société

Carla del Ponte, 2013-2017

Pendant que l’actualité de tel et tel pays se nourrit de polémiques autour de tel ou tel propos, tel ou tel statut à obtenir, la guerre poursuit son sale travail dans nombre de pays.
Avec la décision de Carla del Ponte, de démissionner de la Commission d’enquête des Nations Unies pour la Syrie, c’est un violent rappel de ce que subissent autant de populations meurtries au nom de la démocratie qui leur était promise par la communauté internationale rangée aux côtés de rebelles modérés.
Il faut lire comment l’annonce faite par la magistrate suisse est relayée dans les différents médias pour saisir la manière dont certains se complaisent à rappeler que tant de Syriens ont à subir leur Président alors que la Suissesse montre qui est du côté du mal et qui, du bien: aucune des parties qui s’affrontent, tous sont du côté du mal, dit-elle.
Et c’est de longue date qu’elle s’exprime dans ce sens. En témoigne cet entretien qui date de septembre 2013. A bien écouter tant on peut observer comment elle résiste à la doxa du bien et du mal réparti selon les standards en vigueur.
Une guerre n’est qu’un théâtre d’horreurs, on le sait bien et c’est la force des propos de Carla del Ponte qui devrait faire effet au lieu de quoi on va continuer à nous bercer des mêmes rengaines, pis, à nous forcer à poursuivre ce distinguo entre bons et méchants.
Et il y aura encore et toujours de bonnes âmes pour porter crédit à une telle vision réductrice…

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