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Un journaliste russe réfugié en Suisse, quelle aide lui apportent nos médias?

La Tribune de Genève publie un article sur le sort d’un journaliste russe. L’article est signé Bernhard Odehnal, il décrit les conditions de travail de son confrère et comment, pour différentes raisons qu’il énonce, l’homme s’est senti menacé et a craint pour sa vie.

Se sentant être « devenu paria », il a suivi le conseil d’un ami « haut placé » qui lui a recommandé de quitter la Russie. Dmitri Skorobutov « s’adresse à plusieurs ambassades occidentales pour décrire sa situation et demander un visa. La Suisse a été la plus rapide. »

Quelles que soient les motivations qui poussent à l’exil, il reste toujours douloureux et difficile. En l’occurrence et à lire ce que ressent ce journaliste, il l’est. L’homme ne trouve pas de travail et ne sait pas s’il mangera à sa faim avant même qu’un mois ne s’écoule.

Cet article de Bernhard Odehnal devrait sensibiliser nombre de confrères de Dmitri Skorobutov qui ne ménagent jamais leur peine pour dire ce qu’ils pensent de « la Russie de Poutine »! Je n’en suis pas la défenderesse ni la détractrice non plus, j’ai expliqué ce qui me lie à la Russie.

J’estime qu’au lieu de publier articles après articles pour déplorer la politique du Kremlin, aider cet homme et l’engager serait une manière idéale de mettre en pratique l’humanisme dont se réclament tant de journalistes et leurs rédactions!

Montrer à Dmitri Skorobutov qu’il n’est pas seul, lui proposer un emploi qui lui donnerait le sentiment de ne plus côtoyer la misère matérielle et morale aurait de l’allure! Un peu plus que de se satisfaire d’écrire sur « la Russie de Poutine ».

Et qu’on ne lise aucune ironie dans mon propos.! Mais juste un appel à la concrétisation de principes et de valeurs qu’on ne manque jamais une occasion de revendiquer pour juger qui en serait privé, par exemple, cette « Russie de Poutine »…

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Réflexions en marge d’un discours dominant sur la Russie

Hier, j’ai évoqué cette proximité voulue par le calendrier des célébrations des Pâques orthodoxes et de celles de la Fête du travail. J’y ai été sensible car ces deux événements se sont succédé alors qu’ils renvoient à des valeurs et à des temps bien distincts.

J’ai connu la Russie soviétique, j’ai découvert la Fédération de Russie. Et si j’ai sans cesse tenu à dire l’amour que je porte à la Russie, c’est qu’il dépasse les époques qui marquent son Histoire.

Mais allez le faire comprendre à qui s’évertue à prétendre aimer la Russie mais pas « la Russie de Poutine »!

J’estime, pour ma part, qu’il ne nous appartient pas de nous exprimer sur un sujet qui concerne en premier lieu les Russes. Et qu’un Président qui jouit d’une cote de popularité d’au moins 60 % n’est sans doute pas perçu de la même façon par les siens que par autant de nos « expert(e)s ».

Mais bon, il semble que ces « spécialistes » se sentent investi(e)s d’une telle mission qu’elle leur accorde toute latitude à se prononcer comme si, au fond, le peuple russe n’en avait plus les moyens, brimé qu’il serait par un pouvoir qui le priverait de tout jugement.

Jusqu’à nouvel avis, le peuple russe n’est pas plus débile qu’un autre. Pour qui se prennent ces personnes à parler en son nom? Et à traiter toute autre qui ne partagerait pas leur courte vue, d’idiot ou d’idiote utile quand ce ne serait pas de « troll du Kremlin »?

Quelle suffisance, quelle arrogance de la part de ce qui est présenté ou se présente comme « élite » pour imposer ses conceptions et les inoculer chaque jour au plus grand nombre grâce aux services bienveillants de médias!

Jamais je ne me suis portée au secours d’un régime politique quelconque.

Mais je refuse la malhonnêteté intellectuelle de tant de personnalités qui déforment les faits dont elles rendent compte. C’est exactement dans ce sens que je me suis adressée à une Nobel de littérature.

Car, par ses mensonges, elle outrageait.

Il nous arrive à chacune et à chacun de nous emporter. Le reconnaître n’est pas interdit. Cette femme aurait-elle un seul instant admis ses errements? Jamais.

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En ces Pâques orthodoxes célébrées au lendemain de la Fête du Travail…

En ce dimanche de Pâques orthodoxes dont la célébration suit celle de la Fête du Travail, ma pensée va à celles et ceux qui ont connu et l’Union Soviétique et ce que sont devenues ses Républiques après sa chute.

