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Carla del Ponte, 2013-2017

Pendant que l’actualité de tel et tel pays se nourrit de polémiques autour de tel ou tel propos, tel ou tel statut à obtenir, la guerre poursuit son sale travail dans nombre de pays.
Avec la décision de Carla del Ponte, de démissionner de la Commission d’enquête des Nations Unies pour la Syrie, c’est un violent rappel de ce que subissent autant de populations meurtries au nom de la démocratie qui leur était promise par la communauté internationale rangée aux côtés de rebelles modérés.
Il faut lire comment l’annonce faite par la magistrate suisse est relayée dans les différents médias pour saisir la manière dont certains se complaisent à rappeler que tant de Syriens ont à subir leur Président alors que la Suissesse montre qui est du côté du mal et qui, du bien: aucune des parties qui s’affrontent, tous sont du côté du mal, dit-elle.
Et c’est de longue date qu’elle s’exprime dans ce sens. En témoigne cet entretien qui date de septembre 2013. A bien écouter tant on peut observer comment elle résiste à la doxa du bien et du mal réparti selon les standards en vigueur.
Une guerre n’est qu’un théâtre d’horreurs, on le sait bien et c’est la force des propos de Carla del Ponte qui devrait faire effet au lieu de quoi on va continuer à nous bercer des mêmes rengaines, pis, à nous forcer à poursuivre ce distinguo entre bons et méchants.
Et il y aura encore et toujours de bonnes âmes pour porter crédit à une telle vision réductrice…

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Jupiter, la France en marche et autres questions

L’humour est un bon antidote à certaines situations en lieu et place de colères qui semblent toutes aussi vaines que tant d’imprécations lancées à la tête de tel(le) ou tel(le).
Or à suivre ces quelques minutes au cours desquels s’expriment, trois anciens Présidents, le désormais actuel locataire de l’Elysée et son épouse, un bref Garde des Sceaux et autres anciens candidat(e)s à l’élection présidentielle pour ne citer que quelques unes des principales figures en compagnie d’Yves Calvi, on se prend à s’interroger.
En effet, maintenant que la France a son Jupiter au sommet de l’Etat, il semble qu’elle n’ait désormais plus qu’à bien se tenir. Dans ce cas, pareille séquence radiophonique a-t-elle encore une chance de survivre sans risque?
Car Jupiter n’y est pas ménagé, pas davantage sa Junon si elle en est.
Mais le couple présidentiel qui sait ce que mise en scène signifie, apprécie peut-être et sans doute cette forme décalée de restituer une actualité. 
Cependant, tandis que chute de manière drastique la cote de popularité du Président, en rajouter ne sera peut-être pas bienvenu?
A suivre…

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Entre règles et sperme, ainsi va l’actualité en ce 4 août

Coïncidence de préoccupation ou pas, voici là sans doute deux sujets sensibles d’importance pour avoir été retenus en manchette de ces deux grands titres de presse que sont Le Matin et La Tribune de Genève.
A-t-on envie d’en savoir davantage qu’il suffit de se plonger dans la lecture des articles qui nous expliquent, pour l’un, en quoi une révolution menstruelle est appelée des voeux de l’auteure d’un ouvrage dont l’intitulé reprend, en partie, la formule consacrée au rite de la Cène, Ceci est mon sang.
Deux pleines pages et couverture du journal avec photos sont consacrées à cette information en une.
Pour l’autre, c’est également une pleine page de la rubrique EVENEMENT et un éditorial en une qui développe le sujet dont il est écrit, en imposants caractères gras qu’il alarme l’Occident.
De quoi occuper les esprits au cas où d’autres soucis les auraient saisis en ces temps troublés par quelques petites tensions mondiales…

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Récupération de penseurs à l’avantage de telle ou telle cause

Les absents ont toujours tort dit le proverbe.

Mais les morts? Et les mots qu’ils ont laissés, mieux, l’oeuvre qu’ils ont constituée? La manière de s’y référer n’est, parfois, que récupération selon l’intérêt qui se présente et l’opportunité de l’évoquer pour lui conférer les contours souhaités.

En l’occurrence, ces derniers temps, plusieurs articles renvoient à Stefan Zweig dont il est appelé à lire ou à relire un écrit ou un autre. Le plus souvent, ces invitations à la (re)lecture sont en relation avec le besoin de défendre telle ou telle cause, issue, cependant, de milieux socio-politiques très divers.

À considérer comment ce tout grand écrivain peut toucher des sensibilités aussi variées que celles d’Européens convaincus de leur Union ou de royalistes fidèles à autant de valeurs partagées qu’ils trouvent en lui, c’est dire si l’éventail est large!

