La démocratie se porterait bien, selon Rachida Dati.
Luc Châtel confirme.
Présents tous les deux sur le plateau de BFMTV ce dimanche 18 novembre au soir pour commenter le déroulement de l’élection à la présidence de l’UMP, sur ce point-là au moins se rejoignent-ils alors que l’une soutient Copé et l’autre, Fillon.
Soit.
Cependant, on s’accuse! De fraudes aux procurations et de bourrage d’urnes.
De part et d’autre des camps de François Fillon et de Jean-François Copé, les bulletins excèdent le nombre d’inscrits sur les listes. Des deux côtés on a donc saisi la Commision de Contrôle des Opérations électorales pour irrégularités.
Au rappel de l’élection à la Présidence du PS et des soupçons de tricherie qui l’avaient affectée, Rachida Dati rétorque qu’aucune comparaison n’est possible entre ce qui s’est passé autrefois entre Ségolène Royal et Martine Aubry. A l’UMP, précise-t-elle, on a placé des huissiers là où des demandes se sont exprimées.
A la même question, toutefois, Luc Châtel est plus réservé. Il dit que s’il y avait problème de décompte de voix, on procèderait dans ce cas peut-être comme au PS en son temps.
Mais voici qu’à 23 heures 30, Jean-François Copé se déclare vainqueur de l’élection avec 1000 voix d’avance.
Et qu’à 23 heure 50, François Fillon déclare avoir gagné l’élection avec 224 voix d’avance.
Pendant ce temps-là, des deux côtés de l’UMP, on se félicite de ce bel exercice de démocratie.
société
Un prix en chasserait-il un autre?
Non, Joël Dicker reste le lauréat du Grand Prix de l’Académie française et on l’en félicite.
Il n’est toutefois pas interdit de se demander si ceux qui ont claironné ici et là que Dicker aurait le prix Goncourt n’auraient pas été mieux inspirés de se rappeler le proverbe.
Que la peau de l’ours vendue trop vite ne se réduise pas à peau de chagrin pour Joël Dicker!
C’est ce qu’on lui souhaite.
Mais face au traitement médiatique dont il a été autant sujet qu’objet, Joël Dicker assure.
Il l’a dit et on le croit.
* Sujet publié dans la rubrique Courrier de la TdG du 8 novembre 2012, page 17
Après Orange, La Poste.
En France, les suicides d’employés se suivent et paraissent bien se ressembler.
Depuis 2008, Orange avait été secoué par une vague sans précédent de suicides d’employés.
Plus de quarante-cinq d’entre eux avaient mis fin à leurs jours.
L’entreprise avait alors annoncé une vigilance accrue qui n’avait pas épargné un nouveau drame en mars 2012.
En juillet dernier, son ancien PDG, Didier Lombard était mis en examen.
http://www.zdnet.fr/actualites/vague-de-suicides-a-france-telecom-didier-lombard-mis-en-examen-39773765.htm
Qu’en sera-t-il de La Poste qui annonçait, elle aussi, des ajustements alors que trois de ses cadres et employés se suicidaient en mars dernier?
http://www.lepoint.fr/societe/un-guichetier-se-pend-dans-un-bureau-de-poste-dans-l-aisne-01-11-2012-1523856_23.php
Denis Muller, professeur d’éthique et de théologie aux Universités de Genève et de Lausanne salue la nomination au Prix Luther, des Pussy Riot, victimes du comportement tyrannique de Poutine.
Soit.
À quand un Prix Calvin pour honorer les vandales de l’Eglise orthodoxe de Genève? Car c’est bien la même cause qui est dénoncée par ces actes profanateurs.
Cette cause dont le Professeur de morale et de théologie aux Universités de Genève et de Lausanne se félicite pour les courageuses iconoclastes.
Accomplir son devoir civique par conviction, résignation sinon désabusement indique qu’on le considère.
S’en abstenir livre pourtant des informations susceptibles d’être débattues
Car au milieu d’engagements ou autres promesses de candidat(e)s, les choix des électeurs s’opèrent selon des critères qui varient.
Entre valeurs à défendre ou humeurs du moment, leurs décisions sont-elles toujours déterminantes?
La question se pose tant les projections des un(e) et des autres restent soumises à l’épreuve des faits.
Lutter par conviction, se battre par idéal reste noble.
Mais la réalité de situations socio-économiques exige des compétences que la fiction véhiculée par le discours ne suffit pas à masquer.
