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Liban, 2013-2020, histoire d’un drame

En pleine période virale, en pleine période de récession, Beyrouth s’enflamme. Les images de la ville dévastée nous ont toutes et tous choqué(e)s alors que la mort et la misère sont venues s’ajouter à celles déjà existantes.

Plusieurs médias relatent les faits dès le début, à savoir depuis le départ, en septembre 2013 du port géorgien de Batumi, d’un navire battant pavillon moldave, propriété d’un armateur russe vivant à Chypre, et avec à son bord un équipage pour majorité d’origine ukrainienne.

Ensuite, les versions divergent.

Le bateau devait se rendre avec sa cargaison de nitrate d’ammonium au Mozambique, ce que ce pays dément. Et puis, après avoir fait escale en Grèce, l’équipage du bateau aurait reçu ordre de la part de son propriétaire, de se rendre à Beyrouth pour y récupérer une cargaison supplémentaire.

Il s’agissait de rentabiliser le voyage, raison pour laquelle aurait dû être livré, depuis le Liban, du matériel de chantier à la Jordanie mais le bateau a été retenu au port de Beyrouth en novembre 2013.

C’est alors que la responsabilité de diverses instances libanaises sont en jeu qui se renvoient toutes la balle. Le fait est que seize personnes auraient été arrêtées dans le cadre de l’enquête ouverte après l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et tant d’autres quartiers de la ville.

S’agissant de l’explosion, elle pourrait être due à des travaux de soudure effectués dans un hangar où des fissures à colmater avaient été signalées. Ce hangar abritait, pour sa part, des feux d’artifices et était voisin de celui où était stocké le nitrate d’ammonium.

Ces faits sont rapportés de la même manière dans plusieurs médias, à quelques petites nuances près. Puissent les interprétations qui leur seront données ne pas glisser vers autant d’accusations à l’emporte-pièce, c’est tout ce que l’on souhaite vu la complexité de l’affaire.

Pour ma part, je ne puis que dire combien je pense à toutes celles et ceux qui portent le Liban au plus profond de leur coeur tandis que le destin le frappe sans relâche depuis des dizaines et des dizaines d’années.

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L’humanisme pris en otage

A lire, à entendre ces personnes qui disent s’être rendues en Grèce dans les centres appelés hot spots et dont elles dénoncent avec virulence les conditions d’accueil de migrants, on ne peut bien sûr pas rester indifférent.

Du moins si l’on a un coeur. Mais c’est la raison qui interroge, car elle souhaite comprendre. Ne serait-ce que ce qui a permis d’en arriver à pareille situation.

Or pour autant de ces pourfendeurs de « l’Europe », c’est avant tout l’Union Européenne qui est visée.

Sans compter, bien sûr et de manière explicite comme l’a énoncé Jean Ziegler, ce qui est souvent désigné comme « régime », à savoir celui de Damas et de son allié russe.

De fait et une fois les innocents et les coupables désignés, on y va et on ne ménage plus sa peine pour distribuer les bons et les mauvais points.

Mais qui a le droit de s’approprier ainsi la bonne conscience, celle qui lutte pour le bien des uns et blâme la faute d’autres?

Imaginez un peu, nos frontières suisse allègrement franchies et nos campagnes peuplées de migrants.

Y trouvera-t-on, à leur chevet, aussi longtemps que durera leur occupation des lieux, ces généreuses personnes pour les soutenir?

Comment vivraient-elles la quiétude de leur résidence, rurale ou urbaine, soudain voisine de cette misère qui les désole tant quand vingt-quatre heures sur vingt-quatre et des années durant, ces « persécutés » partageraient leur espace?

Les Grecs seraient des corrompus? Des monstres insensibles à autant de  familles parties à la hâte vers quelque horizon plus heureux que celui qui n’est de loin pas que celui de pays en guerre?

Non, l’humanisme n’est pas que du seul côté de qui dénonce.

