Excellent moment de télévision, ce 15 avril au soir sur France2.
L’émission On n’est pas couché de Laurent Ruquier, on peut l’aimer ou pas, le fait est qu’elle a offert un bon débat entre journalistes.
Les anciens animateurs de l’émission avaient tous été invités à parler de la campagne présidentielle française.
La liberté de ton de chacune et de chacun a offert une vison plutôt inédite et appréciable de cette campagne.
Chaque candidate, chaque candidat a été évoqué(e), dans sa personnalité, dans son programme et le plus souvent, sans langue de bois.
Des interventions fortes, quelques passes d’armes mais une qualité médiatique peu fréquente.
A visionner sur le site de l’émission.
société
Mise à part l’information selon laquelle une bombe a été lancée par les Etats-Unis en Afghanistan, une autre information fait le tour des médias.
Elle a même figuré avec reportage à l’appui au 20 heures de France2 de ce 14 avril. Il est vrai qu’en ces temps guerriers, elle a toute son importance.
Ce d’autant qu’on a pu suivre, à Moscou, Dominique Derda, correspondant de la chaîne publique française qui nous raconte comment y sont traqués des homosexuels persécutés en Tchétchénie et venus trouver refuge dans la capitale russe.
Il est tout de même curieux que la France et tant d’autres qui relaient cette information soient si sensibles au sort, certes très peu enviable, de ces hommes alors que dans nombre d’autres pays de la planète, leurs conditions de vie sont loin d’être meilleures et c’est peu dire.
Serait-ce que les documentaires soient plus aisés à tourner en Russie qu’ailleurs? Au Cameroun, à en croire cet article, par exemple, il y aurait pourtant de quoi aller enquêter.
A lire ce qui est expliqué de la cause homosexuelle dans le monde, on comprend qu’elle est loin d’être aussi simple que ce que nos médias veulent bien en dire.
A se demander si c’est réellement la cause gay qui les intéresse et pas plutôt certains pays. Le titre de l’article du Courrier International, en tous les cas, ne manque pas sa cible.
L’Occident, au gré de bombes, expose les siens. Mais c’est la Russie qu’il poursuit
Que fait l’Occident contre l’Etat islamique?
S’indigner?
C’est vrai que comme manière de résister, c’est assez efficace. Tout comme celle de dire que l’on va continuer de consommer en terrasse après s’être tous appelés Charlie.
L’Occident et ses chefs d’Etat réunis renouvellent à chaque attentat leurs condoléances, certes de manière moins empressée lorsqu’il s’agit de les présenter à la Russie.
On se rappelle comment la Maire de Paris a enfin daigné éteindre la tour Eiffel en hommage aux victimes du métro de Saint Pétersbourg.
Mais que veut-on? Voir mourir sous nos yeux encore autant de civils possible? Assister à la mort en direct des nôtres?
Pleurer, ensuite, la violence du monde?
Voici une analyse des attentats qui ont endeuillé l’Egypte. Pour avoir entendu de telles explications en relation, entre autre, avec le statut des coptes dans ce pays, force est, malheureusement, de confirmer ce que déclare Bassam Tahhan.
Quant à sa conclusion, elle vaut d’être méditée.
A lire ce qui s’est publié sur les derniers événements survenus en Syrie, on comprend -une fois encore- que le citoyen lambda qui tente de s’y retrouver dans ce bas monde, pas encore tout à fait triste tant la poésie peut, on l’espère, encore le sauver, que le citoyen lambda donc, est pris en otage.
En otage, certes privilégié car libre mais d’évoluer dans l’espace qui lui est réservé tandis qu’il est nourri et tout autant laissé sur sa faim.
Les informations qu’il reçoit, il n’a pas forcément envie de les mettre en doute. Alors qu’au contraire, il serait parfois bien inspiré de les passer au crible sinon au peigne fin.
L’Histoire a maintes fois montré comment un pouvoir, pour se maintenir, était appelé à déformer des faits pour ne pas avoir à se remettre en cause.
