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Politique, société

Femmes, hommes, idéologies et réalités

Dans la campagne actuelle menée en faveur de la femme, force est de constater que la réalité d’abus effroyables commis envers elles semble récupérée par toutes sortes de mouvements.

Lutte pour le genre, lutte contre le patriarcat, lutte pour l’égalité des droits, des sexes, etc. Autant de mobilisations diverses qui affichent leurs revendications.

Or, tomber sous les coups d’un époux ou d’un compagnon, être violée dans le cadre conjugal ou dans de tout autres circonstances sont là des cas d’extrême violence.

Et les dénoncer s’impose.

Mais faut-il le rappeler, tous les hommes n’en sont pas encore arrivés au stade de pareilles agressions. 
Aussi, le risque de scinder l’humanité en deux pour les besoins de causes d’ordre idéologique n’est-il pas à négliger.

Car ne prendre en considération que la violence exercée par l’homme sur la femme, c’est occulter celle qui le pousse, lui, à se suicider trois à six fois plus que la femme.

Quant aux violences symboliques -plus que physiques- endurées par les femmes de leurs semblables, elles vaudraient tout autant d’être mises en avant.

Rappelez-vous, Olympe de Gouges, figure souvent brandie par les féministes, elle l’a dit, elle, d’où étaient venues les attaques les plus virulentes qu’elle a eues à subir.

Qui s’en vantera, parmi les meneuses et meneurs des combats féministes?

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A propos de violence…

On parle beaucoup de la violence faite aux femmes, réalité dure. Parle-t-on autant de la violence que les hommes retournent contre eux-mêmes?
Libération, entre autre s’y est employé dans un article qui a suscité questions et réponses.
Telle ou telle explication est mise en avant pour justifier la différence entre le nombre de suicides chez les hommes et chez les femmes.
On avance que celles-ci feraient plus de tentatives que les hommes.
Qu’elles trouveraient aussi plus d’aide tandis que les hommes, genre et éducation obligent, passeraient à l’acte avec le triste succès que réservent la méthode à laquelle ils recourent.
Quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse de femmes ou d’hommes, les chiffres parlent et pas qu’en France. Un suicide toutes les 40 secondes dans le monde.
Tragique fin dans la violence contre soi.

Politique, société

Féminicide, un terme controversé

Le Monde consacre un article intéressant à ce terme, diversement accepté et qui est de plus en plus entré dans le langage courant.
Si Le Petit Robert l’a reconnu, ce n’est pas le cas du Petit Larousse. Quant à la magistrature française, elle reste partagée, elle aussi. 
Car le terme de féminicide, est défini en tant que « meurtre d’une femme, d’une fille en raison de son sexe. ».
Que la violence qu’un homme exerce envers une femme le soit tout simplement parce qu’elle est une femme est une vision orientée.
D’ailleurs selon les personnes qui défendent l’usage de « féminicide »  c’est la société patriarcale qui est visée à travers l’usage de ce terme.
Cela dit, en dehors des cas les plus graves et qui entraînent la mort, il serait bon de distinguer la violence conjugale de la violence faite aux femmes en dehors du couple.
Même si le triste résultat est le même, les raisons peuvent différer.
L’agression subie au sein du couple ou de la famille est autrement plus complexe à traiter dès lors que les sentiments s’en mêlent et s’emmêlent. 
Rien de plus douloureux que de subir la violence d’un conjoint qui va obliger à le traîner en justice.
Déjà que la honte subie par une agression d’un inconnu retient nombre de femmes de porter plainte, lorsqu’il s’agit du compagnon ou de l’époux, d’autant plus!
C’est pourquoi le problème est si sensible. 
Alors oui, on encourage les femmes à agir en justice. Cela peut aider certaines, d’autres, au contraire, resteront marquées tant la démarche est lourde.
Le cas d’une jeune-fille violée avait été cité dans un journal, il y a de cela dix ans. On apprenait qu’à la suite du procès, elle s’était pris la vie.
Comme quoi, si la solution à la violence existait, elle se connaîtrait…

