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Jacques BAUD réagit à la critique de son livre par Pascal BONIFACE

-Jacques Baud, après avoir suivi la vidéo que Pascal BONIFACE a postée sur Youtube et qui est consacrée à son appréciation de votre livre « Gouverner par les FAKE NEWS », j’ai souhaité avoir votre réaction. Vous avec bien voulu accepter d’en faire part et je vous en remercie.

Jacques BAUD: -En fait, je doute un peu de sa sincérité lorsqu’il affirme avoir lu l’ouvrage. Il n’y a pas un point de juste dans sa critique : il ajoute des éléments qui n’y sont pas, conteste les aveux de l’ex-directeur de la CIA, m’attribue des intentions que je n’ai pas, et n’a manifestement pas compris la finalité de l’ouvrage – pourtant décrite en toutes lettres –, pour finalement le trouver « trop systématique » !

Or, c’est précisément le manque de systématique dans notre manière de traiter l’information, que je critique dans cet ouvrage. En reprenant point par point :

  • Il affirme que la thèse de mon ouvrage est que « les gouvernements occidentaux font des fausses informations pour justifier leurs interventions ». C’est faux ! En fait, la thèse du livre est écrite en toutes lettres dans l’introduction et postule que les décisions occidentales sont le plus souvent basées sur des informations partielles, partiales, souvent erronées et très souvent invérifiées. D’ailleurs l’exemple qu’il donne de la guerre en Irak ne se trouve pas dans mon livre, car ce n’est pas le propos. Je n’affirme pas que les gouvernements créent de vrais mensonges, mais qu’ils utilisent de fausses vérités.
  • Il conteste l’affirmation selon laquelle les Soviétiques sont entrés en Afghanistan à cause de l’action des Etats-Unis. Mais comme je l’écris dans le livre, cette affirmation ne vient pas de moi, mais de l’ancien directeur de la CIA Robert Gates, qui l’écrit dans ses mémoires. En fait, les Soviétiques ne voulaient pas intervenir en Afghanistan et avaient résisté aux demandes répétées du gouvernement afghan de l’aider à stabiliser la situation. La décision américaine déstabiliser le gouvernement afghan dès le début 1979, en soutenant clandestinement la rébellion islamiste (Moudjahidin) a eu pour conséquence de stimuler un terrorisme qui commençait à déborder dans les républiques du sud de l’URSS. Je me rappelle d’ailleurs que nous avions de très nombreux messages – alors SECRET – qui faisaient état d’un terrorisme islamiste, dans les districts militaires du Nord Caucase et du Turkestan. C’est probablement ce qui a incité les Soviétiques à finalement intervenir. Il s’agissait bien sûr de soutenir le régime en place (bien qu’ils aient éliminé le président Amin) mais aussi (et peut être, surtout) de protéger leur frontière Sud. Ce qui explique que parmi les premières troupes terrestres engagées en Afghanistan on trouvait les troupes de gardes-frontières du KGB. L’affirmation de Robert Gates sera plus tard confirmée par les déclaration de l’ancien conseiller à la Sécurité Nationale Zbigniew Brezinski.
  • Quant au Liban, il conteste mes doutes sur le lien automatique que l’on fait aujourd’hui entre le Hezbollah et les attentats de Beyrouth contre les contingents français et américains, en octobre 1983. Pourtant, alors membre des « services », je me rappelle très bien que personne n’était en mesure de dire qui avait perpétré ou commandité les attentats. On a tenté d’expliquer par la suite qu’il s’agissait d’une vengeance de l’Iran pour le soutien apporté par la France et les Etats-Unis à l’Irak dans le Golfe. Mais en fait, on n’en sait rien et cela n’est qu’une hypothèse. On notera que le contingent italien (alors déployé entre les deux autres) n’a pas été visé. Pourtant l’Italie apportait elle aussi un soutien à l’Irak, notamment en lui fournissant des mines (qui ont fait tant de dégâts parmi les fantassins iraniens) et contribuait à la construction de la capacité nucléaire irakienne. Donc l’hypothèse de la vengeance iranienne n’est pas très cohérente. L’hypothèse la plus probable, est que des milices (chiites ?) ont voulu se venger ou pousser les contingents français et américains à cesser de participer aux opérations aux côtés de milices pro-gouvernementales. De fait, en s’associant avec des acteurs locaux, ces contingents n’étaient plus considérés comme des forces d’interposition, mais étaient devenus des parties au conflit. C’était clairement une erreur de stratégie de la France et des États-Unis (pour des raisons différentes). Mais il est évidemment difficile d’accepter que les attentats auraient résulté d’une erreur de stratégie !
  • Notons que les attentats ont été revendiqués par le Mouvement de la Révolution Islamique Libre (MRIL), une organisation inconnue, qu’on n’a jamais pu associer formellement au Hezbollah. De plus, comme je l’écris dans le livre, Caspar Weinberger, secrétaire à la Défense en 1983, déclarera en 2001 qu’on ne savait toujours pas qui étaient les auteurs des attentats!
  • Quant au fait que le Hezbollah existait déjà en avant 1985, c’est une pure spéculation : aucun document officiel ou publication spécialisée entre 1982 et 1985 (date de sa création officielle) ne le mentionnait. D’ailleurs, même les Américains – si rapides à désigner des groupes comme terroristes – n’ont porté le Hezbollah sur leur liste des organisations terroristes qu’en août 1997.
  • On notera par ailleurs, que le gouvernement français n’a considéré la branche armée du Hezbollah comme mouvement terroriste qu’en 2013, soit 30 ans plus tard ! Dans des circonstances d’ailleurs très discutables ! La décision a été prises après l’attentat de Burgas (Bulgarie) en 2013, où les Israéliens prétendaient que le Hezbollah en était l’auteur. Or il s’est avéré plus tard, que le procureur bulgare qui instruisait l’affaire a finalement retiré le Hezbollah de l’acte d’accusation, car aucun élément n’incriminait le Hezbollah dans cet attentat. Pourtant ni la France, ni l’Union Européenne ne sont revenues sur leurs décisions. Ce qui souligne ma thèse que des décisions importantes sont prises sur des informations erronées ou inexactes.
  • Pascal Boniface suggère que je réfute le fait que Bachar al-Assad soit un criminel de guerre. C’est tout simplement faux et cela ne figure nulle part dans mon ouvrage. En revanche, je conteste l’affirmation selon laquelle il chercherait à éliminer son propre peuple (ce qui n’a aucun sens) ainsi que la qualité et l’origine des informations et des chiffres qu’on avance pour affirmer et justifier cette accusation, et qui proviennent exclusivement de l’opposition (y compris pour les organisations internationales).
  • Quant à l’usage d’armes chimiques en Syrie, Pascal Boniface prétend que je cherche à nier que Bachar al-Assad les ait utilisées. C’est inexact. Je constate simplement – et décris en détail – qu’en août 2013, Obama ne s’est pas joint à Hollande, parce que son service de renseignement militaire (la Defense Intelligence Agency – DIA) avait des informations convaincantes que l’emploi d’armes chimiques à la Ghouta n’était probablement pas le fait du gouvernement, mais plutôt des rebelles. Concernant les deux incidents de Khan Sheykhoun (2017) et Douma (2018), le lecteur pourra constater que je conclus qu’on n’en sait rien… ce qui n’a pas empêché les Occidentaux de frapper la Syrie, avant même que des commissions d’enquête aient fait leur travail.
  • Je relève également dans mon livre qu’en avril 2017, soit deux jours après l’incident de Khan Sheykhoun, Pascal Boniface affirmait sur France 5, qu’il n’y avait « aucun doute » que Bachar al-Assad y avait utilisé des armes chimiques. Mais c’était probablement faux, puisque le président Emmanuel Macron, 10 mois plus tard, en février 2018, déclarait que « nous n’avons pas de manière établie par nos services la preuve que des armes chimiques proscrites par les traités ont été utilisées contre les populations civiles ». A la même époque, le général Matthis, alors secrétaire à la Défense américain, déclarait lui aussi que les services américains n’avaient aucune preuve de l’usage d’armes chimiques par l’armée syrienne en 2013 et 2017. Deux mois plus tard, après l’incident de Douma en avril 2018, Emmanuel Macron affirme détenir des preuves de l’utilisation d’armes chimiques, mais le même jour, le général Matthis affirme que les services américains sont toujours à la recherche de ces preuves….

