Admirable comme le journal Le Monde évoque le parti néo-nazi grec Aube dorée qui, selon sa correspondante à Athènes, tirerait profit de l’éparpillement de voix, après le résultat des législatives remportées par Alexis Tsipras.
Si l’on songe au silence observé par ce même journal Le Monde quant au profit tiré par le parti néo-nazi en Ukraine, doit-on comprendre que les néo-nazis des uns n’ont rien à voir les néo-nazis des autres?
Certes, Arseni Yatseniuk, Premier Ministre du Président Petro Poroshenko, est qualifié de libéral conservateur par Wikipedia. Si cette appellation suffit à effacer un passé, soit.
Il n’en demeure pas moins vrai que ce Premier Ministre a été photographié, en son temps peut-être révolu pour Le Monde et autres Wikipedia, en train de faire le salut nazi.
Alors, Aube dorée, en Grèce, serait-elle plus à craindre qu’un Premier Ministre reconverti par Wikipedia en libéral conservateur?
http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/21/en-grece-les-neonazis-d-aube-doree-tirent-profit-de-l-eparpillement-des-voix_4765630_3214.html
Hélène Richard-Favre
Dans les extraits de la conférence de presse tenue par George Friedman le 4 février dernier, entre autre aspects évoqués sur les stratégies à conduire pour garder la suprématie telle que la visent les Etats-Unis sur le reste du monde, il est question de flotte maritime.
Après s’être réjoui du fait que, pour la première fois dans l’Histoire, un pays avait à lui seul le contrôle des océans et de préciser à cet égard que les Américains pouvaient envahir les peuples mais les peuples ne peuvent nous envahir, Monsieur Friedman explique que la meilleure façon de vaincre une flotte ennemie est de l’empêcher de se construire.
Cherchez l’erreur… et les victimes collatérales de guerres menées contre les intérêts maritimes d’un pays auquel George Friedman, citant Pierre Lory, dit vouloir juste faire mal…
Les informations sur l’état du monde se suivent et se ressemblent ou non, rien de très original à cela.
L’intérêt visé par la désinformation n’est plus à démontrer. Mais celui de soutenir des sources d’information opposées?
La question peut se poser si l’on se réfère aux propos de George Friedmann tenus lors de la conférence de presse dont j’ai indiqué le lien dans mon précédent sujet:
En effet, lorsqu’il rappelle la stratégie adoptée par Ronald Reagan envers l’Iran et l’Iraq qui a consisté à financer les deux camps, de sorte qu’ils se battent entre eux afin de ne pas nous combattre, la logique est claire.
Le fait est que si elle devait aussi s’appliquer à l’information, y céder signerait son accomplissement.
N’en déplaise à Michel Onfray que d’aucuns adulent alors qu’il s’exclamait au sujet de la présence, en Grèce, d’un foyer fasciste et s’ébahissait qu’en Europe, cela existe encore, tandis que la situation en Ukraine semble à l’évidence lui échapper, n’en déplaise donc au philosophe français, Syriza a remporté les élections législatives grecques.*
Alexis Tsipras, que le philosophe français résumait à « de la com » a montré, au contraire, sa capacité à mobiliser contre le profit qu’aurait pu tirer le parti d’extrême droite, Aube dorée, de la crise migratoire qui frappe la Grèce.
Quant aux autres prophètes et augures en tous genres qui ont annoncé la division de Syriza et son affaiblissement, ils en seront pour leurs frais.
Reste désormais, à savoir si les pressions de l’euro-groupe ne vont pas se poursuivre et diriger le pays vers un grexit, cette fois effectif.
Serait-ce bien, serait-ce pis, pour la Grèce, pour l’Union Européenne, les avis sont certainement encore partagés de part et d’autre.
Pour l’heure, saluons la victoire d’Alexis Tsipras et de Syriza.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/20/pas-de-testicules-pas-de-cerveau.html
Sujet paru comme Lettre du jour en page 13 de l’édition papier de La Tribune de Genève du 22 septembre 2015 sous le titre, Tsipras, ce n’est pas « de la com ».
Pour qui aurait encore quelques doutes sur le mérite de la Pax Americana, voici de quoi les lever.
George Friedman, fondateur et dirigeant de la société de renseignement Stratfor, expose de manière claire et décomplexée, quelles sont les préoccupations réelles des Etats-Unis.
Il ne s’agit pas, selon lui, de l’Islam qu’il considère, certes, comme un problème mais à traiter de manière proportionnelle dès lors qu’il ne menace pas la survie des Etats-Unis.
C’est le 4 février 2015 qu’il s’est exprimé à cet égard dans le cadre d’une conférence de presse.
Outre la manière dont informe George Friedman des agissements américains, on y apprend quelle est la vraie inconnue de l’équation européenne pour les Etats-Unis.
Cette inconnue serait la seule susceptible de constituer une véritable menace pour les Américains.
A parcourir réseaux sociaux ou autres sites de médias et à lire certains commentaires en relation avec l’actuelle migration, on observe combien les points de vue ont tendance à se radicaliser.
Aborder la question de manière raisonnée sans voir se dresser face à face des prises de position aussi tranchées que celles qui se profilent de plus en plus, serait-il devenu impossible sinon impensable?
Apprendre que l’Union Européenne a reçu deux cent treize mille deux cents demandes d’asile d’avril à juin ne laisse personne indifférent.
85 % d’augmentation de hausse de requêtes par apport au deuxième trimestre de l’an dernier appelle forcément à réflexion.
Or voici que se dressent, face à face, les dénommés bien-pensants et les dénommés complotistes ou autres conspirationnistes.
