Voici quelques nouvelles de Russie qui nous sont transmises par le journal Libération et sa correspondante à Moscou, Veronika Dorman.
Au regard des réponses apportées aux questions posées, il sera peut-être difficile à certaines et à certains de trier le vrai du faux. C’est souvent ainsi que s’élabore ce qui s’appelle information.
Mélanger des éléments vérifiables à d’autres qui ne relèvent que du seul point de vue subjectif crée ce qui s’appelle communément un amalgame. A partir de là, difficile de savoir ce qui est crédible et moins ou pas du tout.
Pris dans cette confusion, la tentation est toujours là de céder au fatalisme quand temps et énergie manquent à l’analyse.
Le mérite de cet interview -si elle en a- réside au moins en ceci que l’on a sous les yeux l’exemple même de forces à l’oeuvre pour informer.
Sur la chaîne russe dont la journaliste de Libération interroge le principal expert politique, cet article du 31 janvier 2014 ne manque pas d’intérêt. Il évoque comment la seule chaîne de télé indépendante russe a traité du siège de Léningrad -qui a duré près de 900 jours terrifiants- et en quoi ladite chaîne a enfreint la loi sur les médias de masse.
A cet égard, un homme a été invité à s’exprimer au Bundestag. C’était le 27 janvier 2014. A voir et à entendre tant on mesure le poids de l’Histoire et comment importe la manière de le rappeler.
société
La France de gauche se déchire, la France de droite lutte avec un candidat mis à mal. Une parole donnée ici, un propos tenu là et voici que l’on compose.
De ce que la France a connu jusque là comme combat pour des idées dites de gauche ou de droite, n’apparaissent que luttes intestines au sein des partis s’ils en sont encore.
Pendant ce temps-là, le candidat en marche rassemble.
Arnaud Montebourg lance un appel à Jean-Luc Mélenchon tout en fustigeant le comportement de Manuel Valls et de Bertrand Delanoë.
Chacune et chacun se démène, la lutte pour le pouvoir est âpre, rien de nouveau à cela. La question qui demeure, toutefois, est celle de savoir comment se comportera l’électorat pris dans autant de cuisine interne.
Car c’est lui qui est sans cesse sollicité pour prendre position, réagir, se situer. Tout reste possible tant la France a de ressources humaines et créatives.
Et heureusement car ce qui lui est imposé ne tient d’aucun cirque quelconque mais d’un très mauvais tour de passe-passe.
Gageons sur le bon sens et sur le coeur dont la France est pourvue pour que la présidentielle à venir ne soit pas l’ombre d’elle-même.
Allons, ne sombrons pas dans le défaitisme, tout va bien, la campagne présidentielle française nous donne droit, chaque jour, à sa petite trahison qui, bien sûr, n’en est pas une.
Voici que Manuel Valls se défend d’avoir jamais dit qu’il se rallierait à Emmanuel Macron tandis que, dans le cadre de la Primaire de la gauche, il a été demandé à tous les candidats de s’engager à soutenir le gagnant, en l’occurrence, Benoît Hamon.
Si cette parole donnée et entendue par un peu plus d’1 million et demi de citoyennes et de citoyens français ne compte pas, c’est qu’elle a une raison supérieure.
En effet, dans l’entourage de Manuel Valls, on explique qu’il agirait en homme d’Etat et non en courtisan.
Ah la bonne heure, nous voici rassurés, la France passe avant tout intérêt personnel. Ils sont nombreux à avoir martelé combien l’intérêt général devait primer, pourquoi ce vaincu de la Primaire de la gauche n’en serait-il?
Le million et demi de participant(e)s à ladite Primaire le comprendra qui a dépensé 1 euro pour élire son candidat. Après tout, dans le contexte général, une parole donnée bafouée n’en vaudrait-elle pas une autre?
En tous les cas, pour qui sait de longue date que la politique n’est qu’une question d’intérêts, une trahison de plus ou de moins ne va rien changer.
Pour qui, au contraire, avait encore une conception morale et éthique de la politique, là, alors, c’est une autre question. Et c’est peut-être la réponse qui y sera accordée qui décidera du scrutin de l’élection présidentielle française.
Suivre ce qui se publie en commentaires sous les articles qui paraissent ici ou là et qu’on retrouve en partage sur les réseaux sociaux révèle comment la campagne présidentielle française est perçue.
Et c’est loin d’être inintéressant sachant que l’électorat, on l’espère, aura le dernier mot. Car face aux stratégies mises en place pour l’influencer, sens critique et relativisme sont indispensables.
