Du 24 août au 14 septembre 2017, Genève accueille le légendaire cirque KNIE sur sa non moins légendaire Plaine de Plainpalais.
Or, voici que l’illustre Genevois François Le Fort, ami intime et Amiral du Tsar Pierre le Grand reçoit, lui aussi, la visite du même cirque, du moins, de certaines de ses caravanes.
En effet, l’isolement dans lequel les autorités de la ville de Genève ont choisi de poser son buste majestueux offert par Moscou en hommage à sa mémoire, se situe dans ce no man’s land où vivent, le temps de leur tournée genevoise, les artistes du cirque KNIE.
Quand cette compagnie de fortune aura quitté l’Amiral pour d’autres horizons où se dressera le chapiteau du cirque, l’illustre Genevois sera à nouveau seul sur ce terrain qui, autrefois, hébergeait des collégiennes et des collégiens dans quelques baraquements si provisoires qu’ils ont tout de même duré avant d’être détruits.
La légèreté avec laquelle le Conseil Administratif de la ville de Genève a, jusque là, considéré ce cadeau de Moscou n’honore décidément pas ses représentants, illustres ou pas, l’Histoire en décidera.
société
Les foyers de tensions, pis, de guerres sont nombreux sur notre planète.
S’émouvoir davantage pour l’un ou l’autre n’a pas lieu d’être ici. Mais montrer ce qui ne risque pas de l’être dans nos médias et qui touche un pays proche n’est pas interdit.
Un reportage a été réalisé par un volontaire français dans le Donbass.
On y voit défiler des images prises non loin de l’aéroport de Donetsk ou plutôt, de ses ruines. On y entend les commentaires d’un autre volontaire français et d’un blogueur catalan, ci-dessus à l’image.
Bien sûr que l’objectivité d’un tel document peut être discutée. Au même titre, le sont autant d’autres reportages diffusés par nos médias.
Dans ce cas et pour que chacune et chacun soit en mesure de disposer d’informations de sources diverses, voici cet aperçu de Dontetsk qui dure un peu plus d’une vingtaine de minutes
Merci à celles et ceux qui, chaque jour et non sans risques encourus, informent d’une situation de manière autre que celle qui domine la plupart de nos médias.
Heureusement que le principe de laïcité existe sans quoi, l’inventer deviendrait un défi de premier ordre.
Tant de fois rappelé, cité, convoqué pour remettre au pas qui le négligerait sinon le bafouerait, il semble qu’il soit toutefois assez malléable.
Aussi bien avait-on déjà eu droit à ces catalogues remaniés, tels celui d’IKEA ici et là. Que l’Arabie Saoudite et Israël aient été ainsi honorés, bien leur en prenne.
Chaque pays sinon chaque religion ne peut néanmoins en dire autant. Des médias ont, en effet, évoqué Lidl et les excuses que la marque aurait présentées aux personnes choquées par leur procédé.
Mais que dire de nombre d’autres grandes marques qui y ont tout autant recouru?
Au nom du respect de la diversité, on gomme les croix des églises photographiées en Grèce et utilisées sur certains produits.
C’est peut-être aussi au nom de ce même respect, qu’un Suédois a été condamné tandis qu’il mangeait du lard grillé devant des femmes en hidjab.
A moins que cela ne soit l’insistance avec laquelle il a tenu à être en face d’elles qui lui ait valu une amende…
On s’en rappelle, l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet alors en campagne avait mobilisé médias et réseaux sociaux.
Voici que le premier secrétaire de la fédération du parti socialiste des Français de l’étranger a été, à son tour, violenté et de manière telle que ce jeudi 31 août, il se trouvait toujours en soins intensifs.
L’agresseur se défend, il aurait été lui-même victime d’insultes racistes.
Soit.
Il va même jusqu’à s’excuser lui-même je m’excuse réagit-il alors que les excuses, en général, on les sollicite de l’autre plutôt que de s’attribuer à soi seul le pouvoir de les accorder.
Un je vous prie de m’excuser eût été, en effet, la formule adéquate quand bien même elle aurait suffi. Cependant voilà, on arguera que l’essentiel est ailleurs, où, la question reste posée.
