Une lettre ouverte a été adressée à la chaîne dite publique d’information, je veux parler de la Radio-Télévision Suisse, RTS.
Son auteur est le père d’un homme qui a fait l’objet d’un reportage dont il conteste le parti pris.
En effet, dans son téléjournal du 19:30, la chaîne dite publique d’information suisse a fait part de ce citoyen suisse qui co-dirige, en Méditerranée, une opération appelée Defend Europe et qui, par ailleurs, a servi comme officier de l’Armée suisse avant d’être suspendu de ses fonctions il y a cinq ans, selon la RTS.
La question des migrants divise, c’est vraiment enfoncer une porte ouverte que de le rappeler.
Et pourtant, c’est là bel et bien un problème de société qui, s’il n’est pas traité de manière la plus objective possible, ne serait-ce que par les chaînes d’information dites publiques, ne risque que d’exciter autant de réactions de protestation.
La RTS, à la différence d’autres médias, se doit de rendre compte de l’actualité de la manière la plus impartiale qui soit. Force est de constater, néanmoins -et on l’a à mainte reprises déjà signalé ici dans le cadre de la guerre en Ukraine encore pas terminée- que tel n’est trop souvent pas le cas.
Alors et dans ce sens, ce père, Monsieur Jean-Pascal CATTIN, est en droit de de réagir et sa lettre, d’être pris en considération.
Mais quelle suite lui sera donnée, la question reste posée…
NB: L’auteur de ladite lettre tient à préciser qu’en aucun cas cette lettre ne peut être reprise, en l’occurrence, par La Tribune de Genève sans son accord formel
société
Alors que les tensions entre Etats-Unis et Russie ne semblent décidément pas s’atténuer tandis que les premiers viennent d’adopter une nouvelle série de mesures à l’encontre de la seconde, il n’est pas inintéressant de relire cet article.
Paru il y a dix ans déjà, il est révélateur d’un climat qui, depuis lors, n’a connu que peu d’embellies sinon aucune.
L’analyse qui y est livrée des relations entre les deux pays est cohérente quand elle pointe le fait de forces nucléaires en présence et de missiles prêts à être pointés en 30 ou 40 seconde par l’un ou l’autre d’entre eux tandis qu’ils seraient liés par un partenariat stratégique.
Mais quand on sait aussi que les Etats-Unis ont espionné autant de pays européens dits alliés, toutes sortes de questions demeurent posées.
Cependant voilà, au-delà d’un certain seuil de pressions, les menaces brandies par tel ou tel dirigeant risquent de ne plus en être.
Et comme l’a rappelé le président russe dans le long entretien qu’il a accordé à Oliver Stone, personne ne survivrait à une guerre entre les Etats-Unis et la Russie.
Une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron par 15 hauts gradés de l’armée dit le sentiment d’humiliation
La France de Macron ne manque décidément ni d’animation ni d’intérêt.
Outre les divers couacs qui émaillent telle ou telle intervention à l’Assemblée Nationale, certains revirements sont appréciés au plan national alors qu’ils ne rencontrent pas vraiment le même accueil auprès de partenaires européens. Je veux parler, ici, de la décision prise au regard des chantiers navals de Saint Nazaire.
Si leur nationalisation temporaire a été saluée par l’ensemble de la classe politique française, c’est dire qu’elle sait aussi apprécier ce qui se fait de positif tandis que la France qui s’est mise en marche a essuyé déjà pas mal de critiques et suscité nombre de polémiques.
Il en est une, entre autre, qui ne s’est pas encore éteinte même si la lettre ouverte qu’adressent 15 hauts gradés de l’armée à celui qui n’a jamais manqué de rappeler qu’il était leur Chef, ne se veut pas polémique.
Sa réception en décidera.
Quoi qu’il en soit, sa lecture révèle dignité, fermeté et maîtrise, appréciables dans un contexte où vulgarité et insultes s’étalent sans autre profit que de salir à bas coût.
