L’article cité ci-après et d’où est extraite la capture d’écran qui figure en illustration de ce sujet, des centaines de lectrices et de lecteurs l’ont lu et partagé sur les réseaux sociaux.
Et après?
Prendre un public à témoin de comportements tels que ceux qui sont décrits ici vise sans doute à communiquer, comme on dit désormais tandis qu’on pense, peut-être et dans le même temps, informer?
De quoi, au juste?
Et pourquoi alors que Mouammar Kadhafi liquidé, la Libye était programmée pour retrouver un avenir meilleur, voire -au point où on en est- démocratique?
Le résultat se connaît.
Pris à témoin, nous devrions réagir aux conséquences d’une gouvernance mondiale aux mains de personnages tous plus sinistres et douteux les uns que les autres?
Ces passeurs esclavagistes n’en sont que le plus complice des reflets.
société
On est loin du camouflet qui aurait été infligé à Emmanuel Macron comme l’estimait un article évoqué dans le précédent sujet de ce blog.
Si camouflet il y a eu, c’est bien plutôt pour les 50’000 salariés de l’entreprise dont Saad Harriri était le principal actionnaire.
Francetvinfo renseigne aussi, avec document radiophonique à l’appui, sur cette affaire qui s’élève à des millions d’impayés.
Qu’il s’agisse de salaires dus à 240 expatriés français ou de primes jamais versées aux organismes sociaux, le premier ministre libanais démissionnaire aura à rendre des comptes.
Pendant ce temps-là et à l’opposé du camouflet, c’était un coup de maître diplomatique qui était aussi évoqué ici.
Autant dire que les victimes de l’entreprise à la tête de laquelle se trouvait Saad Hariri ne doivent sans doute pas avoir la même appréciation de la situation.
On ose espérer pour elles qu’Emmanuel Macron saura mesurer l’ampleur des dégâts causés à ses compatriotes et aux organismes et institutions du pays qu’il préside.
Pour mesurer à quel point une même actualité peut être sujette à interprétations, ce qui, en soi, n’a rien de nouveau ni d’original, l’exemple de la situation qui entoure la présence de Saad Hariri en Arabie saoudite est éloquent.
Les journalistes, analystes, experts commentent et affirment des positions qui les regardent, bien sûr. Mais lorsque l’on s’y réfère, autant savoir qu’elles ne reflètent que des points de vue déterminés par des préférences et non par l’objectivité du regard.
En l’occurrence et alors qu’il prétendait que la France avait reçu un camouflet tandis que son Président avait, au dernier moment, décidé de se rendre à Ryad, le site Voltaire.org semble avoir échoué à mesurer l’ensemble des paramètres d’une affaire qui ne peut s’évaluer à l’aune de jugements rendus à la hâte.
Cela n’implique pas forcément que d’autres journalistes soient dépourvus de partialité, eux non plus. Cela indique tout simplement que chacun y va de son approche et qu’entre les unes et les autres, on est voué à composer.
Autant dire que réserve sinon mise à jour seraient plus souhaitables qu’autant d’affirmations péremptoires telle que celle qui figure encore en une du site Voltaire.org.
Car selon la Tribune de Genève, par exemple, la France aurait joué un coup de maître diplomatique.
Le Parisien, pour sa part, annonce l’acceptation, par Saad Hariri, de l’invitation qui lui a été faite par Emmanuel Macron de venir en France.
Du énième article consacré à ce qui s’est passé dans un Collège genevois entre un de ses anciens professeurs et une de ses élèves, la réaction du jeune homme qui avait alerté la direction dudit Collège est amère:
J’imaginais qu’en transmettant l’information à la hiérarchie, celle-ci allait davantage s’inquiéter de l’élève que du professeur. Dans cette histoire, c’est la parole du plus fort, considérée comme légitime, qui a été écoutée et pas celle du plus faible.
