http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/08/09/31002-20160809ARTFIG00267-poutine-et-erdogan-a-saint-petersbourg-ou-la-revanche-de-carl-schmitt.php
A suivre la manière dont les médias occidentaux commentent la rencontre de ce 9 août entre les présidents russe et turc, on constate peu de variations.
De très nombreux compte-rendus reprennent la même rhétorique, la même analyse pour commenter ce que d’aucuns ont choisi d’intituler l’image du jour.
Or voici que l’auteur d’un article paru sur le site du Figaro, lui, n’hésite pas et convoque Carl Schmitt, juriste allemand qui a vécu de 1888 à 1985 et dont les liens avérés avec le nazisme ne manquent pas d’être rappelés.
Alors que l’accent est mis sur la théorie politique développée par l’intellectuel allemand, il est évident que le titre donné à l’article fixe le cadre: Poutine et Erdogan à Saint-Pétersbourg ou la revanche de Carl Schmitt.
Se demander en quoi le juriste allemand aurait cherché une revanche est une autre question. Le fait est qu’en insérant son portrait dans l’image du jour, on est au-delà des clichés…
Hélène Richard-Favre
Les commentaires relatifs à la rencontre entre les présidents turc et russe, ce 9 août à Saint Pétersbourg vont bon train.
Or qui sait ce qui s’est discuté sinon joué entre Recep Erdogan et Vladimir Poutine en dehors de ce qui en a été communiqué?
Dire de la Turquie ou de la Russie que l’une ou l’autre serait en position de faiblesse ou de force relève de projections.
Tout autant nombre de considérations auxquelles se prêtent quantité de journalistes sur les deux pays et leur président respectif.
Mais on sait combien l’influence à exercer sur les opinions publiques importe, ne serait-ce que pour les préparer à telle ou telle décision.
Anticiper celle qui sera prise par l’Occident relève du pari quand ce ne serait du parti pris.
Car à observer ce qui s’énonce dans ce qu’on appelle media mainstream, on a assez vite la tendance:
http://www.ledauphine.com/politique/2016/08/08/erdogan-et-poutine-l-europe-les-fatigue
http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/le-flirt-entre-erdogan-et-poutine-inquiète-l’otan
Voici que maintenant, c’est le comité international paralympique qui a trouvé la parade pour se distinguer du CIO de ne pas sanctionner la Russie et ses sportifs.
Ouf, l’honneur est sauf, peu importe comment, l’essentiel est de reprendre la lutte antirusse.
Pour qui se fie encore à ce rapport Mc Laren pour estimer les athlètes russes dopés, voici un point de vue qui leur en dira davantage:
http://russiepolitics.blogspot.ch/2016/07/le-dopage-en-russie-nouvelle-arme-de.html#more
Mais l’Histoire a déjà souvent montré qu’en cas d’impérieuse nécessité, les preuves se fabriquent sans problème pour justifier une décision.
Certains s’en sont montrés si experts qu’ils ont réussi à entraîner derrière eux des va-t-en guerre totalement convaincus de leur bonne foi.
Alors, ce n’est pas le sort des sportifs russes handicapés qui risque d’émouvoir une communauté internationale qui doit avant tout être convaincue du bienfait des sanctions prises à leur encontre.
Quand la Présidente du Salon du livre et de la presse de Genève, par ailleurs, journaliste, critique littéraire et déléguée à la politique du livre à Lausanne, fait part de son point de vue sur la fausse alerte à la bombe survenue à l’aéroport de Genève le 27 juillet dernier*, qu’en conclure?
Qu’elle ironise?
Qu’elle loue, au contraire, la démarche d’une femme jalouse dont elle écrit qu’elle serait une héroïne?
La remercier, comme elle s’y emploie, au nom de toutes les femmes démontre aplomb ou sarcasme, à choix.
Le fait est que toutes les femmes, si elles le souhaitent, auront de quoi s’interroger.
Non pas sur la fausse alerte à la bombe, ses raisons et ses conséquences qui ont été jugées* mais sur l’inspiration d’Isabelle Falconnier:
http://www.hebdo.ch/hebdo/chroniques/detail/meapasculpa-alerte-à-la-bombe-de-l’amour
* http://www.tdg.ch/geneve/grand-geneve/auteure-lalerte-bombe-jugee-comparution-immediate/story/10645020
http://television.telerama.fr/television/jeux-olympiques-la-mission-de-france-tele-faire-oublier-les-derapages-de-sotchi,145779.php#xtor=EPR-126-newsletter_tra-20160805
Dans l’article, indiqué en lien ci-dessus, sont exposées les intentions de France Télévision pour la couverture des Jeux Olympiques de Rio.
Constat en forme de mea culpa, il ne manque pas d’intérêt et est à relever.
Convoquer un écrivain et un réalisateur pour commenter les diverses épreuves sportives est une manière originale de procéder.
Eric-Emmanuel Schmitt et Elie Chouraqui accompagneront donc les téléspectateurs de leur regard.
L’initiative est heureuse.
Elle ne gommera pas pour autant le souvenir de ce qui est évoqué dans l’intitulé de l’article par dérapages de Sotchi.
Et dans ce sens, nombreux sont les médias qui n’ont pas ménagé leur peine pour exposer tout le bien qu’ils pensaient de l’organisation des JO d’hiver de 2014.
Il est vrai que la Russie de Poutine passionne tant de journalistes et d’experts qu’en faire l’impasse était se priver d’une bonne partie de plaisir sinon d’audience.
