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Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Quand un passé kagébiste n’est pas bon à rappeler

On ne rêve même pas quand on lit cet article, non. Il vaut la peine de découvrir le lyrisme de BHL, sa ferveur à défendre tant de personnalités!

Parmi elles, la journaliste biélorusse, lauréate du Prix Nobel de littérature en 2015, journaliste dont, curieusement, on rappelle bien moins souvent le passé que celui de tant d’autres.

Journaliste qui, en son temps, dressait les louanges du fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB et de l’actuel FSB dont on se plaît toujours à rappeler que Vladimir Poutine en était.

Et pourquoi ne pas procéder de même avec celle qui promettait de venir avec son fils honorer sur sa tombe, la mémoire de Félix DZERZHINSKI comme indiqué ici?

Cet homme qu’elle porte en telle estime, préoccupé de traquer les « ennemis du peuple » semble davantage mu par une volonté d’extermination que de salut pour toute personne qui n’entrerait pas dans les rangs dictés par les Soviets.

Certes, à cette époque, l’actuelle Nobel de littérature était peut-être obligée d’admirer les héros de la Révolution? Ou alors, ne souhaitait pas mettre en péril les avantages reçus par son appartenance à l’Union des Ecrivains?

Quoi qu’il en soit, ce passé soviétique lui a tout de même profité, ne serait-ce que pour ses activités de journaliste. Qu’elle soit devenue, désormais, une référence quasi incontournable de l’Occident la protège de tout regard trop indiscret…

Quant à la formule désormais consacrée d’« opposant no 1 » pour identifier Alexeï NAVALANY, c’est à force d’être inlassablement répétée qu’on espère -et qu’on risque bien de- la faire entrer une fois pour toutes dans les cerveaux.

Ainsi va notre monde et son philosophe en chemise blanche qui l’arpente et discourt sur sa partie « libre », celle d’un Occident tellement défenseur de droits que la répression lui serait inconnue ou peu s’en faut.

A la bonne heure!

Culture, Politique

Que veut Poutine, questionne un ixième ouvrage consacré au Président russe et paru en 2016. Et l’Occident, lui répond l’écho?

« Que veut Poutine? », interroge tel spécialiste dans un ouvrage paru en 2016, au sujet duquel il était interviewé sur le plateau d’une chaîne publique d’information.
Or la question vaut aussi d’être posée à ces média eux-mêmes. Et tout autant à nos universités et à celles et ceux qui s’en réclament.
On l’observe avec nombre d’entre les meilleurs qui nous récitent leur version de la Russie. A quelques bémols près, toutes se ressemblent.
On aime la Russie mais pas celle de Poutine.
Il existe, certes des variantes parmi lesquelles celle que j’avais relevée dans ma lettre ouverte à la Nobel de littérature 2015, Svetlana Alexievitch. Elle distinguait la Russie en pourcentage et accusait 86% de ses citoyens de « rire quand on mourait dans le Donbass ».
Pour le seul fait de m’être élevée contre pareil mensonge et outrage, j’ai eu droit de cité dans l’ouvrage commis par l’Universitaire Cécile Vaissié qui m’a comparée à ces écrivains mineurs qui, sous Staline, dénonçaient les meilleurs.
La critique littéraire Anne Pitteloud a dû mal lire lorsqu’elle a écrit de mes nouvelles que certaines d’entre elles lui rappelaient les vignettes de Daniil Harms, écrivain interdit sous Staline. 
Ou comment être d’un côté et de l’autre, question pour un champion!
Cela dit, notons aussi que la Nobel de littérature a été saluée par l’Université de Genève pour son «  courage »  et élevée au rang de Docteur Honoris Causa.
Dans cette tribune, vous découvrirez le passé d’un Prix Nobel qui n’a rien à envier à celui tant de fois cité de Vladimir Poutine.
Que l’Occident se présente encore comme garant de liberté d’expression et s’affiche en parangon de démocratie semble relever de plus en plus de la seule formulation.

Culture, Histoire, Politique, Religions

Encore un expert et grand connaisseur de la Russie et de son Président, donc

Voici un article qui a le mérite d’être clair et net. Cependant, quand l’opinion se mue en propos péremptoire qui ne doit plus laisser place au doute, des preuves à l’appui sont souvent un atout.
En l’occurrence, ici, l’auteur de ce sujet de blog publié sur le site de Mediapart affirme que le Président russe, en toute logique de cause à effet, n’a pu être qu’athée au regard de son passé soviétique et kagébiste. De fait et en conclusion de son propos, il décrète que Personne ne croira que l’ancien membre du parti communiste et toujours actuel agent du KGB croit en Dieu.
Pour qui se soucie de vérité, au sujet de Vladimir Poutine, il est toujours important de rappeler la présence du KGB des fois qu’on l’oublierait…Même si, pour ce qui est de la lauréate 2015 du Prix Nobel de littérature, l’éloge plus qu’enthousiaste qu’elle adresse à Dzerzhinki, fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB, est savamment passé sous silence.
Qu’à cela ne tienne, Poutine est définitivement kagébiste, Alexiévitch, résolument des nôtres.
L’honorable Alma mater de la Cité dite de Calvin en sait quelque chose, qui, pour son courage, l’a gratifiée du titre de Docteure Honoris Causa.
Pour en revenir à ce blogueur, qu’il publie ce qui lui chante et qui n’est pas de la responsabilité du site Mediapart mais, au moins, qu’il s’informe au préalable! Vladimir Poutine a été baptisé en secret, eh oui, il suffit de lire, par exemple, l’ouvrage qu’a consacré Frédéric Pons au Président de la Fédération de Russie pour l’apprendre ou cet article, tout à l’honneur d’Europe1.
Il va de soi que si l’on préfère s’installer dans la tête de Vladimir Poutine avec celui qui s’y est mis et qui s’est, lui aussi épanché sur Mediapart, on risque fort de manquer quelques épisodes de sa biographie.