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Manuel Valls, sa parole pour -ou contre- la France

Allons, ne sombrons pas dans le défaitisme, tout va bien, la campagne présidentielle française nous donne droit, chaque jour, à sa petite trahison qui, bien sûr, n’en est pas une.
Voici que Manuel Valls se défend d’avoir jamais dit qu’il se rallierait à Emmanuel Macron tandis que, dans le cadre de la Primaire de la gauche, il a été demandé à tous les candidats de s’engager à soutenir le gagnant, en l’occurrence, Benoît Hamon.
Si cette parole donnée et entendue par un peu plus d’1 million et demi de citoyennes et de citoyens français ne compte pas, c’est qu’elle a une raison supérieure.
En effet, dans l’entourage de Manuel Valls, on explique qu’il agirait en homme d’Etat et non en courtisan.
Ah la bonne heure, nous voici rassurés, la France passe avant tout intérêt personnel.
Ils sont nombreux à avoir martelé combien l’intérêt général devait primer, pourquoi ce vaincu de la Primaire de la gauche n’en serait-il?
Le million et demi de participant(e)s à ladite Primaire le comprendra qui a dépensé 1 euro pour élire son candidat. Après tout, dans le contexte général, une parole donnée bafouée n’en vaudrait-elle pas une autre?
En tous les cas, pour qui sait de longue date que la politique n’est qu’une question d’intérêts, une trahison de plus ou de moins ne va rien changer.
Pour qui, au contraire, avait encore une conception morale et éthique de la politique, là, alors, c’est une autre question.
Et c’est peut-être la réponse qui y sera accordée qui décidera du scrutin de l’élection présidentielle française.

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