A l’évidence, l’idéologie qui s’exprime à travers les considérations émises par l’élue suisse sur tels et tels morts, semblent partagée par nombre de personnes qui, comme elles, estiment qu’être frappé par un acte terroriste vaut une sépulture qu’autant de victimes parties à la conquête coûteuse et risquée de l’Europe n’auront jamais.
Etablir pareille comparaison morbide exige qu’on y revienne une fois encore tant la vision du monde à peine masquée que cachent ces déclarations d’Ada Marra, pour la nommer car d’aucuns s’interrogent sur l’identité de cette élue, dénote l’absence de tout humanisme.
Car enfin, depuis quand déciderait-on de se trouver en un lieu où, soudain, sévit la terreur?
Qui aurait sollicité un ou plusieurs terroristes pour se faire assassiner à tel ou tel endroit?
Lequel de tant de ces piétons ou hôtes de terrasses aurait-il rêvé d’avenir meilleur sous les coups de terroristes?
Publier, comme s’y est attachée la Conseillère Nationale Ada Marra, un rappel à peine orienté du sort de migrants tandis qu’autant de familles et de proches pleurent les leurs outrage et insulte.
société
L’exaspération plus que palpable au sein de nos sociétés dont la plus grande partie des citoyennes et des citoyens, certes, n’appelle pas à se venger, n’en est pas moins réelle.
Et lire, de la part d’une élue, qu’autant de victimes ont encore la chance de pouvoir être enterrées de manière décente plutôt que de se perdre dans les profondeurs de mers desquelles personne ne les extraiera plus, il y a un pas qui a été franchi.
Et ce pas-là est loin d’être anodin.
Non seulement, le fait de comparer telle ou telle mort est une manière particulièrement douteuse de procéder mais s’y être risquée témoigne de l’orientation avec laquelle le phénomène migratoire est traité.
On le sait, les idéologies au pouvoir ne s’embarrassent le plus souvent pas de nuances ou autres considérations ou scrupules face à la nécessité de faire passer leur point de vue.
En l’occurrence, cette élue socialiste, par la hiérarchie qu’elle pose entre les morts et l’issue qui leur est réservée, n’a su que révéler la pression à exercer pour qu’une politique s’impose.
Merci à elle, le peuple n’en demandait pas tant.
A parcourir les réseaux sociaux en ce lendemain d’attentat à Barcelone, on trouve un peu de tout.
De la colère, de la fureur, parfois, des appels à la vengeance, bref, autant de réactions sont souvent vives et qui semblent plus déterminées que lors des précédents attentats.
Un seuil de tolérance -si elle a existé jusqu’alors- aurait-il été atteint, cela pourrait être le cas.
Et pourtant, quel poids ont autant de publications sur Facebook, Twitter ou autres Printerest, même accompagnées de milliers de j’aime et d’autant de partages?
Quand on sait comment les intérêts de puissants oeuvrent et utilisent tout ce qui est en leur pouvoir pour s’imposer, autant dire que les like par milliers n’y changent pas grand chose.
Sauf que, l’impatience de nombre d’internautes est palpable.
Et si les appels à prendre les armes qu’on découvre devaient se multiplier face à l’inertie de la classe politique de plus en plus mal perçue, nos sociétés ont de quoi s’inquiéter.
Voici, à titre comparatif, ce qui s’écrit ici ou là:
Le procédé se répète.
Camionnette qui fonce sur la foule et revendication qui suit.
Mais comme il semblerait qu’on doive vivre avec ce fléau, le terrorisme et ses modes d’attaques sur la voie publique ont de l’avenir!
Barcelone, ce 17 août au soir est en deuil.
Il y a quelques jours, c’était Ouagadougou.
Deux villes meurtries par des assaillants convaincus d’agir au nom du bien, du leur, celui qui ne lésine pas sur les moyens pour s’exercer.
Tuer, blesser autant que possible, telle est la méthode recommandée et qui octroie toute liberté de sévir.
Combien de fois encore?
Condoléances et pensées aux proches et aux familles.
Fait divers ou pas, Jupiter a sévi.
Il porte plainte pour harcèlement contre un photographe, ma foi et semble-t-il indiscret. En effet, celui-ci aurait enfreint les règles de respect de la vie privée en s’introduisant dans la propriété où réside le couple Macron.
Aïe.
La démarche est rare de la part d’un Président. Mais on commence à être habitué aux premières ou apparemment telles de l’actuel Chef de l’Etat français. Combien de fois, en effet, n’a-t-on eu à l’apprendre! Dans ce cas, d’autres premières suivront sans doute encore.
Cela dit et selon ce site, c’est à une adolescente qu’aurait été due la révélation, pour autant qu’elle en soit, de la présence du couple présidentiel à Marseille.
Elle dit avoir reconnu le maillot de l’OM que portait le Président et qu’il se serait fait offrir alors qu’il était encore candidat.
Footballeur, militaire, épouvantail dans sa jeunesse, Emmanuel Macron aime les jeux de rôles. Le sien, toutefois, est celui de veiller au bien du pays qu’il préside.
Souhaitons-lui de ne pas trop l’oublier à force de revêtir autant de vêtements dont celui qui, en l’occurrence, aurait trahi son lieu de vacances.
Que cela ait incité ce photographe à le traquer, telle semble être, de longue date, la règle de ce jeu people.
La Suisse s’apprête à élire une nouvelle ou un nouveau des sept sages qui constituent son Conseil Fédéral.
