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Culture, Histoire, Politique, société

Un titre, des vies

Une journée particulière est le titre français d’un film d’Ettore Scola. Il est aussi celui d’un ouvrage d’Anne-Dauphine Julliand.
Dans le premier, il est question de la rencontre de deux êtres le jour de la visite rendue par Adolph Hitler à Benito Mussolini à Rome, le 8 mai 1938.
Dans le second, il est fait référence au 29 février, jour de naissance d’une enfant atteinte de maladie génétique orpheline de laquelle elle succombera moins de quatre ans plus tard.
Un même titre pour deux histoires qui n’ont donc rien à voir l’une avec l’autre.
Dans le film d’Ettore Scola, c’est la condition des homosexuels et des femmes sous le fascisme que l’on découvre quand dans le livre d’Anne-Dauphine Julliand, c’est le cours irréversible de la maladie qui fauche la vie de sa fille.
Aussi, ces deux histoires, racontées dans une référence temporelle bien définie, la débordent-elles de toutes parts.
Un même titre pour dire la fatalité, un même titre pour masquer l’ampleur de sa perception.

Politique, société

La charia et la morale, selon ce député

Avec tout le respect qu’impose le parcours de cet élu de la 6e circonscription des Français de l’étranger à laquelle j’appartiens, il n’est pas interdit de rester plus que perplexe quant à l’usage qu’il fait du vocabulaire.
A la question de Jean-Jacques Bourdin, de savoir ce qu’il pense de l’affaire Ferrand, Joachim Son-Forget se fend d’une réponse entre éléments de langage et évocation de débat philosophique un peu complexe.
Et le voici qui ose, il fallait tout de même y songer, le voici donc qui lance qu’on ne doit pas avoir un retour de la morale car c’est le début de la charia.
Même si le député s’excuse d’utiliser un peu des grands mots, il a tout de même estimé qu’ils avaient leur place dans le sujet.
Or quand on songe aux victimes de la charia, on se dit que cet élu serait bien inspiré de réviser son lexique à défaut de ses connaissances en la matière.
Car non seulement il s’agit là d’une erreur d’appréciation de sa part mais aussi sinon surtout d’une évidente faute de goût envers toutes celles et ceux qui ont subi la charia.

Politique, société

Terrorisme et mimétisme, questions

capture d’écran RTS
Effets collatéraux ou pas d’une émission de la RTS sur le terrorisme, depuis sa diffusion, une alerte à la bombe a été signalée à Genève, qui a bloqué la gare Cornavin, une crise de panique s’est emparée d’un homme qui a hurlé Allahu Akbar dans le métro à Lausanne et un personnage clé du djihadisme a été arrêté à Meyrin, dans le canton de Genève encore.
Bien sûr qu’on peut voir à cette série d’événements que pures coïncidences.
Il n’en demeure pas moins vrai qu’à force de répéter en boucle qu’on va continuer de sortir en terrasse et qu’on n’a pas peur, autant d’actes perpétrés ici et là et de manière récurrente ne peuvent laisser indifférent.
Qui plus est, la médiatisation recherchée par les terroristes ne reste, elle non plus, pas sans effets.
Le cas de ce jeune homme, évoqué ici-même, qui a volontairement foncé avec sa voiture sur un rival pour le tuer, témoigne d’une méthode qui commence à se faire connaître.
Pour le reste, nous expliquer que l’on meurt davantage de tel ou tel problème que du terrorisme est tout simplement nier l’idéologie qui le sous-tend. C’est relativiser et mettre au même niveau ce qui est impossible à comparer sinon par le résultat, la mort.
C’est, de fait, annuler toute distinction entre des maux et leurs raisons d’être.

Politique, société

Alain Duhamel, sévère sur l’abstention

capture d’écran Twitter
Qu’un éminent journaliste commente l’abstention comme s’y est employé Alain Duhamel sur LCI laisse perplexe.
Et encore, le terme est choisi, il n’est pas poli.
Car Alain Duhamel a, jusque là, le plus souvent su proposer des analyses de haut niveau. Partagées ou non, elles n’étaient pas le fait d’un incompétent quelconque.
C’est pourquoi l’expression de pareil point de vue sur l’abstention interpelle. Car on n’est pas dans le questionnement, on est dans l’affirmation.
On n’est pas en quête d’explications, on est dans l’assertion catégorique.
A définir ainsi l’abstention, Alain Duhamel se pose en juge et censeur d’un peuple tout entier.
Est-ce vraiment là la tâche d’un éditorialiste? 
La question reste ouverte.

