On a beau avoir compris et bien compris que, comme le formule cet article paru sur le site de Francinfo, si la France était une commune de 100 habitants, moins de 11 auraient voté pour En marche! il n’en demeure pas moins que le paysage politique du pays est en passe d’être remodelé au pas de charge.
Or le président de tous les Français a beau s’être auto-déclaré jupitérien, il règnera sur un peuple qui ne s’en laissera pas conter.
Toutefois et selon la légende, Zeus -Jupiter pour les Romains- est arrivé à bout de tous ses ennemis.
C’est qu’il avait de nombreux soutiens et une grande famille. Outre ses frères et soeurs, ses enfants furent très nombreux.
Emmanuel Macron, alias Jupiter ou Zeus, quel destin l’attend-il tandis que ses fantassins, futurs élus de l’Assemblée Nationale et actuels membres du gouvernement d’Edouard Philippe se rangeront en ordre de marche sinon de bataille?
La France à feu et à sang, personne ne le lui souhaite.
société
On l’aime ou non, question de goût.
Il n’en demeure pas moins un talentueux imitateur.
Il a ses personnalités de prédilection, le voici qui a désormais ajouté quelques voix nouvelles à son répertoire.
Le 3 mars dernier, c’est en présence d’Emmanuel Macron, alors encore candidat à la présidentielle, que Laurent Gerra présente sa chronique.
Celui qui a désormais été élu Président de la République déclare, à ce moment-là, être bon public.
Déclaration de circonstance ou non, l’avenir le dira!
Pour l’heure, l’humoriste ne semble pas bouder le plaisir qu’il a d’imiter Emmanuel Macron mais avec lui, d’autres aussi, bien sûr.
Pour rappel, la soirée du 7 mai, commentée par Laurent Gerra.
En ce dimanche de 1er tour d’élections législatives françaises, coïncidence de calendrier sans doute, est diffusée une interview de Dominique de Villepin sur la 1ère chaîne de télévision publique suisse.
Nous sommes nombreux à avoir suivi l’Ancien Premier Ministre qui, en 2009, avait rassemblé toutes sortes de sensibilité au sein du Club Villepin devenu, en 2010, République Solidaire.
L’élan qu’avait suscité pareil rassemblement était manifeste, l’enthousiasme, évident mais, bien sûr, critiqué de ci de là par autant d’esprits avisés sinon lucides.
L’idée était de mobiliser des sensibilités de tous horizons, ce qui, en soi avait plu et avait précisément constitué une des forces motrices du rassemblement.
Dans l’interview que propose la RTS, il est question, parmi les divers sujets traités, de l’importance que Dominique de Villepin accorde aux mots pour reprendre le terme utilisé par le journaliste Darius Rochebin.
C’est vrai, le concerné l’admet lui-même et cela a constitué l’essentiel de la réflexion proposée dans cet ouvrage.
Cependant on l’a vu, la maîtrise de la langue, ajoutée à la vaste culture de l’Ancien Premier Ministre n’ont pas suffi à imposer la force politique qu’il proposait avec la création de République Solidaire.
Dans ce cas, que penser? Que la France n’était pas prête à lui faire une place ou qu’il n’a pas su la prendre?
Le fait est que, depuis lors, le quinquennat qui devait avoir pour ennemi la finance a cédé face à celui qui est en train de mettre le pays au pas.
capture d’écran Valeurs Actuelles
Voici une video qui mérite réflexion.
Elle est à découvrir au bas de cet article.
On y découvre Emmanuel Macron en visite au standard de l’Elysée, pourquoi pas, après tout, la démarche est aussi sympathique qu’originale.
A vrai dire, ce qui l’est plus encore, c’est la manière d’en rendre compte.
Car au-delà du seul intérêt manifesté à ce standard et au personnel qui y travaille, c’est tout autant à une opération de communication que se livre le Président.