Pour ce qui nous concerne, nous vivrions dans des pays où l’expression serait libre. Ainsi du moins, nous est-il asséné ce rappel par autant d’esprits aussi savants que tolérants qu’impose le champs médiatique.

A tel point que, de mon blog, autrefois hébergé par la Tribune de Genève, la gestion des commentaires a été estimée si défectueuse qu’elle a entraîné son exclusion de la plateforme qui l’avait pourtant accueilli 9 ans durant.

A tel point encore que, d’un groupe de journalistes sur un réseaux social bien connu, j’ai été bannie sans préavis alors que je me réjouissais d’un débat contradictoire, nul n’étant a priori investi de « la vérité ».

A tel point, enfin, que de mon oeuvre littéraire traduite en russe et publiée à Moscou, l’auteure d’un ouvrage paru en France en 2016 interroge les liens qu’elle aurait avec le Kremlin.

Que vaut cet Occident qui exclut?

En ce dimanche de Pâques orthodoxes, en ce lendemain de Fête du Travail, il  me tenait à coeur de partager avec vous ce qui a décidé de mes études de russe.

J’avais 15 ans, je vous invite à écouter ceci et cela.

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Quand une émission télévisée grand public nous raconte la Russie…

Donc je me suis à nouveau forcée à regarder l’émission animée par cette jeune femme dont il a été question ici mais dont il paraît préférable de taire l’identité vu qu’elle semble éveiller l’activité d’algorithmes d’un réseau social bien connu.

Coïncidence ou pas, après avoir évoqué la difficulté de la dame à nommer correctement celui dont elle parlait et dont le sort tient en haleine tant de nos médias, ce sujet donc a été impossible à partager dans des groupes dudit réseau social.

En d’autres termes, les algorithmes ont paré à la trop grande diffusion de l’ignorance de cette animatrice d’émission grand public.

Le fait est que, dans celle que je me suis infligée à nouveau, d’émission, le prénom de celui dont on a appris qu’il avait mis un terme à sa grève de la faim a été le bon. Merci pour lui, quand même, cela dit sans la moindre ironie. Car oui, il m’importe de le souligner ici une fois encore, c’est à la russophobie patente de tant de nos médias que je réagis, le sort de cet homme étant à distinguer de ce qui en est fait.

Mais comment se battre contre autant de mensonges diffusés à grande échelle et à grands renforts d’appuis autant financiers que politiques? C’est David contre Goliath, ce blog et les médias mainstream! Qu’à cela ne tienne, ce qui y est énoncé l’aura été.

Car à découvrir cette nouvelle séquence médiatique consacrée à celui qu’on s’obstine à présenter comme le  « principal opposant » du Kremlin,  la narrative met la dramaturgie au service d’une évidente propagande.

Dans l’entretien que nous avons eu avec Jacques Baud et qui a été publié ici hier, l’éclairage qu’il nous livre permet d’emblée de comparer la réalité de faits aux broderies énoncées dans le cadre de cette émission fort suivie et prisée par la confiance que lui accorde son public..

Nul(le) n’est obligé(e) d’aimer « la Russie de Poutine ».

Mais le mépris affiché de certain(e)s journalistes envers un peuple qui a élu son Président avec un score de voix autrement plus élevé que celui obtenu par d’actuels Présidents occidentaux, ce mépris-là, c’est lui que je combats tant il déshonore la profession de journalste.

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Les guerres invisibles… et le contrôle des cerveaux

D’un article publié par Le Monde, ce 16 avril 2021 et intitulé Fini les illusions de l’après-guerre froide : le retour de « l’ennemi », nouvelle réalité pour la France, je vous propose de méditer ces deux extraits. Il s’agit de propos tenus par Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI):

« nous assistons à un enchevêtrement des affaires civiles et militaires. (…)un pays peut, par exemple, simultanément envoyer un signal stratégique avec des manœuvres nucléaires, faire des exercices conventionnels, infiltrer des forces spéciales, tout en agitant les réseaux sociaux et en conduisant des actions via les médias traditionnels. Et tout ça entremêlé ».

« A la différence des guerres de masse du XXe siècle, les guerres invisibles ne visent pas à détruire ou contraindre les corps, mais plutôt à prendre le contrôle des cerveaux et des flux d’information. Elles sont fluctuantes, parce qu’elles visent à la maîtrise des nœuds névralgiques, ce qui n’exclut pas qu’il puisse y avoir un affrontement militaire direct. L’agilité réside dans la capacité à passer d’un champ à un autre, de l’antagonisme direct à la coopération ou du moins à la non-confrontation ».