Or, désormais que l’accès à de nombreuses sources d’information existe, le problème n’est pas pour autant réglé. Car il ne suffit pas de contester une information livrée de manière officielle pour l’annuler.
Internet permet la multiplication de sources et de points de vue, certes mais l’impact de cet apport ne laisse pas les pouvoirs en place indifférents.
La maîtrise de l’information ne se perd pas aussi aisément.
capture d’écran Facebook
Cet enfant a perdu la vie à Stockholm, le 7 avril dernier.
Sourde, elle n’a pas entendu le camion bélier foncer sur elle et d’autres pour leur prendre la vie.
Elle, comme de trop nombreux enfants, ont été sacrifiés au nom de violences aussi lâches qu’ aveugles.
Certes, les chefs d’Etats de nombreux pays ont déploré l’acte terroriste. Certes, on les a vus, entendus le condamner.
Que cela leur donne bonne conscience ou non, le monde continue sa course.
Et les parents de cette petite Ebba Akerlund n’auront que les yeux pour la pleurer et, s’ils sont croyants, leurs mains pour se joindre et prier pour elle.
A l’âge de onze ans, la vie de leur fille s’est arrêtée. Son coeur a cessé de battre dans une ville qui n’est pas en guerre.
Et il faudrait vivre comme si de rien n’était? Et il faudrait oublier tant d’autres victimes innocentes?
La poésie ni la beauté n’ont peut-être vocation à sauver le monde. Mais la politique?
Mal nécessaire, s’il en est…
capture d’écran franceinfo
Force est de constater que les hypothèses qui se diffusent et se répandent sur les réseaux sociaux et partout où l’on peut afficher une interprétation de certaines réalités font florès.
Que Thierry Meyssan, Régis Le Sommier, pour ne citer que ces deux dont les analyses se relaient au gré de la complaisance qu’on leur accorde, soient plus crédibles que tout autre qui n’aurait accès qu’à ce qu’on veut bien délivrer comme information, reste discutable.
En effet, laquelle, lequel d’entre nous autres serait en mesure de savoir ce qu’il en est d’opérations militaires quand on sait ce qui peut les entourer de secrets?
Apporter à des faits un autre éclairage enrichit, certes, leur approche.
En l’occurrence, et en Syrie, substituer à une version donnée, une autre qui devrait être davantage accréditée que celle qui est affichée par autant d’instances qui en débattent, c’est se mettre en porte-à-faux et jeter le doute.
Or tandis que s’affrontent intérêts en jeu et puissances qui n’ont cure de ce qu’est la vie humaine, des familles, des proches, pleurent les leurs.
Condoléances et pensées à autant d’êtres qui voient les leurs sacrifiés sur l’autel de folies assassines.
Présidentielle française, le débat des onze, une première pour quelles conséquences?
Soirée aussi singulière qu’inédite, hier, sur BFMTV tandis que les onze candidats en lice pour la présidentielle française ont été invités à répondre aux questions de deux journalistes et, à l’occasion, de débattre ensemble.
L’exercice, faut-il le rappeler, était une première, jamais aucun débat de ce genre n’ayant été organisés jusque là.
Réussi ou non, il a eu lieu.
Au temps, désormais, d’en mesurer son impact, le recul paraissant indispensable pour en parler.
Mais comme l’époque que l’on traverse semble se caractériser par l’immédiateté et la réactivité à tout prix, nul doute que d’aucuns se seront déjà fait leur opinion.
On parle, néanmoins beaucoup, d’électorat volatil. Rien n’indique donc que ce qui aura pu paraître certain hier le soit encore le 23 avril déjà et au moins.
Car d’ici-là, la batterie de sondages, à laquelle s’ajoute, désormais, la prise en compte des algorithmes, aura eu le temps de distiller ses scores et ses pronostics avec, bien sûr, le rappel devenu passage obligé qu’il ne s’agit là que de projections, les derniers flops des prédictions annoncées pour le résultat du Brexit et celui de l’élection présidentielle états-uniennes ayant servi de leçon.