Pour chaque point qu’il évoque dans sa vidéo, Pascal Boniface nie les affirmations d’acteurs de première main ou crée des certitudes à partir d’hypothèses. Je ne voudrais pas utiliser les mots « négationnisme » ou « complotisme » (car il n’a certainement pas d’intention politique ici), mais techniquement, il s’agit du même phénomène. C’est exactement ce que je dénonce dans mon ouvrage.

En fait, il n’a pas compris l’essence de l’ouvrage : contrairement à ce qu’il suggère, je ne dis pas qu’il faut douter de ce disent les gouvernements, mais des éléments qu’ils utilisent pour décider. Car en créant des certitudes à partir de suppositions et réarrangeant les faits, nous poussons nos gouvernements vers des décisions inappropriées et des interventions contraires au droit international aux conséquences imprévisibles.

A la différence d’un chercheur, l’analyste de renseignement produit des documents sur lesquels seront fondées des décisions. Ainsi, un chercheur comme M. Boniface peut se permettre de travailler sur des hypothèses sur la base d’intuitions, de présomptions ou de suppositions, c’est légitime, c’est son travail et c’est utile. Mais pour l’analyste de renseignement, le travail commence là où se termine celui du chercheur : il doit étayer son produit par des faits.

Or, paradoxalement, les faits sont une denrée rare. Les recueillir est un problème majeur dans des conflits complexes, avec des acteurs très différents, aux structures changeantes et quasi-impénétrables parce que très petites. Or, pour différentes raisons, les services de renseignement ont beaucoup moins d’agents sur le terrain qu’on ne l’imagine. C’est d’ailleurs la même chose pour la presse : pour faire des économies, on préfère avoir des « correspondants » qui glanent des informations, le plus souvent dans les rangs de l’opposition. Il en résulte que notre image du conflit n’est restituée qu’à travers un seul prisme : elle est donc partielle, mais – surtout – souvent partiale.

L’absence de faits ou de transparence sur les faits est la porte ouverte au complotisme. Techniquement, le complotisme est le fait de combler les manque d’informations en « réassemblant » les faits en fonction d’une logique et d’objectifs arbitraires. La création d’un « califat mondial » par les islamistes, la « domination du monde » par les juifs, l’élimination du peuple syrien par Bachar al-Assad, etc. sont typiquement des objectifs qui ont été imaginés par quelques obscurs chercheurs, qui ne sont confirmés par aucun élément concret, mais tendent à influencer des individus et des gouvernements.

Mon livre va exactement à l’opposé : il montre ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas, et ce que l’on sait mais ne veut pas voir. Il n’a pas pour objectif de blanchir ou disculper X ou Y, mais de montrer que les décisions de nos gouvernements sont trop souvent basées sur des informations très fragiles et très discutables. La crise du CoViD-19 n’échappe d’ailleurs pas au phénomène, même si elle ne fait pas l’objet du livre.

J’ai donc construit mon livre comme le fait un professionnel du renseignement et un lecteur averti pourra noter que le livre privilégie les sources officielles et de première main, en écartant toutes les informations provenant de sources liées à des extrêmes politiques ou complotistes.

Mon livre est en fait un plaidoyer pour un meilleur usage des services de renseignement, que les décideurs ignorent trop souvent pour prendre des décisions guidées par l’émotion. Car pour moi, déclarer qu’il n’y a aucun doute, alors qu’on ne connait pas l’état de la situation est non seulement intellectuellement malhonnête, mais aussi dangereusement excessif. Les présomptions qui deviennent certitudes engendrent des décisions qui nous conduisent souvent à agir au mépris du droit international, à pratiquer la torture, à frapper des populations civiles de manières disproportionnée, comme l’ont d’ailleurs dénoncé certains militaires français déployés en Syrie. En 2019, les Nations Unies ont observé qu’en Afghanistan les militaires internationaux tuaient plus de civils que ne le font les djihadistes ! On marche sur la tête !