Car lorsque la langue et son usage sont malmenés, c’est le sens qui est affecté. Et le sens, c’est ce qui permet à une communauté humaine de se comprendre.
A l’évidence, l’absence de maîtrise de la langue dont fait preuve ce député LREM confirme son absence de contrôle de lui-même.
Le voici désormais placé en garde à vue.
Les enfants, ici commémorés pour avoir été tués, les enfants, là non désirés et accompagnés de doléances sur la difficulté de faire valoir les droits à leur suppression, ainsi va le monde.
Comparaison n’est pas raison et de comparaison, d’ailleurs, il n’est pas question mais d’aperçus relatifs à des actualités diverses.
Le droit à la vie, à la mort ou à tout ce que les sociétés qui en proposent et en revendiquent, lorsqu’il est confronté à la réalité, c’est tout une histoire, on le sait bien.
Preuve en sont les témoignages ci-dessus évoqués par Franceinfo en relation avec la difficulté de les faire valoir pour avorter.
Quant au droit de tuer des enfants par les armes, il nous est souvent rappelé par nos médias.
Ce fléau ne peut demeurer sélectif dans son évocation tandis qu’il touche autant de régions du monde où sévit toujours la guerre.
Tel est le cas du Donbass, dans le Sud-Est de l’Ukraine et dont il a été à de très nombreuses reprises question sur ce blog.
Amchide
Fous, pas fous mais soumis, autant d’avis s’expriment sur ce que seraient ces terroristes qui assassinent en toute bonne foi et conscience au sein de nos villes.
Qu’il s’agisse d’Amchide, Ouagadougou, Marseille, Barcelone, Nice, Kaboul, Paris, Berlin, Stockholm, Londres, Saint-Pétersbourg et tant d’autres lieux encore frappés par la mort, les responsables d’actes visant à tuer le plus de personnes possible ne relèveraient de loin pas tous de la psychiatrie.
Dans une interview, Boris Cyrulnik expose un point de vue qui met en lumière autant de comportements au regard de précédents, tels ceux de nazis dont il s’est avéré qu’il s’agissait de personnes connues aussi comme respectables pères de famille.
Les monstres ne sont donc pas ceux que l’on croit, ou disons qu’ils le sont aux yeux de qui ne se laisse pas emporter par une doctrine, une idéologie ou une religion qui les fanatiserait.
C’est, en effet là qu’intervient ce que le célèbre psychiatre appelle la soumission. Celle qui fait basculer un être doué de raison dans une croyance au nom de laquelle tuer devient positif.
Après tout, ce raisonnement rappelle ces interviews de voisins ou de proches auxquels on demande de parler de tel ou tel terroriste et qu’on apprend combien la personne en question avait toujours semblé si discrète voire gentille ou bienveillante qu’on en revient pas de découvrir de quoi elle s’est révélée capable.
De là à estimer que derrière tout être bon se cache un assassin, il y a un pas à ne pas (encore) franchir peut-être et souhaitons-le!
Si la camionnette ou le fourgon, à choix, semblent être en passe de devenir des moyens de locomotion fous et assassins, les morts d’ambassadeurs russes se multiplient.
Rien à voir, évidemment, car tous ces diplomates décèdent de mort naturelle, tel le dernier en date, Mirgaïas Chirinski, en poste au Soudan.
L’information de sa mort a été relayée par de très nombreux médias. A lire ce commentaire déposé sous l’article de l’un d’eux, on relève ce qui préoccupe bien davantage cet internaute, à savoir, le sort réservé à un artiste russe.
Peut-être que cet article lui en dira un peu plus sur les pratiques de cette célébrité dont les activités ont très longtemps été reconnues, soutenues et financées par des fonds publics russes.
Que l’abus de confiance sanctionne autant de personnalités dont on dit qu’elles seraient proches du pouvoir en place ne gêne pas grand monde mais que l’on touche à un représentant de la culture dont la réputation ne serait plus à faire de par le vaste monde, passe apparemment moins bien.
