Mitterrand qui veut

Non, la Suisse, avec son élu et potentiel sinon palpable futur Conseiller Fédéral et de fait, Président pour un an de la Confédération Helvétique, ne tient pas son Mitterrand.
L’aveu de sa paternité hors mariage de celui qui, pour l’heure, brigue le poste de Conseiller d’Etat de son canton, le Valais, est loin d’être dénué d’intérêt.
Christophe Darbellay n’est certes pas François Mitterrand à plus d’un titre. Mais pour ce qui est de l’ambiguïté, les deux hommes semblent s’y connaître.
Tout comme le second, le premier est habile stratège. Il a eu l’occasion de le montrer à diverses occasions.
Ce qui distingue, par contre, les circonstances qui entourent la naissance de l’enfant que chacun a eu hors mariage est sans doute l’amour.
François Mitterrand a entouré sa fille de soins et d’affection, en grande partie au prix du contribuable, il est vrai. Mais il a aimé son enfant.
A suivre les déclarations de Christophe Darbellay, on comprend que l’affaire est réglée sur le plan financier et moral:
http://www.tdg.ch/suisse/bebe-mariage-grave-christophe-darbellay/story/10022808

société

Racisme ordinaire

capture d’écran 
Au gré de ce qui se publie ici ou là sur les réseaux sociaux sous forme de statut, il n’est pas rare de lire des considérations visant telle ou telle nationalité.
A observer, ensuite, comment sont accueillis ces propos souvent réducteurs, force est de constater que la xénophobie sinon le racisme ordinaire ont leurs émules.
Qualifier les ressortissants d’un pays de telle ou telle (in)compétence sans autre forme de procès, relève d’un simplisme hasardeux.
Et si aisé qu’énoncé sans fondement digne de ce nom, il passe de sentence à savoir.
Aussi rassemble-t-il ignorants et identitaires, jamais las de dire tout le bien qu’ils pensent de qui ne leur ressemble pas.
Oui, le racisme ordinaire existe.
Et il ne vise pas que les réfugiés ou les migrants. Il concerne tout autre que soi à rejeter pour s’affirmer.
Evidence, certes et telle que rien ne semble en mesure de prédire son avenir.

Politique, Religions, société

Eté polémique, été meurtrier, l’islam en question

L’été aura vu naître, en France et ailleurs aussi, toutes sortes de prises de position face à l’islam. Certes, il n’aura pas été nécessaire d’attendre ces derniers mois pour que les réactions s’avivent face à cette religion.
Le fait est que les attentats et autres agressions dites de déséquilibrés ont d’autant excité les replis identitaires des uns et des autres.
En témoigne l’Allemagne qui a vu sa Chancelière accuser le coup lors des récentes élections régionales tandis que dans sa propre circonscription est arrivé en tête de scrutin le parti AfD, en français, Alternative pour l’Allemagne.
Philippe Bilger, ancien avocat général à la cour d’assises de Paris a publié un billet sur son blog qui mérite toute l’attention à lui porter.
Le désormais magistrat honoraire y expose, en effet, une approche nuancée et non moins explicite de l’islam en France.
En opérant une distinction entre islam meurtrier, islam provocateur et islamisation, Philippe Bilger sensibilise d’autant au rapport aussi varié que complexe qu’entretient la France, entre autre, à l’islam.
Il faut lire son approche d’un sujet qui semble ne plus pouvoir être abordé sans provoquer de remous:
http://www.philippebilger.com/blog/2016/09/lislamisation-de-la-france-lidentité-angoissée.html

société

Présidentielles françaises 2017: humour et réalités

Photo: Patrick Kovarik/AFP
Eh bien, en voici un qui ne mâche pas ses mots.
Dans un article paru sur le site du journal suisse La Liberté, est évoquée la prochaine échéance présidentielle française de 2017:
http://www.laliberte.ch/news/le-vertige-francais-et-l-antidepresseur-jsa-360759#.V81N6BSnEWs
Un tel point de vue est loin d’être unique si ce n’est sa conclusion qui relève les vertus de l’actuel président de la Confédération Helvétique.
Ce dernier, en effet, n’avait pas manqué d’être raillé en France:


