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Le Havre, 5 septembre 1944, une pensée à ma mère

Le 5 septembre 1944, les Havrais découvraient comment les Alliés estimaient bon d’agir pour les « libérer ». Un déluge de feu s’est abattu, six jours durant, sur leur ville.

Les récits que ma mère m’a livrés de manière récurrente, tant ce qu’elle a vécu l’habitait, ces récits se sont à jamais gravés en moi.

Et découvrir publiées dans le cadre d’un groupe Facebook, des photos de ce qu’était le Havre sous l’occupation allemande et jusqu’à la libération a complété ce que seul mon imaginaire était en mesure de concevoir.

Pour avoir secouru  – quand c’était encore possible –  sinon hélas, récupérer ce qu’il restait des corps de victimes, ma mère a reçu les honneurs de la Croix-Rouge française.

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L’ordinaire brisé

Faits divers, comme on les appelle en général, ces histoires qui font basculer de vie à trépas en une fraction de seconde nous rappellent toujours à quel point la permanence dans laquelle nous avons plutôt tendance à nous projeter n’est qu’illusion.

Une femme porte secours à son chien qu’elle voit en souffrance dans la rivière au bord de laquelle elle chemine avec lui et disparaît dans les flots. Un homme saute à l’eau pour la sauver, il est à son tour emporté par les flots.

On apprend, que non loin du lieu du drame, un courant électrique qui monte en intensité à mesure que l’on s’en approche, a été installé en 2008 pour empêcher les poissons de pénétrer dans une zone proche des turbines d’une centrale hydroélectrique.

Vous sortez pour vous livrer à votre activité quotidienne, vous n’en revenez plus jamais.

Cette sombre histoire s’est déroulée à Genève ce 1er septembre, sur un lieu qui m’est familier depuis la plus tendre enfance et vers lequel je suis souvent revenue ces derniers temps.

Mes pensées profondes aux familles et aux proches de cette jeune femme et de son malheureux sauveur.

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La norme, en Suisse, selon une Pussy Riot

Le fait est, certes, plutôt anecdotique et néanmoins révélateur.

Le groupe punk Pussy Riot, connu pour ses performances décomplexées, partie fine dans un Musée de Moscou, poulet enfilé dans le vagin, bref, de quoi réjouir les adeptes de ce genre de réalisations dites artistiques, s’offusque de pratiques de la police bernoise.

En effet, trois d’entre les jeunes femmes russes, arrêtées pour avoir tagué un mur, ont déclaré avoir été contraintes de se dénuder. Il est vrai qu’après avoir uriné sur un portrait de Vladimir Poutine, face au public d’une salle de spectacle à Genève, la nudité qui, selon elles, aurait été exigée par la police bernoise a de quoi les heurter!

On peut arguer du fait que se filmer nues en plein ébat collectif ou en train de s’enfiler un poulet dans le vagin, tout autant, se mettre en scène pour « faire pipi » sur l’image d’un Président constitue une performance esthétique tandis que se soumettre à l’ordre de la police – que celle-ci conteste avoir donné- de se dénuder, n’a strictement rien à voir!

Mais mieux, dans l’article qui rend compte du fait, on apprend que lorsque la police a découvert avoir affaire aux célèbres jeunes femmes du groupe, « la situation aurait brusquement changé ». Et, charitable, la Pussy Riot Taso Pletner ajoute: « Je ne sais pas ce qui me serait arrivé si j’avais été une illustre inconnue.  »

Et de conclure: « Pourtant nous sommes en Suisse, un tel procédé n’est pas normal ». Difficile d’interpréter cette perception de la Suisse, de ses procédés et de la normalité. Peut-être ai-je manqué l’éclairage apporté par un « spécialiste » de nos chaînes de télévision, radio, ou de nos quotidiens et magazines, sur le comportement du groupe Pussy Riot dans un pays hôte.

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Genève, les Pussy Riot et le pipi de l’une de ses membres, « on n’en perd pas une goutte », écrit un critique

Rien à dire, Genève accueille des hôtes de marque avec le groupe punk Pussy Riot. À lire cet extrait d’un compte-rendu publié par la Tribune de Genève, la qualité esthétique du spectacle est aussi assurée qu’évidente!

Après une heure d’un show intense et volubile, les quatre filles de Pussy Riot entament une farandole frénétique. Cris, stridences et dissonances. Sur une chaise trône un portrait de Vladimir Poutine. L’une des membres du groupe grimpe sur une table. S’accroupit, avale une canette de bière cul sec et fait pipi sur la photo. Face public. On n’en perd pas une goutte. Le message, à défaut d’être subtil, ne manque pas de clarté.

Il y a 10 ans, j’avais consacré plusieurs sujets de ce blog aux Pussy Riot et l’un d’eux, publié dans la Tribune de Genève, avait attiré l’attention de médias tels que l’ancienne Voix de la Russie devenue Sputnik  et la Radio Télévision Suisse (RTS).