L’humanisme est tout aussi bien de celui de tant d’insulaires grecs qui, livrés à ce que la politique leur sert chaque jour, vivent au quotidien et depuis des années avec des femmes, des enfants et des hommes qu’on encourage à venir s’échouer dans ces camps de la honte.

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Ces persécutés qui rêvent d’un sort meilleur…

Pardonnez-moi, pour reprendre l’intitulé de la célèbre émission animée par notre non moins célèbre journaliste Darius Rochebin, pardonnez-moi donc, Monsieur Ziegler de revenir à vous.

Mais comme je suis en train de lire votre dernier livre, « Lesbos, la honte de l’Europe », je me sens proche de vous quant à la sensibilité humaine qui vous anime.

Sauf que la mienne ne rejoint pas tout à fait la vôtre, vous l’aurez bien compris au cas, très hypothétique où vous auriez lu les sujets que je consacre à votre approche de l’accueil (non) réservé par la Grèce aux exilés de tous pays.

Car oui, il faut le dire et contrairement à ce que vous avez laissé entendre en parlant de la Syrie et de la lourde responsabilité que vous attribuez à la Russie de la guerre qui y sévit, contrairement donc à ce que l’on pourrait croire à vous avoir écouté, ces « persécutés » comme vous les appelez ne sont pas issus que de ce seul pays en guerre.

Hélas, cet article nous le confirme, article pas même publié sur un site dont on aurait pu penser qu’il fût, au pire,  « complotiste » au moins pire, « réac ». Non, cet article figure sur le site de BFM avec RMC. Que penser, alors, d’autant de Maghrébins en quête de travail?

Que les raisons qu’ils invoquent pour avoir rejoint autant de « persécutés » seraient celles de personnes qui auraient « tout perdu »? Que leur raison d’être en attente d’un très imaginaire Eldorado soient légitimes?

Oui, je vous le concède, il est bien difficile, pour un humaniste qui se respecte, de s’y retrouver parmi autant de « persécutés ».

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Situation surréaliste à la frontière greco-turque, Monsieur Ziegler, qu’en pensez-vous?

Cher Monsieur Ziegler,

A la suite de mon précédent sujet de blog dans lequel je m’adressais à vous, je serais curieuse de connaître votre avis sur pareille information en image:

«  Situation surréaliste. Un véhicule turc « HIZIR / ATES », que la Turquie a reçu de mai à août 2019, avec un projet financé à 75% par l’Europe (nous l’avons payé), tente de faire tomber la clôture à Evros. »

Cela vaudrait bien un nouveau chapitre à votre livre « Lesbos, la honte de l’Europe », non? Nouveau chapitre ou, pourquoi pas et encore plus judicieux, nouvel ouvrage!

Mais évidemment que tout cela exigerait une telle remise en cause de ce qui vous a acquis un public certain qu’on oubliera.

Que, comme n’importe quelle personne sensible à la condition humaine, vous l’ayez été à celle de « persécutés » comme vous appelez ceux que d’autres nomment « migrants », se conçoit.

Mais est-ce bien nécessaire de désigner les coupables sans la moindre nuance?

 

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Ni la Russie, ni la Grèce ne méritent d’être traitées ainsi

Non, Monsieur Ziegler, en dépit de toute la sympathie que l’on peut vous porter, ce que vous avez dit de la Russie, ce que vous avez dit de la Grèce lors de la présentation de votre récent ouvrage paru au Seuil est indigne de l’Universitaire que vous êtes.

Ce 6 mars chez PAYOT Rive-Gauche à Genève,  en effet, où vous avez été invité à parler de votre livre, « Lesbos, la honte de l’Europe », vous avez accusé Vladimir Poutine d’être un « génocidaire » et avez vu la Russie, responsable de la situation actuelle  en Syrie.

Mieux, il vous a suffi d’énumérer l’ensemble des dégâts qu’elle a causés pour avoir l’approbation d’un public présent en nombre. A cela seulement se mesure le succès d’un matraquage médiatique qui ose encore s’appeler information.

