Browsing Category

Culture

Culture, Information, Medias, Politique, société

Du lever du jour au coucher du soleil

Le 8 mars prochain, le peuple suisse aura à se prononcer sur différents objets de vote parmi lesquels la redevance à accorder à la Société Suisse de radiodiffusion (SSR).

Une initiative lancée par l’Union démocratique du centre (UDC) vise à réduire son montant. Inutile de dire que le sujet est assez « explosif » comme le relève cet article.

Dans ce sens, le media L’Impertinent s’est tourné vers notre compatriote sous sanctions, le colonel d’État-major Jacques Baud.

L’initiative est à saluer. Dommage, toutefois, que la journaliste donne l’impression d’être à peine sortie de son lit. 

À titre personnel, je trouve sa tenue manquer de respect envers son interlocuteur et le disqualifier. Détail, peut-être, au regard de l’intérêt qu’offre l’entretien. Mais pour un sujet si sensible, tout a son importance.

Par ailleurs et en réponse à la journaliste de L’impertinent qui a demandé sur X qui serait prêt à faire face à Jacques Baud, j’ai suggéré Sergueï Jirnov vu qu’il se déclarait partant sur ladite RTS.

Et il en est question à la minute 53 de l’interview où il est relevé de cet ancien espion qu’il est qualifié d’ancien officier alors que notre compatriote est présenté, au contraire, comme ancien espion qu’il n’a jamais été.

Donc imaginons une prochaine interview croisée et pourquoi pas, avant le coucher du soleil, cette fois!

Culture, Information, Medias, Politique, Voix

En dehors de la politique et pourtant…

Un agent de sécurité mandaté par une grande surface me fait signe que c’est l’heure de passer en caisse. Il est près de 19:00.

Je le remarque qui me regarde, puis disparaît derrière un rayon, réapparaît, me regarde à nouveau tandis que je saisis encore un ou deux produits à acheter.

Arrivée à l’une des caisses, je sors la marchandise que j’avais placée dans deux sacs en tissu et la dépose sur la bande roulante.

En main, je tiens un autre sac qui contient des documents.

J’observe alors la caissière faire un signe d’approbation à l’agent de sécurité que je savais dans mon dos.

Sitôt après leur échange de signes, la caissière me prie de vider mes sacs. Je m’exécute très volontiers et me retourne vers l’agent toujours posté dans mon dos.

Je fais un pas vers lui et le rassure, je ne suis pas une voleuse mais je conçois parfaitement qu’il fasse son travail. Courageux, il se défausse, tout juste pas sur la caissière.

La pauvre femme, gênée, s’est excusée, remerciant ma gentillesse. Elle n’y était pour rien, c’est le gars derrière moi qui lui avait signalé mon profil douteux.

J’engage alors avec elle un petit échange et souligne son courage de travailler du matin au soir dans cet immense espace souterrain baigné de lumière artificielle.

On évoque les petites surfaces de quartier d’autrefois qui, selon elle, seraient en train d’être à nouveau envisagées.

Bref, de fil en aiguille, j’apprends que ses journées débutent avant 06:00 du matin pour se terminer aux alentours de 21:00, compte tenu des trajets effectués dans un sens et dans l’autre.

– Heureusement, j’ai mes chats qui m’attendent chez moi! me dit-elle avec un sourire fatigué.

Ce sont des êtres comme elle qui ont inspiré nombre de mes « nouvelles » ou « short stories ». Des « anti-héros », comme l’avait relevé l’une de mes critiques.

Culture, Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

Le commissaire et le handicap: il était une fois…

Le commissaire européen aux Sports n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des jeux paralympiques. Ses raisons? Dénoncer la participation d’athlètes sous drapeau russe.

Bon, on n’ignore plus que l’Union européenne sanctionne ici et là ce qui est de près ou de loin lié à la Russie.

La diaboliser jusqu’à contester la présence de ses athlètes handicapés paraît légitime aux yeux de ce commissaire. Il y aurait définitivement les bons et les mauvais. Les proscrits et les bénis.

Refuser de mêler le sport à la guerre a peut-être incité le Comité international paralympique à réagir et à prendre la décision de laisser participer les athlètes russes et biélorusses sous leur drapeau.

Culture, Histoire, Information, Medias, Politique, Voix

Gainsbourg intéresse l’Ukraine

Le Monde publie un article intitulé En Ukraine, la mémoire engloutie des Gainsbourg. On y lit une histoire, celle que nous raconte Ariane Chemin.

Comme vous le savez, toute personne qui traite de la la Russie sans la stigmatiser reprend son « narratif ». Et « narratif » ou « propagande » c’est du pareil au même, la personne est un relai du Kremlin.

Bref, sujet connu et archi-connu.

Ce qui, en revanche, passe sans problème est le narratif nationaliste de Kiev. Parce que l’Ukraine aspire à des idéaux totalement étrangers à ceux que véhicule son grand voisin russe.

L’Ukraine lutte au nom de la démocratie.

Raison pour laquelle elle se démène pour effacer toute trace de son passé non seulement soviétique mais russe. Dans ce sens, Ariane Chemin nous apprend que la famille Gainsbourg plonge ses racines au plus profond de l’Ukraine.

Et que, la nation milite pour écrire « artiste ukrainien » sur les cartons des expositions ou les biographies des peintres ou des écrivains venus de la région, et rendre leurs racines à ceux dont on dit qu’ils sont « nés en Russie » ou « fils d’immigrés russes », comme Serge Gainsbourg.

Nombre de commentaires qui suivent l’article démontrent que le sens critique s’exerce malgré tout. Cette récupération idéologique nationaliste ukrainienne relayée par Le Monde n’échappe pas.

