Comment le Président de bientôt plus aucun Français réussit à terminer son mandat, il appartiendra à l’Histoire d’en juger.
Celui qui, lors d’un célèbre discours qui lui a, sans doute sinon peut-être valu de remporter l’élection présidentielle de 2012, a déclaré qui était son ennemi, aura montré comment il a mis en oeuvre les moyens de le combattre.
Ce qui se passe, en ce moment en France, révèle avant tout des pratiques qui heurtent nombre de citoyennes et de citoyens encore sensibles et attentifs à ce qui s’appelle morale et éthique, la distinction entre ces deux termes étant expliquée ici de manière simplifiée.
Quelles que soient les nuances qui les différencient, la morale et l’éthique renvoient à des valeurs qui sont battues en brèche de toutes parts.
Dans ce cas, les brandir pour confronter François Fillon à ses déclarations et le pousser directement vers la sortie alors qu’il est convoqué pour être mis en examen le 15 mars prochain ne dupe que qui le vaut bien.
Divers sites d’information relaient le parcours du candidat En Marche, ses liens au monde de la finance, au monde des médias, à certains fonds étrangers aussi et mieux ou pis, à chacune et à chacun d’en décider, à François Hollande lui-même.
Alors, au Trocadéro ce dimanche 5 mars, c’est bien au-delà d’un soutien à François Fillon dont il s’agit. C’est d’un élan en réaction à une conception trop singulière de la justice et de ses empressés défenseurs.
société
capture d’écran: Huffingtonpost
Je vous le dis avec gravité, ne vous laissez pas abuser, ainsi s’exprime François Fillon face à ses compatriotes.
A ceux qui le suivent et à ceux qui le combattent, ce n’est pas moi seulement qu’on assassine, précise-t-il. C’est l’élection présidentielle.
François Fillon se défend, c’est son droit.
Abattre un candidat au profit d’un autre dont tout veut faire croire qu’il sera l’homme – la femme?- de la situation est un vaudeville dont le théâtre qui le donnerait à jouer serait aussi couru que déserté selon les goûts et les couleurs.
A vrai dire, rien de nouveau à ce spectacle de la nature humaine.
Pendant ce temps-là, le monde continue de tourner avec ses guerres ouvertes de longue date et couvertes avec une objectivité telle qu’on ne peut qu’accorder crédit à autant de médias qui en rendent compte, qui en douterait?
Car on le sait, tout doit concourir à apporter au monde les seules vraies valeurs dignes de ce nom, celles de la démocratie dont nous sommes bénéficiaires, nous autres Occidentaux tandis qu’autant de peuples demeurent encore opprimés par les régimes qui les gouvernent.
François Fillon n’est pas le candidat du système. Pas davantage, Marie Le Pen, visée, elle aussi par une enquête. Restent les autres, les dénommés petits ou celui qui semble dores et déjà élu des médias.
Chercher l’erreur, serait-ce (encore) croire au Père Noël?
capture d’écran:blog Mediapart
République Solidaire, le parti fondé le 19 juin 2010 par Dominique de Villepin avait rassemblé au-delà de différences ou autres divergences idéologiques. L’enthousiasme initial des adhérent(e)s était réel, il s’était peu à peu érodé pour certain(e)s et pour les derniers fidèles, c’est par une lettre qui leur avait été adressée par le fondateur du parti, qu’ils ont dû y mettre un terme.
Je suis empêché de me présenter à l’élection présidentielle, faute des parrainages requis. Ainsi débutait la missive adressée par Dominique de Villepin à toutes celles et ceux qui lui avaient accordé énergie, temps et confiance.
Fin avril 2016, lors de la parution de cet ouvrage, n’importe quel internaute pouvait encore lire, sur le site personnel de Dominique de Villepin, comment il avait été Empêché, la lettre qu’il avait écrite y figurant dans son intégralité.
Mais voici que, par on ne sait quel concours de circonstances, quelques jours à peine après la sortie du livre, l’accès au site du Fondateur de République Solidaire révélait que le site était en reconstruction.
De longs mois durant, il est demeuré inaccessible, tout autant la lettre où Dominique de Villepin expliquait, entre autre, qu’il resterait au service des Français.
Est-ce dans ce sens que, présenté comme « retraité chiraquien », on le dit prêt à se mettre En marche? Et avec lui, son ancienne camarade de la promotion Voltaire pour un Désir d’avenir?
Après tout, se mettre en marche, solidaire, a peut-être un avenir… Lequel, aux Françaises et aux Français d’en décider.
La Tribune de Genève de ce 27 février publie la lettre que je lui ai adressée en réponse à celle de Jean Batou, député au Parlement genevois du parti Ensemble à Gauche.