Il semble bien que tout soit énoncé, ici, de manière assez claire, non?

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La russophobie, oui, de toutes mes forces je la rejette.

Vous doutiez de la pression exercée sur la Russie? En voici un témoignage, celui de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Elle s’exprime le jour même du crash d’un avion type Tupolev 154, survenu le 25 décembre 2016.

L’avion s’écrasait en mer Noire, à son bord, 92 passagers parmi lesquels la charismatique Doctoresse Elizaveta Glinka, Docteur Lisa comme on l’appelait, et 60 membres des Choeurs de l’Armée rouge. Si ce n’était pas éprouver la Russie au plus profond d’elle-même, qu’est-ce que c’était, sinon?

Un accident… ah oui, évidemment. Cela arrive, ma foi.

Que nos élites -ou dites telles- continuent à entretenir la russophobie comme elles s’y emploient et vous en apprécierez les conséquences tant s’observe la crédulité face aux « infos ». Il ne s’agit pas de vénérer le Président russe ou de l’exécrer, il s’agit juste de se montrer un tantinet critique.

Depuis des années, des personnalités sont mises en lumière au nom de soi-disantes valeurs qu’elles défendraient et nos médias relaient en boucle leur tout aussi soi-disant combat.  Plusieurs d’entre elles ont été citées et nommées, ici. Un cinéaste, une journaliste, un blogueur pour le plus récent.

Qu’à cela ne tienne, faute de temps, faute de curiosité intellectuelle ou de confiance à accorder à d’autres sources que celles, très sélectives d’agences de presse, on relaie leur communication ciblée et ainsi se propagent les mensonges.

Ce blog n’a rien de « politique » comme on veut le présenter. Je sais qu’on le déconseille pour la proximité qu’il afficherait avec le Kremlin. Je le sais d’autant mieux que j’ai eu les honneurs d’un ouvrage qui met en cause mes activités littéraires et interroge leur lien au pouvoir russe.

Quand se présente le seul discrédit à jeter sur un être et son oeuvre pour imposer le mensonge, on est dans une société qui corrompt. Fière de l’absence de tout soutien financier que je percevrais de quiconque, je maintiendrai ma ligne, celle du coeur et de l’amour que je porte à la Russie.

Politique, société, Voix

27 ministres européens des Affaires étrangères au chevet d’un gréviste de la faim…

La lecture de cet article de la Tribune de Genève -en réalité, une dépêche de l’AFP- en laisse plus d’un pantois, en témoignent les commentaires déposés à sa suite.

Il y est question du sort de celui qu’on a désormais fait comprendre au public occidental qui tente de s’informer, qu’il était « le principal opposant de Vladimir Poutine ». Certains journalistes l’ont appelé Alexandre, d’autres, Sergueï, en réalité, son prénom est Alexeï et son nom de famille, Navalny et c’est donc de lui que traite ladite dépêche reprise par le grand quotidien genevois.

De cet homme, il a été à plusieurs reprises question ici, vous le savez. Dans le cadre de l’un des nombreux entretiens que nous avons eus avec Jacques BAUD sur la désinformation, il a été expliqué ce qu’il en était de cet « empoisonnement », je vous invite vivement à le relire ici.

Ce qu’on découvre dans la dépêche de l’AFP a, heureusement fait réagir quelques commentateurs. Sinon, j’aurais cru rêver.

Imaginez, en effet, que, je cite, « Le sort d’Alexeï Navalny a été au programme lundi d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27, consacrée plus largement aux rapports avec la Russie, avec notamment le déploiement de troupes russes aux abords de l’Ukraine et les expulsions croisées de dizaines de diplomates russes et tchèques.

Le jour où le sort de n’importe quel innocent mort de faim et non celui d’un homme condamné pour corruption et qui se met volontairement en « grève de la faim » inquiétera « les 27 », alors on risque bien de passer dans « le monde d’après ».

Pour l’heure, nous sommes non seulement dans le même monde d’avant mais surtout, de plus en plus russophobe.

Merci aux trois commentateurs de l’article qui, chacun à leur manière, ont relevé l’aberration de pareille mobilisation européenne, interrogé à juste titre la responsabilité du Kremlin dans la décision du prisonnier d’entamer une grève de la faim et conclu à quel point était épuisante, la permanence de la propagande russophobe.

Culture, Politique, société, Voix

On sait les horreurs de la guerre, on découvre les sinistres trésors d’inventivité qu’elle inspire.