Culture, Economie, Histoire, Politique, Religions, société, Voix

Optimisme et discours convenu

La Tribune de Genève informe d’une exposition qui apprendrait aux jeunes « à débusquer le faux » selon le titre donné à l’article qui en traite et qui est réservé aux abonnés.

Suit un sous-titre « À Genève, une exposition questionne notre rapport à la vérité ».

L’exposition dont l’intitulé est « À la recherche de la vérité: le journalisme et nous » est destinée aux jeunes, invités à « plonger dans les coulisses du métier de journaliste ».

Fort bien.

Cela dit, je soumets à votre appréciation non seulement la démarche initiée par l’association Journalistory mais aussi et surtout le commentaire de la responsable du Département de l’instruction publique et de la formation de la jeunesse (DIP) de Genève.

Selon elle, l’esprit critique n’est pas un héritage, c’est une compétence qui se construit.

Pas certaine de lui donner raison à force d’avoir observé comment réagissent les gens aux informations. Leur attitude varie de la crédulité au rejet systématique, en passant par la prudence, la réserve ou la méfiance.

Parce que très souvent l’opinion et nombre d’a priori l’emportent sur l’esprit critique qui me semble véritablement être un trait de caractère à défaut d’être conquis au prix d’efforts auxquels tout le monde n’est pas prêt ou apte à consentir.

Culture, Economie, Histoire, Politique, Religions, société, Voix

Espoir

Ce 31 décembre dernier au soir, dans mes vœux de Nouvel An, j’enjoignais au rêve et à l’imaginaire pour ne pas renoncer à l’optimisme. Telle a toujours été mon attitude pour contrer une situation adverse.

Risqué, l’espoir porte ou emporte.

L’instant précis où l’ambivalence cesse n’annule pas son effet. Il le circonscrit. L’avoir entretenu n’a donc pas mené à une impasse. L’avoir entretenu a retardé l’apparition d’une réalité.

En ce début d’année furieux et tourmenté, traquer les rais de lumière s’offre en contre-jour au sordide.

Culture, Economie, Histoire, Politique, société, Voix

Impasse

Parmi l’ensemble des réactions que soulève ce qui semble désormais s’appeler « l’affaire Jacques Baud », il y a celles d’ordre humain et celles d’ordre médiatique, diplomatique et politique.

Les premières sont spontanées et proviennent de multiples horizons. Les autres, émises en fonction d’intérêts, sont frileuses, opportunistes ou à charge.

Le contexte dans lequel sont tombées les sanctions à l’encontre de notre compatriote est d’ordre politique. Tout le monde doué d’un peu de bon sens l’a compris.

Est-ce à dire que le combat à mener contre des mesures prises par un aréopage de ministres d’affaires étrangères réunis en « conseil » doive obligatoirement être politique?

Poser la question n’est pas y répondre.

Poser la question, c’est se demander comment défendre encore notre liberté d’expression alors que l’on ne cesse de nous vanter les « valeurs » sur lesquelles reposeraient les fondations de nos pays.

S’entendre sur le sens des termes serait déjà un bon début.

Culture, Economie, Histoire, Politique, Religions, société, Voix

Rêvons beaucoup et imaginons 2026!

Passer le cap d’une année à l’autre, on le sait bien, ne va pas fondamentalement modifier le cours de nos vies. Et pourtant, on se souhaite le meilleur pour l’an nouveau.

On s’adresse des vœux.

On y exprime des espoirs, on y formule des désirs, on y glisse même des attentes. Que le meilleur se réalise reste toujours préférable au contraire!

Dans ce cas, rêvons beaucoup et imaginons 2026 illuminer cœurs et esprits! On en a tellement besoin!

Culture, Histoire, Politique, Religions, société, Voix

En ce jour gris de décembre 2025

Ce 28 décembre, Brigitte Bardot est morte et moi, au petit matin, j’ai terminé la lecture de La maison vide de Laurent Mauvignier.

Il n’y a strictement rien à voir entre ces deux annonces. L’une a déjà fait le tour du monde quand l’autre n’atteindra que les personnes qui la liront ici ou sur un réseau social bien connu.

Rien de commun donc à ces deux faits sinon leur date.

Brigitte Bardot a marqué mon enfance, la lecture aussi. De manière évidemment très différente, inutile de le préciser. L’actrice française était un modèle pour nombre de jeunes filles et de jeunes femmes des années 1960. La lecture, non.

C’est son plaisir et plus encore que j’ai retrouvé dans le roman de Laurent Mauvignier.

La maison vide est de la grande littérature. Le talent du lauréat du Prix Goncourt de cette année 2025 est inouï. À son style singulier, on s’habitue. Et sa manière de décrire, de créer une ambiance, force l’admiration.

Tel est mon point de vue et le partager ici relève de la nécessité. Oui, carrément. Ce qui ne m’empêche pas, bien sûr, de saluer la mémoire de « la plus belle femme du monde ».

Culture, Economie, Histoire, Politique, Religions, société, Voix

Noël

Ce 24 au soir, veille de Noël, j’aimerais vous le souhaiter joyeux.

Qu’il le soit, ne le soit pas, ce ne sera ni le premier ni le dernier à être célébré entre chaos et tristesse pour les uns, harmonie et bonheur pour les autres ou pourquoi pas même, indifférence.

Je songe à tant d’êtres que le froid, la faim, la désolation agresse. Mais je songe aussi aux yeux émerveillés des enfants.

Noël, fête à la charge symbolique et sociale si lourde, reste un incontournable moment de partage. Pour le meilleur et pour le pire aussi, on le sait bien.

Quoi qu’il en soit, joyeux Noël à vous et aux vôtres!