Le titre qui figure au haut de ma lettre est celui de la rédaction du journal que je remercie, encore une fois, de publier tous les courriers que je lui adresse.
Le fait est, néanmoins, que l’intitulé choisi pour ma lettre est sélectif et détourne le sens de mon propos.
En effet, en conclusion de mon courrier, j’écris que:
Ce à quoi on assiste depuis que Guy Mettan a été honoré de l’Ordre de l’Amitié par la Russie est une insulte à la République et au Canton de Genève, à la Confédération helvétique et à la Fédération de Russie.
Et je persiste à le penser, surtout lorsque l’on doit entendre les propos tenus par certains députés lors de la séance du Grand Conseil et que je vous invite à découvrir ici:
Cela dit, je maintiens et réitère ma reconnaissance au responsable de la rubrique Courrier, de toujours publier les lettres que je lui soumets, sachant que mes prises de position ne sont pas forcément celles qui dominent le paysage médiatique helvète sinon genevois.
capture d’écran: youtube
Qu’observe-t-on un peu partout, en France, dans le cadre de la campagne présidentielle, en Suisse après un récent scrutin populaire sinon le sentiment de personnes qui se disent écoeurées voire dégoûtées?
Quand ils n’ont pas encore versé dans le désabusement, nombre de citoyennes et de citoyens, en effet, n’hésitent plus à faire part de leur déception et plus encore à l’égard d’élu(e)s qui ont longtemps encore joui de leur confiance.
Or la voici qui s’érode face au spectacle que le monde et la politique censée le mener leur offre.
Un célèbre caricaturiste suisse a récemment stigmatisé la Russie dans un dessin qu’il aurait aussi bien été inspiré de réserver à autant d’autre protagonistes.
Il y était, en effet, question d’un cirque
Mais on commence à l’avoir bien compris, un seul pays est le plus souvent mis en cause et responsable d’à peu près tous les maux du monde.
C’est que veille l’oeil de Moscou dont nul n’ignore plus la menace qu’il fait peser!
Tout récemment encore, voici qu’il s’est immiscé dans des affaires hexagonales après avoir déjà eu l’audace de se mêler de l’élection présidentielle américaine.
La France est en campagne, pour certains, non loin de la guerre civile mais on lui présente sur un plateau médiatique permanent le missionnaire qui peut représenter son salut.
Celui-ci semble fort convoité par d’anciens ministres et malchanceux prétendants à l’Elysée, François Bayrou, Ségolène Royal, Jean-Louis Borloo ou Dominique de Villepin.
Tandis qu’on a comparé l’Ancien Ministre des Affaires Etrangères à l’Ancien de chez Rotschild, également Ancien ministre de François Hollande, il avait été relevé, ici, leurs différences.
Mais si la France médiatique veut vendre son poulain, ces anciens échoués de la présidence y trouveront peut-être leur compte, après tout, le goût du pouvoir a déjà bien souvent valu une messe.
Et dans ce sens, Emmanuel Macron s’y entend.
Il a une ambition, il se sent porteur d’une mission, à la façon d’un curé, nous dit Béatrice Schoenberg, par ailleurs épouse et soutien de son intéressé d’époux par Emmanuel Macron.
Souvent, lorsqu’il est question de la Russie, entend-on arguer que ce ne serait pas elle qu’on n’aime pas mais la politique de son président. Nombre de personnes, en effet, expliquent en quoi elles font la part des choses entre le pays et son gouvernement.
Cette manière d’envisager la Russie qui compte plus de 146 millions d’habitants, 170 ethnies et qui s’étale sur, autrefois 11 fuseaux horaires ramenés désormais à 9, relève d’une perception assez courante en Occident.
Et tenter de la discuter -sinon de la contester- a de fortes chances de se heurter à des raisonnements bien ancrés dans autant d’esprits formatés aux normes dominantes.
S’en prendre au président d’un pays qui recueille plus de 80% de suffrages en sa faveur, c’est s’en prendre au peuple qui lui accorde sa confiance.
C’est pourquoi, qualifier de poutinolâtre, de poutinophile ou d’autre astucieuses appellations, toute personne qui refuse de parler de la Russie selon les termes de plus en plus convenus dans la majorité de nos médias, révèle une indigence caractérisée de la pensée.
La preuve en a été donnée après que le célèbre écrivain russe d’origine et Français néanmoins, a tenu son discours de réception à l’Académie.
Je veux parler, ici, d’Andreï Makine dont j’invite chacune et chacun à relire les propos qu’il a tenus, la réponse qui leur a été apportée par un de ses pairs et la réaction médiatique qui a suivi.
Retour sur image
Dans le précédent sujet de ce blog, j’ai indiqué le lien à un article important. En effet, l’analyse qui y est présentée renvoie à un temps que les moins de vingt ans et bien au-delà, n’ont pu connaître.
