A l’initiative de l’imam Hassen Chalghoumi, une marche contre le terrorisme a été organisée, qui réunit de nombreux imams d’Europe.
Elle ne va pas s’effectuer à pied mais en bus et suivre un trajet bien précis qui rassemble plusieurs lieux frappés par le massacre fanatique d’innocents.
L’idée suscite, évidemment, la controverse.
Pourtant, elle n’est pas aussi évidente et n’a pas rassemblé forcément l’ensemble des musulmans. Or, on a souvent entendu ou lu cet appel à ce que des musulmans se mobilisent contre DAESH.
Voici qui est fait et qui mérite d’être considéré tant il est toujours bien plus aisé de critiquer et de rejeter de manière systématique toute entreprise au nom de je ne sais trop quelle posture.
Ce n’est pas parce qu’on rejette une religion sinon toute religion quelle qu’elle soit qu’il ne faut pas considérer ce qui se passe au sein de l’une d’entre elles. Et ce d’autant que l’islam compte 1,6 milliards de fidèles dans le monde.
Pour en savoir davantage, voici.
Hélène Richard-Favre
Tandis que le monde a les yeux braqués sur Hambourg où se réunit le G20 et que l’on guette tel ou tel signe qui permettrait de décrypter la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, le Salvador condamne à 30 ans de prison une jeune fille qui a été violée et a, par la suite, fait une fausse couche.
Bien sûr que le sort de cette innocente n’a strictement rien à voir avec la politique internationale et donc, ne devrait, peut-être pas même être mis en relation avec une rencontre de puissants.
Et pourtant, évoquer ensemble ces deux événements que rien, a priori, ne permet de mettre en relation l’un avec l’autre, n’est qu’une manière de rendre un écho du monde tel qu’il va ici et là, en l’occurrence, à Hambourg et au Salvador.
Que la justice d’un pays soit capable de condamner pour homicide une jeune femme qui a fait une fausse couche après avoir été violée par un gangster est révélateur d’une humanité qui a encore de quoi s’interroger sur elle-même.
Tout autant, cette même humanité reste-t-elle suspendue au sort que leur réserveront des puissants barricadés -ou peu s’en faut- pour s’épargner la violence d’agitateurs contestataires.
Dans le précédent sujet de ce blog, a été évoqué le cas de cette jeune femme condamnée à 30 ans de prison par la justice du Salvador pour avoir fait une fausse couche après avoir été victime de viol.
L’aimable commentateur d’un réseau social m’ayant demandé quelles étaient mes sources et si j’avais eu accès au dossier pénal, au-delà du fait que l’information ait été relayée par nombre de médias mais que son sens critique avait sans doute besoin de s’exercer, voici qui pourra, peut-être, l’intéresser.
Cela dit, concours de circonstances ou hasard d’agenda, ce 8 juillet au soir, la RTS consacre une partie de son journal du soir à ce qui est appelé deuil périnatal.
Ici, certes, pas de viol et encore moins de condamnation mais deux situations qui ont en commun la mort d’un enfant.
Deux situation aux conséquences particulièrement douloureuses mais bien diversement traitées…
L’affaire date de février dernier mais vaut qu’on y revienne, ne serait-ce que pour rappeler combien la controverse avait été vive et comment elle ne peut tout simplement être reléguée aux oubliettes.
Elle concerne les propos qu’avait tenus, en Algérie, le candidat désormais devenu Président de la République française.
Si, pour certains, il s’était tout simplement essuyé les pieds sur l’Histoire, pour d’autres au contraire, il avait été salué pour son courage d’avoir su l’affronter sans masque.
Que chacune et chacun ait sa version de l’Histoire n’est pas une nouveauté tant on sait comment le point de vue crée le plus souvent l’objet.
Voici donc cette lettre ouverte que l’africaniste Bernard Lugan avait adressée à Emmanuel Macron alors candidat à la présidentielle française et dans le même temps, ce qu’on pouvait lire sur le sujet.
