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Genève, Punk à la Cathédrale

Au lieu de s’exprimer dans la Cathédrale Saint Pierre, pourquoi ne pas aller dans une Eglise russe, dans une Mosquée ou à la Synagogue?

Et puis, si prochaine manifestation il y a, il serait bien vu d’adapter la prière au lieu de culte. La cathédrale est un lieu protestant qui ne rend aucun culte à Marie mère de Dieu.

Pour le reste, l’un des sujets que j’avais consacrés à ce groupe avait été repris et publié par la Tribune de Genève.

A signaler que le lien indiqué à feu le blog que je tenais sur la plateforme mise à disposition par le grand quotidien genevois ne s’ouvre plus vu que le blog a été fermé.

Pour le lire, cliquer ici.

Et pour découvrir l’action de soutien aux Pussy Riot menée à Genève, c’est là.

Politique, société

La guerre

La maladie est une chose, la volonté de détruire une autre.

Les jeunes femmes des Pussy Riot auraient été diagnostiquées par un psychiatre. Si elles n’ont pas vu leurs prestations s’achever dans un asile, c’est que leur raison n’aurait pas été considérée comme entamée.

Il faut donc considérer ce groupe allié à celui de « Voïna » (la guerre en russe) comme décidé au combat.

Tel est d’ailleurs bien l’objectif visé par ces jeunes femmes, déclarer la guerre au pouvoir russe en place et la mener par des actions dites artistiques.

Discuter de la peine infligée à ces femmes n’est pas ici le propos.

Mais relever l’avalanche médiatique qu’elles ont voulu déclencher par leurs actions, oui. Car c’est de manière consciente et décidée que ces femmes ont mené leur guerre.

C’est pourquoi la sentence qui leur a été infligée ne les a pas effrayées.

Résolument combattantes, elles revendiquent leur sort et refusent de se porter victimes. C’est leur droit. Qui le contesterait?

Dans ce cas, les rappels de Goulags ou autres époques dites staliniennes par certains medias ont bon dos de la part de ceux qui, autrefois, ne se hâtaient pas d’en faire leurs grands titres.

On dira qu’ils ne savaient pas.

Culture, Politique, Religions, société

Blasphème

Dans son édition de mars 2012,  La Vie Protestante avait consacré un dossier au blasphème. Parmi les différentes personnalités qui s’exprimaient, Pierre Gisel précisait qu’ Il existe dans le code pénal suisse un article qui punit toute personne ayant publiquement offensé ou bafoué les convictions d’autrui en matière de croyance (art.261)  mais il n’a pas été appliqué depuis des décennies.(…)
Dans une résolution sur la liberté d’expression et le respect des croyances datant de 2006, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s’est d’ailleurs montrée très réticente à l’idée d’instaurer le blasphème comme infraction pénale (mais plus favorable à) œuvrer activement à la prévention du discours de haine dirigé contre différents groupes religieux ou ethniques.
On vient d’assister au déchaînement médiatique qui a fait suite à la peine retenue contre les Pussy Riot à Moscou. Compte tenu du contexte politique international tendu dans lequel cette sentence est tombée, chacun y va de son argumentaire pour la vilipender, la justifier ou l’estimer excessive ou trop modérée.
Quand l’art s’intéresse à la religion et que la politique s’en mêle, la justice s’emmêle-t-elle aussi?
 
http://www.vieprotestantegeneve.ch/

Culture, société

Genève, ville ouverte

Tout, vous trouverez tout à Genève. Misère, richesse, masquées ou non, elles se côtoyent. Et puis ici aussi, on boit, on se pique, on se poignarde. Au nom de quoi, allez le savoir, le résultat est là. Mais l’avenir, où se lit-il?   A Genève, on se tue et on tue. La mort ordinaire, c’est au coin de la rue. Sans l’odeur du souffre de la guerre mais dans l’anonymat d’une Cité accueillante.