Or si les premiers ne cessent de citer Zweig pour lutter contre les nationalismes et leurs méfaits, les seconds, pour leur part, rappellent comment il a décrit le traitement infligé à autant des leurs par les révolutionnaires comme dans la nouvelle qui a donné son nom au recueil Un mariage à Lyon.

Aussi, est-ce bien du triomphe de la brutalité dont Zweig a fait part dans son ouvrage intitulé en français, Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen quand il l’associe à la défaite de la raison. Il n’y a là aucun regard d’ordre politique particulier.

Dans ce cas, considérons l’humanisme de l’écrivain avant tout et alors le citer aura tout son sens!

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Inexistence de la Suisse, absence de culture française au coeur de polémiques

Si LA Suisse n’existe pas pour cette élue socialiste helvète qui semble avoir maille à partir avec quelques esprits réactifs sinon récalcitrants, pour le Président français alors candidat à l’Elysée, il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France, elle est diverse, elle est multiple…
Autant dire que ces deux personnalités politiques entretiennent un rapport à leur pays respectif qui tient à les démarquer de tout autre qui serait qualifié d’identitaire sinon de nationaliste.
La différence entre les termes d’identitaire et de nationaliste existe, elle et la culture que tous deux génèrent, existe tout autant.
Reconnaître aux pays des caractéristiques spécifiques n’implique toutefois pas de se réclamer de culture identitaire ou nationaliste.
C’est tout simplement admettre des réalités que l’usage de formules politiciennes tente de gommer.
Aussi, qu’il s’agisse d’une parlementaire suisse ou d’un désormais Président français, le fait de tenir des propos qui heurtent certaines sensibilités n’est pas anodin.
Et autant de levées de boucliers sinon de volées de bois vert à leur encontre exprime un sentiment d’appartenance à autant de références fondatrices qui n’excluent en rien l’ouverture à d’autres.
Dans ce cas, défendre des valeurs sans extrémisme quelconque doit rester envisageable, n’en déplaise à qui prétendrait le contraire pour rejeter d’emblée et catégoriser sans nuance.

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La Suisse, pour vous, c’est?

Poser la question, c’est réagir au point de vue émis par une élue helvète qui estime que lA Suisse n’existe pas. Ce sont les gens qui y habitent qui existent, ce sont nos différentes lois. Notre démocratie. Notre équilibre entre public et privé.

Outre le fait que l’on retrouve, développée par elle, la devise du Pavillon suisse de l’exposition universelle de Séville en 1992, les propos que cette personnalité politique bien connue des Suisses a publiés sur son profil Facebook ont été diversement accueillis.

Cela se conçoit et elle l’écrit d’ailleurs elle-même lorsqu’elle précise que Ma Suisse à moi n’est pas la vôtre, votre Suisse n’est pas la mienne.

Et de poursuivre ainsi: Dieu que c’est beau de vivre dans un pays où on a le droit de penser de manière non uniforme. 

Il semble que la réalité lui ait donné tort et que les réactions qui ont suivi ses déclarations se soient heurtées à l’amour que nourrissent autant d’autres Helvètes pour leur pays que celui qu’elle affiche lorsqu’elle écrit que C’est cette Suisse là que j’aime. Je sais qu’elle est en danger. Je me battrai pour qu’elle continue à vivre. 

La Suisse a eu ses héroïnes et ses héros qui toutes et tous ont revendiqué l’amour du pays dans leur combat.

L’Histoire retiendra ou non celui que la conseillère nationale Ada Marra porte à la Suisse qui célèbre aujourd’hui sa Fête Nationale.

Bon 1er août à toutes et à tous mes compatriotes!

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Defend Europe, l’opération en Méditerranée qui divise

Une lettre ouverte a été adressée à la chaîne dite publique d’information, je veux parler de la Radio-Télévision Suisse, RTS. 
Son auteur est le père d’un homme qui a fait l’objet d’un reportage dont il conteste le parti pris.
En effet, dans son téléjournal du 19:30, la chaîne dite publique d’information suisse a fait part de ce citoyen suisse qui co-dirige, en Méditerranée, une opération appelée Defend Europe et qui, par ailleurs, a servi comme officier de l’Armée suisse avant d’être suspendu de ses fonctions il y a cinq ans, selon la RTS. 
La question des migrants divise, c’est vraiment enfoncer une porte ouverte que de le rappeler.
Et pourtant, c’est là bel et bien un problème de société qui, s’il n’est pas traité de manière la plus objective possible, ne serait-ce que par les chaînes d’information dites publiques, ne risque que d’exciter autant de réactions de protestation.
La RTS, à la différence d’autres médias, se doit de rendre compte de l’actualité de la manière la plus impartiale qui soit. Force est de constater, néanmoins -et on l’a à mainte reprises déjà signalé ici dans le cadre de la guerre en Ukraine encore pas terminée- que tel n’est trop souvent pas le cas.
Alors et dans ce sens, ce père, Monsieur Jean-Pascal CATTIN, est en droit de de réagir et sa lettre, d’être pris en considération. 
Mais quelle suite lui sera donnée, la question reste posée…
NB: L’auteur de ladite lettre tient à préciser qu’en aucun cas cette lettre ne peut être reprise, en l’occurrence, par La Tribune de Genève sans son accord formel