Le départ de Didier Burkhalter, en son temps Président de la Confédération suisse lorsque celle-ci, au plus fort de la guerre en Ukraine, présidait l’OSCE, suscite la convoitise de trois candidats.
De ces trois personnalités, Pascal Décaillet, grand connaisseur de la politique suisse, a très bien rendu compte sur son blog.
Pour ma part, au-delà de ce qu’il y aurait à dire de chacune de ces candidatures, je songe à la récente élection française qui a porté au pouvoir son Jupiter.
S’il a été élu au suffrage universel, se rappeler comment s’est déroulée la récente campagne présidentielle française laisse très perplexe quant aux réels pouvoirs conférés à la population, de porter son élu(e) à la fonction suprême.
Cela dit, c’est enfoncer une porte grande ouverte que de mentionner au passage combien les deux systèmes politiques suisse et français diffèrent et combien d’envieux compte celui de la Suisse.
S’il n’est sans doute pas parfait -la perfection n’étant pas de ce monde- et qu’il n’échappe pas non plus à toutes sortes de pressions qui s’exercent sur ses représentants, il demeure pour grand nombre d’observateurs, un exemple de démocratie.
Bon vent à Isabelle Moret, Ignazio Cassis et Pierre Maudet!
Gaza vu le 31 juillet 2014 et revu le 11 août 2017 par l’auteur d’une lettre ouverte adressée à Dominique de Villepin
La guerre moderne signe le retour à l’archaïsme de la violence.
C’était dans un article du Figaro consacré à l’historien René Girard que figuraient ces propos.
Or voici qu’une tribune, parue sur ce même site du Figaro et qu’avait signée Dominique de Villepin le 31 juillet 2014 fait réagir… trois ans plus tard.
Publiée, en effet, ce 11 août 2017 sur le site JSSNews, une lettre ouverte est adressée à l’Ancien Premier Ministre français par une personnalité, présentée comme reporter, écrivain et réalisateur de documentaires mais aussi, selon Wikipedia, spécialisé dans le conflit isarélo-arabe et la psychopathologie terroriste.
Soit et bien lui en prenne.
Cependant, à lire sa prose et certaines des contributions qui la commentent, on comprend que la violence et la haine ont encore de beaux jours devant elles.
Et que le poète, en pareil cas, avait toutes les raisons d’être éclipsé sinon de s’éclipser …
L’image qui illustre ce sujet est la capture d’écran d’une video qui circule sur les réseaux sociaux. Elle a été diffusée sur le compte Twitter de mediapress24.fr.
Face à une telle scène, se montrer perplexe vaut la peine.
En effet, selon 20 minutes, le commentaire qui accompagne la séquence que l’on voit est inadéquat.
Dans le contexte actuel, demeurer critique face à ce qui se répand de manière dite virale serait sans doute préférable et le terme est choisi.
Mais certains esprits échauffés ne semblent pas l’entendre ainsi.
Dommage alors que le monde se passerait bien d’autant d’ardeurs à monter à l’assaut.
En vain, qui plus est.
capture d’écran du site de La Forêt des livres
On a déjà eu l’occasion de découvrir la qualité de jugement de la rédaction de BibliObs tandis qu’elle commentait le discours tenu par Alexeï Makine sous la coupole de l’Académie française.
C’était le 15 décembre 2016, l’écrivain y était reçu et de son discours n’a été retenu en titre que ce néologisme s’il en est de poutinien.
Et puis, plus récemment, lors des festivités du 14 juillet à Paris, voici qu’un nouvelle manifestation de grande culture nous était offerte par le même BibliObs.
Il en a aussi été question ici.
S’agissant de Gonzague Saint Bris, personnalité singulière et généreuse à laquelle il a été rendu hommage ici tandis que sa mort brutale est survenue dans la nuit du 7 au 8 août, voici comment ce même BibliObs évoquait, en 2012 le festival littéraire créé par l’écrivain en 1995.
Y voir du fiel sinon une orientation politique à peine manifeste est peu dire tandis que l’on sait comment sont attribuées tant de reconnaissances dites officielles à toutes sortes de personnalités.
Et dans ce sens de résistance qu’a été celui de nombre d’actions menées par Gonzague Saint Bris, écoutez-le raconter comment a été créé le Festival de Cannes.
Dénigrer comme s’y emploie si bien BibliObs ne révèle que condescendance, inculture et mépris.
Le Romantisme absolu est un ouvrage qui a marqué son temps.
Son auteur, Gonzague Saint Bris n’est plus. Tué cette nuit du 7au 8 août dans un accident de la route, il laisse derrière lui une oeuvre, un livre à paraître à la fin de ce mois mais bien davantage encore.
Voici un homme au parcours peu banal auquel, certes, il n’est pas interdit de demeurer insensible en ces temps troublés par une actualité qui n’a pas de quoi réjouir les foules.
Mais enfin, serait-ce là une raison de ne pas saluer la mémoire d’un homme inventif et créatif comme le fut Gonzague Saint Bris, certainement pas.
Car évoquer cette personnalité, c’est relever l’originalité d’un destin, sa singularité et sa dimension combative aussi. Gonzague Saint Bris a été inventif et créatif.
Saluer sa mémoire, c’est rendre hommage à une personnalité qui a mêlé sa sensibilité à celle d’autant d’autres qui ont marqué la culture et l’Histoire, tel Frédéric Chopin, pour ne citer que lui tandis qu’il est évoqué dans Le Romantisme absolu.