Ce clivage radical est particulièrement dommageable pour nos sociétés et surtout, nuit à toute personne honnête, réfugiée ou non.
http://www.francetvinfo.fr/l-union-europeenne-a-recu-213-200-demandes-d-asile-d-avril-a-juin-soit-une-hausse-de-85-par-rapport-a-la-meme-periode-en-2014_1089269.html#xtor=EPR-51-[l-union-europeenne-a-recu-213-200-demandes-d-asile-d-avril-a-juin-soit-une-hausse-de-85-par-rapport-a-la-meme-periode-en-2014_1089269]-20150918-[titre]
Il faut le lire pour y croire et pourtant, c’est bel et bien vrai.
Voici un Choeur invité à donner un concert à Strasbourg, qui s’est vu refuser l’obtention de visas pour la France alors que ses membres étaient venus de Damas pour déposer leur dossier à l’Ambassade de France de Beyrouth.
http://m.culturebox.francetvinfo.fr/musique/musique-classique/visas-refuses-une-chorale-chretienne-syrienne-privee-de-festival-a-strasbourg-227407#xtref=https://www.google.fr/
Le christianisme, religion de ces choristes, serait-il soudain devenu subversif?
Certes, ils sont orthodoxes et proviennent d’un pays gouverné par un homme dont l’Occident ne cesse de viser la chute du régime sinon davantage encore.
Alors les portes de cette Europe des droits humains s’ouvrent grandes -quoique- pour accueillir les centaines de milliers de victimes de ce Président pourtant légitimement élu.
Difficile, dans ce cas, de recevoir des choristes venus de Damas…
Premier à fustiger la liberté d’expression de certains pays et la méfiance que lesdits pays observeraient à l’égard d’organisations qu’ils qualifieraient de douteuses, l’Occident, ici, a de quoi être fier.
Pays d’autant de Charlie, la France des droits humaines signe là son manifeste le plus parfait.
Depuis que certains sujets de ce blog constituent des réactions aux informations que livrent les médias dits « mainstream », les échanges qu’ils ont suscités avec certains journalistes ont toujours été aussi courtois qu’instructifs et constructifs.
Nul n’a la vérité infuse, on le sait et tout débat ne peut que tenter de l’approcher.
Quant aux divergences d’opinions et de points de vue, elles constituent, le plus souvent, un enrichissement pour autant qu’on accepte de ne pas camper sur ses seules positions.
Que celles qui sont émises ici déplaisent est une chose, une autre de les rejeter au point de leur bloquer l’accès à un réseau social.
Comme en témoigne la photo qui illustre ce sujet, tel est le cas du journal Le Temps, media suisse de référence qui a jugé bon de m’interdir l’accès à son compte Twitter.
Pour un pays dont nombre de mes compatriotes français estiment qu’il est l’incarnation même de la démocratie, l’exemple qui en est donné là est éloquent.
Ce d’autant que ce media suisse de référence ne manque pas une occasion de rappeler comment les médias russes seraient aux prises avec un pouvoir les privant de toute liberté d’expression.
A l’usage qui en est fait par ce media suisse de référence, on comprend que les mots -ou les maux?- n’aient pas le même sens pour tous.
Mis à part le fait que la grande majorité des médias franco-suisses -pour ne citer qu’eux- reprennent en boucle le même communiqué, peu semblent avoir vraiment compris quel est le principal parti d’opposition en Russie.
A vouloir sans cesse faire d’Alexeï Navalny le principal sinon redoutable opposant au Kremlin, l’Occident ne paraît pas vraiment réaliser qu’il se ridiculise.
Il serait temps que les zélés journalistes qui le placent au zénith de l’opposition révisent leur copie. Ne serait-ce que par respect envers leur public qui est en droit de comprendre, sinon de savoir, qui est qui et qui représente quoi en Russie.
Le principal et premier parti d’opposition à celui auquel appartient Vladimir Poutine est le Parti Communiste.
Et oui, n’en déplaise à qui voudrait faire du président russe un nostalgique de l’ex-URSS, le fait est que celui-ci s’est exprimé à ce sujet.
Il va de soi qu’à déformer sans cesse les propos qu’il tient n’aide pas vraiment à la clarté de la communication.
Alors encore une fois, voici la phrase qu’a prononcée Vladimir Poutine:
Celui qui ne regrette pas l’URSS n’as pas de coeur, celui qui souhaite sa restauration n’a pas de tête.
Et pour le reste, s’informer avant d’informer serait parfois bienvenu de la part de médias qui contribueraient, ainsi, à ne pas dresser de murs bien inutiles en ces temps où le dialogue entre pays aurait tout à y gagner.
La photo ci-dessus a été prise à Budapest.
Elle montre un autre type de rapport entre réfugié et policier que celui diffusé par diverses chaînes télévisées européennes.
Les téléspectateurs ont eu droit à des images montrant l’inhumanité de Hongrois jetant des sandwichs aux réfugiés parqués derrière des grilles.
Dans le cadre du téléjournal de la RTS, Darius Rochebin a interviewé l’actuelle Présidente de la Confédération suisse, Simonetta Sommaruga, et lui a demandé ce qu’elle pensait de tels comportements.
Il va de soi qu’elle a exprimé sa désapprobation alors que le Président Viktor Orban a, pour sa part, dénoncé la rébellion des réfugiés.
Si la photo d’un enfant mort sur une plage turque aurait, pour certains, fait basculer l’opinion publique vers une plus grande ouverture de coeur et d’esprit, le fait est que l’Europe se divise.