A France Télévision revient au moins le mérite de changer de registre et d’admettre s’être prêté à des dérapages.
Les explications sur la guerre en Syrie sont aussi nombreuses que les points de vue sont variés.
Parmi les intervenants, sans hésiter, certains prétendent exposer la vérité. Bien hardi qui ose la détenir quand tant d’intérêts, avoués ou non, sont en jeu!
Quelles que soient les raisons des uns et des autres, toutes sont valables aux yeux de leurs défenseurs, sans quoi, aucun ne se mobiliserait.
Une évidence qui a déjà causé la mort de centaines de milliers de personnes et mis une région à feu et à sang.
Convoquer la diplomatie reste le seul espoir qui vaille.
© GEAI LAURENCE/SIPA
Dans la suite du précédent sujet de ce blog, deux points de vue méritent réflexion.
Tandis que le premier considère que le terrorisme doit être combattu en France, pour ce qui la concerne:
http://www.magistro.fr/index.php/template/lorem-ipsum/en-france/item/2770-pas-en-syrie-mais-en-france
le second prévient des conséquences engendrées par la lutte contre l’Etat islamique en Syrie:
http://www.atlantico.fr/pepites/pour-directeur-fbi-devons-preparer-diaspora-terroriste-venue-syrie-fois-ei-vaincu-2778189.html?utm_medium=social&utm_source=linkedin
En même temps et sur un autre plan, circule un courriel selon lequel se cacheraient des terroristes derrière les réfugiés.
La version n’est pas inconnue.
Ledit courriel attire aussi l’attention sur le fait que, parmi les réfugiés, figureraient avant tout des hommes musulmans tandis que les victimes de l’Etat islamique sont autant de femmes, d’enfants, de yézidis et autres chrétiens.
Autant de prises de position témoignent d’une situation qui, certes, mobilise mais divise.
Dans ce sens et si, comme dit le proverbe, l’union fait la force, la solliciter et la créer serait à privilégier.
Reste à savoir quels pouvoirs en place le souhaitent vraiment…
Les réactions aux actes terroristes qui ont sévi ces derniers temps ici et là, sont aussi diverses que multiples.
Qui y va de sa clémence, qui, de son indifférence, de son cynisme ou alors, se radicalise tandis que se poursuivent des alliances d’intérêts qui n’ont cure de ce qui se dira ou s’écrira à leur égard.
Car la terreur apparaît n’être une fin en soi que pour qui s’y applique et ses commanditaires seraient autant à juger que leurs exécutants.
Or les enjeux un peu partout dans le monde sont tels qu’ils se poursuivent en toute impunité tandis qu’on exhibe tel ou tel terroriste et qu’on entend à peu près toujours la même version des faits.
Combien de témoins n’ont-ils exprimé leur sidération ou leur désolation lorsqu’ils découvraient les actes commis par tel ou tel de leur enfant, de leur voisin ou autre proche?
Eradiquer les causes du terrorisme relève d’un voeu plus que pieux. En attendant qu’il se réalise, privilégier ce qui peut et doit l’être reste toujours préférable.
Dans ce sens, les rassemblements qui visent à préserver la paix sociale honorent leurs organisateurs.
Mais cela empêche-t-il de cibler les commanditaires de la terreur?
Début 2016, Tahar Ben Jalloun reprochait à l’Occident de rester inerte, il s’adresse aux Musulmans
http://www.lesiteinfo.com/lettre-aux-musulmans-par-tahar-benjelloun/
Entre polémiques et autres prises de position par rapport au terrorisme, Tahar Ben Jalloun s’adresse aux Musulmans.
L’écrivain marocain n’en est pas à son premier coup d’essai. A plusieurs reprises, divers médias lui ont ouvert, qui son antenne:
http://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/djihadistes-et-occident-le-coup-de-gueule-de-tahar-ben-jelloun?id=6057566
qui, ses colonnes:
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/tahar-ben-jelloun/ben-jelloun-poutine-ennemi-du-peuple-syrien-05-02-2016-2015593_1921.php#
Dans les deux cas, Tahar Ben Jalloun s’en prend au président russe. C’est son droit de ne pas l’apprécier.
Mieux, de voir en lui un homme très dangereux qui aurait eu l’idée géniale et diabolique d’infiltrer les rebelles syriens, au début, dès 2011, 2012, d’infiltrer par des djihadistes mercenaires…
On comprend que certains médias lui réservent toujours bon accueil pour accuser l’Occident de passivité face à la menace djihadiste et pour prévenir l’Europe.
En faisant de Vladimir Poutine le cynique de l’affaire, l’écrivain marocain peut compter sur de nombreux relais.
Il y a un an, le présentateur vedette de la Radio Télévision Suisse obtenait une interview de Vladimir Poutine.
La question était posée, ici, de la suite qu’aurait ce qui a valu au journaliste suisse diverses articles de ses confrères:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/29/rochebin-poutine-et-apres.html
Ce matin, la même Radio Télévision Suisse consacre un sujet de 7 minutes (!) à des travaux réalisés à Moscou.
Il est vrai que tout cela passionnera les Suisses!
La correspondante de la Radio Télévision Suisse et son collègue qui l’interroge sont d’une objectivité que chacune et chacun sera en mesure d’évaluer:
http://www.rts.ch/info/monde/7907886-les-travaux-d-hercule-lances-au-c-ur-de-moscou-toujours-plus-critiques.html