En effet, négliger le fait que la politique ait partie liée avec la défense d’enjeux financiers et économiques souvent colossaux revient à ne l’envisager que sur le seul plan moral.
Or justement, nombreux sont les discours où se déclinent autant de promesses pour l’amélioration de telle ou telle condition sociale. Ce qu’il en advient, ensuite, se connaît tandis que la confiance de l’électorat a été mobilisée.
Ce qu’offre en spectacle la campagne présidentielle française avec l’affaire qui concerne François Fillon cherche à heurter les sensibilités. Or l’effet visé semble plutôt aller en sens inverse.
Parce qu’en dépit du flot d’informations qui sont déversées chaque jour, on sait que l’essentiel demeure caché, enfin, pour qui ne se fait plus d’illusion sur qui gouverne qui et comment.
Les aveux d’un journaliste allemand décédé récemment n’ont pas mobilisé plus que cela la chronique médiatique. Ce qui peut sembler assez logique dès lors qu’ils révèlent une pratique qui ne s’est pas arrêtée avec sa disparition, en janvier dernier.
Dans ce cas, tout hacker devient superflu, sauf erreur ou omission…
Surfer sur le registre moral pour capter l’attention d’un électorat, voici qui semble décidément être devenu de mise. Ce qui se passe dans le cadre de la campagne présidentielle française révèle la crédulité citoyenne et le cynisme de qui la manipule.
Et puis, maintenant que l’UPR François Asselineau a obtenu ses parrainages pour entrer dans la course à l’Elysée, c’est désormais au tour des souverainistes de se déchirer.
Autant de fractures dans les partis ne peuvent que renforcer le candidat qui n’affiche, pour sa part, aucune ligne distincte.
L’intérêt à voir triompher Emmanuel Macron est tel que polariser l’attention sur tout ce qui peut détourner l’attention de son parcours et de ses visées est bon.
Aujourd’hui, ce sont les costumes de François Fillon qui font la une. L’homme est, à l’évidence, dans le collimateur des cercles proches du candidat en marche. Il n’est pas le seul et écarter du pouvoir tout ce qui menace certains intérêts précis s’impose.
Que la CIA s’intéresse à ce qui se passe en France a été explicitement admis par nombre de médias. Qu’elle se soit arrêtée à l’élection de 2012, à chacune et à chacun d’en décider.
Le fait est que nombreuses sont les belles âmes qui estiment la France mériter de se mettre en marche.
Bien leur en prenne et bonne route à elles! Car quel(le) que soit celle ou celui qui accèdera à la fonction suprême, la tâche qui l’attend sera rude.
Inutile d’être grand sage pour le prédire.
Il a été -et reste encore- de bon ton de considérer ce qui se publie ici comme écho du Kremlin. Certains grands esprits se sentent pousser peut-être des ailes à déplorer sinon à dénoncer le comportement d’un homme qui n’est, selon eux qu’un dictateur sinon, bientôt peut-être, un tyran.
Le discours est rôdé, inutile de développer encore et encore.
Ce qui échappe, par contre, à autant de belles âmes effarouchées, est ce qui se passe dans leurs propres contrées. Sauf à délibérément refuser certaines réalités, ces grandiloquents défenseurs de droits humains n’ont de cesse de pourfendre ce que leur cécité les autorise de facto à blâmer et à juger.
Qui est à plaindre sinon autant de soumission à la volonté de puissance?
Ce qui se passe en France, en ce moment est pourtant criant de vérité mais non, on est certain que la liberté existe, que les valeurs dignes de ce nom sont une priorité et qu’aucun abus ne préside à la campagne menée pour la présidentielle de mai prochain.
Que l’on s’en prenne au candidat du parti Les Républicains ou à tout autre qui ne soit pas le sauveur annoncé urbi et orbi devrait pourtant suffire à éclairer ces épris de démocratie mais non. On persiste à suivre la doxa, confiant.
Nos démocraties seraient loin de ce qu’est la Russie de Poutine, selon ces braves croyants. En effet, et malheur à qui viendrait se mettre en travers de la route des intérêts à l’oeuvre chez nous.
Les témoignages sont pourtant nombreux qui indiquent comment fonctionnent les médias et les pouvoirs en place. Mais il semble que cela ne suffise pas.
Alors voici encore une fois de quoi méditer
capture d’écran Paris Match
Benoît Hamon était l’invité, ce 9 mars au soir sur France2, de L’émission politique. Les débats y ont été de qualité.