Il est important de ne pas confondre nos sentiments, nos sympathies ou antipathies de citoyen avec les éléments de décision d’un gouvernement. Quoiqu’on pense d’un régime, l’émotion est rarement une solution. Si vraiment on voulait un changement de régime en Iran ou au Venezuela, il suffirait de lever toutes nos sanctions, car ce sont elles qui permettent à ces régimes d’entretenir une cohésion derrière eux. En Afghanistan, mon chauffeur (pachtoune), à la question de savoir ce qu’il pensait des Taliban, me répondait : « Nous n’aimons pas les Taliban, mais s’il faut choisir entre eux et les Occidentaux, nous les choisirons eux ! » Tout est dit.

Notre manière émotionnelle de traiter les crises ne résout rien. Mon expérience montre que dans les nombreux conflits dans lesquels j’ai été témoin, on aurait pu sauver des milliers de vies si on avait eu un doute avant d’agir.

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16 Commentaires

  • Reply Curchod Alain 15 septembre 2020 at 07h29

    J’apprécie la façon logique et factuelle de cette « contre-analyse » qui est le fait d’un journaliste au sens profond du terme et qui intervient en contre-poids des « News » éructées journellement par une presse aux ordres.

  • Reply Hélène Richard-Favre 15 septembre 2020 at 12h21

    Merci de votre remarque, Alain Curchod.

    C’est tout l’intérêt de ce regard porté par Jacques Baud, en effet. Et ce passage de sa réponse est particulièrement éloquent:

    «A la différence d’un chercheur, l’analyste de renseignement produit des documents sur lesquels seront fondées des décisions. Ainsi, un chercheur comme M. Boniface peut se permettre de travailler sur des hypothèses sur la base d’intuitions, de présomptions ou de suppositions, c’est légitime, c’est son travail et c’est utile. Mais pour l’analyste de renseignement, le travail commence là où se termine celui du chercheur : il doit étayer son produit par des faits.

    Or, paradoxalement, les faits sont une denrée rare. Les recueillir est un problème majeur dans des conflits complexes, avec des acteurs très différents, aux structures changeantes et quasi-impénétrables parce que très petites. Or, pour différentes raisons, les services de renseignement ont beaucoup moins d’agents sur le terrain qu’on ne l’imagine. C’est d’ailleurs la même chose pour la presse : pour faire des économies, on préfère avoir des « correspondants » qui glanent des informations, le plus souvent dans les rangs de l’opposition. Il en résulte que notre image du conflit n’est restituée qu’à travers un seul prisme : elle est donc partielle, mais – surtout – souvent partiale »

  • Reply Hélène Richard-Favre 15 septembre 2020 at 12h25

    Et combien de fois ne l’ai-je fait remarquer, cette manière d’informer partiale, vous vous en rappelez, entre autre dans le cadre de la guerre qui n’est toujours pas terminée dans le Sud-Est de l’Ukraine. Mais aussi pour tout ce qui concerne la Russie en général tant on a besoin de la diaboliser. Or on n’est plus capable de faire la différence entre refuser de diaboliser et défendre une information digne de ce nom.

  • Reply Daniel 15 septembre 2020 at 21h06

    Monsieur Baud,

    Je n’ai pas lu votre livre, mais j’ai écouté votre entretien chez Taddeï et lu vos réponses à notre hôte. J’ai beaucoup apprécié les informations dont vous nous faites part, informations souvent si ce n’est toujours de première main, parce que vous étiez sur le terrain comme au Soudan. Certes on ne peut être partout. J’ai aussi lu votre réponse à Boniface dont la tirade est remplie de mensonges. Mais j’avoue ne pas avoir compris votre défense des gouvernements. Je cite :
    « contrairement à ce qu’il [Boniface] suggère, je ne dis pas qu’il faut douter de ce disent les gouvernements, mais des éléments qu’ils utilisent pour décider. Car en créant des certitudes à partir de suppositions et réarrangeant les faits, nous poussons nos gouvernements vers des décisions inappropriées et des interventions contraires au droit international aux conséquences imprévisibles. »
    Ces propos sont d’abord en contradiction avec le titre de votre livre : « Gouverner par les fakes news ». Traduction : gouverner par les mensonges. Ce sont donc bien les gouvernements qui mentent et les services de renseignements sont sous leurs ordres jusqu’à preuve du contraire. S’ils déraillent, transmettent de fausses informations, où sont les sanctions ? Sanctions qui seraient de la responsabilité des gouvernements. Dans les affaires que vous évoquez, avez-vous connaissance de quelconques sanctions qui auraient frappé ceux qui auraient créé « des certitudes à partir de suppositions et réarrangeant les faits » ? Vous semblez hélas exonérer les gouvernements de leurs décisions « inappropriées ». Alors que les gouvernements prennent des décisions POLITIQUES et – c’est mon humble avis – les services de renseignement sont là pour venir en soutien à ces décisions et non l’inverse. Vous n’entrez pas en matière sur le 911, et c’est dommage, vraiment dommage, car ce qui s’est passé ce jour-là explique la suite jusqu’à aujourd’hui et demain. Vous savez ce qu’est le PNAC. Vous voulez des faits, alors prenez connaissance des faits suivants :
    https://wikispooks.com/wiki/9-11/Israel_did_it
    Il y a des lois physiques qu’il n’est pas possible de contourner ou de violer. Vous n’êtes pas sans ignorer les déclarations du Généra Wesley Clark sur le remodelage du Proche-Orient. Il cite 7 pays. Décisions totalement politiques. Faites le compte à ce jour. Il manque seulement l’Iran. Mais c’est en bonne voie. Et peu importe les informations fournies par les services de renseignements. Les gouvernements successifs sont entièrement responsables des mensonges qu’ils distillent. Prenez le cas du Président de la Syrie : sa démonisation n’est pas le fait d’obscurs chercheurs, mais des gouvernements eux-mêmes. Faut-il vous rappeler la déclaration d’un certain Fabius membre du gouvernement français ?
    https://duckduckgo.com/?t=ffsb&q=Fabius+Bachar&ia=web
    Et toujours au sujet de la Syrie, je vous recommande la lecture de ces informations :
    https://arretsurinfo.ch/le-jour-ou-obama-a-empeche-larmee-francaise-de-bombarder-la-syrie/
    Votre explication sur les raisons du renoncement d’Obama est – comment dire – un peu sommaire. Les armes chimiques utilisées en Syrie l’ont été exclusivement par les terroristes, avec une mise en scène cinématographique à fort renfort d’enfants. Cela a été amplement documenté comme dirait Boniface. Encore faut-il ne pas se limiter aux services de renseignement occidentaux, qui s’ils avaient fait leur boulot correctement l’auraient fait savoir avant toute préparation d’agression. Non ? La décision d’annuler d’Obama est intervenue à la dernière minute est n’a rien à voir avec une révélation de… dernière minute. Ne soyons pas naïfs.
    Le complotisme n’existe que comme une insulte contre ceux qui cherchent à établir des vérités qui sont bel et bien enterrées ou exportées (comme les poutres métalliques du WTC pourtant relevant de preuve sur une scène de crime), non par les services de renseignement – quoique… – mais par les gouvernements eux-mêmes.
    Les affaires Skripal et Navalny sont emblématiques de complots montés de toutes pièces par des gouvernements qui ont décidé d’attaquer et de sanctionner la Russie pour des raisons politiques à des moments clés. Les attaques ont été menées par May et Merkel respectivement. Je vous laisse la responsabilité de les considérer éventuellement comme des marionnettes manipulées par les services de renseignements ou par d’autres gouvernements. Je note toutefois leur stupidité à donner crédit et à relayer un scénario abracadabrantesque.
    https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/empoisonnement-de-navalny-au-226864
    Ah, les fameuses lois physique et chimiques…
    Pour rappel :
    https://www.francetvinfo.fr/monde/coree-du-nord/video-la-video-de-l-assassinat-de-kim-jong-nam-a-l-aeroport-de-kuala-lumpur_2067165.html
    Et ce n’était même pas du novitchok. Mais un produit organophosphoré plusieurs fois moins toxique, le VX. 20 minutes ont suffi, sans même une absorption orale.
    Si la Russie est ainsi attaquée, c’est qu’il existe un projet politique – porté par l’hégémon yankee avec l’aide de ses vassaux – de démanteler la Fédération de Russie pour s’emparer des richesses que recèle son territoire. Poutine le sait. Fort heureusement.