société

De l’amour à la violence

Ce 27 novembre, Sandrine Bonnaire était l’invitée de l’émission C à vous. Elle a fait part de la violence qu’elle a subie de la part d’un homme.
Son témoignage est présenté sur le site de l’émission comme « glaçant », je vous laisse en juger pour qui n’en aurait pas eu connaissance.
Il s’agit là d’une histoire de couple. Et comme nombre d’entre elles, elle a dérapé. Qui a envie de réaliser s’être trompé? Avoir aimé qui s’est soudain mis à frapper? 
C’est peut-être là une des raisons qui retient de porter plainte.
Autant pour les femmes que pour les hommes qui subissent les assauts de leur conjoint(e). Toutes et tous tardent à s’avouer l’échec auquel s’ajoute encore la honte.
D’admettre la distorsion entre pulsions et bons sentiments. La passion, ici sublimée par la danse, affiche sa violence.

Histoire, Politique, société

Autorité éclairée, chimère?

Dans la fureur du monde, vous en trouverez des milliers, des centaines de milliers, des millions et des centaines de millions de ces personnes qui vous diront se sentir bien.
Et tout autant se résigneront quand d’autres, au contraire, se rebelleront et crieront leur mal être.
Maintenir un cap et s’y fixer est le propre d’un gouvernement. Sauf à constater qu’il fait fausse route. Dans ce cas, il consent à négocier une sortie de crise.
Combien sont-ils les véritables chefs d’Etat qui savent rester à l’écoute de leur peuple sans, pour autant, renoncer à la fermeté?
En cela réside l’autorité éclairée. Chimère, elle semble bien l’être, Et pourtant, de par le monde, elles existent les personnalités qui seraient susceptibles de l’incarner, cette autorité éclairée.
Mais qui les souhaite quand dominent tant d’intérêts à mettre en place des pantins et des fantoches, manoeuvrables à discrétion?

Culture, Histoire, Politique, société

Ethique omniprésente

Art et morale, esthétique et éthique, leur relation est en train d’échauffer les esprits et d’envahir l’espace médiatique.
On tient à faire la part des choses, distinguer l’oeuvre de l’homme ou de la femme, tout un programme qui n’a rien de nouveau et qui s’applique selon les critères du temps.
Et cela ne vaut pas que pour le monde de la culture, cela vaut partout où comportements jugés douteux et reconnaissance publique se disputent la même personne.
A son actif sont mises en avant ses compétences, ses qualités reconnues d’intérêt général, essentielles à la vie sociale et le reste, on tente de le relativiser sinon de le masquer.
Ainsi flotte et a pu flotter tel ou tel « génie » à la surface d’eaux troubles.
Qu’une part d’ombre habite chacune et chacun de nous est une réalité. L’admette rendrait humble et redimensionnerait art et politique.

Culture, société

Nouvelle accusation contre Roman Polanski

Décidément, cela ne s’arrange vraiment pas, surtout pour le monde du cinéma, en France. Une nouvelle révélation de viol, est portée à l’encontre de Roman Polanski.
Dans cet article paru sur le site du magazine Telerama, il est écrit, entre autre, comment le débat relatif à l’homme et à l’oeuvre est salutaire à mener « dans nos pages comme en nous-même. » 
Et de conclure ainsi: «… nous n’oublierons ni n’omettrons de rappeler, si nécessaire, que l’histoire du cinéma, comme toute l’histoire du monde, est aussi faite de domination et de violence. » 
Eh ben voyons… Tout comme la politique, tout comme tous les autres domaines de l’activité humaine. La violence étant ce qu’elle est, la domination aussi, vogue la galère!
Il va de soi qu’avec ce genre de poncifs, du style « De tous temps…. », les femmes qui dénoncent ou vont se plaindre auprès de sites tels Mediapart, ne vont que créer de vaines polémiques qui ont tout de même le temps de discréditer, entre autre le réalisateur jugé sans procès par Adèle Haenel.
Pour le reste, eh bien voici à quoi on assiste entre femmes victimes de ces Messieurs du cinéma…

