capture d’écran de: http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/dominique-de-villepin-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-897299.html
Dominique de Villepin était l’invité, ce 22 décembre au matin, de Jean-Jacques Bourdin. L’émission a porté sur divers sujets de politique internationale et hexagonale.
S’agissant de la Syrie, outre le fait de rappeler pour la ixième fois qu’il faut privilégier le dialogue entre les puissances en conflit et, de fait, avec le Président Bachar el Assad, il ne le conçoit toutefois pas comme solution mais passage obligé.
Son point de vue le regarde et peut encore se modifier si l’on considère qu’en 2012, il était favorable aux frappes sur la Syrie pour, ensuite, rejoindre François Fillon qui, lui, au contraire, n’a jamais varié dans sa prise de position.
Cela avait été relevé ici-même:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/08/28/temp-d23a74c79050df03a7969d42f7ef4acd-246192.html et également ci-après:
http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-contradictions-de-Villepin-sur-la-Syrie-626381
Dans ce cas, que Dominique de Villepin vienne reprocher à François Fillon d’être absent comme il s’y emploie vers la minute 17 de l’émission, interpelle.
D’abord parce qu’en évoquant les plusieurs campagnes électorales auxquelles il aurait participé qui, pour la plupart auraient été victorieuses (sic), la sienne, en l’occurrence a été empêchée:
http://fr.calameo.com/read/0002606185f56259a6f3e
De fait, parfois, le silence peut être à l’image de ce qu’en dit le proverbe, d’or.
Surtout pour s’exprimer sur des sujets aussi sensibles et les pimenter d’allusions au goût douteux, comme celle aux Chrétiens d’Orient dont on distingue mal la prononciation qui rend, en écho crétins d’Orient.
société
Monsieur,
Sur votre compte Twitter, vous avez appelé à un rassemblement, ce 19 décembre 2016, Place Igor Stravinsky à Paris.
Avoir des opinions, nourrir des convictions, rien de plus légitime mais les défendre de manière aveugle, c’est prendre le parti d’intérêts et cautionner les non-dits qui les accompagnent.
C’est, dès lors, faire la part belle à la propagande.
Aussi, Monsieur Glucksmann, les criminels que vous dénoncez sont-il vraiment ceux qu’il vous plaît de mettre en avant tandis que de longue date, la menace a plané sur la Syrie?
Près de 400.000 morts plus tard et autant d’actes terroristes et d’assassinats, on préfère persister et signer des actes d’accusation contre ceux que l’Occident bien-pensant a décrétés coupables.
La Russie de Poutine ou de quiconque n’est pas à l’origine de l’horreur qui frappe la Syrie, pas davantage ne l’a-t-elle été de la guerre en Ukraine.
L’installation d’un gazoduc auquel le gouvernement syrien s’est opposé et l’exploitation de gaz de schiste contre lequel s’est levé le Donbass ont eu, en grande partie pour conséquences, les guerres fratricides que l’on sait.
Dénoncées par nombre de personnalités ou autres organisations humanitaires du monde occidental, elles ont été le plus souvent commentées de manière partiale et partielle pour privilégier l’émotion sélective.
Alors, quand prévaut la désinformation relayée au-delà des médias, sur un lieu chargé de mémoire comme l’est la Place Igor Stravinsky à Paris, c’est non seulement l’humanité et l’humanisme que l’on prend en otage mais la culture et l’Histoire.
Merci de votre attention,
Hélène Richard-Favre
capture d’écran de https://francais.rt.com/international/30921-depute-ukrainien-qualifie-heros-assassin-ambassadeur-russe-turquie
Gloire au héros, ici, au martyre, ailleurs, honneur est rendu à l’assassin de l’Ambassadeur de Russie en Turquie.
Normal, pour qui la vengeance est un plat qui se mange à chaud.
Alors, quand nos médias se penchent sur le sort de victimes et s’épanchent en considérations aussi humanistes que le sont les actes revendiqués tels, comme le mentionne un passage de l’article indiqué en lien ci-dessus, on a encore de quoi méditer sinon agir.
Comment?