    N’ayez aucun doute : par votre livre, vous avez franchi une ligne rouge. Vous n’êtes plus dans le camp des néocons, des atlantistes, ni des gouvernements occidentaux. Vous aimez la vérité et détestez les mensonges, cela ne vous sera pas pardonné. Continuez à vous renseigner. Et posez-vous toujours la question : à qui profite le crime ?
    https://duckduckgo.com/?t=ffsb&q=netanyahu+911&ia=web
    Pour résumer, contrairement à vous, je pense que les gouvernements sont pleinement responsables de leurs décisions.

    • Reply J. Baud 15 septembre 2020 at 22h19

      Cher Monsieur,

      Merci pour votre commentaire.

      En fait, sans vouloir faire de la publicité, je ne peux que vous recommander la lecture de mon ouvrage! Vous y trouverez les réponses à vos nombreuses questions, avec tous les détails.

      Je ne veux pas exonérer les gouvernements de leurs (mauvaises) décisions. Bien au contraire. En revanche, techniquement, je fais une différence entre la fabrication de fausses nouvelles/informations (comme dans le cas des armes de destruction massive par les USA) et l’exploitation de mauvaises informations.

      Pour le premier cas, à défaut d’être honnête, c’est presque « de bonne guerre » si l’on veut atteindre un objectif stratégique.

      Dans le second cas, il s’agit souvent de gouvernements qui se laissent entrainer dans des situations contraires à leurs intérêts. Et là, cela pose des questions de cohérence, d’indépendance, et de la nature des relations internationales. C’est le cas avec l’affaire Skripal, qui aurait simplement pu rester une affaire bilatérale entre la Grande-Bretagne et la Russie, mais qui est devenue une affaire multilatérale, simplement parce que les autres gouvernements n’ont pas su (ou pu) avoir le recul nécessaire pour trouver des solutions moins musclées et inutiles.

      Lorsque l’on ment délibéremment, c’est très certainement contre la morale, mais cela peut aussi être l’expression d’une forme de compétence. En revanche, lorsque l’on parvient pas à détecter qu’on est l’objet d’une manipulation, alors il y a certainement incompétence: soit dans les services de renseignement, soit dans les instances dirigeantes…

      Ceci étant dit, dans tous les cas les gouvernement restent bien sûr comptables de leurs actions.

      Quant au « 9/11 », je ne le traite pratiquement pas dans le livre. pour deux raisons. La première est qu’il y a tant de théories, qu’il aurait fallu lui consacrer un livre entier. La seconde, et la plus importante pour moi, est que je pense que les attentats sont simplement le fait d’un groupe d’individus qui voulaient se venger des frappes américaines d’août 1998, qui avaient frappé indûment des populations qui n’avaient rien à voir avec les attentats de Nairobi et de Dar-es-Salam. Je pense qu’ils ont effectivement reçu une aide extérieure (mais propablement par des individus qui ne connaissaient pas leur objectif), et je ne pense même pas qu’il y ait eu un « commanditaire » (Bin Laden, Arabie Saoudite, etc.) C’est d’ailleurs l’explication qu’ont donné les djihadistes eux-mêmes et je pense qu’elle est cohérente avec les informations que nous avons aujourd’hui.

      Je sais qu’il y a de très nombreuses contradictions et des observations très troublantes quant à ces attentats; mais j’ai constaté que pour chacune on trouve des explications qui me semblent pertinentes. De plus, pour être sincère, je trouve personnellement plus intéressant de creuser l’actualité…

      Je reviendrai probablement sur ces questions dans un entretien ultérieur, si Mme Richard-Favre n’y voit pas d’inconvénient.

  • Reply Charles 05 16 septembre 2020 at 10h16

    Un bémol à la réponse de M. Jacques Baud ci dessus du 15 septembre 22h 19, bien qu elle ne m est pas destinée. Je vous prie de me pardonner pour cette incursion.