Certes, le sens de la communication du Conseiller Fédéral Johann Schneider-Amann n’a pas été aussi élaboré que celui de certains de ses collègues en poste ou plus.
Cela dit et au vu des quatre vingt-deux candidats déjà déclarés pour briguer le siège qu’occupe encore le président auto-déclaré normal, la quête de pouvoir fait des émules.
A moins qu’autant de candidatures ne signent un réel sens de l’humour français:
http://www.francetvinfo.fr/politique/les-republicains/primaire-de-la-droite/enquete-franceinfo-decouvrez-qui-sont-les-82-candidats-deja-declares-a-l-election-presidentielle-de-2017_1512173.html

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Etes-vous Charlie avec ou sans Hebdo?

L’humour dont on a pensé trop longtemps à tort qu’Oscar Wilde ou avant lui, Victor Hugo et après eux, Georges Duhamel, Boris Vian, Paul Valéry sinon Winston Churchill, auraient estimé qu’il était la politesse du désespoir, se décline selon différents critères, euphémisme s’il en est.
Voici que Charlie Hebdo a cru bon de traiter du récent séisme qui a endeuillé l’Italie. 
Ce journal dit satirique n’en est, certes pas à son premier coup d’essai comme en avait témoigné, entre autre, un dessin dont il avait été question ici:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/11/06/charlie-hebdo-du-sacre-a-la-souillure.html
Si l’humour se décline de cette manière pour les tenants de la liberté d’expression, soit!
L’humour, politesse du désespoir est une citation de Chris Marker. En quoi l’approche de Charlie Hebdo la rejoint ou non n’est pas la question.
Pas davantage, sans doute, celle d’une équipe qui a inspiré une vague d’émotion à travers le monde tandis qu’une bonne part de sa rédaction -et plus encore- avait été décimée en janvier 2015.

Culture, Politique, Religions, société

De la Fondation des oeuvres pour l’islam de France à la Fondation pour l’islam de France

C’est en 2005 que la Fondation des oeuvres pour l’islam de France voit le jour et c’est Dominique de Villepin, alors premier ministre, qui la crée par décret.
La principale raison de ladite Fondation consiste à construire et à gérer les lieux de cultes d’entente avec les maires des communes concernées. Elle est donc reconnue institution d’intérêt public.
Très vite, cependant, des dysfonctionnements surviennent.
En octobre 2010, dans une question orale au Sénat, Jean-Pierre Chevènement -désormais appelé à diriger la Fondation pour l’islam de France- demande des explications à cet égard.
Mais la réponse qui lui est apportée ne lui convient pas:
https://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ10101055S.html
Ne reste qu’à souhaiter que la nouvelle Fondation pour l’islam de France soit en mesure de dépasser et de surmonter ce qui n’a pu l’être avec la Fondation des oeuvres pour l’islam de France.
A découvrir comment certains se chargent déjà de développer la polémique au sujet de propos tenus par Jean-Pierre Chevènement tandis que l’on a mis en doute sa connaissance de l’islam, le sujet semble rester très sensible:
http://www.france24.com/fr/20160830-france-fondation-islam-chevenement-connaisseur-monde-musulman-railleries-twitter

Politique, Religions, société

Burkini, à qui profite la polémique

Burka, burkini, autant de sujets qui lassent ou déchaînent les foules, c’est selon.
Pointe de l’iceberg, le port du burkini ou non l’est au même titre que celui de la burqa qu’une initiative lancée en Suisse veut interdire:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/08/15/burqa-pointe-de-l-iceberg.html
Occuper l’espace médiatique, tel semble être l’enjeu d’autant de détracteurs ou de défenseurs de tenues vestimentaires qui, certes, référent à une religion si ce n’est à une idéologie.
Envisagé du point de vue de sa créatrice, le burkini, prend un autre sens:
http://www.tdg.ch/economie/entreprises/inventeur-burkini-voit-ventes-senvoler/story/11813573
Alors, le burkini version politisée, serait-il devenu un produit de la haine, comme elle l’explique dans une interview accordée au Guardian?
Produit, il l’est en tous les cas devenu.
De vente, pour la société qui en détient la marque, de pertes et profits pour autant d’autres médias ou instances qui en traitent.