capture d’écran franceinfo
Force est de constater que les hypothèses qui se diffusent et se répandent sur les réseaux sociaux et partout où l’on peut afficher une interprétation de certaines réalités font florès.
Que Thierry Meyssan, Régis Le Sommier, pour ne citer que ces deux dont les analyses se relaient au gré de la complaisance qu’on leur accorde, soient plus crédibles que tout autre qui n’aurait accès qu’à ce qu’on veut bien délivrer comme information, reste discutable.
En effet, laquelle, lequel d’entre nous autres serait en mesure de savoir ce qu’il en est d’opérations militaires quand on sait ce qui peut les entourer de secrets?
Apporter à des faits un autre éclairage enrichit, certes, leur approche.
En l’occurrence, et en Syrie, substituer à une version donnée, une autre qui devrait être davantage accréditée que celle qui est affichée par autant d’instances qui en débattent, c’est se mettre en porte-à-faux et jeter le doute.
Or tandis que s’affrontent intérêts en jeu et puissances qui n’ont cure de ce qu’est la vie humaine, des familles, des proches, pleurent les leurs.
Condoléances et pensées à autant d’êtres qui voient les leurs sacrifiés sur l’autel de folies assassines.
société
Présidentielle française, le débat des onze, une première pour quelles conséquences?
Soirée aussi singulière qu’inédite, hier, sur BFMTV tandis que les onze candidats en lice pour la présidentielle française ont été invités à répondre aux questions de deux journalistes et, à l’occasion, de débattre ensemble.
L’exercice, faut-il le rappeler, était une première, jamais aucun débat de ce genre n’ayant été organisés jusque là.
Réussi ou non, il a eu lieu.
Au temps, désormais, d’en mesurer son impact, le recul paraissant indispensable pour en parler.
Mais comme l’époque que l’on traverse semble se caractériser par l’immédiateté et la réactivité à tout prix, nul doute que d’aucuns se seront déjà fait leur opinion.
On parle, néanmoins beaucoup, d’électorat volatil. Rien n’indique donc que ce qui aura pu paraître certain hier le soit encore le 23 avril déjà et au moins.
Car d’ici-là, la batterie de sondages, à laquelle s’ajoute, désormais, la prise en compte des algorithmes, aura eu le temps de distiller ses scores et ses pronostics avec, bien sûr, le rappel devenu passage obligé qu’il ne s’agit là que de projections, les derniers flops des prédictions annoncées pour le résultat du Brexit et celui de l’élection présidentielle états-uniennes ayant servi de leçon.
Quoi qu’il en soit, l’apport de ceux que l’on qualifie avec un mépris affiché de petits candidats aura été avéré, même s’il a suscité la controverse.
L’émotion au plan international est palpable, après l’explosion qui a eu lieu dans le métro de Saint Pétersbourg. Messages, commentaires, réactions, gestes confirment une réelle solidarité humaine.
Certes, il existe aussi des endroits du monde où l’on a accueilli la nouvelle de manière autre, en ont témoigné certaines images diffusées sur un réseau social bien connu.
Et puis, sur ce même réseau, une remarque, celle du directeur adjoint du magazine Marianne laisse aussi dubitatif que songeur. Le journaliste écrit:
Après l’attentat de Saint-Pétersbourg, on attend le moment où la Tour Eiffel exhibera les couleurs russes comme en d’autres circonstances comparables.
Ce constat rappelle qu’en-deça des mots, les marqueurs de la vie politique et des relations internationales demeurent bien ancrés.
La France s’est exprimée par l’entremise de son Ministre des Affaires Etrangères et les condoléances ont été présentées à la Russie. Mais la Tour Eiffel ne sera sans doute pas à l’image de ce qu’elle a pu être en d’autres occasions similaires.
Lors du téléjournal de la RTS, l’événement qui a endeuillé Saint-Pétersbourg a été commenté par le présentateur vedette et la correspondante de la chaîne à Moscou. Quand le premier a évoqué un certain courage des Russes qui encaissent bien, la seconde a su recarder le sujet.
Elle a rappelé comment la Russie s’est montrée très bouleversée tant par les attentats qui ont eu lieu sur son sol que par ceux qui ont frappé, notamment la France.
Merci à elle.
En hommage aux victimes de l’explosion dans le métro qui a endeuillé Saint-Pétersbourg et la Russie, Paris a cédé.
Il aura tout de même fallu quelques pressions exercées sur la Mairie pour qu’Anne Hidalgo prenne la décision d’associer la France à la Russie dans sa douleur.