COUR DES COMPTES
17.000 fr. par mois et ils font les clowns
C’est ainsi que Le Matin titre son édition du 26 octobre.
C’est ainsi que Le Matin déroule l’information.
C’est ainsi que Le Matin parade dans l’arène médiatique.
Quand Le Matin fait son cirque, qui singe qui?
Doit-on se situer à gauche, mieux -ou pis c’est selon- à l’extrême gauche pour exprimer sa confiance à Daniel Devaud?
Sans doute pas car ce magistrat a su s’attirer l’estime et le respect de personnalités issues de divers horizons politiques.
Qu’il me soit donc permis de témoigner ici de mon respect pour les compétences et la droiture de Daniel Devaud.
Parce qu’il a osé sonner seul la fin de la « récréation » à la Cour des Comptes, il a été gratifié d’un seau d’eau et mardi matin, de coups qui ont nécessité l’intervention de la police que le juge Devaud a lui-même dû appeler.
Le magistrat avait pourtant prévenu que sa sécurité était en danger. On ne l’a pas entendu.
Pour avoir tenu à remplir au plus près de sa conscience la mission pour laquelle il avait été élu, à savoir l’obtention de la transparence dans la gestion des deniers public, Daniel Devaud est désormais mis à l’index.
De qui se moque-t-on?
* Lettre parue ce jour dans La Tribune de Genève, en page 2
Beria serait le surnom de Daniel Devaud tandis que Shérif serait celui de Stéphane Geiger. Ce sont Fabiano Citroni et Fedele Mendicino qui évoquent ces détails dans un article paru dans La Tribune de Genève de ce jour.
Illustrer de cette manière la personnalité de deux magistrats pour caractériser leur force n’est pas anodin, sachant l’impact que ces figures ont sur l’imaginaire.
Du juge Devaud, il a souvent été énoncé qu’il était à l’extrême de la gauche et que ses agissements récents n’étaient que politiques.
Pour ce qui se passait à la Cour des Comptes, on a réduit cela à quelques conflits de personnes alors que le juge Devaud visait au contraire à pointer un dysfonctionnement qui affectait ladite Cour.
On a refusé d’entrer en matière.
Le bénéfice de cette attitude, on a pu l’évaluer hier.
Daniel Devaud est un homme dont l’intégrité et l’engagement au service de ses fonctions a peut-être inquiété.
Si être loyal doit se solder de cette manière, autant dire que Genève n’a plus que son jet d’eau pour pleurer.
Sur le sujet, http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/10/23/cour-des-comptes-pour-rappel.html
A l’heure où la République se retrouve soudain face à une Cour qui ne tient rien de la récréation encore moins du miracle, ce petit rappel de sujets n’est peut-être pas vain.
Qui se souvient par exemple de certaines controverses qui ont entouré l’élection du Juge Devaud?
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/09/02/avec-ou-sans-g-o-s.html
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/09/01/soutien-a-daniel-devaud.html
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/09/06/qui-est-daniel-devaud.html
Quant aux deux derniers sujets que j’ai consacrés à la Cour des Comptes pour attirer l’attention sur ce qui risquait de se produire et qui est arrivé ce jour, ils datent d’il y a quelques jours déjà:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/09/19/geneve-et-ses-jets-d-eaux-troubles.html
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/10/17/cour-des-comptes-marche-a-l-ombre.html
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/10/19/bcge-ou-l-ombre-sur-la-cour-des-comptes.html
Sans dresser l’apologie du régime iranien ni de la peine de mort, il n’est pas interdit de s’interroger sur cette pénalité qui touche les trafiquants de drogue.
Ce d’autant qu’une interview parue dans les colonnes de la TdG du 11 octobre dernier titre,
Drogue, Maudet veut pourrir la vie des consommateurs.
En Iran, selon Amnesty International, 344 trafiquants de drogue ont déjà été condamnés à mort au 9 octobre 2012.
Ces peines sont appliquées en vertu d’une sévère loi anti-narcotique.
Les mesures envisagées par Monsieur Pierre Maudet en vue de pourrir la vie des consommateurs font pâle figure à côté de cela.
La cocaïne se consomme dans tous les milieux sociaux, se vend à tous les coins de rue et pourrit la vie de tous les citoyens.
Pour rappel, la Suisse bat le record de consommation de cocaïne.
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/08/07/cocaine-la-suisse-en-tete.html
Dans ce cas, pourrir la vie des trafiquants, est-ce inconcevable?