Il s’en dit et s’en écrit beaucoup au sujet d’Emmanuel Macron. Qu’il s’agisse de sa manière de communiquer, de présider, qu’il s’agisse de son entourage politique, familial ou autre, images et commentaires témoignent de regards aussi divers que contradictoires, rien que de très normal à cela.
Mais au-delà d’autant de considérations en lien avec telle ou telle décision, tel ou tel revirement par rapport aux engagements pris le temps d’une campagne dont il a été maintes fois rappelé comment elle avait été menée, que lire de la France de Macron?
Car s’il y a une Russie de Poutine, tant de fois rappelée dans nos médias, une France de Macron semble de plus en plus se dessiner au-delà de points communs que d’aucuns s’évertuent à vouloir trouver aux deux Chefs d’Etat.
Ils ont été évoqués ici, mais depuis, un autre site s’est lui aussi fendu de comparer les présidents russe et français.
Vladimir Poutine y semble plutôt faire office de repoussoir voire d’épouvantail, figure qu’a incarnée -mais sur les planches- le jeune Emmanuel Macron, alors élève de l’atelier de théâtre dirigé par l’ex-Madame Auzière devenue désormais Brigitte Macron.
Comparaison n’étant pas raison, laissons à chacun de ces deux Présidents leur rôle dans ce monde en espérant de leurs relations toutes récentes qu’elles offrent de quoi apaiser les tensions qui mettent tant de peuples à l’épreuve.
Convoiter les richesses d’autrui et trouver à s’en emparer sous de fallacieux prétextes n’est pas que le fait d’une petite délinquance, le rappeler revient, certes, à enfoncer une porte ouverte.
Il suffit, en effet, d’observer comment cela se passe à l’échelle mondiale pour mesurer l’ampleur du phénomène.
Combien de fois n’a-t-on vu de politiques se mener au nom de valeurs dites humaines pour permettre à leurs dignes représentants de voler au secours de peuples malmenés par leurs dirigeants?
L’Histoire regorge d’exemples à cet égard. Parmi les plus récents, tout le monde a en mémoire le désormais célèbre mensonge qui a permis de livrer la guerre à l’Irak de Saddam Hussein puis de se débarrasser de lui.
La France, au moins là, a su résister et sauver son honneur.
Mentir pour justifier des attaques avec force images à la clé destinées à sensibiliser autant de soutien à acquérir auprès d’une opinion publique encore confiante sinon crédule ou ignorante, telle semble être devenue la règle dans nombre de nos démocraties.
Si la liberté consiste à abuser des peuples par autant de désinformation, où est sa valeur?
Cet été, ARTE, France Inter et la radio allemande Deutschlandfunk reviennent sur une série de discours susceptibles de rester gravés dans les mémoires et dans l’Histoire.
L’effet produit par tels ou tels propos tenus relève de divers critères aussi bien affectifs qu’émotionnels ou intellectuels, on le sait bien.
On peut aimer ou non, être saisi ou pas comme exercer son sens critique. A juste titre ou à tort, selon que les raisons sinon les but visés par autant de discours rejoignent ou non la qualité de leur teneur.
En effet, combien de fois n’a-t-on dû réaliser qu’autant de beaux discours n’étaient que poudre aux yeux quand ils n’étaient carrément pas mensongers?
Il est, entre autre, un discours qui a souvent été perçu comme fondateur pour s’avérer, par la suite, abusif. Je veux parler, ici, de ce qui a sans doute permis à François Hollande, alors encore candidat, de remporter l’élection présidentielle française de 2012.
Ce discours a été appelé Discours du Bourget. Le voici dans son intégralité, chacun appréciera.
Le fait est que nombre de phrases touchent et heurtent tout autant. De quoi, sans doute, avoir obligé l’élu vainqueur de son rival Nicolas Sarkozy, à choisir la sortie plutôt que de briguer un second mandat.
Là, on est loin du scooter et encore davantage du pédalo! On est avec un chef, un vrai!
On croit rêver les yeux grand ouverts mais non, c’est bien lui, celui qui, de son propre aveu n’a jamais eu l’occasion d’endosser le moindre uniforme militaire, l’en voici revêtu, le temps d’une visite sur la base aérienne 125 d’Istres.