En tant que Française, russophile, on l’a compris ici, j’accueille avec émotion ce geste fort de rapprochement entre les peuples.
La Russie et la France ont une Histoire en commun et un avenir à partager.
Certains candidats à l’élection présidentielle l’ont compris qui débattent, à onze, en ce 4 avril.
Le terrorisme et le totalitarisme qui lui est associé sont nos ennemis au lieu de quoi, on s’obstine à voir en un pays ami, celui qui menace, celui qui brime, celui qui envahit et de fait, celui qui est à mettre au ban du monde.
Que la raison revienne, au-delà de l’émotion et du geste fort auquel a consenti Anne Hidalgo, tel est le souhaite de nombre d’amis de la France et de la Russie.
La Tribune de Genève, la RTS, hier, toutes deux -pour ne citer qu’elles- mettent l’accent sur Vladimir Poutine tandis que le deuil frappe des familles, des proches, des amis, une ville et un pays.
Il y a une manière de rendre compte de faits, les journalistes le savent sinon l’apprennent.
Aussi, lire en titre de La Tribune de Genève de ce 3 avril, qu’une bombe sème la mort dans la ville de Vladimir Poutine, est-ce bien opportun?
A-t-on vu ou entendu énoncé quelque part de Paris, de Nice ou de Berlin, de qui elles étaient les villes?
Tel-Aviv a su rendre hommage à la Russie autrement. Elle a été illuminée aux couleurs de la Russie. Certes, de très nombreux Russes vivent en Israël mais ailleurs aussi!
Et même?
Saint Pétersbourg est bien au-delà de la ville de Vladimir Poutine. De même la Russie qu’on ne cesse de lui attribuer.
User de cette rhétorique n’a rien d’anodin et ne contribue en rien à pacifier un monde qui se passerait d’autant de tensions entretenues à toutes sortes de fins qui le minent.
Les poètes ne sont peut-être pas les bienvenus dans les Cités, cela a été rappelé ici ou là tandis que l’on prétend leur gestion devoir être tenue en mains d’esprits raisonnables s’ils ne le sont, eux.
Le fait est que les courageux et vaillants combattants d’on ne sait encore quelle cause valable s’y installent de plus en plus, dans les Cités.
Bien sûr, on ne les y convie pas mais ils savent se rappeler quand il le faut et agir.
Une explosion s’est produite dan le métro de Saint-Pétersbourg. Certes, à l’heure qu’il est, des investigations sont en cours avant d’affirmer qu’il s’agisse d’un acte terroriste. Le fait est que le soupçon d’attentat est loin d’être écarté.
La violence vient de faucher à l’aveugle des vies de civils.
Quelle que soit l’origine de l’explosion qui vient de s’abattre sur Saint-Pétersbourg et la Russie, mes pensées vont à toutes mes amies et mes amis, à leurs proches, à leur ville, à ce pays à nouveau en deuil.
Condoléances et pensées.
Pour qui goûte la cuisine française, voici de quoi aiguiser ou couper l’appétit.
Se laver les mains avant de manger, ne pas parler à table, autant de recommandations sans doute d’un autre âge tandis que, désormais, on met sans problème les coudes sinon les pieds sur la table à défaut de les mettre dans le plat.
En l’occurrence, sans le moindre état d’âme, celle qui fut la porte-parole du parti République Solidaire fondé par Dominique de Villepin mais qui lui préféra, par la suite, un fauteuil tendu par Nicolas Sarkozy, a désormais rejoint Emmanuel Macron.
Avec un possible ralliement au candidat en marche de l’Ancien Premier Ministre de Jacques Chirac, Marie-Anne Montchamp retrouverait celui dont elle qualifiait de romanesque* la vision politique.
Bonne ou mauvaise, la question de son regard ne semble pas sinon plus se poser pour elle ni pour celui qui, selon le site Marianne, ne tarit pas d’éloge sur Dominique de Villepin.
La décision appartient, bien sûr, au concerné pour lequel Alain Minc, soutien affiché d’Emmanuel Macron, ne s’était pas montré franchement enthousiaste – et c’est peu dire – lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.
Jusqu’il y a peu, trois candidats à la présidentielle française considéraient important sinon indispensable de se rapprocher de la Russie plutôt que de lui jeter l’anathème comme autant s’y attachent avec force arguments aussi incontestables que le sont les preuves apportées à leur fondement.
Or voici que depuis la rencontre à Moscou, de Marine Le Pen et de Vladimir Poutine, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, alors sur la même ligne d’échanges à maintenir avec le Kremlin, modifient de manière sensible leur position respective à cet égard.