Telle est bien la question et elle a été posée sur un réseau social sinon plusieurs. Autant de réponses que de sensibilités lui ont été apportées.
L’être humain, entre ange et monstre… Mais l’ange fait-il le poids et le monstre le vaut-il?
capture d’écran de: https://francais.rt.com/international/30839-ambassadeur-russe-turquie-grievement-blesse-attaque-armee-ankara
Tandis que la communauté internationale présente ses condoléances à la Russie qui vient de perdre son ambassadeur en Turquie, Berlin compte ses morts et ses blessés.
Même schéma opératoire qu’à Nice le 14 juillet dernier, un camion a foncé sur la foule:
http://www.dw.com/fr/attentat-à-berlin/a-36838353
Noël avec, pour qui se rend encore à l’église, ses paroles et ses actions de grâce, ses prières et ses chants pour la paix, pour l’entente entre les peuples tandis que le sang coule à flot pour une cause, pour une révolution ou pour quelque intérêt ou enjeu stratégique.
C’est le monde comme il va, avec ou sans honte.
C’est selon.
Dans le cadre de son journal quotidien, la chaîne publique suisse a diffusé un reportage réalisé par l’un de ses journalistes. Yves Magat s’est rendu, en effet, à Vorkuta, ville du grand nord de la Russie et y est revenu avec ce document:
http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/syrie–popularite-de-poutine-les-explications-dyves-magat?id=8244027
Tandis que nombre de journalistes ne savent plus qu’inventer pour commenter l’actualité syrienne et, de fait, la Russie sinon son seul président comme cela a été évoqué ici-même, voici qui tranche nettement dans le ton et la manière.
Pour rappel, un autre temps fort du journalisme proposé par la RTS avait été signalé ici alors que le président de la Chambre basse du Parlement suisse avait décidé d’annuler la visite de son homologue russe prévue dans le cadre du bicentenaire des relations entre la Suisse et la Russie*.
La parole avait été alors donnée à Sergueï Naryshkine dans le cadre du téléjournal:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/02/un-temps-fort-du-journalisme.html
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/15/suisse-russie-l-insulte.html
La France politicienne sinon citoyenne, n’est jamais avare de polémiques. Et à l’heure d’internet et des réseaux sociaux, les commentaires et autres statuts fourmillent à cet égard.
Voici que depuis quelques jours, on s’en prend à Ségolène Royal pour ses propos tenus à Cuba.
Envoyée au nom de la France pour la représenter aux funérailles de Fidel Castro, la Ministre de l’écologie est devenue la cible de tirs groupés.
Qu’on aime ou pas l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 n’est pas en cause, ici. Les goûts et les couleurs en matière politique sont ce qu’ils sont et en discuter n’est pas le sujet.
Par contre, relever comment on se dresse contre elle tandis que la France traite avec des pays qui ne s’honorent pas particulièrement en matière de respects des droits humains, voilà qui laisse plutôt perplexe.
Alors brandir contre Ségolène Royal le déni du respect de droits humains en carton rouge, c’est faire montre d’une incohérence sinon d’un même déni de réalités vite oubliées pour l’occasion:
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/12/04/25002-20161204ARTFIG00037-segolene-royal-fait-l-eloge-de-fidel-castro-a-cuba.php
La question a souvent été posée de savoir si le besoin de croire serait un rempart à l’absurde. Pour que tout ne soit pas dépourvu de sens ou de fin, on serait prêt à rejoindre n’importe quelle chimère.
Or dans la lutte menée par qui brigue un pouvoir, au-delà de constats dressés, la séduction le dispute souvent au mensonge, par omission ou par nécessité, c’est selon.
Voici alors des candidat(e)s, en campagne, rivaliser de solutions à mettre en oeuvre pour projeter vers un avenir envisagé selon leur prisme.
En conséquence de quoi, les comportements citoyens oscillent entre examen attentif de ce qui leur est proposé ou crédulité sinon foi aveugle.
Analyser les discours ou les avaler comme du bon pain relève de dispositions aux conséquences non négligeables. Face à autant de postures électoralistes, la rupture et le renoncement à tout crédit menacent, dès lors que la confiance n’est plus toujours prête à se renouveler.