    Même si on admet la théorie (Fake News peut être?) donnée par les USA quant à la responsabilité de Ben Laden dans les 9/11, ce dernier n a t il pas été fabriqué de toute pièce par les USA afin de contrer, nous disaient ils, l expansion des russes vers le Sud surtout en Afghanistan. Quand ce monstre de Ben Laden a grossi, il était devenu incontrolable et il a été « tué » en fin de compte par son fabriquant car il avait servi comme un idiot utile. A ce jour, l organisation d Al Qayda est toujours soutenue par ses fabricants via le Qatar, la Turquie voire les USA et même la France. Qui ne se souvient pas de ce qu il a déclaré M. Fabuis (ministre français des affaires étrangères) à Marakech en 2011 au début de la guerre contre la Syrie et ceci lors de ladite 4 ème réunion des Amis de la Syrie? (Amis?! boff..car ils étaient les pires des ennemis de la Syrie) Il a déclaré urbi et orbi: » Al Nosra (= branche principale d Al Qayda en Syrie et en Irak) fait du BON BOULOT en Syrie, sic ». Et même l entourage de M. Bernard Caseuneuve, ministre de l intérieur de M. Hollande puis son P.M en fin de règne de M. Hollande: » Le Djihad n est pas un délit en soi ».

    Bien à Vous.
    Charles 05

  • Reply Charles 05 16 septembre 2020 at 19h27

    Addendum à mon texte du 16 septembre 2020 à 10h15, si vous me le permettez, Merci!

    Voulez-vous que je vous dise dans quels pays voisins de la Syrie et de l Irak, les coupeurs de tête autant les blessés de Daechistes que les autres salopards d Al Nosra/Al Qayda, ont été soignés, requinqués, bichonnés dans des hôpitaux militaires et sur le sol de ses « gentils voisins » puis renvoyés en Syrie et Irak pour continuer leurs « oeuvres » de coupeurs de têtes, pardon « installateurs de Démocratie »?

    Bien à Vous et Merci à votre blog Mme H.R.-F.
    Charles 05

  • Reply Daniel 16 septembre 2020 at 21h13

    Monsieur Baud,

    Un grand merci pour votre réponse à mon commentaire, réponse que je trouve très intéressante à plus d’un titre. Toutefois je m’étonne – si j’ai bien compris le sens de vos mots – que vous exonériez en quelque sorte les gouvernements de la fabrication de fausses informations dans le but d’atteindre un « objectif stratégique ». Cette fabrication, vous l’admettez, n’est ni « honnête », ni « morale » (et je dirais : encore heureux), mais depuis quand est-il question de morale quand il s’agit de pouvoir, de domination, d’hégémonie ? Si on n’est pas naïf, la réponse est : jamais. Contrairement à vous, je pense que le mensonge est une forme d’incompétence à moins de vivre dans un environnement totalitaire. Le malheur est que parfois le mensonge perdure au-delà d’une génération, voire plusieurs, et même aussi longtemps que les intérêts qui sont à l’origine du mensonge sont toujours présents. Le mensonge est une manipulation par excellence. Comme de faire croire que quelqu’un est l’auteur d’un crime alors qu’il est innocent. Parfois il suffit de produire un bouc émissaire, parfois la présomption de culpabilité suffit à force que le mensonge soit répété mille fois. Goebbels avait une formule à ce propos. Vous faites une différence « technique » entre la fabrication de fausses informations – j’y ajouterais le simple fait de garder des informations secrètes – et l’ « exploitation de mauvaises informations ». Vous est-il venu à l’esprit que la fabrication et l’exploitation de mauvaises et donc de fausses informations étaient étroitement liées ?

    L’affaire Skripal a été montée de toutes pièces. Et pas par les Russes qui n’avaient aucun intérêt à se débarrasser d’un ancien traitre qui avait été condamné et échangé. A qui profite la disparition de Skripal ? Est-il seulement vivant ? Le savez-vous ? Skripal a joué un rôle dans le montage du dossier Steele sur le « Russiagate », ce qui implique déjà certains milieux aux USA. Ces personnes qui ont voulu nuire à Trump en alléguant une manipulation du résultat des élections US par la Russie avaient un intérêt à ce que Skripal reste silencieux sur son rôle. Voilà qui est fait. Et au passage on s’en sert pour nuire à la Russie et lui faire jouer le rôle du méchant, du menteur, de l’assassin (raté), etc. D’une pierre deux coups. Et les autres gouvernements ont sauté sur l’occasion pour enfoncer le clou du mensonge. Car il est dans l’intérêt des tous les gouvernements occidentaux d’affaiblir la Russie et de préparer leurs opinions à une guerre contre la Russie, guerre qui est déjà engagée sur les plans idéologiques, politiques et économiques. J’espère que vous en avez conscience. Les gouvernements occidentaux sur ce plan-là sont parfaitement cohérents et agissent en fidèles vassaux de l’hégémon.

    Malheureusement « dans tous les cas » les gouvernements ne rendent jamais des comptes sur leurs actions. Avez-vous vu un quelconque dirigeant occidental condamné par un tribunal national ou international ? Et pourtant les crimes de guerre ne manquent ni en Afghanistan, ni en Irak, ni en Libye, ni en Syrie, ni en Ukraine, ni au Yémen…

    Vous avez écrit : « lorsque l’on parvient pas à détecter qu’on est l’objet d’une manipulation, alors il y a certainement incompétence ». Je suis entièrement d’accord, surtout que quand on n’est pas capable de détecter un mensonge, la manipulation atteint son but. La cause peut en être de « mauvaises informations ». Appliquons cela au 911 si vous le voulez bien. Mais d’abord, pourquoi parler de « théories » ? Pouvons-nous nous attacher aux faits, rien qu’aux faits, en les accumulant ? Certes des connaissances scientifiques sont bien souvent nécessaires, notamment en physique et en chimie. Plus loin vous vous justifiez de la façon suivante : « Je sais qu’il y a de très nombreuses contradictions et des observations très troublantes quant à ces attentats; mais j’ai constaté que pour chacune on trouve des explications qui me semblent pertinentes. » Alors je serai très heureux de connaître vos explications pour les faits suivants :
    • Les 300 fragments osseux tous de moins de 2 cm retrouvés sur le toit de la Deutsche Bank à 130m de distance du WTC ;
    • L’effondrement sur sa base du WTC7 en quelques secondes (6,5 secondes ; chute libre : 6 secondes) ;
    • L’antenne du WTC1 qui commence à s’effondrer avant le toit de l’immeuble ;
    • Cette image : https://1.bp.blogspot.com/_r9lhQTeVJv4/S4llrxZ2FzI/AAAAAAAAHbI/90lFlzN8PRA/s640/gconcgung.JPG
    • Le témoignage d’April Gallup.

