Il a été -et reste encore- de bon ton de considérer ce qui se publie ici comme écho du Kremlin. Certains grands esprits se sentent pousser peut-être des ailes à déplorer sinon à dénoncer le comportement d’un homme qui n’est, selon eux qu’un dictateur sinon, bientôt peut-être, un tyran.
Le discours est rôdé, inutile de développer encore et encore.
Ce qui échappe, par contre, à autant de belles âmes effarouchées, est ce qui se passe dans leurs propres contrées. Sauf à délibérément refuser certaines réalités, ces grandiloquents défenseurs de droits humains n’ont de cesse de pourfendre ce que leur cécité les autorise de facto à blâmer et à juger.
Qui est à plaindre sinon autant de soumission à la volonté de puissance?
Ce qui se passe en France, en ce moment est pourtant criant de vérité mais non, on est certain que la liberté existe, que les valeurs dignes de ce nom sont une priorité et qu’aucun abus ne préside à la campagne menée pour la présidentielle de mai prochain.
Que l’on s’en prenne au candidat du parti Les Républicains ou à tout autre qui ne soit pas le sauveur annoncé urbi et orbi devrait pourtant suffire à éclairer ces épris de démocratie mais non. On persiste à suivre la doxa, confiant.
Nos démocraties seraient loin de ce qu’est la Russie de Poutine, selon ces braves croyants. En effet, et malheur à qui viendrait se mettre en travers de la route des intérêts à l’oeuvre chez nous.
Les témoignages sont pourtant nombreux qui indiquent comment fonctionnent les médias et les pouvoirs en place. Mais il semble que cela ne suffise pas.
Alors voici encore une fois de quoi méditer
Hélène Richard-Favre
capture d’écran Paris Match
Benoît Hamon était l’invité, ce 9 mars au soir sur France2, de L’émission politique. Les débats y ont été de qualité.
Le candidat en lice pour l’élection présidentielle a révélé sa pugnacité, voire même une certaine agressivité à l’égard d’interlocuteurs auxquels il ne souhaitait pas répondre tandis que leurs questions semblaient le mettre à mal.
Certes, la tactique est connue. Tout autant, celle d’empêcher l’interlocuteur de terminer sa phrase pour ne pas l’entendre exposer un point de vue qu’il rejette.
Si l’homme a montré de réelles qualités, ses manières de biaiser sur les sujets sensibles n’ont pas échappé à celles et ceux qui ont tenté de lui arracher ce qu’il refusait d’avouer.
Entre autre, sa prise de position au regard de la loi sur l’interdiction du voile intégrale, adoptée par l’Assemblée nationale le 13 juillet 2010.
Accusé de favoriser le communautarisme, Benoît Hamon s’est expliqué. Convaincants ou non, ses arguments ont au moins eu le mérite de favoriser des échanges nourris et intéressants.
Entre le candidat de partout et de nulle part auquel se rallient tant de personnalités de tous horizons politiques, autant lui préférer l’élu de la Primaire de la gauche qui a au moins un programme digne de ce nom et qui s’exprime de manière posée.
Imaginer son voisin, son fils, son beau-fils tuer, démembrer et brûler partie de son ex belle-famille pour quelque or subtilisé aux siens, certains désabusés sinon cyniques, y parviennent.
Pour nombre d’autres, il demeure impensable d’en arriver à commettre pareil forfait.
Pourtant, la nature humaine ne manque jamais de rappeler ses insondables dimensions. Et ce n’est pas de s’en détourner pour les condamner de facto qui les fera disparaître.
Sinon, cela se saurait, depuis le temps que les plus jamais ça ou autres réactions de consternation suivent les crimes dont l’être humain est capable.
En l’occurrence et pour ce qui concerne le quadruple meurtre commis en France tout récemment, on mesure comment circonstances et comportements ont permis le basculement vers l’insoutenable.
Il appartiendra, bien sûr, à la justice de démêler cette affaire.
Pendant ce temps, la France en campagne multiplie les sondages entre autres révélations et programmes de présidentiables.
La morale serait mise à mal, lit-on ou entend-on tandis que François Fillon anime la chronique médiatique.
Il est vrai que pour qui a encore une conception morale de la politique, le candidat du parti Les Républicains, cible médiatique apparemment privilégiée, l’occasion de s’épancher en considérations de toutes sortes semble très opportune.
