Les ouvrages sont de genres bien distincts.
L’un est celui d’une mère qui s’adresse à ses deux filles, l’autre est une approche de la langue inspirée par une personnalité qui a évolué dans le monde politique.
De points communs entre ces deux livres, il n’y en a sans doute aucun.
Mais au regard du calendrier qui propose les présentations de ces deux ouvrages à deux jours d’intervalle, on y retrouve deux noms de personnalités françaises bien connues.
Le premier de ces noms est porté par l’une des deux filles auxquelles est dédié le livre écrit par leur mère, le second est porté par l’homme qui est au coeur de l’ouvrage consacré à la langue en milieu politique.
Le 1er juin prochain, en effet, Marisa BRUNI-TEDESCHI, mère de Carla SARKOZY, présentera son livre chez PAYOT:
https://www.payot.ch/fr/noslibrairies/nosevenements/evenement_payot/rencontre_signature_marisa_bruni_tedeschi-2846-2716
Le 3 juin prochain, PAYOT m’a invitée à débattre d’un livre qui évoque Dominique de VILLEPIN:
https://www.payot.ch/fr/noslibrairies/nosevenements/evenement_payot/rencontre_signature__helene_richard_favre-2830-2716
Deux univers, un monde… notre monde.
société
Le Brésil aurait-il une culture du viol?
Etrange approche d’un acte qui, cependant, semble se produire à répétition et selon divers scenarii.
L’un d’eux, par exemple, s’est déroulé dans un bus où, sous les yeux des passagers, une femme a été violée sans que personne ne réagisse.
Selon le site Metronews, qui relate l’horreur d’un viol collectif, une agression sexuelle aurait lieu toutes les 11 minutes:
http://www.metronews.fr/info/bresil-la-video-du-viol-collectif-d-une-adolescente-inquiete-avant-les-j-o/mpeB!hfZ6oIwuULMI/?utm_medium=Social&utm_source=Twitter&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#link_time=1464457346
Quand on sait que dans le seul cadre de la violence conjugale, en France, une femme décède tous les trois jours, ces constats sont éloquents:
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/01/29/01016-20160129ARTFIG00342-violences-conjugales-une-femme-meurt-tous-les-3-jours-et-un-homme-tous-les-145-jours.php
Violée, battue à mort ou quand la femme constitue pareil avenir pour l’homme, on est bien loin d’Aragon…
En commentaire -non publié- sous un précédent sujet de ce blog, un intervenant* propose de considérer comment une autre chaine publique d’information manipule l’information. Il s’agit cette fois de la chaine russe « Rossija 24 ».
Soit.
Mais lorsque l’on voit comment le sujet est présenté par Yann Barthès sur Canal+, on comprend que la déformation n’est pas que d’un seul côté. Cela, on le savait mais une preuve de plus nous en est donnée.
Car en matière de désinformation et de manipulation, nos médias et leurs spécialistes ou autres experts s’y entendent.
Alors, que des journalistes d’une chaîne de télévision russe s’y emploient à leur manière ne pouvait que réjouir le public convoqué par la chaîne de télévision française pour rire de ce qui doit être compris comme de l’humour.
A savoir, par exemple, ce qui est affiché comme portrait du directeur de la chaîne Rossia 24.
Pour la subtilité de l’approche, on attendra…
* commentaire de Vladimir Trofimov à propos de:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/04/12/diplomatie-et-chaine-publique-d-information.html
Mise en scène ou non*, la voiture de police en feu à Paris ne donne pas la meilleure image du pays.
Quelles que soient les raisons qui opposent les uns aux autres, le résultat est là.
Voir sortir les occupants du véhicule en flammes sous les yeux de badauds et autres photographes ou reporters improvisés, n’a pas de quoi rendre fiers les Français.
Autant celles et ceux qui se reconnaîtraient dans de tels actes de vandalisme que celles et ceux qui les auraient conçus de toutes pièces.
Car montée de toutes pièces ou non, la scène laisse la même impression. Dans un cas comme dans l’autre, c’est l’ordre social qui est bafoué.
* A lire en commentaire sous:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/05/21/action-antifasciste-paris-banlieue.html
Sous le soleil de Satan est un roman de l’écrivain français Georges Bernanos.
Adapté au cinéma par Maurice Pialat, il avait reçu la palme d’or à Cannes, c’était en 1987.
L’accueil réservé à cette nomination avait été mouvementé, certains s’en rappellent sans doute:
Voici que l’on apprend, maintenant, que l’arrière-petit-fils de l’écrivain français fait parler de lui.