La Russie? Poutine? Coupables. Mieux, criminels. Pis, génocidaires.

Fortement ébranlé par ce que vous avez découvert des conditions dans lesquelles se retrouvent autant de « persécutés » -terme que vous avez souvent employé pour désigner celles et ceux qui ont fui leur pays- vous vous érigez en juge et censeur.

Monsieur Ziegler, la situation qui prévaut en Grèce est autrement plus complexe que celle que vous avez dessinée à grands coups d’accusations lancées ici et là avec, en dernier ressort et suprême coupable, le Président Poutine.

Je suis venue vous écouter, ce soir, par amour pour la Grèce. Oui, ce pays qui a une histoire dont peu mesurent l’ampleur des souffrances qu’il a connues.

Qui a une idée de ce que fut la guerre d’indépendance avec ses 200.000 morts?

Qui a une idée de ce que fut la guerre civile qui a sévi juste après la deuxième guerre mondiale et qui a fait 150.000 morts et une centaine de milliers de réfugiés?

Quant à la longue tradition d’accueil dont jouit la Grèce, elle n’est plus à prouver.

Alors parler de la corruption qui la gangrène, c’est un peu vite se dédouaner face à ce que représente un tel flux migratoire auquel elle doit faire face.

Monsieur Ziegler, est-ce votre humanisme au-dessus de tout soupçon qui vous confère pareille autorité à prononcer autant de sentences?

Voici une séquence à méditer, celle qui oppose Hubert Védrine à Eric Zemmour.

Autant dire qu’on est un peu ailleurs dans la réflexion et l’analyse et qu’y porter attention vaut autant que celle que je vous ai portée en venant vous écouter ce soir.

Politique, société

Mati, en Grèce, rayée de la carte

Hier, j’ai évoqué la France qui se déchirait et la Grèce qui brûlait.
Certes, les deux problématiques sont étrangères l’une à l’autre. Aucune comparaison n’est possible, bien sûr, sinon à l’échelle humaine.
Or de cette échelle, justement, il en est souvent fait mention lorsque des droits qualifiés d’humains, sont bafoués.
Nombre d’incendies qui ravagent la Grèce sont d’origine criminelle.
Dans les années 1970, déjà, des pans entiers de terre brûlaient. Un peu plus tard, surgissaient des complexes immobiliers, hôteliers de préférence.
Cela, nombre de Grecs le savent.
Quelle lutte engager quand le profit domine tout autre souci? Partout dans le monde ce comportement s’observe.
Et oui, il existe des êtres sans conscience sinon la leur, rien de très nouveau et cependant, toujours dommageable.
A Mati, cette petite cité balnéaire désormais rayée de la carte, l’Eglise a échappé aux flammes. Hasard ou pas, le fait est là.

Politique, société

La France se déchire, la Grèce brûle…

Depuis que le journal Le Monde a révélé ce qui désormais s’appelle l’affaire Benalla, beaucoup s’agitent, brandissent tel ou tel carton plutôt rouge que jaune pour sanctionner le gouvernement.
Le Président d’encore toutes les Françaises et de tous les Français trouvera sans doute la parade. Fort de sa pensée complexe, entouré de ses conseillers, nous dira-t-il qu’il assume?
Ce verbe, ne l’oublions pas, est un classique de son répertoire.
Emmanuel Macron est intelligent et n’est pas prêt de se laisser inquiéter par la foule de mécontent(e)s qui le verraient déjà hors de l’Elysée.
Au mieux ou au pire. à choix, son entourage sera remodelé et encore… Pendant ce temps-là, le feu ravage les environs d’Athènes. 
Pensée à tant d’êtres désemparés, pris par les flammes qui ont détruit leur univers et emporté avec elles plus de soixante vies.

