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À propos de vertu et de politique …

L’observation de règles morales fait-elle sinon est-elle une politique, cela se discute.

Souvent, morale et politique s’emmêlent. Surtout lorsqu’au nom de la première, on prétend se livrer à l’exercice de la seconde.

Or vertu et génie, en l’occurrence politique, ne vont pas de soi, c’est une évidence.

Se résoudre à l’exclusion de la première au profit du second fait rarement l’unanimité. Mais la morale que l’être intègre, le rend-elle à son image, pas  toujours.

L’admettre éviterait-il ces empoignades de très mauvaise foi, visant à opposer la vertu des uns à la corruption des autres?

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Le saviez-vous?

Vous le saviez peut-être, c’est après avoir lu, à l’âge de 15 ans, Le Docteur Jivago de Boris Pasternak que Valérie Pécresse dit avoir « adoré », qu’elle a « voulu apprendre le russe ».

Selon ses déclarations au journal Le Monde du 21 mars 2016, « la seule façon d’aller en URSS, c’était les camps des jeunesses communistes, que j’ai donc fréquentés deux années de suite, à Yalta et sur la Baltique. L’école des religieuses de Sainte-Marie me confiait une mission : déposer des bibles chez les Refuzniks [les personnes qui désiraient émigrer, mais à qui les autorités en refusaient le droit]. Je suivais les cours de propagande, je chantais L’Internationale en russe, je découvrais que les livres mentaient. »

Et de poursuivre:

« L’URSS, 2e puissance mondiale, c’était les toilettes à la turque et le chocolat de synthèse. Et la censure. Personne ne connaissait le prix Nobel Pasternak ! De ces voyages, il m’est resté un attachement à la liberté de pensée, l’idée que l’anticonformisme est davantage de droite que de gauche. Et la langue. Quand j’étais ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, Vladimir Poutine me prenait pour une espionne de la DGSE [Direction générale de la sécurité extérieure]. Pour lui, on ne pouvait pas être de droite et parler russe. C’était très suspect… »

Des « toilettes à la turque », je ne suis pas certaine que pareilles déclarations soient conformes à la réalité. En tous les cas pas à celle que j’ai personnellement connue. Quant au « chocolat de synthèse », une personne qui a vécu dans une république de l’ex-URSS me disait, pas plus tard qu’avant-hier dans le cadre d’une discussion d’ordre général, combien le chocolat russe de l’époque était savoureux et réputé.

Pour le reste, que le Président russe ait pris, à l’époque, la désormais candidate investie par les Républicains pour une « espionne de la DGSE [Direction générale de la sécurité extérieure] » parce que, « pour lui, on ne pouvait pas être de droite et parler russe » que « c’était très suspect », là, on reste un peu dubitatif quand on sait l’amitié qui s’est nouée entre François Fillon -dont Valérie Pécresse a soutenu la campagne présidentielle en 2017- et Vladimir Poutine.

Cela dit, l’entrée en lice de Valérie Pécresse dans la course à l’élection présidentielle française de 2022 est intéressante à maints égards. Surtout si je me réfère à ce que m’avait raconté un jeune homme, proche de certaines personnalités influentes. Une élection présidentielle se préparait des années à l’avance. Et la personne qui succéderait à Emmanuel Macron serait une femme.

A suivre donc. Pour quel changement, c’est un autre problème.

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Handicapé et sa mère agressés à Lyon

Du bien et du mal, on disserte, on a disserté et on dissertera encore sans fin.

La morale d’un côté,  le droit de l’autre y apportent leur considération.

Il n’en demeure pas moins que découvrir pareille agression blesse qui a encore un coeur.

Pour les autres, cela fait partie de l’ordre du monde, peut-être…

La noirceur de l’être humain est connue, sa grandeur d’âme et d’esprit tout autant.

S’y référer maintient l’espoir mais n’occulte rien.

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Dostoïevski, un monde…

En ce 11 novembre, Dostoïevski célèbrerait son 200e anniversaire.

A cet immense écrivain, me lie l’intensité d’un sentiment qui n’a jamais faibli depuis l’adolescence et la lecture de son roman « Les Frères Karamazov ». C’est à cette époque que j’ai décidé, sitôt mes études secondaires achevées, de m’inscrire à la Faculté des Lettres de Genève pour étudier le russe.

Dans ce sens, retrouver la Russie comme écrivain dans les années 2000 alors que je ne m’y étais plus rendue depuis l’époque soviétique où j’y avais séjourné comme étudiante, et recevoir pareil honneur de la part de l’Institut français de Saint-Pétersbourg, ne peut qu’exalter le lien si intime que j’entretiens avec Dostoïevski.

Toutes les fois que j’arpente les rues de Saint-Pétersbourg, je sens l’écrivain les hanter.

Mais à Genève aussi, il est présent. Ne serait-ce que par les lieux où il a vécu,  parmi lesquels le 16, rue du Mont-Blanc dont la photo illustre ce sujet ou, plus triste, par la petite tombe du Cimetière des Rois où repose sa fille Sophie, née en février 1868 et si vite disparue en mai 1868, à pas même trois mois.