Autant dire que lorsque l’on se retrouve face à deux perceptions aussi opposées de l’Histoire et du rôle qu’a pu jouer, en l’occurrence la France en Algérie, rêver d’avenir radieux sinon d’identité heureuse, a de fortes chances de demeurer voeu pieux.
On a vu les Etats-Uniens anti-Trump s’élever comme pas un contre leur homme d’affaires de président, qui verra-t-on, en France, suivre l’exemple tandis qu’a été élu à sa tête celui souvent appelé ancien de chez Rothschild?
Le fait est que l’homme, désormais locataire de l’Elysée, ne ménage pas sa peine pour faire passer le message qui se veut de réussite pour la France autant que pour toutes celles et tous ceux qui se seront mis(es) en marche pour la servir.
Les discours s’enchaînent et ne se ressemblent pas toujours, qui appellent à se mobiliser au nom de valeurs projetées sur un pays qui ne doit sans doute pas être celui de toutes et tous puisqu’il existerait des êtres qui réussissent et d’autres qui ne seraient rien.
La distinction établie par le Président de la République française entre ces deux catégories n’a pas manqué d’être relevée par nombre de ses citoyennes et de citoyens et a fait l’objet d’autant de réactions que d’analyses.
En voici une.
Pour le reste et sans surprise pour qui n’en aurait pas eu lors des mots prononcés par Emmanuel Macron sur le Président syrien, ce communiqué remet quelques pendules à l’heure de celui qui se dit Maître des horloges.
Comment se situer dans un contexte mondial qui n’a pas vraiment de quoi rassurer, la question ne se pose pas pour toutes et tous.
Tout cela peut paraître normal, au regard de la diversité de la nature humaine. Certes mais au-delà de tels constats, matière à réflexion il y a.
Car sans verser dans le catastrophisme, certains signes ne trompent pas qui sont relevés par tel ou tel observateur. Voici, en l’occurrence, le regard que porte le Général Jean-Bernard Pinatel sur l’hypothèse d’une troisième guerre mondiale.
Comme évoquée sur le précédent sujet de ce blog, la désinformation à la faveur de laquelle, on ne s’en rappelle que trop bien, la guerre en Irak a pu être menée, est relevée par le Général de brigade français.
Etre conscient de ce fait est une chose mais quand on sait comment celles et ceux qui tentent de dénoncer des abus sont aimablement priés de se taire, au mieux, discrédités, on a de quoi rester perplexe et c’est peu dire.
A Versailles, ce 3 juillet, le Président français a tenu un discours de plus d’une heure et s’est à plusieurs reprises référé à l’amour partagé de la France.
Puisse ce sentiment invoqué unir non pas contre un ennemi façonné selon certains arrangements ou autres intérêts mais bel et bien au nom du respect des peuples et de leur souveraineté!
Tandis que le Président de la République française vient de s’exprimer à Versailles et annoncer, entre autre, qu’il y reviendrait tous les ans devant le Congrès, ne pas perdre de vue ce qui se passe en Syrie importe.
Car c’était une évidence à prévoir alors que le même Président recevait, dans ce même Versailles, son homologue russe et que tous deux avaient discuté de l’avenir de ce pays mutilé par tant d’années de guerre.
Sous l’apparente ouverture quant au maintien au pouvoir du Président Bachar el-Assad, demeurait, en veille, l’avertissement selon lequel, en cas de recours à l’arme chimique, la France riposterait.
Or voici qu’on apprend ce qui se trame peu avant la tenue de prochaines négociations sur la Syrie qui auront lieu les 4 et 5 juillet à Astana.
Tenir des discours où les jugements n’épargnent pas les gouvernements et les présidences qui ont précédé l’avènement de la France mise en marche sinon au pas et rappeler à la souveraineté des peuples ne doit pas en concerner que quelques uns bien choisis.
Quant à la dignité, souvent rappelée aussi par Emmanuel Macron devant le Congrès, il serait bon qu’il ne la bafoue pas lui-même par trop de postures.