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Questions

capture d’écran youtube
Sous le précédent sujet de ce blog, un commentateur a indiqué le lien à une video. Dans cette video, on découvre comment oeuvrent cynisme et trahison.
De cynisme, il en avait été question ici, avec les déclarations de Georges Friedman au sujet de la Russie.
Là, en l’occurrence, nous sommes en France avec Emmanuel Macron mais aussi avec son prédécesseur, François Hollande.
On pourrait tout aussi bien être en Grèce ou dans tant d’autres pays où les promesses électorales sont aussi vite oubliées qu’elles ont pu être formulées juste pour appâter l’électorat.
Faut-il donc être à ce point avide de pouvoir pour brader la confiance sollicitée par autant de candidats à gouverner?
Dénoncer les abus de droits humains comme s’y emploient tant de personnes engagées aux quatre coins de la planète alors que la confiance est piétinée jour après jour par autant de celles et ceux qui ont appelé à l’accorder?
Marteler à tout va combien les minorités sont bafouées alors que règne l’abus d’autant de personnes qui ont apporté leur soutien à une candidature qui leur semblait prometteuse?
Duplicité et mépris devraient-ils donc gérer notre vaste monde? 
Poser ces questions est presque y répondre tant veille encore et encore l’espoir qu’enfin surgissent des personnalités dignes des peuples qui les ont appelées à les représenter.

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Laïcité, un principe qui s’applique comment?

On nous explique dans tel ou tel article, que les croix qui ont été posées avant 1905 ne seraient pas concernées par ladite loi sur la laïcité et, de fait, pas touchées par une quelconque suppression.
Que penser, alors, de celle qui a été enlevée récemment à Poitiers alors même que, selon ce rappel publié en guise d’explication et de justificatif, elle n’aurait pas dû être concernée?
Il ne s’agit pas, ici, de se porter au secours de signes religieux quelconques mais de tenter de saisir la cohérence d’actions menées au nom de la loi.
Pour le reste, voici sur le sculpteur russe, créateur de la statue qui fait polémique. Il en a été question ici.
Cela dit et en matière de croix supprimée, on se rappellera aussi comment certaines grandes marques n’ont pas hésité à les faire disparaître pour, sans doute, ne pas heurter quelques grands esprits ou autres sensibilités dites laïques.

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Le fainéant vu par Vincent van Gogh et Frédéric Deligne

Depuis Athènes où il s’est rendu en visite, Emmanuel Macron a fait usage d’un terme aux résonances diversement perçues.
Ci-dessus en illustration, le dessinateur de presse Frédéric Deligne y a mis sa touche habituelle d’humour. Mais bien avant lui, le peintre Vincent van Gogh s’est exprimé sur le sujet dans une des lettres qu’il a adressées à son frère Theo de manière quasi quotidienne, dix-huit ans durant.
L’extrait qui suit m’a été envoyé en commentaire par un des intervenants de ce blog. Il a tenu à rester anonyme mais s’est réjoui de voir publiée et portée à réflexion, ici, cette citation tirée des Lettres à son frère Théo de Vincent van Gogh:
Il y a celui qui est fainéant par paresse et lâcheté de caractère, par la bassesse de sa nature, tu peux si tu juges bon me prendre pour un tel.
Puis il y a l’autre fainéant, le fainéant bien malgré lui, qui est rongé intérieurement par un grand désir d’action, qui ne fait rien, parce qu’il est dans l’impossibilité de rien faire puisqu’il est comme en prison dans quelque chose, parce qu’il n’a pas ce qui lui faudrait pour être productif, parce que la fatalité des circonstances le réduit à ce point; un tel ne sait pas toujours lui-même ce qu’il pourrait faire, mais il sent par instinct: pourtant je suis bon à quelque chose, je me sens une raison d’être! Je sais que je pourrais être un tout autre homme! A quoi donc pourrais-je être utile, à quoi pourrais-je servir? Il y a quelque chose au dedans de moi, qu’est-ce que c’est donc?