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septembre 2022

Economie, Histoire, Politique, société, Voix

Le Havre, 5 septembre 1944, une pensée à ma mère

Le 5 septembre 1944, les Havrais découvraient comment les Alliés estimaient bon d’agir pour les « libérer ». Un déluge de feu s’est abattu, six jours durant, sur leur ville.

Les récits que ma mère m’a livrés de manière récurrente, tant ce qu’elle a vécu l’habitait, ces récits se sont à jamais gravés en moi.

Et découvrir publiées dans le cadre d’un groupe Facebook, des photos de ce qu’était le Havre sous l’occupation allemande et jusqu’à la libération a complété ce que seul mon imaginaire était en mesure de concevoir.

Pour avoir secouru  – quand c’était encore possible –  sinon hélas, récupérer ce qu’il restait des corps de victimes, ma mère a reçu les honneurs de la Croix-Rouge française.

Culture, société, Voix

L’ordinaire brisé

Faits divers, comme on les appelle en général, ces histoires qui font basculer de vie à trépas en une fraction de seconde nous rappellent toujours à quel point la permanence dans laquelle nous avons plutôt tendance à nous projeter n’est qu’illusion.

Une femme porte secours à son chien qu’elle voit en souffrance dans la rivière au bord de laquelle elle chemine avec lui et disparaît dans les flots. Un homme saute à l’eau pour la sauver, il est à son tour emporté par les flots.

On apprend, que non loin du lieu du drame, un courant électrique qui monte en intensité à mesure que l’on s’en approche, a été installé en 2008 pour empêcher les poissons de pénétrer dans une zone proche des turbines d’une centrale hydroélectrique.

Vous sortez pour vous livrer à votre activité quotidienne, vous n’en revenez plus jamais.

Cette sombre histoire s’est déroulée à Genève ce 1er septembre, sur un lieu qui m’est familier depuis la plus tendre enfance et vers lequel je suis souvent revenue ces derniers temps.

Mes pensées profondes aux familles et aux proches de cette jeune femme et de son malheureux sauveur.

Culture, Economie, Politique, Religions, société, Voix

La norme, en Suisse, selon une Pussy Riot

Le fait est, certes, plutôt anecdotique et néanmoins révélateur.

Le groupe punk Pussy Riot, connu pour ses performances décomplexées, partie fine dans un Musée de Moscou, poulet enfilé dans le vagin, bref, de quoi réjouir les adeptes de ce genre de réalisations dites artistiques, s’offusque de pratiques de la police bernoise.

En effet, trois d’entre les jeunes femmes russes, arrêtées pour avoir tagué un mur, ont déclaré avoir été contraintes de se dénuder. Il est vrai qu’après avoir uriné sur un portrait de Vladimir Poutine, face au public d’une salle de spectacle à Genève, la nudité qui, selon elles, aurait été exigée par la police bernoise a de quoi les heurter!

On peut arguer du fait que se filmer nues en plein ébat collectif ou en train de s’enfiler un poulet dans le vagin, tout autant, se mettre en scène pour « faire pipi » sur l’image d’un Président constitue une performance esthétique tandis que se soumettre à l’ordre de la police – que celle-ci conteste avoir donné- de se dénuder, n’a strictement rien à voir!

Mais mieux, dans l’article qui rend compte du fait, on apprend que lorsque la police a découvert avoir affaire aux célèbres jeunes femmes du groupe, « la situation aurait brusquement changé ». Et, charitable, la Pussy Riot Taso Pletner ajoute: « Je ne sais pas ce qui me serait arrivé si j’avais été une illustre inconnue.  »

Et de conclure: « Pourtant nous sommes en Suisse, un tel procédé n’est pas normal ». Difficile d’interpréter cette perception de la Suisse, de ses procédés et de la normalité. Peut-être ai-je manqué l’éclairage apporté par un « spécialiste » de nos chaînes de télévision, radio, ou de nos quotidiens et magazines, sur le comportement du groupe Pussy Riot dans un pays hôte.