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Etats-Unis-Russie, un partenariat sous haute tension

Alors que les tensions entre Etats-Unis et Russie ne semblent décidément pas s’atténuer tandis que les premiers viennent d’adopter une nouvelle série de mesures à l’encontre de la seconde, il n’est pas inintéressant de relire cet article.
Paru il y a dix ans déjà, il est révélateur d’un climat qui, depuis lors, n’a connu que peu d’embellies sinon aucune.
L’analyse qui y est livrée des relations entre les deux pays est cohérente quand elle pointe le fait de forces nucléaires en présence et de missiles prêts à être pointés en 30 ou 40 seconde par l’un ou l’autre d’entre eux tandis qu’ils seraient liés par un partenariat stratégique.
Mais quand on sait aussi que les Etats-Unis ont espionné autant de pays européens dits alliés, toutes sortes de questions demeurent posées. 
Cependant voilà, au-delà d’un certain seuil de pressions, les menaces brandies par tel ou tel dirigeant risquent de ne plus en être.
Et comme l’a rappelé le président russe dans le long entretien qu’il a accordé à Oliver Stone, personne ne survivrait à une guerre entre les Etats-Unis et la Russie.

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Une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron par 15 hauts gradés de l’armée dit le sentiment d’humiliation

La France de Macron ne manque décidément ni d’animation ni d’intérêt.
Outre les divers couacs qui émaillent telle ou telle intervention à l’Assemblée Nationale, certains revirements sont appréciés au plan national alors qu’ils ne rencontrent pas vraiment le même accueil auprès de partenaires européens. Je  veux parler, ici, de la décision prise au regard des chantiers navals de Saint Nazaire.
Si leur nationalisation temporaire a été saluée par l’ensemble de la classe politique française, c’est dire qu’elle sait aussi apprécier ce qui se fait de positif tandis que la France qui s’est mise en marche a essuyé déjà pas mal de critiques et suscité nombre de polémiques.
Il en est une, entre autre, qui ne s’est pas encore éteinte même si la lettre ouverte qu’adressent 15 hauts gradés de l’armée à celui qui n’a jamais manqué de rappeler qu’il était leur Chef, ne se veut pas polémique.
Sa réception en décidera.
Quoi qu’il en soit, sa lecture révèle dignité, fermeté et maîtrise, appréciables dans un contexte où vulgarité et insultes s’étalent sans autre profit que de salir à bas coût.

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Au-delà de la caricature, la France de Macron

Il s’en dit et s’en écrit beaucoup au sujet d’Emmanuel Macron. Qu’il s’agisse de sa manière de communiquer, de présider, qu’il s’agisse de son entourage politique, familial ou autre, images et commentaires témoignent de regards aussi divers que contradictoires, rien que de très normal à cela.
Mais au-delà d’autant de considérations en lien avec telle ou telle décision, tel ou tel revirement par rapport aux engagements pris le temps d’une campagne dont il a été maintes fois rappelé comment elle avait été menée, que lire de la France de Macron?
Car s’il y a une Russie de Poutine, tant de fois rappelée dans nos médias, une France de Macron semble de plus en plus se dessiner au-delà de points communs que d’aucuns s’évertuent à vouloir trouver aux deux Chefs d’Etat.
Ils ont été évoqués ici, mais depuis, un autre site s’est lui aussi fendu de comparer les présidents russe et français.
Vladimir Poutine y semble plutôt faire office de repoussoir voire d’épouvantail, figure qu’a incarnée -mais sur les planches-  le jeune Emmanuel Macron, alors élève de l’atelier de théâtre dirigé par l’ex-Madame Auzière devenue désormais Brigitte Macron.
Comparaison n’étant pas raison, laissons à chacun de ces deux Présidents leur rôle dans ce monde en espérant de leurs relations toutes récentes qu’elles offrent de quoi apaiser les tensions qui mettent tant de peuples à l’épreuve.