Selon certains sites, Boulevard Voltaire, Nouvelles de France, entre autres, Antonin Bernanos figurerait parmi les incendiaires de la voiture de police occupée par deux fonctionnaires en service:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/05/20/france-un-pays-en-etat-de-pre-guerre-civile.html
Antonin Bernanos fait partie du collectif Antifasciste-Paris-Banlieue. Il est dit de lui qu’il vit dans les beaux quartiers et qu’il vient d’une bonne famille.
Il a été mis en garde à vue ce samedi 20 mai pour tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique.
Pour Sartre, la culture ne sauve rien ni personne. Ca se discute.
A chacune et à chacun sa lecture de ce qui se passe en France.
En voici un qui estime le pays en proie à une pré-guerre civile.
Yvan Rioufol, en effet, vient de faire paraître un ouvrage intitulé La guerre civile qui vient.
Journaliste au Figaro, il livre son analyse de la situation:
Suivi de 230 commentaires, le sujet est sensible!
L’emploi de guerre civile pour évoquer la violence qui ravage la France en ce moment est contesté sinon rejeté par certains qui l’estiment abusif.
Alors, celui de pré-guerre civile serait-il plus précis et adapté?
La gauche au pouvoir, en France, ne ménage pas sa peine pour renier ses valeurs.
Outre l’ennemi du candidat Hollande, celui qui ne sera pas élu et pourtant gouverne,
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/15/l-adversaire-du-bourget-a-l-elysee.html
le prêche multiculturaliste y va bon train et ratisse là où son intérêt le guide.
Quand Elisabeth Badinter s’exprime sur la laïcité, elle a au moins, pour sa part, le courage de dénoncer cette gauche qui trahit ses valeurs si elle en a:
http://www.marianne.net/elisabeth-badinter-je-ne-pardonne-pas-gauche-avoir-abandonne-laicite-100231005.html
Pour avoir la paix, on pense qu’il suffit de nier les problèmes, déclare-t-elle.
Oui.
Et entre déni et trahison, la France républicaine d’aujourd’hui a sans doute la conviction d’oeuvrer à l’intérêt général.
Peut-être s’agit-il d’un nouveau « désaxé » comme sont appelés, en général, ceux qui commettent de tels actes.
Le fait est que les dégâts sont là:
http://www.leparisien.fr/faits-divers/annecy-un-refugie-sans-logement-incendie-des-bureaux-de-la-mairie-18-05-2016-5806411.php
Accueillir des réfugiés est un geste noble.
Pour quelle réponse?
Certes, il s’agit-là d’un cas isolé mais ajouté aux autres, comment les qualifier?
Aujourd’hui, par ailleurs, la France a connu la violence à nouveau.
Pour le changement claironné par le candidat Hollande en 2012, c’est, en effet, bel et bien « maintenant ».
Mais l’Elysée de l’un valait sans doute l’enfer de millions d’autres…
Voici qu’un cas de voile non retiré par une femme nommée juré dans le cadre d’un jury populaire, a valu à celle-ci d’être exclue du tribunal par son président.
Le Figaro * reprend l’information d’un article paru dans L’Indépendant et évoque deux positions de droit contradictoires pour apprécier la situation.
Dans la première d’entre elles, il est fait mention, par l’avocat qui s’exprime, qu’on ne doit pas sommer des personnes à renoncer à ce qu’ils (sic) sont au nom d’un universalisme orgueilleux.
Universalisme orgueilleux… ?
La deuxième position, quant à elle, précise que quand on participe à la justice au nom de la République, on doit être neutre, comme c’est le cas dans le service public.
On serait curieux de savoir ce qu’en pensent certain(e)s de nos élus.
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/05/04/les-agents-de-l-etat-devraient-pouvoir-porter-le-voile.html
*http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/05/09/01016-20150509ARTFIG00008-une-juree-exclue-du-tribunal-pour-avoir-refuse-d-enlever-son-voile-pour-preter-serment.php
Le terme est fort.
En France, il circule ici et là, énoncé tel un constat. Dressé et conçu comme imparable, il est diversement perçu comme en témoignent les commentaires déposés sous cet article.
Le fait est qu’il indique un malaise et plus encore.
Or l’évidence à elle seule, si elle suscite force analyses, ne semble trouver aucune solution susceptible de s’imposer.
Les puissances à l’oeuvre des changements déplorés par tant d’indignés ne s’en laissent pas ainsi conter.
Avoir mené le monde là où il est, a nécessité qu’on s’y applique! Et ce ne sont pas quelques lanceurs d’alerte qui effraieraient autant de cyniques.
La guerre, si de guerre il fallait parler, n’est pas à venir ni ne menace.
Elle sourd en nombre d’humains, tous aussi démunis les uns que les autres. Et de leurs aspirations, la caste qui les tient et les oppose au besoin, n’a cure.