Pour en savoir un peu plus sur celui auprès duquel volent au secours tant de nos compatriotes, voici encore de quoi nuancer la moindre leur emballement s’ils y sont prêts, bien sûr…
Depuis l’attentat qui a endeuillé Barcelone et plus encore, l’Espagne, se lisent ici et là des propos rappelant que la mort qui frappe ou a frappé telle ou telle autre ville ou région du monde semble valoir moins de réactions.
On a eu droit à la comparaison en relation avec les migrants perdus à jamais dans d’insondables fonds marins, on a droit tout autant à ces morts qu’on pleurerait moins que ceux de Barcelone.
Sans nier en rien la désolation que suscite toute perte humaine quelle qu’elle soit, comparer l’onde de choc qu’a déclenchée l’attentat perpétré sur les Ramblas à l’absence d’émotion constatée en d’autres cas, relève de bien davantage que de simples polémiques ou de mauvaises querelles.
Car si, en effet, l’attentat de Barcelone a fortement marqué les esprits, ce n’est pas par indifférence aux autres morts. C’est parce que, pour toutes sortes de raisons qui peuvent tenir de la proximité ou de l’identification ressenties sinon, en l’occurrence, de la répétition d’un même procédé, les réactions ont été d’autant plus vives.
Alors établir une échelle de valeurs au nom de laquelle on s’indigne, c’est nier le fait de réalités au nom d’une éthique ou de droits humains qui devraient primer.
A ce tarif-là et au rythme soutenu auquel sévit la mort de façon injuste et choquante sur la planète, il ne resterait même plus les yeux pour pleurer tant ils seraient brûlés par les larmes.
Cela dit que l’on se rassure, selon cet article, le nombre d’attentats serait en baisse depuis deux ans…
Quand j’évoquais l’exaspération plus que palpable au sein de nos sociétés dans un précédent sujet de ce blog, ce n’était pas au hasard.
De plus en plus de réactions se manifestent tandis que tant de déséquilibrés seraient interpellés après avoir fauché la vie de telle ou telle passante ou de tel client de restaurant.
Un phénomène de mimétisme a été évoqué pour justifier le même mode opératoire assassin. Cependant, pour d’aucuns, les auteurs de tels crimes en portent la pleine responsabilité.
De fait, considérer ces personnes comme malades mentales est remis en cause par ce psychologue et criminologue interviewé sur RTL.
Il livre son interprétation qui ne manque pas d’intérêt et qui est à écouter ici.
Il restera, cependant, toujours autant de personnes convaincues que mourir au hasard d’un trottoir, d’une terrasse, d’un marché ou d’un abri-bus ne les fera pas céder à la peur.
Et puis, ne l’oublions pas, ces morts ont encore de la chance car d’autres se perdent en pleine mer à jamais. Oui, n’oublions pas que la comparaison a été faite et plusieurs fois rappelée ici.
Autant dire qu’avec pareils raisonnements, nos déséquilibrés ont, eux non plus, pas de quoi avoir peur.
Décidément, soit les actes commis par autant de terroristes urbains inspirent, soit il y a les malades mentaux et les autres.
Le fait est que nombre de personnes souffrant de troubles aggravés de la personnalité ne se sont pas toujours fait connaître pour avoir foncé, qui, sur une pizzeria, qui, contre deux abris-bus.
Mais bon, selon cet article de francetvinfo, nos médias informent au plus près de réalités qui, elles, seraient trop souvent sujettes à interprétation hâtives.
Donc voilà, il semble bien que viser tel ou tel groupe de personne pour les blesser ou mieux sinon pis, les tuer, ne relève pas forcément d’actes de terreur mais tout simplement de problèmes mentaux qui nécessitent des traitements adéquats.
La recherche pharmaceutique a un bel avenir devant elle qui devrait donc favoriser ce vivre ensemble tant prisé de nombre de nos élu(e)s.
La victime de l’acte commis, ce jour à Marseille, aura sans doute la chance -et on la lui souhaite- d’avoir une sépulture.
Paix à elle et puissent les politiques à l’oeuvre dans nos villes, trouver comment concilier le comportement d’autant de déséquilibrés avec celui attendu de citoyennes et de citoyens, quel(le)s qu’ils soient.
