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Réflexions en marge d’un discours dominant sur la Russie

Hier, j’ai évoqué cette proximité voulue par le calendrier des célébrations des Pâques orthodoxes et de celles de la Fête du travail. J’y ai été sensible car ces deux événements se sont succédé alors qu’ils renvoient à des valeurs et à des temps bien distincts.

J’ai connu la Russie soviétique, j’ai découvert la Fédération de Russie. Et si j’ai sans cesse tenu à dire l’amour que je porte à la Russie, c’est qu’il dépasse les époques qui marquent son Histoire.

Mais allez le faire comprendre à qui s’évertue à prétendre aimer la Russie mais pas « la Russie de Poutine »!

J’estime, pour ma part, qu’il ne nous appartient pas de nous exprimer sur un sujet qui concerne en premier lieu les Russes. Et qu’un Président qui jouit d’une cote de popularité d’au moins 60 % n’est sans doute pas perçu de la même façon par les siens que par autant de nos « expert(e)s ».

Mais bon, il semble que ces « spécialistes » se sentent investi(e)s d’une telle mission qu’elle leur accorde toute latitude à se prononcer comme si, au fond, le peuple russe n’en avait plus les moyens, brimé qu’il serait par un pouvoir qui le priverait de tout jugement.

Jusqu’à nouvel avis, le peuple russe n’est pas plus débile qu’un autre. Pour qui se prennent ces personnes à parler en son nom? Et à traiter toute autre qui ne partagerait pas leur courte vue, d’idiot ou d’idiote utile quand ce ne serait pas de « troll du Kremlin »?

Quelle suffisance, quelle arrogance de la part de ce qui est présenté ou se présente comme « élite » pour imposer ses conceptions et les inoculer chaque jour au plus grand nombre grâce aux services bienveillants de médias!

Jamais je ne me suis portée au secours d’un régime politique quelconque.

Mais je refuse la malhonnêteté intellectuelle de tant de personnalités qui déforment les faits dont elles rendent compte. C’est exactement dans ce sens que je me suis adressée à une Nobel de littérature.

Car, par ses mensonges, elle outrageait.

Il nous arrive à chacune et à chacun de nous emporter. Le reconnaître n’est pas interdit. Cette femme aurait-elle un seul instant admis ses errements? Jamais.

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