Alors que l’élève est souvent déclaré au centre des préoccupations dans un établissement scolaire, en l’occurrence, ce jeune a dû se rendre à l’évidence qu’un professeur pouvait l’être lui-même tout autant.
Mais ce n’est pas une généralité et loin s’en faut.
Car nombreux sont les cas où le professeur n’a pas bénéficié du soutien de sa direction. Aussi, ne peut-on tirer de conclusion hâtive ni établir de rapport de force simple et tranché.
Mais les mots du jeune homme touchent.
Or dans cette histoire appelée affaire, où chacune et chacun y va de son témoignage, les sensibilités sont à vif. Comment ne le seraient-elles pas tandis que l’intimité se mêle à la fonction dite publique?
Au fil de médiatisations de souvenirs ou autres rafraîchissements de mémoire, les événements sont livrés à l’appréciation ou à l’analyse du public.
Mais au-delà, à côté ou en deçà, resteront celles de la justice. Nouvelle affaire en vue, qui sait, le droit a ses règles et ses codes.
Vous souhaitez comprendre ce qui se passe ici ou là? Rien de tel que de lire ces deux articles pour mesurer à quel point la parole des uns se heurte à celle des autres.
Faute de connaissances précises sur un événement, il semble bien que l’on soit condamné à croire ou à ne pas croire.
Ce 9 novembre, France2 a diffusé un sujet dans le cadre de son émission Envoyé Spécial dont rend compte cet article de Telerama. L’intitulé, Sextapes russes : “Envoyé Spécial” a retrouvé Yoann Barbereau, agent français victime d’une cabale ne laisse aucun doute.
En même temps, ailleurs, vous apprenez comment l’Ambassade de France soutiendrait un pédophile en fuite. L’article qui nous l’explique est lui-même repris d’un site dont on ne sait pas grand chose, sauf, peut-être certains connaisseurs parmi lesquels la rédaction de Réseau International.
Qui dit vrai, qui dit faux?
Au-delà des convictions des uns ou des certitudes des autres, partis pris, jugements et autres (dé)considérations ont tout loisir de s’étaler sur les réseaux sociaux pour se cristalliser ou, pour ce qui concerne la personne visée, de mobiliser par la création d’un comité de soutien.
Au bénéfice du doute, tout le monde est innocent ou présumé tel. En l’occurrence, que la France ait offert sa protection à l’un des siens peut se concevoir. Mais qu’elle se soucie de ce qui le vise serait autant d’honneur rendu à des valeurs auxquelles sont attachés aussi bien ses ressortissants que leurs homologues russes.
Car jusqu’à nouvel ordre, ne pas encourager la pédophilie mais, au contraire, y réagir de la manière la plus ferme ne devrait pas être que le seul fait de la Russie.
Vous ouvrez votre journal habituel, vous y apprenez comment certains s’enrichissent en créant des sociétés dans un quelconque paradis fiscal, vous découvrez le témoignage de telle ou telle élève autrefois abusée par un de ses professeurs et on vous invite à réagir à la tragédie qui détruit le Kasaï tandis que 250.000 enfants vont y mourir de faim.
Dans le premier des cas cités, on vous explique bien que tout est légal mais…, dans le deuxième, qu’entretenir une relation intime avec un prof déstabilise au bas mot, dans le troisième, que si vous restez de marbre face à la sauvagerie qui ravage la RDC, vous figurerez parmi les indifférents déjà tant déplorés par les humanitaires qui appellent à l’aide.
A lire les commentaires qui suivent l’article cité ci-dessus, on constate que les riches sont visés. Et si c’était bien plus complexe que cela? Et si, parmi les riches, se trouvaient de charismatiques et bienveillants donateurs? Tous les riches n’ont pas le même profil d’exploiteurs et de profiteurs. De même que les hommes ne sont tous prédateurs, harceleurs ou abuseurs sexuels.
Cependant, il y a des silences complices à tous les niveaux. Et quand ils rendent des serviteurs d’Etats muets, inutile de dire qu’autant d’appels à l’aide en tous genres ne vont pas les faire parler. Autant dire que le secours à apporter à de telles misères matérielles et sexuelles a toutes les chances de se heurter à forte résistance et autres intérêts à préserver.
