capture d’écran de: https://www.cath.ch/newsf/centenaire-de-revolution-russe-cyrille-ier-refuse-terme-de-celebrations/
La RTS, ce 9 janvier dans son édition du 19:30, évoque le centenaire de la Révolution russe. Au hasard et pour illustrer le propos, on y évoque… le goulag:
http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/vorkuta-une-tache-dans-lhistoire-de-lhumanite?id=8295139
Certes, il a existé, certes, il ne reflète rien d’enviable. Mais résume-t-il ce qu’a représenté la révolution de 1917?
Sans doute et de loin pas tant elle a été suivie de périodes différentes.
Il ne s’agit pas, ici, de contester l’intérêt du documentaire présenté. Il est juste question de regretter qu’il soit introduit par ce rappel du centenaire de la Révolution de 1917.
Car sa commémoration fait débat en Russie, comme le rappelle l’article cité en lien sous la photo qui illustre ce sujet.
Et puis, le communisme n’a pas apporté que le goulag.
Il a, par exemple, permis à des millions de citoyens de sortir de l’analphabétisme, il a contribué à dispenser éducation et enseignement de très haut niveau, il a offert des soins gratuits et une médecine de pointe mondialement reconnue.
Mais le propos n’est pas de dresser ici un bilan de ce que fut le communisme ou pas.
Il est de regretter cette manière de la RTS d’évoquer le centenaire de la révolution d’octobre. Car un tel moment complexe et chargé de l’Histoire mériterait un documentaire un peu moins réducteur.
société
capture d’écran de: http://theconversation.com/lempire-russe-en-palestine-1847-1917-aux-origines-de-la-politique-russe-au-proche-orient-55542
Comme il semble qu’on se passionne pour ce qui se passe dans la tête de Vladimir Poutine sinon en Russie puisque, pour d’aucuns, il serait le pays à lui seul*, voici un point de vue qui propose une approche autrement moins restrictive que nombre d’autres:
http://www.magistro.fr/index.php/template/lorem-ipsum/de-par-le-monde/item/2941-poutine-la-russie-et-l-orient
Dans l’article de ce Général français de corps d’armée, y est évoquée une Russie considérée dans sa perspective historique et non pas selon les schèmes habituels de certains experts en tout ce qu’on veut ou presque.
Analyser sinon comprendre la Russie ne se résume pas à publier livre après livre avec, pour sujet principal, un président dont on s’escrime à vouloir éclairer la personnalité sinon le comportement.
S’intéresser à un homme, à son parcours, à ses propos, pour commenter une situation dont on veut que le sens soit saisi comme il convient, ne répond qu’à des intérêts bien précis qu’on s’attache à draper d’une morale qui ne convainc que celles et ceux qui la dispensent à leurs fidèles ouailles.
Quand on voudra bien, enfin, considérer la Russie dans la profondeur de son Histoire et de sa culture, alors on épargnera temps et énergie au public qui tente encore de s’y retrouver dans ce qu’on lui sert chaque jour comme information.
Seulement voilà, ladite information étant diffusée plus vite que son ombre sinon en même temps, le recul indispensable à prendre pour considérer une situation avec l’ampleur d’un regard qui ne soit pas limité par les oeillères qui sans cesse l’orientent, alors on pourra envisager de dépasser autant de points de vue ressassés à l’envi jusqu’à leur donner valeur de vérité.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/12/14/vladimir-poutine-autant-en-emporte-les-journalistes.html
capture d’écran de: http://www.la-croix.com/France/Legitime-defense-policiers-Urvoas-contre-modification-2016-10-26-1300798899
Ce 6 janvier au soir, Jacqueline Sauvage a été l’invitée du journal de 20 heures de France2. Accompagnée de ses deux avocates, elle a répondu aux questions de Laurent Delahousse:
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/affaire-jacqueline-sauvage/temoignage-je-ne-suis-pas-du-tout-coupable-declare-jacqueline-sauvage_2004993.html
Il va de soi que le cas de cette femme a été abondamment discuté, qui plus est, depuis que le Président d’encore tous les Français lui a accordé sa grâce totale.
Voir Jacqueline Sauvage s’exprimer ne peut laisser indifférent, preuve en sont les multiples articles qui commentent son intervention.
Se mettre à sa place, tenter d’imaginer ce qu’elle a vécu avant, pendant et après son séjour en prison, est un exercice qui a été tenté par nombre de personnalités du monde politique, artistique et par autant de citoyennes et de citoyens.
Une question, toutefois, se pose. Celle de savoir en quoi cette femme serait susceptible d’incarner la violence conjugale quand elle l’a réglée de la manière la plus radicale.
En tirant sur son mari, Jacqueline Sauvage s’est fait justice elle-même.