Culture, société

Un crime, selon certaines réactions…

L’intense battage médiatique qui entoure le témoignage de la jeune actrice française qui avait, comme on dit, fait son « coming out » en révélant son amour pour la réalisatrice Céline Sciamma, semble mettre sans dessus dessous le milieu du cinéma.
D’un cas d’abus sexuel sur la mineure qu’elle a été et qu’elle dénonce maintenant qu’elle est devenue célèbre, il est fait sans la moindre hésitation, un « crime ».
Mais quels sont les termes que l’on réservera au viol et à autant de violences perpétrées qui entraînent la mort?
Comment désignera-t-on les vies détruites d’enfants enrôlées comme esclaves sexuelles?
Après la partage du sujet que j’ai consacré aux révélations de l’actrice Adèle Haenel sur un réseau social bien connu, des commentaires évoquaient, eux aussi, en termes de « crime » les attouchements dénoncés.
De grâce, appelons des gestes tels que ceux supposés être attribués au réalisateur qui aurait abusé d’Adèle Haenel de leur vrai nom!
Et rendons la justice là où elle s’exerce et non auprès de Mediapart!

Culture, Histoire, Politique, société

9 novembre 1989, un mur et une réunion

Et voici un nouvel anniversaire de la chute du mur de Berlin. Rappelez-vous, il y a cinq ans, on célébrait en grandes pompes les 25 ans de cet événement.
J’y avais consacré ce sujet de blog.
A le lire, on peut toujours se demander ce qui a changé. Sur le temps long, 5 ans ne sont pas grand chose. Et même un peu plus de 70 ans de communisme, sont une paille face à l’Histoire.
Sauf que cette paille a compté et pas que peu compté.
Alors oui, pour nombre d’entre nous, le 9 novembre 1989 a été un moment unique, chargé d’espoirs désormais un peu douchés comme tant de reportages et autres documentaires diffusés par nos médias nous le font comprendre.
Attribuer les responsabilités à tel fait ou à telle personne est un sport qui se pratique, au mieux par les analystes, au pire, par les moralistes et les censeurs qui distribuent les bons et les mauvais points.
Alors, au-delà d’autant de discours, écoutons-le encore et encore…

Culture, société

La vague #Metoo

Pas un jour ne passe ou peu s’en faut que tel ou tel compte se règle, surtout entre femmes et hommes.
Vous ne les aurez sans doute pas manquées, tant elles ont été médiatisées, les accusations portées par l’actrice Adèle Haenel contre le réalisateur avec lequel elle a tourné à l’âge de 12 ans.
Aujourd’hui trentenaire, elle balance. Au prétexte que, plus tôt, sa voix n’aurait pas porté.
Soit.
Le cinéaste concerné a rétorqué et apporté sa version des faits. Et « le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour agression sexuelle sur mineure » .
L’homme se défend, on le conçoit. Il admet des gestes déplacés, reconnaît l’effroi aussi dans lequel il s’est retrouvé précipité alors qu’il réalisait la portée de ses actes, bref, il s’explique.
Parole contre parole, une fois encore.
Le fait est que lorsqu’on apprend que la jeune femme a attendu de jouir d’une certaine notoriété pour balancer, on est en droit de s’interroger.
Mais surtout, de déplorer ce climat qui divise tant les femmes et les hommes. Bien sûr que la violence sexuelle existe, bien sûr que l’abus sexuel existe, le nier serait très malvenu. 
Mais reconnaître que désormais, la chasse à l’homme paraît ouverte doit aussi être pris en compte.  L’homme n’est pas un prédateur pour la femme. 
Et la femme ne retire strictement aucun avantage à se poser en victime.