société

Ivresse exprès

On me l’avait dit et c’est vrai. La présence de cet obscur objet de non désir identifié sur la voie publique  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/08/12/delicatesses-genevoises-tampax-sur-rue.html pourrait être dûe à un besoin d’ivresse immédiate. Imprégner un tampax d’alcool et l’insérer là où il convient ou ailleurs, est une pratique répertoriée aux Etats-Unis. http://24heuresactu.com/2011/11/24/tampons-hygieniques-imbibes-de-vodka-dans-lanus-video Elle a désormais acquis droit de cité ici et ailleurs en Europe. Et pour les réticents, il existe d’autres moyens déjà relayés il y a deux ans par différents medias. C’est ici:   http://www.leparisien.fr/societe/l-inquietante-mode-de-l-ivresse-par-les-yeux-05-09-2010-1055538.php Bienvenue au monde des ivresses exprès!

Politique, société

Pollution civile

A l’heure où tant de conflits embrasent le monde, que représente une vie ordinaire? Si peu et pourtant, partout à Genève des voix s’élèvent pour se plaindre. D’incivilités quotidiennes courantes à tous les niveaux et dans tous les domaines. Mais on nous annonce une nouvelle Constitution. Soit. On nous en dit aussi son prix en millions et en heures de travail. Soit. Mais qui songe à la gestion de vies quotidiennes polluées par toutes sortes de nuisances ordinaires? Les ranger au rang de banalités à considérer comme normales en vertu de l’usage désormais consacré de l’adjectif, non. Une vie citoyenne vaut mieux que cela et sait encore distinguer la tolérance de l’abus.

Politique, société

Stupéfiant

Non, il ne s’agit pas de drogue. Mais d’un méfait dont l’habileté attend à ce jour la réponse annoncée par Pierre Maudet. Ce dernier, récemment élu et désormais en charge de la sécurité à Genève communiquera ultérieurement sur les grands axes de sa politique. Il faut lire et relire l’article de Sophie Roselli*  pour comprendre l’image que bien des étrangers ont encore de la Suisse pour constater leur résignation sinon leur déception. Ainsi cet homme victime de sa confiance en notre pays, de déclarer: Genève est la vitrine de la Suisse. Faites un effort pour éviter les vols, au moins pendant l’été! Et d’ajouter ensuite qu’il entretient une relation personnelle avec notre pays où il vient désormais consulter le médecin qui lui a  envoyé gratuitement mon traitement pendant la guerre, alors que je ne pouvais pas me déplacer ni le payer. Voilà de quoi être fier de ce médecin et de son humanisme! Mais que penser du reste? A Pierre Maudet de répondre. *  http://www.tdg.ch/geneve/faits-divers/faux-policiers-m-vole-3500euros/story/13481093

Politique, société, Voix

Genève dégoûte même les chiens

Ce dimanche, 19:30, un tampax trône au milieu d’autres ordures et débris de verre.

Sur la colline de l’Observatoire, quels seraient les « Gitans » si souvent mis en cause, qui seraient venus voir  Les Feux pour y laisser autant d’immondices?

La  protection féminine ensanglantée, c’est sur demande expresse de citoyens excédés d’avoir à subir ce genre de découverte au coeur de la cité, que je l’ai photographiée.

Lendemains de Fêtes de Genève ou pas, la ville est sale en dépit de toutes les videos postées sur le site de la voirie, invitant au civisme.

Pour mémoire:

https://helenerichardfavre.ch/limage-et-le-territoire/

Quant à l’an dernier, même cause et mêmes effets:

https://helenerichardfavre.ch/perles-du-lac/

Politique, Religions, société

Islamisation et Russie

Si durant l’époque soviétique, les questions de nationalité et de religion ne se posaient pas, après 1990, le retour de l’islam a vu émerger de nombreux courants incontrôlés.

En 2001, selon une enquête réalisée au Tatarstan auprès de 1.500 jeunes de moins de 30 ans, 80 pour cent d’entre eux se déclaraient musulmans mais très peu se disaient pratiquants tout en admettant connaître les règles de l’islam.