Dimanche 26 mars dernier, en parlant du président russe, le candidat de La France insoumise déclare Je n’ai pas d’amitié avec cet homme ni d’entregent ni de point immun au point d’aller en pleine élection chercher auprès de lui une poignée de mains qui discrédite celui qui la touche pour la raison du contexte dans lequel on est.
Dont acte.
Ce vendredi 31 mars, pour sa part, le candidat du parti Les Républicains dit de la Russie qu’elle est un pays dangereux. A vrai dire, François Fillon n’a pas complètement changé de ligne puisqu’en novembre dernier déjà, il affirmait cela de la Russie tandis qu’elle saluait sa victoire dans le cadre de la Primaire de la droite et du centre et qu’il avait paru vouloir atténuer l’importance de cette réaction.
Bref, pour qui estimerait la Russie s’inviter dans la campagne présidentielle française, il semblerait bien plutôt que les candidats eux-mêmes ne puissent s’empêcher de parler d’elle.
Mais pour certains, dont les deux hommes en question, veiller à ne pas compromettre leur chance d’accéder à la fonction suprême semble aussi essentiel que de se démarquer de celle à laquelle doit résister le dénommé front républicain.
Selon le Conseiller National socialiste suisse, Roger Nordmann, la Russie serait sous la dictature autoritaire de Poutine.
Ouf, voilà qui est dit.
A découvrir à partir de la 54e minute de l’émission que la RTS a consacrée à la construction de l’Union Européenne et non à celle de l’Europe comme indiqué dans le titre de l’émission.
Que sait cet élu helvète de la Russie sinon ce qui semble lui avoir été dicté par la ligne du parti dont il est président du groupe parlementaire de son pays et du mien, par la même occasion?
Combien de fois s’y serait-il rendu pour en parler en pareils termes et avec un aplomb tel qu’on imagine le joug qui pèse sur plus de 146 millions de citoyen(ne)s russes?
On n’ignore plus combien la RTS se montre le plus souvent peu encline à considérer la Fédération de Russie comme emblème de la démocratie.
Et l’on n’ignore pas non plus qu’elle est loin d’être la seule chaîne de service public à se faire le relais d’informations triées sur le volet.
Que l’on n’apprécie pas un régime politique ou partie de ses représentants est un choix. Que l’image qui en soit rendue soit noircie, est une stratégie.
Non, Monsieur Nordmann, la Russie, que vous le vouliez ou non, n’est pas sous la dictature autoritaire de Poutine.
Merci de mesurer vos termes et, si vous en avez l’occasion, d’élargir votre horizon sensible et intellectuel, ce sera d’autant plus constructif pour les bonnes relations entre notre pays et la Russie.
Le spectacle qu’offre la campagne présidentielle française semble inédit alors qu’on y retrouve toutes sortes de stratégies sinon de stratagèmes mis en oeuvre dans de précédentes luttes pour la fonction suprême.
En 2011, le candidat le plus en vue pour briguer l’Elysée en a fait les frais de manière aussi soudaine que brutale. Des sommets où évoluait DSK, c’est vers les abysses les plus profonds qu’il a été projeté.
Filmé tandis qu’il était menotté et solidement encadré, il est apparu sur les écrans du monde entier.
Que la nature de ses pulsions aient été connues de nombre de personnes ne faisait aucun doute. Qu’elles aient été soudain exposées à tout va et à tout vent n’avaient d’autre raison que de créer un séisme et de l’empêcher de poursuivre sa course vers l’Elysée.
Pour briser un ennemi, trouver son talon d’Achille est le meilleur moyen de s’éviter le recours à la liquidation physique de la personne.
Achille, précisément, plongé par sa mère dans les eaux du Styx pour en faire un héros invulnérable et cependant, resté mortel au seul endroit par lequel Thétis l’avait tenu.
Connaître ainsi le point faible de celle ou de celui dont on veut se débarrasser et l’y confronter pour, ensuite, le livrer en pâture à une justice qui tient, parfois, de jeux du cirque serait alors l’arme fatale.
Si, pour DSK, la quête de l’Elysée a d’emblée dû être oubliée, pour François Fillon, saisi par la fièvre justicière d’autant de purificateurs de la vie politique sinon sociale, il n’en est pas encore ainsi.
Et ce n’est pas faute de moyens mis en oeuvre. Car son épouse Pénélope risque la prison quand lui-même, au cas où il serait élu, y échapperait le temps de son mandat au moins.