Au regard de la loi, elle s’est rendue coupable. D’ailleurs, une de ses avocates rappelle bien que la grâce présidentielle dont a bénéficié sa cliente ne remet pas en cause sa culpabilité.
Soit.
Le fait est que la concernée, elle, déclare ne pas se sentir du tout coupable.
Dire de la violence conjugale qu’elle frappe une femme tous les trois jours, comme l’a rappelé l’autre de ses avocates, est une chose. Justifier le crime en réponse à ce constat, une autre qui ne fait pas l’unanimité.
Dès lors, accorder sa grâce à une femme qui déclare ne pas se sentir du tout coupable, ne serait-ce pas là admettre une vision subjective de la légitime défense qui ne semble néanmoins pas être accordée à tous, en témoignent les revendications de policiers?
C’est assez amusant -ou pathétique?- de constater comment et de plus en plus souvent, sitôt qu’il est question de la Russie dans une interview, un débat ou un forum quelconque, celle ou celui qui tente un point de vue autre que celui qui doit faire foi, est de facto considéré comme ami de Poutine.
Cette formulation, d’une exceptionnelle ingéniosité, dénote à quel point toute pensée est formatée, pis, comment toute réflexion est verrouillée.
Dans ce sens, on a beau jeu de se poser en juge et arbitre de ce qui se passe dans un pays quand on le présente selon un prisme sélectionné.
Comment, dans nos démocraties qui disent privilégier la liberté d’expression et le droit à la différence, un tel état de fait est-il possible sinon par l’imposition de standards en dehors desquels tout autre discours ne peut être tenu sans être disqualifié?
Quand la défense d’intérêts bien précis crée la rhétorique adaptée à ses besoins, ce n’est plus dans une démocratie que l’on évolue, c’est dans son simulacre.
capture d’écran de: https://www.letemps.ch/monde/2016/12/28/cet-activiste-russe-traque-enseignants-homosexuels
Comme nos chers journalistes semblent particulièrement intéressés par ce qui se passe en Russie pour informer, on a donc le privilège de découvrir, bientôt chaque jour, sous quel joug vivent les citoyens de ce pays et surtout, comment certaines minorités sont condamnées alors que nous autres avons bien de chance de vivre à l’abri de lois autrement plus réjouissantes pour la démocratie.
Voici donc le grand quotidien suisse, autrefois de référence -il n’est jamais vain de le rappeler- Le Temps, consacrer une quasi pleine plage de son édition du 28 décembre 2016 à cet activiste russe qui traque les enseignants homosexuels.
Le sujet a dû marquer les esprits pour qu’on retrouve cité cet article dans un blog de La Tribune de Genève qui, au passage, mêle un peu tout et son contraire mais bref, on a là le résultat de l’information livrée par nos médias.
Et quand elle est reprise par Madame -en son temps- Maire de la Ville de Genève de manière déformée et publique, on mesure d’emblée tout l’intérêt que présente pareilles démarches:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/09/23/temp-72eaa4c2e4ff9178f7a2646953d3dcbd-247488.html
Cette loi est très précise. Elle concerne la propagande homosexuelle qui serait menée auprès de mineurs.
Si vouloir éviter à ses enfants d’être entraînés sinon soumis à des orientations qu’ils n’ont pas choisies de manière délibérée est considéré comme violant les lois de la démocratie, soit!
Il va de soi que cette lecture déformée d’une loi qui ne vise pas les homosexuels en tant que tels, n’a de sens, ici, que d’afficher une désinformation de plus sur la Russie.
Quant au cas que représente ce Timour Boulatov, il est vrai que sur les 146 millions d’habitants que compte la Russie, son comportement est tout particulièrement représentatif et déterminant!
capture d’écran: http://www.liberation.fr/planete/2017/01/01/le-club-reina-haut-lieu-de-la-vie-nocturne-a-istanbul_1538426
Ce 31 décembre de déjà l’an dernier, je privilégiais la projection envers et contre toute fatalité, consciente, bien sûr qu’un changement de date n’allait pas changer l’état du monde et pourtant, renoncer à tout espoir, c’est renoncer à la vie, tout simplement.
Cependant ce sujet d’hier à peine publié, je découvrais, comme nombre d’entre vous sans doute, comment, à Istanbul, le réveillon avait été ensanglanté.
A l’heure qu’il est, 93 pays retransmettent le concert du Nouvel An qui a lieu, comme chaque année à Vienne et selon la tradition établie depuis 1939.
On sait une grande partie des recettes dudit concert versées à des oeuvres caritatives, il en avait été question ici-même: http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/01/vienne-entre-tradition-et-migrants.html
Ainsi va et continue d’aller notre planète, entre bonheur, grandeur et tragédie, premières naissances et premières victimes de l’année.
Pensées et condoléances aux proches et aux familles atteintes au plus profond de leur coeur:
https://francais.rt.com/international/31607-turquie-deux-morts-dans-attaque-club-istanbul
Il existe autant de manières de passer le cap du Nouvel An que de traditions sinon de situations particulières ou imprévues.