Il ne s’agissait pas de discuter la peine à laquelle les jeunes filles avaient été condamnées. Il était question d’expliquer le parcours de ce groupe punk et de porter à la connaissance du public quelques unes de ses « performances » comme, par exemple, une orgie filmée dans un grand musée de Moscou.

Si se prendre les uns, les unes et les autres, l’une avec un ventre arrondi au point qu’elle a donné naissance à un bébé dans les jours qui ont suivi cette prestation est de l’art, dans ce cas, autant ne pas discuter car on le sait, des goûts et des couleurs…

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Dangereuse escalade de violence

Décrit comme idéologue ultra-nationaliste, le Russe Alexandre Douguine aurait été visé par un attentat, c’est sa fille qui en aura été victime.

Selon Francetvinfo qui s’en réfère à « Andrei Krasnov, un proche de Daria Douguine, cité par l‘agence de presse d’Etat russe TASS (en anglais), c’est Alexandre Douguine qui était visé par l’explosion. Sa fille avait juste emprunté sa voiture pour revenir d’un festival à Dugin, dans la banlieue de la capitale, où elle s’était rendu avec son père. Ce dernier auraitdécidé de changer de voiture à la dernière minute, rapporte le journal du gouvernemental russe, Rossiiskaya Gazeta (en russe). »

Sans vouloir être alarmiste, cela ne présage rien de bon du tout. La tension est telle autour de la situation en Ukraine qu’un rien peut la faire basculer dans le pire qui soit si le pays n’y est déjà plongé. Il suffit de se rappeler comment a éclaté la première guerre mondiale. Le moindre fait est désormais capable de mettre le feu aux poudres jusqu’à faire basculer l’Occident dans la guerre à laquelle il participe déjà de manière sournoise tant par ses livraisons d’armes que par sa manière torve d’en rendre compte.

Inutile d’avoir lu Douguine pour mesurer l’impact que cet attentat qui aurait été manqué contre lui mais, hélas réussi contre sa fille, risque d’avoir! Que nous reste-t-il- à nous autres citoyen(ne)s lambda sinon de réagir à tant de folies meurtrières? C’est si peu, c’est même peut-être déjà vain mais au moins, ne nous serons-nous pas montrés complices de pareil saccage, à nos portes.

Et persister à ne voir qu’un seul responsable à cette tragédie est de la plus cynique mauvaise foi. Ce qui n’excuse personne mais, au moins, tente de rétablir certaines réalités si vite masquées!

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Nos démocraties, entre illusions et réalités

C’est sans doute au nom de la liberté et des droits humains, valeurs refuges de nos démocraties que l’on a procédé à ce dont parle un ancien président états-uniens. Laissons-lui au moins le mérite de l’aveu. A découvrir ici.

En somme, mais on le sait depuis longtemps, sauf que l’on pense toujours que certains régimes politiques sont plus « démocratiques » que d’autres, en somme donc et quelque soit le pouvoir qui gouverne au nom du « bien commun » évidemment, la vie citoyenne lambda n’est pas le souci premier.

L’admettre, de la part de nos « démocraties », serait plus honnête que de se présenter meilleure que d’autres régimes politiques qui tueraient les leurs. Cela avait été énoncé du Président syrien, à démettre au plus vite de ses fonctions. Combien d’autres Présidents n’ont-ils été dans ce cas et le demeurent?

Mais non, nos fringants journalistes s’attachent chaque jour à nous servir la messe en boucle et quelque soit le média pour lequel ils travaillent. Mieux, ces dénommés professionnels de l’information sont convaincus d’accomplir leur tâche au plus près de leur conscience.

Oublier toute objectivité de la part de nos élus et de leurs serviteurs médiatiques et s’y résoudre devrait suffire à ne plus rien en attendre. Pour ce faire, répétons-nous chaque jour que nous vivons en démocratie, à force, on finit par y croire et à oublier les réalités que ce terme ne désigne plus.

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Insolite et pourtant…

Une passante m’arrête sur le trottoir. Son portable en main, elle désigne le nom d’une rue toute proche et me demande où elle se situe. Je lui indique l’emplacement.

Dans sa question, quelques mots de russe se sont glissés.

Je lui réponds donc dans cette langue, elle ouvre de grands yeux dont je ne sais comment interpréter l’expression. Surprise, soulagement d’échanger dans un idiome qu’elle maîtrise, j’en saurai tout de suite davantage.

Elle est russophone, me dit-elle.

Mais immédiatement elle ajoute qu’elle choisit entre ukrainien et russe selon les interlocuteurs auxquels elle a affaire.

Le temps que je l’accompagne à l’adresse où elle se rend, j’apprends qu’elle est à Genève depuis 4 mois, qu’elle a été accueillie au sein d’une famille qu’elle doit quitter pour une autre.

Elle vient de Kiev où sa fille est restée.

Arrivée avec elle à l’angle de la rue qu’elle cherchait, je lui fais part de ma compassion, lui dis combien cette situation tragique entre peuples autrefois frères m’attriste.