Ainsi fait-on le lit d’extrémismes. A la faveur d’une liberté d’expression qui risque fort d’être aussitôt confisquée. Mécanique bien connue dont l’Histoire n’est pas à cours d’exemples.
Le 14 mai 2012, soit huit jours après l’élection présidentielle française qui a vu François Hollande accéder à l’Elysée, Dominique de Villepin était invité à commenter ce résultat sur France2. Il est toujours intéressant de revenir en arrière pour observer comment la réalité a ou non, suivi les discours ou les analyses.
Aussi, le 2 décembre 2016, l’ancien premier ministre, encore une fois invité à s’exprimer cette fois sur RT France, a estimé de la décision prise par le chef de l’Etat français que « le réalisme (la) commandait ».
François Hollande a certes eu le courage de sa décision. Le fait est que cette étoffe que lui a prêtée Dominique de Villepin en 2012 n’a pas tenu. Et pas seulement parce qu’elle a pris la pluie, non, parce que sa qualité a juste incité ses déçus à se tourner vers le Front National.
Alors comme manière de faire barrage à la droitisation reprochée à Nicolas Sarkozy, c’était plutôt raté.
La classe politique n’a jamais tenu de l’entreprise de charité. Ce qui ne l’empêche de compter en son sein des figures dites charismatiques.
Cela a été même énoncé de dictateurs. C’est dire si le charisme est une conception à géométrie variable!
Dans ce sens, les uns et les autres s’affrontent au nom de celle ou de celui qui incarne leurs intérêts sinon leurs valeurs, rien de nouveau à cela.
Dès lors, voir des soutiens de telle ou telle mouvance tacler les autres au nom de toutes sortes de références qui seraient plus humanistes les unes que les autres mériterait des nuances qui font le plus souvent défaut.
Se présenter en sauveur, promettre l’avenir meilleur à qui n’en voit plus est si aisé lorsque l’on vise le pouvoir!
Combien ne sont-ils à s’être livrés à l’exercice? Avec le succès très aléatoire que l’on sait et que d’aucunes et d’aucuns exploitent.
De bonne guerre, ce procédé ne l’est que pour qui fait fi des attentes réelles de populations dont on se plaît à séparer l’élite du peuple.
Comme si des démocraties dites populaires n’avaient, elles aussi, leurs élites!
Ce qu’on appelle sans le définir, le peuple, n’est qu’un terme utilisé à tout va pour faire passer une politique.
Reste donc l’esprit critique. Mais qui y est prêt tandis que l’attente, l’espoir, la foi, même, entraîne tout sur son passage?
La politique vit d’autant d’aveuglement. Et en use quand elle n’en abuse.
capture d’écran de: http://www.francetvinfo.fr/politique/les-republicains/primaire-de-la-droite/direct-suivez-la-premiere-journee-de-francois-fillon-apres-sa-victoire-a-la-primaire-de-la-droite_1942749.html
Il s’en écrit et s’en dit, des choses, sur François Fillon. A tel point que cela permet tout et son contraire si on évoque son nom.
Le fait est qu’il dérange beaucoup de monde tandis qu’il en a rassemblé aussi autour de lui.
Son refus de diaboliser la Russie et son Président lui a valu méfiance sinon, carrément, hostilité.
Ses déclarations sur toutes sortes de sujets de société ont été reprises selon les orientations des un(e)s et des autres pour les contrer.
Qu’à cela ne tienne, toutes les fois que l’occasion lui en est donnée, François Fillon explique ses positions.
On fait de lui le candidat des bobos, mieux -ou pis, c’est selon- des bourgeois fortunés? Voici qu’il montre qui il a pris le temps d’écouter les paysans.
Durement touchés, entre autre par les sanctions prises envers la Russie, ils souffrent et plus encore. Nombre de suicides frappent le monde agricole.
Puisse François Fillon tenir ses engagements, c’est ce qu’on ne peut que lui souhaiter, au moins pour eux, ces femme et ces hommes de la terre que la crise a réduits à misère.