Divers articles, pourtant, révèlent ce qu’il en est de pratiques auxquelles se livre le prêcheur tous azimuts soutenu par autant de personnalités politiques de tous bords.
Voici que l’ancien Maire de Paris, Bertrand Delanoë, se rallie à Emmanuel Macron qui, selon lui, a de vraies mesures progressistes, de justice sociale…
En effet et en voici la preuve!
Mais nos ami(e)s en marche auront peut-être de quoi nous rassurer et démentir cette information.
On le leur souhaite.
Entre partisans d’un camp ou d’un autre, il y a la réalité. Celle d’un pays la France dont campagne après campagne, les candidats à l’élection présidentielle nous dépeignent le tableau.
Noir, gris -au mieux- rarement rose sinon à venir à condition que l’électorat suive et adhère aux promesses.
Il y a cinq ans, Dominique de Villepin se rendait ici ou là, alors qu’il était encore en campagne pour la présidentielle 2012 et qu’il avait fondé un parti qui devait rassembler au nom de l’unité nationale.
L’idée a séduit.
La suite et ce qu’elle a inspiré a été évoquée dans un ouvrage cité sur ce blog tant elle a mobilisé de sensibilités réunies autour de l’Ancien Premier Ministre pour dépasser les clivages partisans.
Or si l’on considère comment se déroule l’actuelle campagne pour la conquête de l’Elysée en mai prochain, force est de constater que les partis sont non seulement encore bien là mais surtout, déchirés.
Aussi bien le parti socialiste que le parti Les Républicains offrent en spectacle leurs dissensions tandis que se fraie son chemin, le candidat en marche.
Si Dominique de Villepin a décidé de renier sa famille politique au profit de ce jeune homme, bien lui en prenne. Que d’aucuns de celles et ceux qui l’ont suivi dans son projet de République Solidaire lui emboîtent le pas, libre à eux.
Et si la France se reconnaît en Emmanuel Macron davantage qu’en tout autre candidat, elle aura voté.
Car le scénario semble si bien rôdé, au rythme où se poursuivent les publications qui visent François Fillon, que la mise en marche se fait désormais au pas de charge.
capture d’écran: L’OBS
A toutes et tous qui s’épanchent en conseils ou autres remarques relatives au Trocadéro -entre autre- pas de chance, le vote du comité politique du parti Les Républicains renouvelle à l’unanimité son soutien à François Fillon.
Les médias ont beau s’acharner, il va leur falloir, peut-être, de nouveaux fossoyeurs.
Quoiqu’il en soit, on a déjà vu bien des masques tomber. On a lu et entendu des commentaires de toutes sortes, que découvrira-t-on encore?
Abattre un homme, c’est ainsi que nombre de citoyennes et de citoyens ont perçu ce qui s’est mis en place en quelques semaines autour du candidat du parti Les Républicains.
Quoi qu’en disent et qu’en pensent ses détracteurs, François Fillon a résisté. Au Trocadéro, il a rassemblé.
Mais il est vrai que si d’aucuns lui préférèrent un ancien de la finance, ancien ministre par ailleurs aussi, promu comme une nouvelle marque de lessive sur le marché, libre à eux!
A lire les appréciations de François Fillon sur les réseaux sociaux ou autres blogs, on conçoit qu’il ne fasse pas l’unanimité.
Libre à chacune et à chacun de défendre la candidate ou le candidat de son choix, la démocratie le veut quand elle ne l’exige pas.
Le problème est ailleurs et nombreux sont celles et ceux qui l’ont compris.
Nous vendre un homme issu du monde de la finance, soutenu par des fonds dont certains n’hésitent pas à en donner l’origine et prétendre qu’il représenterait mieux la France et ses institutions, c’est dire où elle en est!
Et que l’Ancien Premier Ministre, connu pour avoir laissé en rase campagne et sans la moindre explication, les adhérents du parti qu’il avait fondé, défende le candidat Macron, est éloquent.
Monsieur de Villepin a été empêché sans que personne ne sache jamais ni par qui ni pourquoi. Il a mobilisé, entraîné dans son sillage toutes celles et ceux qui lui ont fait confiance tandis qu’aucun média ne lui accordait le moindre crédit.