Et encore une fois, elle vise des civiles qui n’ont rien demandé de tel. En plein service religieux, vingt-sept personnes au moins ont été tuées sans compter les blessés.
On sait que la vie vaut peu pour certains, il n’empêche, chacune a son prix pour autant d’êtres proches qui voient celle des leurs basculer en une fraction de seconde.
Bien sûr, le mal, la folie, l’injustice et tant d’autres fléaux sont un lot quotidien contre lequel sont mis en place des moyens de lutte dont l’efficacité est variable.
A cet égard, on peut se dire que Genève a eu de la chance, qui a accueilli plusieurs milliers de jeunes venus célébrer les cinq cents ans de la Réforme.
Les fidèles de cette église texane, fusillés au hasard ou pas, s’ajoutent aux nombreuses autres victimes d’insatiables sanguinaires, terroristes ou non.
Condoléances.
Cet article est à lire et la photo qui l’illustre à bien regarder pour comprendre ce qu’il en est de l’application du principe de laïcité, en l’occurrence, en France, à Clichy pour être précis.
Comme le conflit est dit sans issue entre la mairie et des associations musulmanes, des forces de l’ordre encadrent des prières de rue qui se déroulent chaque vendredi depuis huit mois que dure la situation.
Autant dire que l’Etat ne semble pas privilégier la force.
Il va de soi que face à pareille détermination, rien n’est aisé car tout est susceptible d’être pris comme prétexte à de nouvelles manifestations.
Bonne solution ou non, la force tranquille de la mairie paraît de plus en plus s’exposer aux réactions de toutes sortes.
Est-ce bien raisonnable, dans ce cas, de tenter le diable citoyen qui risque d’être plus radical?
La tolérance n’équivaut pas à l’indifférence. Et il appartient à l’Etat de veiller à la paix sociale qui, ici, semble fragilisée.
Le 3 novembre 1793, Olympe de Gouges était décapitée.
Arrêtée par les Montagnards le 6 août 1793 pour ses prises de position, elle est exécutée à l’âge de quarante-cinq ans.
Les violentes inimitiés qui l’ont visée ne sont pas le seul fait des hommes alors qu’elle défendait des idées féministes.
Et de cela, Marie-Olympe de Gouges n’a jamais été dupe tant elle estimait que les femmes n’avaient de plus grandes ennemies qu’elles-mêmes.
Ainsi explique-t-elle comment tout avait été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe, autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.
A l’heure où tant de femmes sont appelées à balancer tel ou tel abuseur, harceleur sexuel ou violeur, ces mots résonnent d’un écho singulier.
Décapitée par l’ardeur républicaine d’autant d’esprits se réclamant des Lumières, c’est la Terreur qui a eu raison d’Olympe de Gouges.
Mourir écrasé par une camionnette, un pick-up ou autre camion n’y changera rien, le couplet de réponse est prêt et éprouvé
capture d’écran youtube
Rien à dire, la refrain, à nouveau entonné sert de réponse. Aux familles et aux proches endeuillés par la perte d’un être cher de s’arranger avec leur douleur, la terreur ne prendra pas sur tous.
Partir pour fêter un événement, s’en réjouir et mourir sous les roues d’une camionnette, cela doit désormais faire partie des circonstances de la vie.
On nous le rappelle autant de fois que meurent des innocents, qu’on ne va pas se laisser impressionner, qu’on ne cèdera pas et autres berceuses bien connues.
Sans oublier que la mort peut être hiérarchisée comme nous le rappelait cette députée tandis qu’elle commentait l’attentat de Barcelone et les sépultures qui attendaient les victimes alors que tant d’autres se perdaient à jamais dans d’inhospitaliers fonds marins.
En pensée avec autant de familles dans le chagrin et pour celles et ceux issus du pays du tango.