Des horreurs on sait toute guerre en compter plus qu’il n’en faut. Mais de là à s’en inspirer pour la création d’un parc d’attraction où se rendre en famille? Oui, vous avez bien lu et je n’invente rien.

C’est à l’Azerbaïdjan que l’on doit ce sinistre trésor d’inventivité.

Et si vous rechignez à le croire, rendez-vous à cette adresse qui vous donnera la preuve par l’image de l’inhumanité des promoteurs de ce site.

Le lieu rassemble mannequins de soldats arméniens en position humiliante, casques et armes récupérées et j’en passe, je vous laisse le soin d’apprécier ce qu’on présente comme modèle éducatif.

Les enfants azerbaïdjanais, emmenés par des adultes convaincus de former ainsi leurs progéniture, intègrent une belle vision d’avenir de paix et de respect à admirer autant de trophées de guerre!

On guette les réactions médiatiques, on attend les manifestations droits-de-l’hommistes, si promptes à se déployer pour dénoncer telle ou telle agression.

N’en est-ce pas une criante contre le peuple arménien? Que faut-il donc pour convenir aux standards de droits dits humains?

Politique, société, Voix

Voici qui fait plaisir!

Le 22 février 2021, une émission de la Radio suisse romande (RSR) a eu le mérite de mettre face à face deux points de vue sur  la Russie pour les confronter et laisser ainsi le choix aux auditrices et aux auditeurs de se faire leur propre idée dans la mesure du possible.

Isabelle Mandraud, l’interlocutrice française invitée de la RSR, est journaliste au grand quotidien Le Monde et a co-écrit avec Julien Théron, un ouvrage intitulé  » Poutine, la stratégie du désordre ».

On l’a entendue s’exprimer récemment sur la Crimée, il en a été question ici.

Piotr Tolstoï, l’interlocuteur russe, autre invité de la RSR, est l’arrière-arrière-petit-fils de l’écrivain du même nom. Actuel vice-président de la Douma, il a été longtemps journaliste avant d’intégrer le parlement en 2016.

Il est plaisant de constater que la RSR n’a pas encore perdu le sens de l’objectivité, à vous d’en juger ici.

J’ai eu, pour ma part l’honneur d’être invitée à participer à l’émission de débat qu’animait Piotr Tolstoï sur la première chaîne de télévision russe, Pervyj Kanal et j’en garde un souvenir prégnant.

J’y ai, en effet eu un aperçu de ce qu’était la liberté d’expression dont on aime à dire, chez nous, qu’elle serait étouffée.

Eh bien ce n’est pas tout à fait ce qui m’a semblé dans le cadre de cette émission fort animée et à laquelle avait été conviée, entre autre, une journaliste ukrainienne pour parler de ce qui continue de mettre son pays aux prises avec la Russie.

Ce que j’ai découvert comme qualité de débat entre toutes sortes de protagonistes n’a rien à envier à nos émissions télévisées françaises ou suisses. C’était le 22 octobre 2015,  Vremja pokozhet qu’animait encore Piotr Tolstoï à l’époque, a eu lieu en direct, vous pourrez vous en faire une idée en la regardant ici.

Politique, société, Voix

Sputnik V, quand l’omniscience s’en mêle…

Une de mes relations issue d’une Républiques de l’ex URSS, de retour au bureau après avoir séjourné quelques semaines dans son pays d’origine, me raconte…

Dans la discussion qu’elle a avec une collègue de travail, il est question, à un moment donné, de vaccins. Cette personne de ma connaissance parle de ce qui se passe dans son pays et dit, entre autre, qu’un membre de sa famille s’est fait vacciner.

Et la collègue de rétorquer, sourire narquois aux lèvres, « avec Spoutnik V »?

La personne de ma connaissance m’a dit avoir ressenti cette question de manière offensante. Comme si, au fond, n’étaient réservés à certains pays que le plus bas du bas de gamme.

Alors qu’elle sait l’excellence de la médecine russe. Et l’admettre n’est certainement pas parce qu’elle serait « pro-Russe », comme on aime à dire, non, en tout cas pas!

C’est juste une question de discernement. Mais dans cet Occident omniscient, on préfère railler..

En réalité, la réaction de cette collègue de travail ne révèle que l’efficacité de la propagande russophobe distillée par nos médias dits mainstream. Sinon, comment cette femme saurait ce que vaut le vaccin Sputnik V?

Et ce n’est certainement pas cet article qui lui donnerait tort, arguerait-elle, forte de ses certitudes…