Politique, société

Londres une fois encore visée par la terreur, une méthode récurrente

La méthode semble désormais devenue tristement récurrente. Un véhicule fonce sur des passants pour les tuer.
En cette nuit du 18 au 19 juin, c’est un groupe de fidèles musulmans qui a été visé.
Les interprétations et les réactions à de tels actes ne manquent pas, la question du sens à leur donner  animent débats et polémiques.
En commentaire à cet article, il est question de guerre que des armées régulières ne se livreraient plus, remplacées qu’elles seraient, désormais, par des civils.
Quoi qu’il en soit et quelles que soient les forces qui agissent, la manière semble s’installer.
Aurait-elle, même, fait des émules dans ce règlement de compte personnel? Poser la question n’est pas y répondre.
C’est interroger l’impact d’une méthode.

société

Londres, XXIe siècle…

Dans le cadre d’un reportage diffusé sur France2, ce 17 juin, des proches de victimes de l’incendie qui a ravagé la tour Grenfell s’exprimaient.
Ce père, d’Italie, raconte comment sa fille Gloria avait trouvé à Londres un bon travail avec un salaire correct, c’est le destin, conclut-il.
Cette femme, se dit en colère mais ajoute qu’elle ne peut rien faire. Elle compte six membres de sa famille disparus dans la tour qu’elle regarde, tous les jours…
Cinquante huit personnes sont actuellement considérées comme mortes.
Un événement pareil est bien davantage qu’une « tragédie » aussi « épouvantable » soit-elle, pour reprendre les termes de Theresa May.
Un événement pareil ne relève pas du hasard. Il a des raisons. Des responsabilités sont en cause.
Cet événement ne tient d’aucune fatalité sinon de celle qu’on a bien voulu le laisser suivre.

société

Une République en marche, ça ose!

Tandis que, peu à peu, la France se met en marche ou disons, que ses fantassins les plus disciplinés avancent au pas de charge, certains internautes, certains médias, peu à peu aussi, risquent quelques questions. 
Comme si, soudain secoués par un réalité qu’ils n’avaient pas anticipée, ils découvraient…
La France qui avance aux côtés de son chef charismatique débite son catéchisme, les oreilles se tendent, les mains aussi, parfois et les esprits, trop aguerris, se voient désormais remerciés.
Ainsi en va-t-il d’autant de journalistes qui, même si d’aucuns se sont réjouis de leur départ, je pense ici à David Pujadas, n’en ont pas moins été compétents et professionnels.
Voici que désormais, Natacha Polony, qu’on découvrait optimiste encore il y a peu, apprend par courrier, qu’elle est débarquée d’Europe1.
Pendant ce temps-là, sur ARTE, d’éminents spécialistes de chez nous, expliquent comment la démocratie s’exerce en Russie et ce, en présence d’un de ses hauts représentants.
Rien à dire, la France républicaine en marche vers une Assemblée Nationale qui l’incarne quasiment à elle seule est l’incarnation même de la pluralité et de la représentativité des partis!

société

Le Qatar selon les uns et les autres

Que ce qui s’appelle information soit aléatoire, on l’a bien compris. 
Fonction de pouvoirs qui ont intérêt à ne diffuser que ce qui intéresse leur cause, l’information circule ou non.
Aussi, selon qu’elle dérange, sera-t-elle considérée comme propagande, on l’a tout autant bien compris.
Dans ce sens, voici qui donne un autre tour à ce qui avait été diffusé, il y a peu, en relation avec la visite de Donald Trump en Arabie Saoudite.
Deux articles, en effet, évoquent la situation au Qatar.
Ici, pour nous rappeler que ce petit pays compte encore de nombreux alliés, là, qu’il aurait conclu un accord avec les Etats-Unis.
Cherchez l’erreur, pour qui le souhaite!

société

La France, à suivre…

capture d’écran La France en marche
Reflets d’une France, entre incompétence  et humour …
A choix!
Accessoirement, feuilleton à suivre avec François Bayrou et son soutien tel que, sans lui, Emmanuel Macron ne serait sans doute pas parvenu à remporter l’élection présidentielle.
Après tout, la France en marche n’a pas fini de nous surprendre!
Entre couacs et autre interventions telles que l’on aurait, peut-être souhaité une traduction simultanée ou du moins, quelque explication de texte, la France qui vote ne s’en fait pas.
Fabienne Colboc, mise à mal en son temps, est arrivée largement en tête de sa circonscription. 
Autant pour elle et ses soutiens, après tout, la confiance, ça ne se discute ni ne se boude pas!

Politique, société

Les obligations présidentielles ont un coût, la planète l’a bien compris

On a vu notre Président glisser son bulletin de vote dans l’urne au Touquet. On a aussi vu passer l’information selon laquelle Emmanuel Macron se serait déplacé en Falcon et en hélicoptère pour accomplir son devoir et voter.
Evidemment, ce choix a une raison qui a été relayée par L’Obs selon cet article. Et bien sûr qu’au point où en sont certain(e)s, relever ce détail de l’Histoire demeure anecdotique.
Et pourtant, ajouté à de nombreux autres, il ne fait que confirmer le décalage qui existe entre tant de discours politiques et des réalités qui n’échappent qu’à qui le veut bien.
Rien de très nouveau à cela, on le sait.
Il n’en demeure pas moins vrai qu’à se poser en donneur de leçon envers son homologue états-uniens, le président français a de quoi, lui aussi, méditer sur les contraintes auxquelles ses obligations et autres engagements de fonction l’astreignent.
Dans ce cas et si vraiment on veut sauver la planète, on donne l’exemple ou au moins, on évite d’inutiles opérations de com en anglais sur Twitter.