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#balancetonporc #metoo

Culture, Politique, société, Voix

Joe Biden, Darius Rochebin, le deux poids deux mesures des #metoo

Donc, pour des gestes estimés déplacés, pardon, pour des gestes estimés relever de harcèlement sexuel, on va se plaindre à la direction d’une entreprise qui ferme les yeux.

Et des années plus tard, car à lire les témoignages des victimes de ces « harcèlements sexuels », ils ne dateraient pas d’hier ni d’avant-hier, des années plus tard donc, on trouve le bon journaliste qui en traitera.

Et ce « bon journaliste », après une enquête qu’il aurait menée durant des mois, trouve un bon journal qui la publie.

Ouf, l’honneur de la profession est sauf!

Qui sait, peut-être que, fiers de leur succès, ces bons journalistes se risqueront sur la piste d’un homme « connu pour être tactile avec les femmes » !

Oui, selon cet article dont le lien est indiqué en bleu ci-dessus, Joe Biden aurait aussi été accusé de harcèlement sexuel, tout comme Darius Rochebin.

Alors?

Alors, soit on lutte contre le harcèlement sexuel soit pas.

Car se féliciter de l’élection d’un homme « connu pour être tactile avec les femmes » et se féliciter de la chute d’un autre sans le moindre début de procès, cherchez la logique!

Que Darius Rochebin soit jugé coupable des comportements incriminés par autant de témoins dont on ignore l’identité, est-ce la justice d’aujourd’hui?

Qu’elle s’exerce de manière cohérente, dans ce cas!

Un talentueux journaliste voit sa carrière brisée au nom de #metoo, un nouveau Président des Etats-Unis vient d’être élu dans l’amnésie de #metoo.

Politique, société

J’ai vu des hommes et j’ai vu autant de femmes … sans hashtag

J’ai vu des hommes souffrir et rester fidèles à leur épouse. J’ai vu des hommes en couple et grappiller le plaisir là où il s’offrait. J’ai vu des hommes multiplier les relations sans autre souci moral.
J’ai vu des hommes aimer des femmes avec passion, avec tendresse, j’ai vu des hommes en désirer sans fin, j’ai vu des hommes en pleurer, j’ai vu des hommes en rejeter, en injurier, en maudire
Et j’ai vu autant de femmes souffrir et demeurer loyales à leur époux, autant de femmes en couple et saisir le plaisir qui se présentait, autant de femmes compter leurs amants au-delà des dix doigts de leurs mains.
Et j’ai vu autant de femmes aimer des hommes avec ardeur et douceur, autant de femmes en rêver à n’en plus finir, j’ai vu autant de femmes éplorées, se détourner à jamais des hommes, en insulter, en vouer aux gémonies.
Les relations entre hommes et femmes ne se résument pas à ces comportements qui ne cessent de mobiliser nos multiples médias et autres réseaux sociaux.
Les relations entre hommes et femmes sont tissées de pulsions et d’idéaux, de projections et d’interdits, elles ne se ramènent jamais à autant de propos sommaires flanqués de #.
L’homme et la femme, leur enlever ce qui les lie, les attire, les sépare, les unit, c’est baliser leur vie au nom de revendications qui jettent pêle-mêle en public ce qui relève de la justice et, parfois, de la médecine.

Culture, Politique, société

La violence faite aux femmes, la belle ou sinistre affaire?

Dans des Etats qui se revendiquent de droit, assister à de telles mises à mort de personnalités publiques, force est de relever que la présomption d’innocence y prend un sacré coup.
Combien d’images de personnalités que la justice n’avait pas encore condamnées ont-elles été diffusées de la manière la plus humiliante qui soit?
On se rappelle, bien sûr, Dominique Strauss-Kahn, photographié et affiché sur les écrans et les journaux du monde entier, menotté et encadré par la police alors qu’il quittait le commissariat de Harlem à New York. C’était en mai 2011.
Cet homme, qu’on l’apprécie ou non a été exhibé comme du gibet. De même, désormais, tous ceux dont les comportements sexuels sont soudain dénoncés alors qu’ils ne semblent pas dater d’hier.
La volonté de politiser les relations entre femmes et hommes est une évidence. Et les médias en font leurs unes, leurs éditoriaux, leurs chroniques et leurs débats.
A suivre, en l’occurrence, celui qui s’est déroulé récemment sur la RTS, il apparaît comment oeuvre le regard de ce journaliste du Temps qui a enquêté et de ces autres qui volent au secours d’une femme tandis qu’elle serait larguée par des membres de son propre parti.
C’est si facile de descendre ou de récupérer une femme ou un homme à sa cause. En l’occurrence, par le comportement sexuel déviant, abusif qui va être dénoncé.
Cela s’est fait pour les migrants avec l’affaire des viols de Cologne, cela se fait avec telle ou tel élu(e), cela s’est fait avec telle ou telle personnalité du monde culturel.
Si vraiment la violence faite aux femmes était concernée, il y a longtemps que des mesures réelles auraient été prises. Au lieu de quoi, on s’en saisit pour en faire la cause d’un quinquennat.