Pour combler l’absence de cadres religieux autochtones, écrit Chris Kutchera en 2002*, les musulmans tatars ont fait venir des mollahs et des professeurs arabes et turcs qui ont importé avec eux les diverses tendances qui traversent le monde musulman: le Tabligh, les Noursi, les Qadiri et Naqshbandi, l’Ahmadia… et des courants plus extrémistes, prônant le Djihad…

La diffusion par certaines madrassas, comme la madrassa “Youldouz”, et des mosquées comme la “mosquée bulgare”, d’un enseignement jugé “fondamentaliste”, et la capture en Tchétchénie de combattants passés par les madrassas de Kazan ont alarmé les autorités du Tatarstan qui ont réagi en expulsant un certain nombre de religieux arabes et décidé de superviser de très près la formation des cadres religieux musulmans.

Et -toujours en 2002- pour ce qui est de savoir si l’apparition d’un courant radical était envisageable, il citait Raphael Khakimov, alors conseiller du président pour les affaires politiques:  » il n’y a pas de problème de fondamentalisme au Tatarstan (…) Ici, nous produisons des avions, des hélicoptères, du matériel électronique très perfectionné; nous avons des écoles et des instituts technologiques, alors que les pays arabes se bornent à extraire le pétrole; nous avons un héritage théologique très riche; l’autorité de nos théologiens est telle que la pensée arabe nous semble très primitive… Quel intérêt pourrions-nous avoir pour cette culture? Ici, on ne peut pas être de simples musulmans, parce que si l’ouvrier qui va à l’usine prie 5 fois par jour, on perdra face à la concurrence… Notre leitmotiv, c’est d’être plus proches de l’Europe.  Nous n’avons pas peur de l’apparition du radicalisme musulman… mais nous le surveillons. »

Le 20 juillet dernier, avec l’attentat perpétré contre le muphti Ildous Faïzov et contre Valioulla Iakoupov, haut responsable de la Direction spirituelle des musulmans du Tatarstan tué par balles, la situation semble bel et bien avoir changé. Ces deux personnalités religieuses étaient opposées à l’extrémisme de l’islam *  http://www.chris-kutschera.com/Russie,%20Renaissance.htm

société

Guerdat-Schwarzenbach

Et voici qu’on lit ce matin dans Le Temps, une interview du mécène de Steve Guerdat. Urs E. Schwarzenbach précise qu’il est vaguement cousin de son homonyme connu pour ses initiatives xénophobes. Comme s’il se sentait encore obligé de justifier son nom de famille, il ajoute qu’ avec un oncle socialiste, il se dit apolitique et fervent européen. Lui aurait-on demandé son arbre généalogico-politique pour qu’il tienne tant à se situer entre cousin vague et autre parent de gauche? Le cas échéant, les plusieurs millions que lui ont coûté l’achat du cheval de Guerdat ont rapporté l’or. Olympique, il n’a ni odeur ni couleur politique. Enfin, c’est ainsi que sont présentées les compétitions sportives à ce niveau. Quel sens dès lors trouver à cet article signé de Catherine Cossy? Doit-on y lire le revers de la médaille remportée par Steve Guerdat? Certes le chèque signé pour Nino des Buissonnets l’a été de la main d’Urs E.Schawarzenbach. Mais qui a su créer un lien entre l’animal et l’homme? Steve Guerdat, juste après sa victoire a évoqué cette relation si proche qu’il entretient avec son cheval. Dans ce cas, les millions d’un Schwarzenbach quelqu’il soit, n’ont su que donner au champion l’occasion de montrer son talent. Ou alors révéler comment l’or de l’un s’est allié soudain avec l’or du rêve de l’autre.   http://www.letemps.ch/Page/Uuid/23004f22-e214-11e1-8970-3e11ee583a97/Le_m%C3%A9c%C3%A8ne__zurichois_qui_soutient_Steve_Guerdat