Qu’on ait encore envie de partager des voeux signe la vitalité et le refus de fatalités.
Certes, il en est qui restent incontournables.
Mais s’en accommoder n’interdit pas de se projeter.
A toutes et à tous, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2017!
Capture d’écran: http://en.kremlin.ru/events/president/news/53678
Tandis que l’administration présidentielle américaine recourt à la manière forte envers la Russie, le Kremlin a décidé de ne prendre aucune mesure particulière sinon d’inviter tous les enfants de diplomates américains à célébrer les fêtes de Noël et de Nouvel An.
A chacun sa manière de passer les fêtes et de concevoir les relations internationales.
Cela dit, on va bien trouver quelque commentaire ou autre explication savante à apporter à l’attitude de Moscou tandis que chaque jour, bientôt, il nous est rappelé comment la Russie traite ses citoyens, menace et enfume par son indécente propagande.
Il va de soi qu’en Occident, on a le privilège d’être au bénéfice d’une véritable information.
La preuve, on ne sait même pas sur quels éléments avérés s’appuient l’administration du Président Obama pour expulser ces trente-cinq diplomates russes comme on ne saura sans doute jamais non plus ce qui aura permis les sanctions prises envers la Russie, accusée d’avoir abattu l’avion de la Malaysia Airlines, le 17 juillet 2014 en Ukraine.
Bref, qu’à cela ne tienne, l’année touche à sa fin, le mandat de Barack Obama, bientôt aussi. Il est vrai qu’il lui reste encore quelques jours pour nous prouver une fois encore que le Prix Nobel de la Paix le valait bien.
capture d’écran de: https://fr.sputniknews.com/international/201612291029409221-russie-usa-expulsion-reaction/
La présidence américaine expulse trente-cinq diplomates russes en poste à Washington et à San Francisco et leur donne 72 heures pour quitter le territoire des Etats-Unis.
Au 30 décembre à midi, l’accès aux représentations diplomatiques leur sera interdit.
Mais avant d’apprendre cette mesure, on trouvait, comme chaque jour dans la presse, la même attention bienveillante portée à la Russie.
Le Temps, grand quotidien suisse d’audience internationale, lui consacrait une nouvelle page, cette fois pour démontrer comment les homosexuels sont poursuivis sinon traqués.
Il est vrai que partout ailleurs dans ce vaste monde, les gays sont respectés. On est même si sensible à leur sort qu’en France, on a décoré de la Légion d’Honneur le Prince d’un pays qui les tient en si haute estime qu’il les exécute.
Charlie Hebdo, hebdomadaire dont tout le monde ou presque a porté le deuil de ses membres assassinés il y aura bientôt deux ans, rit du crash du Tupolev tu-154 en Mer Noire. Oui, on sait, il paraît que Charlie se rit de tout.
Mais la Russie, elle, ne va pas s’amuser encore longtemps à ce jeu de dupes. Et sa réponse sera à la hauteur d’attitudes qui, non seulement la salissent, mais discriminent autant de citoyens occidentaux qui s’en passeraient bien.
La Russie n’est pas l’ennemie que trop d’intérêts en jeu nous présentent
Alors que tant de fois nous sommes exhortés au respect d’autres cultures, l’impression que toutes ne retiennent pas la même attention a souvent motivé nombre de sujets publiés sur ce blog.
Pour qui le suit, il est sans doute devenu évident que celle que j’ai tant de fois souhaité voir prise en considération, je veux parler de la culture russe, y tient une place non négligeable.
Nul n’est obligé d’en partager le goût mais au moins la prise en compte dans l’intérêt général de l’entente entre les peuples.
Sans quoi et à cautionner d’une quelconque manière autant d’attitudes et de propos hostiles envers un pays qu’on résume à quelques images caricaturales, abusives ou mensongères, on court le risque d’encourager une entreprise de destruction susceptible, à terme, de devenir massive.
Jamais, il n’a été question, ici, de porter la Russie aux nues mais de refuser l’absence de nuance et le jugement hâtif qui la réduisent à quantité négligeable.
Car tandis qu’il est souvent rappelé sinon prêché urbi et orbi qu’échanges et dialogues sont à privilégier, on cherche trop souvent où le seraient ceux menés avec la Russie.
Mais si la volonté d’en découdre avec elle est ce que cet Occident suffisant et arrogant privilégie, dans ce cas, le monde a du souci à se faire.
Loin de moi de présager du pire, comment donc?
Mais réagir à ce jeu d’intérêts qui trouve appui sur une division à entretenir entre des peuples qui n’aspirent qu’à voir leur destin se poursuivre loin d’autant de cynisme, tel est ce qui motive autant de prises de position ici.