C’est ainsi, en effet, que le chef des Armées qu’il est, il faut bien le rappeler des fois que d’aucuns l’oublieraient, on ne sait jamais avec tout ce qui s’écrit, se dit et se répète sur qui est qui et qui fait quoi, comment et pourquoi, on peut s’embrouiller la moindre.
Non, là, tout est clair.
Dans ce cas, un petit moment de détente avec ce montage proposé par Le Lab ne risque pas d’interférer avec autant d’images destinées à marquer les esprits pour qui douterait, encore, de l’aptitude du Président de la République française à faire face à toute situation qui l’exige.
Décidément, la France d’Emmanuel Macron offre chaque jour son lot d’images distrayantes.
Hier, on avait droit à celle du Chef des Armées en tenue de pilote, aujourd’hui, c’est le Ministre de l’Intérieur qu’on découvre se présenter en Ministre de la police auprès de touristes.
La séquence a été filmée et déjà relayée sur différents sites et autres réseaux sociaux.
Que chaque nouvelle découverte des faits et gestes de tel(le) ou tel(le) en marche sinon au pas, soit commentée, discutée sinon discutable n’y change pas grand chose.
Ces personnalités sont désormais aux commandes de la France.
S’agissant de Gérard Collomb, on avait eu un petit avant-goût amusant de lui entre les deux tours de la présidentielle alors qu’il s’embrouillait un peu dans les noms des deux candidats en lice…
Tout cela peut, certes, être relativisé. Mais à la longue?
On a souvent entendu ou lu d’Emmanuel Macron, qu’il recourait aux symboles. Cela commence déjà à être un euphémisme que de le relever.
Nombre d’entre eux ont été signalés qui, ajoutés les uns aux autres, exigeraient une liste exhaustive pour n’en omettre aucun.
Or là n’est pas le propos.
En effet, c’est plutôt la distorsion que révèle la quantité voire la qualité des connaissances affichées par le Président français au regard de son peu de considération envers certaines catégories sociales ou certains peuples, qui interroge.
A tel point qu’on se prend à se demander quelle conception a de la culture -française ou non selon qu’Emmanuel Macron aura décidé de son existence- quelle conception donc, le Président a d’autant de symboles.
Car enfin, avoir des lettres, c’est bien mais connaître ses classiques et négliger la considération à apporter à certains citoyens dont il est le Président tout comme à ceux de pays avec lesquels il est en relation, diminue fortement sinon anéantit la valeur à donner à autant de symboles.
Jupiter
Après la colonisation de l’Algérie dénoncée comme crime contre l’humanité par Emmanuel Macron alors encore candidat à l’élection présidentielle, voici que, devenu Président, il s’inscrit dans la ligne de trois de ses prédécesseurs pour énoncer avec force que la France a été responsable de la rafle du Vel d’Hiv.
Réduire la France à Vichy et à son gouvernement est un choix, approuvé ou rejeté, c’est selon. Il n’en demeure pas moins vrai que nombre de Françaises et de Français ne se sont jamais reconnus dans la France brune.
Et pour autant de ces Françaises et de ces Français, entendre que leur pays aurait été responsable d’actes contre lesquels ils ont lutté de toutes leurs forces et le plus souvent aussi au péril de leur vie, pour autant d’elles et d’eux toutes et tous, entendre pareils propos de la part de celui qui préside leur pays, heurte.
Mais s’il s’agit, pour Monsieur le Président, de dire combien la France est à blâmer, alors on ne peut que lui souhaiter de se hâter de la condamner encore pour d’autres agressions commises envers des pays qui n’en avaient pas demandé tant.
Cependant voilà, ces pays attaqués le sont pour d’évidentes et bonnes raisons, celles qui nous sont rabâchées journée faite, celles de droits humains bafoués. Et dans ce cas, on est en devoir de voler au secours d’autant de victimes.
La France de février 2003 est bien loin de nous, qui refusait de suivre la va-t-en guerre et toujours existante et si bien nommée coalition internationale.
La France de mai 2017 a élu son Président, à défaut, Jupiter…