Il s’agit, entre autre, de l’époque soviétique et de l’un de ses chefs emblématiques, Joseph Vissarionovitch Djougachvili dit Joseph Staline.
La référence à l’Histoire comporte toujours le risque de lecture orientée, on le sait. Mais certains éléments demeurent incontournables pour expliquer des situations qui se présentent soudain et que d’aucuns jugent sans en connaître vraiment les dimensions.
Aussi, dans son article intitulé: Les Etats autoproclamés post-soviétiques, angles morts du voisinage de l’Union européenne, Thomas Merle propose-t-il une approche qui offre une vision globale de tensions bien réelles et toujours prêtes à dégénérer en conflits sinon en guerres.
Que les pays de l’Union Européenne se soucient de leurs frontières est légitime. Mais qu’ils fassent de la Russie une menace sinon, au rythme où va la déconsidération à son encontre, une ennemie, est bien plus dommageable pour tout le monde.
Car si, à l’heure du multi-culturalisme prôné urbi et orbi, la culture russe avec ce qu’elle implique de dimension historique et politique, demeure à ce point contestée, c’est vers un véritable gâchis que l’on fonce les yeux grand fermés.
Inutile d’être membre du parti Les Républicains ou fillioniste pour résister à la curée organisée autour de François Fillon et des siens.
S’attaquer de la sorte à un homme au nom d’une éthique de circonstance, révèle surtout ce dont la nature humaine est capable.
On l’avait découverte à l’oeuvre, cette même nature humaine, lors de la chute de DSK.
Sans avoir jamais apprécié l’ancien directeur du FMI, j’avais réagi à la surexposition médiatique qui avait suivi son arrestation à New-York. Ce n’est pas moins d’une vingtaine de sujets de ce blog que j’avais consacrés à cette affaire.
Car, aussi différente soit-elle de celle qui vise François Fillon, elle avait montré la même vindicte, la même haine, le même acharnement à lyncher.
Si chaque campagne d’élection présidentielle doit présenter son lot de morale pour plomber une candidature, la politique a de quoi se réjouir! Elle a placé à l’Elysée François Hollande en lutte contre celui qu’il désignait comme son adversaire:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/15/l-adversaire-du-bourget-a-l-elysee.html
Elle oeuvre, en ce moment, pour y installer celui qui se brise la voix au nom de la France, de la République et de l’Europe.
capture d’écran
Observer qui décrète, ici ou là, sur un réseaux social ou l’autre, se refuser à la vindicte -et c’est un euphémisme- qui vise François Fillon tandis qu’à la faveur de commentaires déposés au gré de ces réseaux, on constate tout le contraire, confirme que le battage médiatique orchestré autour du #fillongate, #peneleopegate, à choix ou les deux, agit au mieux.
L’hypocrisie d’autant de moralisateurs, sinon nés, du moins soudain acquis à certains paramètres éthiques est si manifeste qu’elle n’échappe qu’à qui le veut bien.
Et puis, cette question posée par Jean-Jacques Bourdin sur RMC, le 31 janvier dernier à Buno Retailleau, directeur de campagne de François Fillon au sujet de clients russes qu’il aurait eus ou non tandis qu’il était consultant, est d’autant révélateur de ce souci moral!
Rejoindre la curée et dénoncer tel ou tel comportement de François Fillon et -ou- de son épouse, c’est empoigner le métier à tisser l’habit du candidat programmé.
Marine Le Pen, dores et déjà mise au ban du Front républicain, a-t-elle encore à bien se tenir face à un prédicateur européen?
François Fillon n’est pas même l’homme à abattre mais Emmanuel Macron, celui à adouber.
capture d’écran: Valeurs Actuelles
Tandis que les émissions se (dé)multiplient pour deviser sur la tournure que peut ou va prendre ou serait en train de prendre la campagne de François Fillon, un nom a circulé, ici et là, qui identifiait la taupe du canard.
Le magazine Valeurs actuelles, mentionne le fait qu’Eric Ciotti serait sur sa piste:
https://www.valeursactuelles.com/politique/affaire-fillon-eric-ciotti-aurait-trouve-la-taupe-64550
Quoi qu’il en soit et même si la personne responsable de la fuite au Canard Enchaîné était démasquée avec preuves à l’appui, cela n’y changerait rien sinon de savoir qui avait tant intérêt à créer cette affaire, une de plus qui agite l’Hexagone.
Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact des révélations qui ont ciblé François Fillon tant elles sont encore susceptibles de nouveaux retournements de situation.
Si les pronostics sont assénés journée faite dans nombre de médias, rien n’est encore définitif. On peut, certes, projeter mais l’inconnue demeure.
Et c’est aussi bien ainsi.
