Les poètes ne sont peut-être pas les bienvenus dans les Cités, cela a été rappelé ici ou là tandis que l’on prétend leur gestion devoir être tenue en mains d’esprits raisonnables s’ils ne le sont, eux.
Le fait est que les courageux et vaillants combattants d’on ne sait encore quelle cause valable s’y installent de plus en plus, dans les Cités.
Bien sûr, on ne les y convie pas mais ils savent se rappeler quand il le faut et agir.
Une explosion s’est produite dan le métro de Saint-Pétersbourg. Certes, à l’heure qu’il est, des investigations sont en cours avant d’affirmer qu’il s’agisse d’un acte terroriste. Le fait est que le soupçon d’attentat est loin d’être écarté.
La violence vient de faucher à l’aveugle des vies de civils.
Quelle que soit l’origine de l’explosion qui vient de s’abattre sur Saint-Pétersbourg et la Russie, mes pensées vont à toutes mes amies et mes amis, à leurs proches, à leur ville, à ce pays à nouveau en deuil.
Condoléances et pensées.
société
Pour qui goûte la cuisine française, voici de quoi aiguiser ou couper l’appétit.
Se laver les mains avant de manger, ne pas parler à table, autant de recommandations sans doute d’un autre âge tandis que, désormais, on met sans problème les coudes sinon les pieds sur la table à défaut de les mettre dans le plat.
En l’occurrence, sans le moindre état d’âme, celle qui fut la porte-parole du parti République Solidaire fondé par Dominique de Villepin mais qui lui préféra, par la suite, un fauteuil tendu par Nicolas Sarkozy, a désormais rejoint Emmanuel Macron.
Avec un possible ralliement au candidat en marche de l’Ancien Premier Ministre de Jacques Chirac, Marie-Anne Montchamp retrouverait celui dont elle qualifiait de romanesque* la vision politique.
Bonne ou mauvaise, la question de son regard ne semble pas sinon plus se poser pour elle ni pour celui qui, selon le site Marianne, ne tarit pas d’éloge sur Dominique de Villepin.
La décision appartient, bien sûr, au concerné pour lequel Alain Minc, soutien affiché d’Emmanuel Macron, ne s’était pas montré franchement enthousiaste – et c’est peu dire – lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.
Jusqu’il y a peu, trois candidats à la présidentielle française considéraient important sinon indispensable de se rapprocher de la Russie plutôt que de lui jeter l’anathème comme autant s’y attachent avec force arguments aussi incontestables que le sont les preuves apportées à leur fondement.
Or voici que depuis la rencontre à Moscou, de Marine Le Pen et de Vladimir Poutine, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, alors sur la même ligne d’échanges à maintenir avec le Kremlin, modifient de manière sensible leur position respective à cet égard.
Dimanche 26 mars dernier, en parlant du président russe, le candidat de La France insoumise déclare Je n’ai pas d’amitié avec cet homme ni d’entregent ni de point immun au point d’aller en pleine élection chercher auprès de lui une poignée de mains qui discrédite celui qui la touche pour la raison du contexte dans lequel on est.
Dont acte.
Ce vendredi 31 mars, pour sa part, le candidat du parti Les Républicains dit de la Russie qu’elle est un pays dangereux. A vrai dire, François Fillon n’a pas complètement changé de ligne puisqu’en novembre dernier déjà, il affirmait cela de la Russie tandis qu’elle saluait sa victoire dans le cadre de la Primaire de la droite et du centre et qu’il avait paru vouloir atténuer l’importance de cette réaction.
Bref, pour qui estimerait la Russie s’inviter dans la campagne présidentielle française, il semblerait bien plutôt que les candidats eux-mêmes ne puissent s’empêcher de parler d’elle.
Mais pour certains, dont les deux hommes en question, veiller à ne pas compromettre leur chance d’accéder à la fonction suprême semble aussi essentiel que de se démarquer de celle à laquelle doit résister le dénommé front républicain.
Selon le Conseiller National socialiste suisse, Roger Nordmann, la Russie serait sous la dictature autoritaire de Poutine.
Ouf, voilà qui est dit.
A découvrir à partir de la 54e minute de l’émission que la RTS a consacrée à la construction de l’Union Européenne et non à celle de l’Europe comme indiqué dans le titre de l’émission.
Que sait cet élu helvète de la Russie sinon ce qui semble lui avoir été dicté par la ligne du parti dont il est président du groupe parlementaire de son pays et du mien, par la même occasion?