    Personnellement je pense qu’il est vain et même impossible de vouloir comprendre le présent si l’on n’a pas compris le passé qui est à l’origine des événements actuels. Je suppose que vous avez lu le PNAC et ce qu’il implique. La politique de l’autruche n’a jamais été, je pense, une politique crédible pour un service de renseignement. Ou bien ?

    Pour aller plus loin :
    https://www.iceberg911.net/jones-1.html

    Une question pour l’ancien agent de renseignement : qui recueille les informations pour loger un « client » en vue de l’assassiner ?

  • Reply J. Baud 17 septembre 2020 at 08h27

    Cher Monsieur,

    Merci pour vos commentaires.

    Concernant la première partie de votre intervention, permettez-moi de clarifier ma position. Je pense que nous sommes dirigés (et ce n’est pas limité à la Suisse!) par des individus qui – d’une manière générale – ne sont plus en mesure de comprendre la complexité des problèmes qu’ils traitent. Ainsi, leurs décisions résultent plus des sondages et d’opportunisme, que d’intelligence et d’anticipation.

    Je ne suis pas sûr que l’affaire Skripal (ou Navalny) sont le produit d’une machination savamment orchestrée. Je pense plutôt qu’il s’agit d’un événement fortuit (empoisonnenent d’origine alimentaire, comme le suggèrent les observations du personnel médical) que l’on a exploité à des fins politiques. En fait, je souligne que l’on n’en sait rien: nous sommes ici dans le domaine des hypothèses.

    Quant au « 9/11 », je ne peux que répéter que je ne me suis pas intéressé à cet événement sous l’angle des conspirations (car de très nombreuses variantes existent). Je sais qu’il existe des informations troublantes (téléphones portables, etc.), mais je constate que toutes ces théories se basent sur des explications très techniques, dans des situations extrêmes, et je ne suis pas certain d’avoir tous les éléments (ni les connaissances techniques) pour porter un jugement valable sur la question.
    Pour illustrer mon propos, la vidéo que j’ai vue qui explique l’effondrement du WTC7 me semble convaincante, mais je ne suis pas en mesure de porter un jugement plus éclairé sur cet événement. (https://youtu.be/JP8RjiKttNs)

  • Reply Daniel 18 septembre 2020 at 23h46

    Monsieur Baud,
    Merci pour votre dernier commentaire. Personnellement je pense que les dirigeants des pays occidentaux savent très bien où ils vont, qui ils favorisent et qui ils défavorisent. Ou plutôt que certaines personnes en coulisses pensent pour eux. Vous aurez remarqué que depuis la fin de l’URSS les capitalistes reprennent leurs billes, ces billes qu’ils avaient lâchées auparavant de peur que les peuples votent « mal ». Une fois l’URSS disparue, tout risque disparu en conséquence, « il faut » vite se rattraper. Je renouvelle ma question : avez-vous lu le PNAC ?
    L’hypothèse d’une intoxication alimentaire des Skripal ? Il me semble qu’il faut être un peu naïf quand on a connaissance de tous les événements qui ont entouré cette affaire. Comme les divagations sur le lieu où ils seraient entrés en contact avec le poison, comme le décès d’une vieille dame, comme la présence d’une chef-infirmière militaire, comme le dossier Steele, comme la raison de la présence de Yulia auprès de son père, comme leur disparition sans explication, comme le contexte de la volonté de sanctionner la Russie, etc.
    Pour Navalny, c est encore pis. L’objectif était/est clairement de faire échouer le Nordstream 2.
    https://fr.sputniknews.com/russie/202009181044446857-situation-de-sputnik-en-france-afrique-et-cooperation-sergei-lavrov-se-livre-dans-une-interview/
    J’ai regardé les 82 premières secondes de la vidéo dont vous avez fourni le lien. Je n’ai pas pu aller plus loin (je la regarderai plus tard en entier). Mais pour le moment je suis atterré. Trois mensonges en moins d’une minute et demi.
    – Les images de l’effondrement sont tellement floues qu’on ne voit pas les explosions tout le long de la façade ;
    – L’incendie était très limité et seulement sur le côté faisant face aux autres bâtiments du WTC ;
    – Les pompiers étaient présents et ont reçu l’ordre de se retirer avant la démolition qui a résulté d’une décision (« We decided to pull it », du propriétaire) ; cela faisait plusieurs heures que les WTC1 et 2 étaient au sol, et les pompiers ne pouvaient donc pas être là-bas vu que les explosions avaient soufflé toute trace d’incendie. Sans parler des débris qui pouvaient encore leur tomber sur la tête.
    Je suis désolé que vous n’ayez pas compris que ce « debunker » fait partie de la même galaxie que Conspiracy Watch qui a tellement apprécié votre livre.
    Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de l’Alaska a démontré le mensonge d’un effondrement par l’incendie.
    Je vous propose à mon tour 3 vidéos :
    https://www.youtube.com/watch?v=GAeqQKiPtkA&feature=youtu.be
    Ici vous verrez les explosions sur les façades de l’immeuble. Vous verrez également le centre de l’immeuble s’effondrer avant les façades. De sorte que l’immeuble s’effondre sur lui-même. (Un immeuble à Madrid a brûlé pendant 24 heures et ne s’est pas effondré, alors il faut arrêter avec le feu comme cause d’un effondrement d’un immeuble à structure métallique.)

    https://www.youtube.com/watch?v=_nyogTsrsgI&feature=youtu.be
    Ici si vous ne comprenez pas qu’il s’agit d’une démolition contrôlée, je ne peux rien faire pour vous.
    https://www.youtube.com/watch?v=CALSC6PonlI&feature=youtu.be
    Ici un petit résumé en moins de 5 minutes.
    C’est quand même bizarre ces gens qui refusent de voir les choses en face à l’exemple du site les-crises qui soutient la version officielle. Ce qui s’est passé le 911 est l’événement le plus important de ce siècle qui a conditionné tout ce qui s’est passé depuis.