À peine l’ai-je quittée que sur mon chemin, passe un jeune couple. Lui, s’applique à parler russe, elle l’écoute.

Plus loin encore, une jeune maman russophone me dépasse, accompagnée de deux petites filles. L’une est vive, parle beaucoup et paraît contente. L’autre, silencieuse, tient  la main de sa mère, peu loquace.

À Genève, l’ukrainien et le russe s’entendent plusieurs fois par jour au gré des rues de la ville.

En écho aux combats qui se mènent dans un pays qui n’aurait jamais dû devenir le champ de mort que l’on sait depuis plus de 8 ans si la diplomatie avait eu son mot à dire.

L’avoir foulée aux pieds reste impardonnable.

Car c’est aux chancelleries qu’incombe une très grande part de responsabilités dans la désolation que connaît désormais l’Ukraine, devenue ennemie d’un pays dont le peuple partage tant de liens familiaux avec le sien.

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Toute guerre est une tragédie

Vous avez, bien sûr, pris connaissance non seulement du rapport d’Amnesty International sur la guerre en Ukraine mais de la polémique suscitée par ledit rapport.

L’image a été largement véhiculée et continue de l’être pas nos médias, d’une Ukraine victime. Elle l’est!

Mais si seulement elle ne l’était que de sa seule grande voisine! C’est ce qu’ont tenté de faire passer comme message la plus grande partie des milieux politiques et médiatiques avec, à l’appui, l’argument irréfutable de son agression.

Cette manière de rapporter une tragédie équivaut à celle qu’aurait tout témoin qui dirait d’un événement ce qu’il en aurait découvert sur le moment, à savoir sans recul ni aucune idée des circonstances qui ont pu contribuer à le produire.

De ce qui a ravagé le Donbass 8 ans durant, il a largement été question ici.

Du sort de ses enfants aussi. Mais peu, en Occident, ont paru s’en soucier. Normal, quand on ignore une situation, il est d’autant plus difficile d’en parler. Pourtant, ces mêmes ignorants ne se privent pas de s’exprimer désormais.

Alors pour compléter leur point de vue si savant, voici ce qu’écrit une fillette de 13 ans à la Secrétaire générale d’Amnesty International. Faina Savenkova n’en est pas à son premier coup d’essai. Pour qui le souhaite, voici qui vous en apprendra davantage sur elle.

Question d’apporter un éclairage différencié à autant de ces personnes si zélées qu’elles condamnent de facto un pays au nom d’un autre qui ne paraît pas trop regardant sur le destin de ses propres enfants

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Complicité

Le 22 mai 2018, il y a donc plus de quatre ans, à propos de la guerre en Ukraine dont tant de nos compatriotes semblent avoir soudain réalisé l’existence à la fin de l’hiver dernier alors qu’elle sévissait depuis 2014 déjà à nos portes, je partageais ce qui suit sur ce blog:

La perspective d’une réconciliation entre les deux camps qu’elle oppose semble de plus en plus s’éloigner alors que tant de blessures saignent de part et d’autre de la ligne de front qui les sépare.

Et c’est bel et bien là ce qu’il y a de plus tragique.

Qu’un peuple ait pu être pris dans pareille guerre fratricide peut être imputable à qui l’on veut désigner comme responsable. Le fait est que les victimes se comptent d’un côté comme de l’autre d’une population fortement mise à mal.

Dans ce cas, alimenter un conflit comme s’y emploient encore autant de milices en tous genres au profit de puissants intérêts ne peut mener qu’au pire gâchis humain.

Le constat s’est, hélas, avéré sans appel.

Mais, bien sûr, le coupable est connu. Et ne cesser de le dénoncer donne peut-être une certaine bonne conscience à qui s’est si peu soucié des 13’000 vies que la guerre dans le Donbass a ôtées à leurs proches.

Pourvu que l’on puisse avoir l’air de savoir! Et se prononcer alors que l’on s’est si peu soucié de la tragédie qui se jouait déjà depuis nombre d’années dans le Sud-Est de l’Ukraine!

Quelle que soit la raison de pareille attitude, par défaut, elle aura été complice du sang versé.

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Bombarder une cérémonie funéraire et briser le destin d’une fillette de 12 ans

Depuis plusieurs mois, nos médias ont relayé de l’Ukraine, terreur, sang et mort. Sans concession, la Russie a été accusée vu qu’elle a été l’agresseur.

À maintes reprises, ici, il a été question de déplorer -et le terme est bien faible- l’incurie diplomatique qui a oeuvré à la guerre.

Inutile donc de revenir sur le sujet pourtant essentiel pour qui souhaite comprendre comment on a pu en arriver à pareille tragédie.

Car si les enfants meurent en Ukraine, ils meurent depuis des années dans le Donbass.

Dans un silence qui n’honore aucun média de chez nous qui ne manque jamais une occasion de rappeler les « valeurs occidentales ».

En la matière, je vous invite à découvrir l’humanisme à l’oeuvre…et comment préoccupe le sort d’enfants.