Quoi qu’il en soit, l’apport de ceux que l’on qualifie avec un mépris affiché de petits candidats aura été avéré, même s’il a suscité la controverse.
L’émotion au plan international est palpable, après l’explosion qui a eu lieu dans le métro de Saint Pétersbourg. Messages, commentaires, réactions, gestes confirment une réelle solidarité humaine.
Certes, il existe aussi des endroits du monde où l’on a accueilli la nouvelle de manière autre, en ont témoigné certaines images diffusées sur un réseau social bien connu.
Et puis, sur ce même réseau, une remarque, celle du directeur adjoint du magazine Marianne laisse aussi dubitatif que songeur. Le journaliste écrit:
Après l’attentat de Saint-Pétersbourg, on attend le moment où la Tour Eiffel exhibera les couleurs russes comme en d’autres circonstances comparables.
Ce constat rappelle qu’en-deça des mots, les marqueurs de la vie politique et des relations internationales demeurent bien ancrés.
La France s’est exprimée par l’entremise de son Ministre des Affaires Etrangères et les condoléances ont été présentées à la Russie. Mais la Tour Eiffel ne sera sans doute pas à l’image de ce qu’elle a pu être en d’autres occasions similaires.
Lors du téléjournal de la RTS, l’événement qui a endeuillé Saint-Pétersbourg a été commenté par le présentateur vedette et la correspondante de la chaîne à Moscou. Quand le premier a évoqué un certain courage des Russes qui encaissent bien, la seconde a su recarder le sujet.
Elle a rappelé comment la Russie s’est montrée très bouleversée tant par les attentats qui ont eu lieu sur son sol que par ceux qui ont frappé, notamment la France.
Merci à elle.
En hommage aux victimes de l’explosion dans le métro qui a endeuillé Saint-Pétersbourg et la Russie, Paris a cédé.
Il aura tout de même fallu quelques pressions exercées sur la Mairie pour qu’Anne Hidalgo prenne la décision d’associer la France à la Russie dans sa douleur.
En tant que Française, russophile, on l’a compris ici, j’accueille avec émotion ce geste fort de rapprochement entre les peuples.
La Russie et la France ont une Histoire en commun et un avenir à partager.
Certains candidats à l’élection présidentielle l’ont compris qui débattent, à onze, en ce 4 avril.
Le terrorisme et le totalitarisme qui lui est associé sont nos ennemis au lieu de quoi, on s’obstine à voir en un pays ami, celui qui menace, celui qui brime, celui qui envahit et de fait, celui qui est à mettre au ban du monde.
Que la raison revienne, au-delà de l’émotion et du geste fort auquel a consenti Anne Hidalgo, tel est le souhaite de nombre d’amis de la France et de la Russie.
La Tribune de Genève, la RTS, hier, toutes deux -pour ne citer qu’elles- mettent l’accent sur Vladimir Poutine tandis que le deuil frappe des familles, des proches, des amis, une ville et un pays.
Il y a une manière de rendre compte de faits, les journalistes le savent sinon l’apprennent.
Aussi, lire en titre de La Tribune de Genève de ce 3 avril, qu’une bombe sème la mort dans la ville de Vladimir Poutine, est-ce bien opportun?
A-t-on vu ou entendu énoncé quelque part de Paris, de Nice ou de Berlin, de qui elles étaient les villes?
Tel-Aviv a su rendre hommage à la Russie autrement. Elle a été illuminée aux couleurs de la Russie. Certes, de très nombreux Russes vivent en Israël mais ailleurs aussi!
Et même?
Saint Pétersbourg est bien au-delà de la ville de Vladimir Poutine. De même la Russie qu’on ne cesse de lui attribuer.
User de cette rhétorique n’a rien d’anodin et ne contribue en rien à pacifier un monde qui se passerait d’autant de tensions entretenues à toutes sortes de fins qui le minent.