Ce qui apparaît des échanges entre Emmanuel Macron et ses interlocuteurs, relève d’une banalité qui n’en porte que le nom.
Entre normalité ou transgression, on a le choix de la perception de pareille mise en scène.
A chacune et à chacun d’apprécier.
« La Fille du capitaine est autre chose qu’un simple récit sur un épisode historique lointain » , écrit Michel Aucouturier dans sa préface à l’édition FOLIO de ce roman d’Alexandre Pouchkine.
Et de poursuivre, qu’il s’agit là d’une oeuvre inspirée, dont le véritable sujet est la Russie des profondeurs et son mystère fascinant, ce Sphynx russe qu’évoquera, dans la tempête de neige de la Révolution, un autre poète, Alexandre Blok.
De ce Sphynx, il a été question ici-même.
Sans renier le moins du monde la culture qui me fonde et encore moins mes origines, dire combien la Russie, son Histoire, tourmentée, heurtée, sa culture, ne cessent de m’habiter, c’est ce que je partage ici, d’aucuns l’ont bien compris.
Parce que la Russie dont on écrit tant sur son Président, l’a précédé et lui survivra. Et c’est elle dont j’ai étudié la langue, l’Histoire et la culture.
Aussi, chaque année, célèbre-t-on la mémoire de celui qui est considéré comme l’un des, sinon le plus grand des poètes, Alexandre Pouchkine.
A cet égard, de nombreux événements sont organisés. Et c’est dans ce sens qu’il m’a été demandé de lire un extrait d’une de ses oeuvres.
C’est de La Fille du capitaine que j’ai sélectionné un passage du chapitre IV, intitulé « Le Duel ».
capture d’écran Telerama, 08.02.2016
Donc, si l’on comprend bien certaines de nos élites, nos sociétés doivent intégrer le voile au travail, le mariage homosexuel et respecter le droit de chacune et de chacun à vivre sa foi et sa sexualité.
Cette conception d’une société ouverte à toute forme de pratique intime semble vouloir ne pas s’encombrer de considérations qui iraient vers la discrimination.
Très bien.
Cependant, avouer une fois pour toutes que des intérêts économiques sont à préserver qui justifient pareille bienveillante tolérance serait sans doute aussi bienvenu.
Militer pour des droits exige des soutiens dont toutes les causes qui mériteraient d’être défendues ne bénéficient pas.
Aussi bien, certaines minorités apparaissent-elle mieux à même d’être entendues.
Au temps pour elles mais difficile d’oublier combien d’autres tombent sous le coup de rudes sinon d’impossibles combats à mener.
Parce que toutes les femmes ne souhaitent pas forcément porter de voile. Et les bons conseils qu’on leur donne pour réformer l’islam de l’intérieur, à lire Marieme Helie Lucas et les combats qu’elle évoque, on comprend ce qui en résulte.
A lire ce qui se publie sur un blog bien connu et apprécié de La Tribune de Genève, on comprend que certaines communautés ont de bons relais pour faire entendre leur cause.
C’est important! Sans quoi, la souffrance demeure largement méconnue.
La preuve en a été donnée ici pour autant de femmes dont le sort est réglé sans discussion ni autre atermoiement. On a vu ce que subissent les chrétiennes en Orient, on a découvert la mort par lapidation de cette jeune Pakistanaise qui a osé se plaindre d’avoir été violée.
Les allégations selon lesquelles des persécutions viseraient la communauté gay en Tchétchénie ont trouvé un écho en Occident mais le démenti qui a été opposé par le lobby gay russe?
Bien moins médiatisé sinon pas du tout, dérangerait-il certains esprits si prompts à dénoncer ce qui se passerait dans un pays dont on sait toute l’estime et le respect qu’ils lui portent?
Lorsqu’on lit autant de conditionnels dans le sujet qui évoque persécutions et autres déclarations tenues par tel ou tel président, doit-on comprendre que le seul fait d’émettre des réserves permet de publier des informations sans le moindre début de preuve valide?