    Finalement la présence des fragments osseux sur le toit de la Deutsche Bank permet de comprendre ce qui s’est passé sans l’ombre d’un doute… Vous devriez vous y intéresser. Il n’existe à ma connaissance aucun « debunking » à ce sujet. Et pour cause.

  • Reply J. Baud 19 septembre 2020 at 14h01

    Chers Tous,

    Permettez-moi de répondre collectivement et un peu « pêle-mêle » aux diverses réactions ci-dessus.

    Je ne me suis pas vraiment intéressé aux diverses théories qui tentent d’expliquer le « 9/11 ». J’admets qu’il y a de très nombreux éléments troublants, mais je ne suis pas en mesure de juger s’ils sont troublants parce que mes connaissances du sujet sont limitées ou si parce qu’on « cache » délibérément des éléments.

    Ce qui m’a retenu de me plonger dans ces diverses théories sur le « 9/11 » est le « pourquoi? »

    Quel que soit le complot que l’on étudie, l’élément déterminant et central de la réflexion devrait être l’objectif recherché. Non seulement, celui-ci doit « en valoir la peine », mais encore le gain recherché doit être mis en relation avec le risque encouru. Autrement dit, aurait-il été possible d’atteindre le même objectif à un risque politique (ou autre) moindre?

    Le problème est que nous tentons d’expliquer des événements dont une grande partie des éléments sont inconnus. Assez logiquement, on tente de « combler les trous » à partir de nos connaissances personnelles, mais aussi et surtout à partir de nos préjugés. Cela peut donner des résultats justes mais aussi faux. Mon expérience des relations internationales, des conflits et des milieux du renseignement est que le plus souvent, confronté à un événement peu clair, privilégiez la bêtise! Dans mon livre, je suis revenu sur un certain nombre des affaires discutées ici et vous constaterez que le plus souvent, on a exploité un événement, souvent maladroitement, à des fins politiques.

    Je peux vous dire que les vraies « éliminations » sont celles dont aucun journal n’a jamais parlé! Concernant Skripal ou Navalny (et même Litvinenko), en réalité personne ne sait exactement ce qui s’est passé: des laboratoires ont analysé du poison, personne n’est en mesure de déterminer qui a produit ces poisons (même s’ils ont été initialement développés il y a plus de 40 ans en URSS) et personne ne connaît la main qui a versé le poison. A partir de là, on peut avoir des intuitions, et échafauder des théories, mais en fait, nous n’en savons rien.

    Ceci étant dit, il est légitime de douter et de tenter d’expliquer. Je ne conteste ce droit à personne. En revanche, je conteste aux gouvernements le droit de déclencher des guerres ou des frappes, et d’imposer des sanctions ou des embargos sur de simples suppositions ou des préjugés.

    Je reviendrai sur ces questions de fond lors de mes entretiens avec Mme Hélène Richard-Favre.

  • Reply Daniel 20 septembre 2020 at 01h12

    Monsieur Baud,
    Vous écrivez: « Ce qui m’a retenu de me plonger dans ces diverses théories sur le « 9/11 » est le « pourquoi? » »
    Le pourquoi est pourtant tellement simple, je dirais même enfantin.
    1) Le PNAC;
    2) Le contrôle du pétrole (indispensable pour faire la guerre);
    2a) Parce que le pic du pétrole conventionnel est atteint;
    3) Le remodelage du PO qui concentre les plus grandes réserves de pétrole;
    4) In fine consacrer l’hégémonie de l’empire yankee en s’arrogeant le droit d’intervenir militairement tout le temps et partout: une pax americana et la soumission du reste du monde. Le PNAC.

    Les mensonges: Al Quaeda (création des USA!!!) a organisé le 911, Saddam Hussein soutient Al Quaeda, donc on agresse l’Irak qui détient, cerise sur le gâteau, des ADM… et du pétrole, surtout du pétrole.

    Il ne s’agit pas de « se plonger dans ces théories » (lesquelles?), il s’agit de considérer les faits. Et d’en tirer les conclusions. Avant le « pourquoi », dans une enquête on s’intéresse au « quoi » et au « comment ». Le mobile suit.

    Vous parlez théories et vous refusez de parler des faits qui impliquent que la version officielle est une série de mensonges. Vous savez que les gouvernements mentent, mais vous refusez de considérer les mensonges du gouvernement US sur le 911. Pourquoi? De quoi avez-vous peur?

    Opération Beluga.
    Pour un agent de renseignement vous êtes très mal renseigné sur l’assassinat de Litvinenko.
    Pour information:
    https://arretsurinfo.ch/le-capitaine-barril-jai-la-preuve-de-qui-a-tue-litvinenko-ce-nest-pas-la-russie/
    https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2018/03/15/operation-beluga-un-complot-anglo-americain-pour-discrediter-poutine-et-destabiliser-la-russie/

    Skripal et Navalny, épisodes 2 et 3 de la même mauvaise série. Vous écrivez : « des laboratoires ont analysé du poison ». Vraiment ? Avez-vous participé aux analyses ou rapportez-vous ce que les MSM ont écrit ? Avez-vous la preuve que du poison a été versé? Par qui?

    « En revanche, je conteste aux gouvernements le droit de déclencher des guerres ou des frappes, et d’imposer des sanctions ou des embargos sur de simples suppositions ou des préjugés. »
    Vous pouvez contester tout ce que vous voulez, cela ne changera rien et vous n’empêcherez pas les guerres qui sont et seront déclenchées pour des raisons d’intérêts (accès aux ressources) et de domination. Le reste n’est que prétexte pour faire avaler la pilule.

    Finalement comment dois-je interpréter votre absence de réponses à mes questions?