Aussi, sur la Syrie, pour ne parler que d’elle, puisse-t-il ne pas se laisser abuser par autant d’actes susceptibles de se commettre sous de faux drapeaux.
C’est là tout ce que nous souhaitons pour la France qu’il préside mais aussi sinon surtout pour la Syrie déjà bien trop meurtrie.
Alors que les tensions entre la Russie et l’Occident ne semblent, à l’évidence, pas s’atténuer, il paraît de plus en plus complexe de défendre une position qui évite les écueils de l’excès.
A voir comment, -pour ne parler que des Occidentaux- nombre d’entre eux prennent parti sans forcément maîtriser toutes les données d’une situation extrêmement complexe, force est de constater que les quelques personnalités de pointe qui osent un discours mesuré ne sont que rarement mises en avant.
Je songe, par exemple, à Hubert Védrine et à sa remarquable intervention dans le cadre du débat qui a suivi la diffusion, par France3, des deux premières parties du documentaire consacré par Oliver Stone à Vladimir Poutine.
La pondération de l’Ancien Ministre français des Affaires Etrangères, déjà manifeste dans le cadre de débats consacrés à la guerre en Ukraine, la pondération donc de cette éminente personnalité politique serait plus que bienvenue à retrouver le plus souvent possible.
Au lieu de quoi, à continuer de devoir subir les envolées de russophobes patentés, en général (auto)qualifiés d’experts et spécialistes de la Russie, on risque bien d’exciter davantage encore une animosité regrettable envers ce pays.
Si, comme cela semble se dire, la France d’Emmanuel Macron veut se positionner en arbitre des relations entre l’Occident et la Russie, souhaitons-lui de s’ouvrir à d’autres points de vue qu’à ceux qui n’ont de cesse de la diaboliser.
Car à continuer à la traiter comme s’y emploient tant d’irresponsables, c’est le Scythe qui risque bien de se réveiller, comme le rappelle le poète déjà souvent cité ici.
Bien conscient qu’il avait pris en otage celles et ceux qui l’avaient élu sur son célèbre discours du Bourget dans lequel il avait désigné qui était son adversaire, le monde de la finance pour qui l’aurait oublié, conscient donc qu’il n’avait, en définitive, qu’usurpé la confiance de son électorat pour briguer l’Elysée, une fois sa trahison découverte, le président qu’il était devenu ignorait peut-être la descente aux enfers qui l’attendait.
Car avec l’entrée d’Emmanuel Macron au gouvernement, le piège se tendait peu à peu, qui risquait de se refermer sur François Hollande.
Alors, se prêter à l’exercice de la confidence auprès de journalistes qui en ont rendu compte dans un ouvrage qui a tant fait parler de lui, comment le comprendre sinon comme le fait d’une personne qui n’aurait plus rien à perdre?
Avec un peu de recul, on peut se demander si cet homme n’a tout simplement pas oeuvré à sa seule victoire pour parvenir à l’Elysée et à la destruction de son propre parti sinon bien davantage encore.
Les conséquences de cette attitude, la France n’a pas encore fini de les subir…
Une grande figure de la vie politique française, mais bien plus que cela encore, nous a quittés, ce vendredi 30 juin.
Simone Veil, chacune et chacun en retiendra ce qui lui chaut et il ne s’agit pas, là, de dresser quelque panégyrique que ce soit.
On sait la propension humaine à ne plus trouver au défunt que des qualités. On sait aussi l’empressement d’esprits moins conciliants à noircir le tableau.
Le départ d’un être qui a marqué laisse rarement indifférent, sinon quelques blasés ou revenus de tout. Il en est, bien leur en prenne.
En octobre 2014, Laurent Delahousse avait consacré un magazine à Simone Veil qui sera rediffusé ce soir, sur France 2 à 20:55.
Hommage soit rendu, ici, à une femme au destin d’exception.