Le voici désormais sans cesse sollicité par autant de plateaux de radio et de télévision ou autres journaux pour y livrer son sentiment de campagne.
En marche avec le candidat de nulle part, Dominique de Villepin est-il conspirateur ou soldat comme le questionnait, le 17 avril 2011, Olivier Mazerolle sur cette même chaîne de télévision, vendeuse de Macron?
Comment le Président de bientôt plus aucun Français réussit à terminer son mandat, il appartiendra à l’Histoire d’en juger.
Celui qui, lors d’un célèbre discours qui lui a, sans doute sinon peut-être valu de remporter l’élection présidentielle de 2012, a déclaré qui était son ennemi, aura montré comment il a mis en oeuvre les moyens de le combattre.
Ce qui se passe, en ce moment en France, révèle avant tout des pratiques qui heurtent nombre de citoyennes et de citoyens encore sensibles et attentifs à ce qui s’appelle morale et éthique, la distinction entre ces deux termes étant expliquée ici de manière simplifiée.
Quelles que soient les nuances qui les différencient, la morale et l’éthique renvoient à des valeurs qui sont battues en brèche de toutes parts.
Dans ce cas, les brandir pour confronter François Fillon à ses déclarations et le pousser directement vers la sortie alors qu’il est convoqué pour être mis en examen le 15 mars prochain ne dupe que qui le vaut bien.
Divers sites d’information relaient le parcours du candidat En Marche, ses liens au monde de la finance, au monde des médias, à certains fonds étrangers aussi et mieux ou pis, à chacune et à chacun d’en décider, à François Hollande lui-même.
Alors, au Trocadéro ce dimanche 5 mars, c’est bien au-delà d’un soutien à François Fillon dont il s’agit. C’est d’un élan en réaction à une conception trop singulière de la justice et de ses empressés défenseurs.
capture d’écran Tribune de Genève
La grosse caisse médiatique est à l’honneur et bat la campagne présidentielle française. Tous ses coups semblent permis pour étouffer les voix accordées au vainqueur de la Primaire de la droite et du centre.
François Fillon résiste et il n’est pas seul. D’éminentes personnalités sont à ses côtés qui ont bien compris ce qui se jouait là comme partition.
Certes, l’Ancien Premier Ministre a tenu des propos sur ce qui le distinguait de certains de ses rivaux. Il en a été assez débattu pour que l’on ne rappelle plus ce qu’il en est.
Le fait est que proposer l’ancien mis en examen Alain Juppé pour remplacer le mis en examen à venir relève, au mieux, de l’exception française.
Serait-ce à dire qu’un coupable qui a payé peut remplacer un pas encore reconnu coupable?
Mais au-delà de cette singulière conception de la Justice, c’est celle de nos démocraties qui est une fois encore interrogée. Car de décaties qu’elles ont été constatées, elles ont désormais été liquidées.
Mais heureusement, pour autant de fervents démocrates, il existe toujours ces dictatures qu’ils condamnent sans ambages.
Ouf, la honte si elle en était, est sauve!
Pour qui n’aurait pas le temps, l’envie ou le courage de lire cet article dans sa totalité, en voici quelques extraits.
Vu les tripatouillages non divulgués et les crimes de sang non résolus commis par ceux qui contrôlent l’état français au fil des années, surtout durant ses guerres à l’étranger, enrichir sa famille peut sembler relativement mineur. Mais ce n’est pas ainsi que le public le voit.
Ce n’est pas ainsi que le public le voit, car ce n’est pas ainsi qu’on lui présente les faits.
La manière dont on informe est aussi sinon bien plus importante que l’information elle-même. Et le quidam qui la reçoit n’en a pas forcément conscience.
Autre extrait pas inintéressant au sujet du Front National dont il est écrit que Dans le passé, les deux principaux partis ont été en connivence sournoise pour renforcer le Front national afin de prendre des voix à leurs adversaires.
Quant à Emmanuel Macron, il est envisagé comme le sous-produit indépendant de l’administration Hollande.
Pour le reste, on apprend aussi comment la Russie se mêle de tout ce qui ne la regarde pas et comment d’autres, qui ne semblent à l’évidence pas être perçus comme intrus, s’occupent de régler les affaires étrangères à leur pays.