  • Reply Baud 20 septembre 2020 at 19h54

    Cher Daniel,

    Je ne suis pas sûr de ce qui est enfantin…

    Pour intervenir à la Grenade, au Panama, en Bosnie, en Irak, en Libye, en Syrie, sans parler des interventions plus « silencieuses », les Américains n’ont pas eu besoin de massacrer 3000 de leur concitoyens! Ils ne l’auraient fait que pour attaquer le régime des Taliban, le régime sans doute le moins populaire du monde, qu’on aurait simplement pu attaquer en invoquant de principe de « Responsabilité de protéger » (R2P)?

    Par ailleurs, ce ne sont pas les États-Unis qui sont les principaux bénéficiaires de la production pétrolière irakienne depuis 2003, mais… la Chine! (https://www.nytimes.com/2013/06/03/world/middleeast/china-reaps-biggest-benefits-of-iraq-oil-boom.html)

    Avant de vous élever contre mes arguments, lisez mon livre et vous constaterez que vous êtes en train de donner des coups d’épée dans l’eau: la réalité est bien pire que ce que vous croyez être …et plus subtile!…

  • Reply Daniel 21 septembre 2020 at 00h37

    Monsieur Baud,

    La Grenade, le Panama (avec leur ami Noriega), la Yougoslavie, c’était avant le 911, et effectivement les USA n’ont pas eu besoin d’un nouveau Pearl Harbour, de même que pour l’Iran (1953), Cuba, le Chili et j’en passe. Par contre pour l’Irak, la Libye, la Syrie, le Liban, le Yémen, et le remodelage du PO, c’est après le 911, et le déclenchement de la « guerre au terrorisme ». Un plan élaboré très tôt et même très vraisemblablement avant le 911:
    https://www.dailymotion.com/video/x4zguwp

    Résultat, le chaos dans ces pays du PO et des guerres sans fin.

    Alors non, avancer même conditionnellement que le 911 n’aurait servi que pour attaquer l’Afghanistan – et sous un faux prétexte en plus – c’est de la désinformation. « [L]e moins populaire du monde »… c’est 1) à démontrer, 2) un gouvernement installé et soutenu par… les USA. Il faut un bon motif (même faux) pour attaquer un allié, non ?

    Il est vrai que les USA ne sont pas importateurs du pétrole irakien. Mais ce qui compte, c’est moins qui importe le pétrole que celui qui en tire les bénéfices financiers. Vous connaissez Haliburton :
    https://www.liberation.fr/futurs/2004/04/29/halliburton-se-dope-a-l-irak_477727

    Et pour le partage des revenus pétroliers :
    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/un-monde-d-avance/en-irak-les-revenus-du-petrole-echappent-encore-et-toujours-a-la-population_2914825.html

    Alors oui, ils n’ont pas pu tout prévoir, car il faut aussi reconnaître qu’ils ont une méconnaissance du monde arabe, même s’ils continuent de tirer des ficelles et d’avoir des bases en Irak, ce qui est le plus important pour le contrôle de la région et lancer leur attaque suivante contre la Syrie par terroristes interposés. Et contre l’Iran. Vous vous rappelez que les USA avaient soutenu l’Irak dans sa guerre contre l’Iran.

    Sur le 911, je ne vois aucun argument de votre part, seulement des suppositions qui ne sont pas basées sur des faits, mais sur des considérations morales. S’il-vous-plaît, faites-moi plaisir, laissons la morale de côté quand il s’agit des USA (prisons secrètes, tortures, Guantanamo, Abou Graïb, Colin Powell, traités rompus unilatéralement, non respectés, chantages, etc.).

    Par contre, lorsque j’évoque le 911, je considère les faits, rien que les faits. Et quelques conclusions indubitables une fois que ces faits ont été établis. Jusqu’à présent vous ne m’avez répondu que sur le WTC7 qui est l’un seulement des « smoking guns ». Je vous ai démontré que votre croyance en un effondrement dû aux seuls incendies était infondée. Alors de deux choses l’une, soit vous persistez à croire que l’immeuble s’est effondré comme le prétend la VO, et cela devient irrationnel, soit vous admettez qu’il s’agit d’une démolition contrôlée, avec des conséquences certaines, mais qui heurtent vos croyances.

    Veuillez, je vous prie, considérer les fragments osseux retrouvés sur le toit de la Deutsche Bank. Nous avons ici à mon humble avis la preuve absolue du crime.

    Maintenant je suis devenu curieux de lire votre livre, ne serait-ce que juste pour savoir ce que j’ignorerais.

    De la dernière de couverture :
    « Quels sont les faits qui permettent d’affirmer que l’État islamique cherche à créer une guerre civile en France ; que le président syrien Bachar al-Assad a utilisé des armes chimiques ; que Vladimir Poutine tente de déstabiliser nos démocraties ; que le terrorisme a frappé la France, non pas pour ce qu’elle fait, mais pour ce qu’elle est ; que le génocide au Darfour a fait 400 000 victimes ?… Littéralement aucun, mais ces affirmations suffisent à asseoir la politique étrangère des pays occidentaux. »

    Sur tous ces sujets – sauf sur le Darfour que je n’ai pas étudié et où je suis tout-à-fait prêt à vous croire puisque vous avez été sur le terrain – je suis sur la même ligne que vous, sans avoir eu besoin de vous lire.

    Ici on vous a habillé pour l’hiver. Bienvenue au club !
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Baud

    Wikipedia, sur les sujets importants, est contrôlé par les agences de renseignement, non pour récolter des informations bien sûr, mais pour diffuser leur propagande. Cette notice aligne mensonge sur mensonge.

    Pour en revenir au 911, il est clair que ceux qui refusent les mensonges de la VO sont immédiatement catalogués et très certainement ostracisés. Le meilleur exemple est Olivier Berruyer qui a réalisé un dossier sur le 911 tout à la gloire de la VO pour ne pas être accusé de « conspirationisme » et ne pas perdre de ce fait l’accès aux médias.

    Faire une enquête basée sur des faits et des connaissances scientifiques et dénoncer des mensonges n’est jamais un « coup d’épée dans l’eau ». Ou alors autant aller cultiver son champ ou planter des arbres.

  • Reply Daniel 21 septembre 2020 at 14h54

    Encore un qui se joint au club:
    https://francais.rt.com/france/78616-navalny-bielorussie-cia-reactions-propos-eric-zemmour-cnews
    Ca les rend fous.

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