Mieux encore, on appelle à manifester à Genève en soutien à autant de maltraitances.
Pendant ce temps-là, c’est un silence de plomb qui répond au sort de femmes violées jusqu’à trente fois par jour pour celles qui ne se plaignent pas, faute, sinon de se voir condamnée à mort par lapidation.
Make our planet great again, a lancé le Président français à son homologue américain. Oui, c’est beau de jouer avec les mots quand d’autres maux restent bien enfouis au nom d’intérêts à protéger.
Dépecer le Proche-Orient comme s’y emploie de longue date ce qu’il est convenu d’appeler la communauté internationale ne peut rester sans conséquences.
Quel que soit le créateur de cette force terroriste appelée DAESH, DAECH ou ETAT ISLAMIQUE, elle agit.
Ses opérations, elle les revendique.
Et nos dirigeants se confondent en condoléances aux victimes et en -nouvelles- mesures de sécurité à prendre ou autres états d’urgence à instaurer.
Pendant ce temps-là, des citoyennes et des citoyens sont interrogés par autant de journalistes mandatés pour recueillir leurs témoignages et leur réactions tandis qu’ils ont ou non assisté à telle ou telle explosion ou à tel ou tel massacre.
La vie continue, entend-on souvent, c’est le meilleur moyen de montrer aux terroristes qu’on n’a pas peur.
Bien sûr! Et il ne fait aucun doute que les concernés vont tenir compte de tels propos.
S’il n’y a pas de fatalité, comme l’estiment d’aucuns, alors on ne pourra jamais s’habituer au terrorisme.
Et c’est aussi bien ainsi.
Quant à cette prédiction, elle semble de plus en plus se confirmer…
capture d’écran Ouest-France
Sur un nombre conséquent de sites où a été publiée l’information selon laquelle une camionnette venait de faucher des piétons sur le London Bridge, il a été question d’incident majeur.
Puis, tandis que s’y ajoutaient des coups de couteaux, des blessés et bientôt d’autres actes du même ordre, est apparu le terme d’attentat. Mais pas sur tous les sites qui tentent, peut-être encore, de relativiser.
Pendant ce temps-là, à Turin, on apprend qu’un mouvement de foule a fait des centaines de blessés suite à une fausse alerte.
Entre réalité et mauvaise fiction, deux villes sont touchées, Londres, pour la deuxième fois.
C’est vrai, on a appris que l’on devait vivre avec cela. Que l’on devait continuer de sortir en terrasse.
En l’occurrence, se promener sur un pont ou regarder un match sur une place aménagée en fan zone.
Il y a deux ans à quelques jours près, voici ce qu’on lisait des actes terroristes qui allaient se multiplier…
Colombey-les-deux-Eglises, la tombe du Général de Gaulle outragée, sa croix brisée
Toute tombe vandalisée est une offense.
Et quand il s’agit de celle d’une personnalité dont tant de Françaises et de Français revendiquent l’héritage, le message qui leur est adressé est d’autant plus ciblé.
Ce samedi 27 mai, la tombe du Général de Gaulle a été profanée. La croix qui surplombait la pierre tombale a été brisée.
A l’évidence, le symbole est choisi, le geste tout autant.
Au-delà des déclarations qui condamneront cet acte qu’on qualifiera de toutes sortes de manières, que se passera-t-il?
Durant la campagne présidentielle qui a porté au pouvoir Emmanuel Macron, le nom du Général de Gaulle a été évoqué un nombre incalculable de fois.
Tout aussi nombreuses ont été les visites au cimetière où il ne repose plus en paix.
La moralisation de la vie politique à laquelle aspire le nouveau Président de la République aurait eu de quoi s’étendre à la vie civile!
Mais cela n’a sans doute pas dû sembler prioritaire aux yeux du nouvel élu. Dans ce cas, la France a encore de sombres jours devant elle.