Combien de fois s’y serait-il rendu pour en parler en pareils termes et avec un aplomb tel qu’on imagine le joug qui pèse sur plus de 146 millions de citoyen(ne)s russes?
On n’ignore plus combien la RTS se montre le plus souvent peu encline à considérer la Fédération de Russie comme emblème de la démocratie.
Et l’on n’ignore pas non plus qu’elle est loin d’être la seule chaîne de service public à se faire le relais d’informations triées sur le volet.
Que l’on n’apprécie pas un régime politique ou partie de ses représentants est un choix. Que l’image qui en soit rendue soit noircie, est une stratégie.
Non, Monsieur Nordmann, la Russie, que vous le vouliez ou non, n’est pas sous la dictature autoritaire de Poutine.
Merci de mesurer vos termes et, si vous en avez l’occasion, d’élargir votre horizon sensible et intellectuel, ce sera d’autant plus constructif pour les bonnes relations entre notre pays et la Russie.
Le spectacle qu’offre la campagne présidentielle française semble inédit alors qu’on y retrouve toutes sortes de stratégies sinon de stratagèmes mis en oeuvre dans de précédentes luttes pour la fonction suprême.
En 2011, le candidat le plus en vue pour briguer l’Elysée en a fait les frais de manière aussi soudaine que brutale. Des sommets où évoluait DSK, c’est vers les abysses les plus profonds qu’il a été projeté.
Filmé tandis qu’il était menotté et solidement encadré, il est apparu sur les écrans du monde entier.
Que la nature de ses pulsions aient été connues de nombre de personnes ne faisait aucun doute. Qu’elles aient été soudain exposées à tout va et à tout vent n’avaient d’autre raison que de créer un séisme et de l’empêcher de poursuivre sa course vers l’Elysée.
Pour briser un ennemi, trouver son talon d’Achille est le meilleur moyen de s’éviter le recours à la liquidation physique de la personne.
Achille, précisément, plongé par sa mère dans les eaux du Styx pour en faire un héros invulnérable et cependant, resté mortel au seul endroit par lequel Thétis l’avait tenu.
Connaître ainsi le point faible de celle ou de celui dont on veut se débarrasser et l’y confronter pour, ensuite, le livrer en pâture à une justice qui tient, parfois, de jeux du cirque serait alors l’arme fatale.
Si, pour DSK, la quête de l’Elysée a d’emblée dû être oubliée, pour François Fillon, saisi par la fièvre justicière d’autant de purificateurs de la vie politique sinon sociale, il n’en est pas encore ainsi.
Et ce n’est pas faute de moyens mis en oeuvre. Car son épouse Pénélope risque la prison quand lui-même, au cas où il serait élu, y échapperait le temps de son mandat au moins.
Quelques nouvelles de la République exemplaire à laquelle la France encore normale tendrait si l’on en croit ce qui semble sans cesse énoncé ici et là. L’ancien Premier Ministre du bientôt plus Président de tous les Français annonce son ralliement à Emmanuel Macron.
Comme manière de tenir l’engagement public qu’il a pris dans le cadre de la Primaire de la gauche, d’apporter son soutien à son rival vainqueur, Benoît Hamon, Manuel Valls aurait-il pu faire mieux mais sa conscience lui a dit que…
À part cela, dans le livre qui vient de paraître et qui a déjà bien fait parler de lui, on apprend qui a été et pas dans le collimateur de Monsieur Hollande. Ainsi, l’ancien candidat échoué en rase campagne avec les adhérent(e)s du parti qu’il avait créé, République Solidaire, se voit-il ménagé sinon épargné par celui qui s’est fait connaître par son mémorable Moi Président.
Petits services entre amis ou non, pour rappel à qui l’ignorerait, la consigne qui avait été donnée aux membres du parti de Dominique de Villepin, empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2012 faute de parrainages requis, la consigne donc avait été de voter François Hollande.
Bref, entre échoués de gauche et d’on ne sait plus trop où, on se met En marche!
Il paraît assez logique qu’Eugène Ionesco dont on célèbre, ce 28 mars, le vingt-troisième anniversaire de la mort, se soit exprimé sur la monarchie.
Cité dans Noblesse oblige, Editions Autrement, avril 1987, ses propos ont été relayés sur différents sites royalistes.
On finira bien par restaurer la monarchie, un jour, contre la dictature et contre l’anarchie, ainsi se termine la reprise de ce qu’a énoncé Ionesco auquel, sur ce site, a été aussi associé Salvador Dali.
Quelle que soit la relation que l’on entretienne ou non avec le royalisme, le point de vue émis par l’écrivain ne manque pas d’intérêt.