Le candidat en lice pour l’élection présidentielle a révélé sa pugnacité, voire même une certaine agressivité à l’égard d’interlocuteurs auxquels il ne souhaitait pas répondre tandis que leurs questions semblaient le mettre à mal.
Certes, la tactique est connue. Tout autant, celle d’empêcher l’interlocuteur de terminer sa phrase pour ne pas l’entendre exposer un point de vue qu’il rejette.
Si l’homme a montré de réelles qualités, ses manières de biaiser sur les sujets sensibles n’ont pas échappé à celles et ceux qui ont tenté de lui arracher ce qu’il refusait d’avouer.
Entre autre, sa prise de position au regard de la loi sur l’interdiction du voile intégrale, adoptée par l’Assemblée nationale le 13 juillet 2010.
Accusé de favoriser le communautarisme, Benoît Hamon s’est expliqué. Convaincants ou non, ses arguments ont au moins eu le mérite de favoriser des échanges nourris et intéressants.
Entre le candidat de partout et de nulle part auquel se rallient tant de personnalités de tous horizons politiques, autant lui préférer l’élu de la Primaire de la gauche qui a au moins un programme digne de ce nom et qui s’exprime de manière posée.
Imaginer son voisin, son fils, son beau-fils tuer, démembrer et brûler partie de son ex belle-famille pour quelque or subtilisé aux siens, certains désabusés sinon cyniques, y parviennent.
Pour nombre d’autres, il demeure impensable d’en arriver à commettre pareil forfait.
Pourtant, la nature humaine ne manque jamais de rappeler ses insondables dimensions. Et ce n’est pas de s’en détourner pour les condamner de facto qui les fera disparaître.
Sinon, cela se saurait, depuis le temps que les plus jamais ça ou autres réactions de consternation suivent les crimes dont l’être humain est capable.
En l’occurrence et pour ce qui concerne le quadruple meurtre commis en France tout récemment, on mesure comment circonstances et comportements ont permis le basculement vers l’insoutenable.
Il appartiendra, bien sûr, à la justice de démêler cette affaire.
Pendant ce temps, la France en campagne multiplie les sondages entre autres révélations et programmes de présidentiables.
La morale serait mise à mal, lit-on ou entend-on tandis que François Fillon anime la chronique médiatique.
Il est vrai que pour qui a encore une conception morale de la politique, le candidat du parti Les Républicains, cible médiatique apparemment privilégiée, l’occasion de s’épancher en considérations de toutes sortes semble très opportune.
Divers articles, pourtant, révèlent ce qu’il en est de pratiques auxquelles se livre le prêcheur tous azimuts soutenu par autant de personnalités politiques de tous bords.
Voici que l’ancien Maire de Paris, Bertrand Delanoë, se rallie à Emmanuel Macron qui, selon lui, a de vraies mesures progressistes, de justice sociale…
En effet et en voici la preuve!
Mais nos ami(e)s en marche auront peut-être de quoi nous rassurer et démentir cette information.
On le leur souhaite.
Entre partisans d’un camp ou d’un autre, il y a la réalité. Celle d’un pays la France dont campagne après campagne, les candidats à l’élection présidentielle nous dépeignent le tableau.
Noir, gris -au mieux- rarement rose sinon à venir à condition que l’électorat suive et adhère aux promesses.
Il y a cinq ans, Dominique de Villepin se rendait ici ou là, alors qu’il était encore en campagne pour la présidentielle 2012 et qu’il avait fondé un parti qui devait rassembler au nom de l’unité nationale.
L’idée a séduit.
La suite et ce qu’elle a inspiré a été évoquée dans un ouvrage cité sur ce blog tant elle a mobilisé de sensibilités réunies autour de l’Ancien Premier Ministre pour dépasser les clivages partisans.
Or si l’on considère comment se déroule l’actuelle campagne pour la conquête de l’Elysée en mai prochain, force est de constater que les partis sont non seulement encore bien là mais surtout, déchirés.
Aussi bien le parti socialiste que le parti Les Républicains offrent en spectacle leurs dissensions tandis que se fraie son chemin, le candidat en marche.
Si Dominique de Villepin a décidé de renier sa famille politique au profit de ce jeune homme, bien lui en prenne. Que d’aucuns de celles et ceux qui l’ont suivi dans son projet de République Solidaire lui emboîtent le pas, libre à eux.
Et si la France se reconnaît en Emmanuel Macron davantage qu’en tout autre candidat, elle aura voté.
Car le scénario semble si bien rôdé, au rythme où se poursuivent les publications qui visent François Fillon, que la mise en marche se fait désormais au pas de charge.
