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Après Hollywood, après Oxford, Genève ou autres, au tour de l’Académie de Stockholm…

Poursuite de l’hécatombe si elle en est, cette fois, c’est l’Académie suédoise qui est visée tandis qu’un des siens est dans le collimateur de #Metoo, slogan venu compléter #balancetonporc.
Du sens à donner à autant de révélations soudaines, il en a été question ici et là.
Dès lors, que le monde en lien avec la littérature nobélisée soit désormais concerné par ce qui a atteint celui du cinéma hollywoodien et celui d’un certain enseignement de l’islam ne peut manquer d’interpeller.
Et pourtant, encore une fois, autant de pratiques du désir sexuel ne tombent pas du ciel ni ne datent d’aujourd’hui, d’hier ou de temps plus ancestraux, elles existent et sont constitutives d’une certaine humanité.
L’Académie de Stockholm, Hollywood, les institutions qui ont donné la parole à Tariq Ramadan, autant d’univers culturels reconnus et portés au pinacle par qui le veut bien, en quoi auraient-ils été susceptibles d’être épargnés de prédateurs? Parce que ceux-ci ne seraient réservés qu’à des milieux définis?
L’enjeu d’une telle campagne de dénonciation, pardon, de libération de la parole, serait-il de condamner la domination et le silence auquel sont réduites les victimes, cela se saurait et aurait pu se savoir de longue date déjà.
Alors?
Il ne s’agit pas et en aucun cas, de justifier ces pratiques sexuelles abusives, bien au contraire mais de s’interroger une fois encore sur ce qui les rend soudain si publiques.

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