Et ce d’autant moins lorsque la mobilisation ne cesse de se rappeler, ici et là, contre toute forme de dictature réelle ou projetée.
Les régimes républicains et démocratiques sont, certes, conçus comme expressions de volontés populaires. Mais lorsque l’individualisme et l’intérêt particulier se confondent avec toute préoccupation collective et générale, alors, la division menace.
Et, de fait, l’équilibre des forces sociales du pays se rompt.
Dans ce cas, ce n’est plus face au seul monarque que l’on se retrouve confronté mais face à toutes sortes de roitelet(te)s qui agissent trop souvent en leur seul et propre nom tandis que sont brandis slogans et valeurs qui ne rallient qu’à eux-mêmes.
Vite le roi? Un peu de décence déjà!
On dit la référence au passé, parfois, source d’erreur.
Mais un esprit qui a consacré le plus clair de son temps à élaborer une pensée, si celle-ci montre sa justesse d’analyse au fil du temps, en quoi devrait-il être, avec elle, jeté aux oubliettes?
Blaise Pascal, dans ses Pensées a, entre autre, traité de la justice et de la force.
Pour qui ne cesse de s’en prendre à l’une ou à l’autre, voici de quoi nourrir sa réflexion: « La justice sans la force est impuissante; la force sans la justice est tyrannique. (…) Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste. »
Cette alliance de la justice et de la force en dérange plus d’une et d’un.
Et cependant, pour Pascal, la première, si elle veut être appliquée, nécessite la seconde. De même, la seconde a besoin de la première pour la contenir.
Aussi, justice et force sont-elles liées tandis que l’une et l’autre relèvent d’ordres opposés, symbolique pour la première, physique pour la seconde.
Cette manière d’envisager justice et force peut, bien sûr, ne pas convaincre et susciter la controverse. Et pourtant, on peut sans emphase la considérer comme l’expression d’une réalité.
Les mots pour dire les maux, elles, ils sont nombreux à en avoir l’aptitude. Pour quel impact, c’est une autre question.
Exprimer quelque réserve face à l’intervention de figures littéraires dans le débat public comme cela apparaît ici ou là sur blogs ou autres commentaires déposés sur les réseaux sociaux, est-il de mise?
Platon a traité de la place du poète dans la Cité. Mais c’est surtout à celle prise par les sophistes qu’il a tenu à réagir.
Aussi a-t-il banni leur formule selon laquelle l’homme serait la mesure de toute chose pour lui opposer la sienne, exposée dans Lois IV, 716c, Dieu est la mesure de toutes choses.
C’est du débat porté autour de la connaissance que le poète et le sophiste, selon Platon, doivent être exclus. Le premier, pour être sujet à l’inspiration, le second, à l’opinion.
La connaissance, pour le philosophe, doit dépasser inspiration et opinion. La connaissance, pour être abordée, doit donc être traitée sur un mode dialectique, comparable, en ceci, à une sorte de géométrie.
Ce qui ne peut manquer de renvoyer à Pascal et à ses considérations sur l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse.
Relire Platon, relire Pascal, serait-ce trop demander?
Puisse la question ne pas être la réponse, tel est un souhait, peut-être lancé comme une bouteille à la mer, au moins aura-t-il été exprimé ici.
La culture et l’éducation qui l’encourage, sont souvent évoquées comme modes de canalisation de la violence.
S’il est incontestable que l’une et l’autre agissent comme filtres à des pulsions en tous genres, c’est ce qui en est fait qui relève de tout autres paramètres.
Dans le cadre de la campagne présidentielle française, ce qu’offre le spectacle réservé aux électrices et aux électeurs est souvent considéré comme inédit.
A quoi tient cet inédit, les explications fusent et ne se ressemblent pas toutes. Y aller de son couplet ne devrait pas, néanmoins, faire oublier les programmes des candidat(e)s quand ils en ont.
Or pour qui a intérêt à divertir plutôt qu’à informer, la part faite aux affaires semble bien la plus belle. La France mériterait-elle soudain autant de règlements de compte au nom de la morale et de l’éthique?
Jusqu’à preuve du contraire, politique, morale et éthique n’ont pas souvent marché main dans la main.
Et si elles avaient eu quoique ce soit à voir ensemble, cela se serait su de longue date.
Alors, qu’un pays dont les valeurs ont rayonné de par le monde, s’affaisse et s’enfonce dans autant de polémiques auxquelles se prêtent nombre de médias complaisants, blesse ce qui lui reste encore de culture et d’éducation.