De nombreux ouvrages et autant de colloques ont été consacrés à Dostoïevski. J’ai, pour ma part, eu le privilège d’être invitée à participer à l’une des journées qui lui est chaque année dédiée à Saint-Pétersbourg, le 1er dimanche du mois de juillet.

J’avais évoqué en quoi l’épilepsie dont souffrait Dostoïevski m’apparaissait comme  « le mal à l’oeuvre ». J’y avais aussi parlé de son roman « L’Idiot », sans doute inspiré par l’effet qu’avait produit sur lui le tableau du « Christ au tombeau » de Hans Holbein le Jeune, exposé au Musée des Beaux-Arts de Bâle

Si Dostoïevski est mort à Saint-Pétersbourg peu de temps après avoir écrit « Les Frères Karamazov » sous la forme que nous lui connaissons alors qu’il la considérait inachevée, c’est à Genève que Dostoïevski a écrit l’essentiel de  « L’Idiot ».

Genève, qu’il n’a vraiment pas aimée, on le sait…

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Alexeï Navalny, lauréat du Prix Sakharov 2021

Le prestigieux prix Sakharov, du nom du célèbre dissident soviétique Andreï Sakharov a été créé en 1988.

Doté d’une somme de 50’000 euros, il récompense chaque année « la liberté de l’esprit »  de personnes ou d’organisations défendant les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

On a vu, ici, quels ont pu être les derniers lauréats et lauréates.

Le 26 octobre 2018, je m’étais adressée à la Conférence des présidents du Parlement européen. Le Prix Sakharov qu’elle avait décerné avait été attribué au cinéaste Oleg Sentsov.

Je vous invite à lire ce que j’avais écrit.

La récompense qui va, cette année, à Alexeï Navalny dont il a beaucoup été question sur ce blog et au sujet duquel Jacques Baud a publié un ouvrage, confirme la tendance.

La « liberté de l’esprit » est vraiment là où on la conçoit.

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Un Premier ministre ou rien….

La scène à laquelle j’ai assisté, en cette douce fin d’après-midi automnale est sans doute anecdotique. Et pourtant… à différents égards, elle s’offre à la réflexion.

Une fillette de 4 ou 5 ans, trottinette en mains, prête à s’élancer, se voit retenue par sa mère qui lui ordonne de mettre son casque.

La petite n’en manifeste que peu l’envie, ce qui suscite cette réaction de la part de sa mère, « Si tu ne mets pas ton casque, j’appelle Jean Castex! »

Pareille injonction ne s’invente pas, je vous la retranscris telle quelle.

Le Premier ministre français serait-il un ami de la famille, possible. Car pour que ce nom agisse comme menace sur une enfant d’à peine 5 ans, une relation doit exister, d’une manière ou d’une autre.

La suite de l’histoire, je l’ignore, je n’ai fait que passer sur le trottoir où mère, fille et trottinette se trouvaient.

Je me suis néanmoins interrogée sur l’irruption du Premier ministre en pareilles circonstances et me suis rappelé les figures de mon enfance qui auraient pu jouer son rôle…

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Elysée 2022, Eric Zemmour ou pas

Qu’on aime ou non Eric Zemmour, à l’évidence, sa parole ne laisse aucune faction politique ni aucun média indifférents. Pourquoi, cela peut s’expliquer par différentes raisons parmi lesquelles, bien sûr, ses prises de position.

Qualifiées d’extrémistes de droite est un point de vue récurrent.

Qu’elles le soient, il s’en défend et argumente à cet effet. Ses développements sont souvent interrompus, les caricaturer devant permettre de les rendre aussi inaudibles que possible.

Ainsi fonctionne le discours polémique qu’il réduit le propos adverse pour d’autant le rejeter.

Eric Zemmour étant présenté d’emblée comme polémiste, il ne s’attire, dès lors, que de justes retours pourrait-on penser. Certes et sous l’écoulement de discours à l’eau tiède ou brûlante, les réalités que connaissent Françaises et Français sont diversement aspergées.

Parce que chaque oratrice, chaque orateur a ses « valeurs » à défendre à tout prix, chaque prétendante ou prétendant à l’Elysée a ses propositions sinon ses solutions et son bataillon de « il faut » et de « on doit ».

Sauf à s’abstenir, la France exprimera sa préférence à défaut de son « dernier mot »

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Fraîcheur insolite

Elle jouait dans le préau d’une école.

Elle devait avoir sept ou huit ans. Soudain, elle plaque ses camarades et court vers le muret qui encercle l’espace de jeu, y grimpe et se hisse le long du grillage qui y est fixé.

Elle s’y accroche de ses deux mains et sitôt que, sur le trottoir qui jouxte l’enceinte de l’école, je suis à côté d’elle, elle m’interpelle:

« Madame, est-ce que vous me trouvez chou? ».

Aussi charmée qu’amusée et surprise, je lui réponds que c’est bien la première fois qu’on me pose pareille question. Et comme, à l’évidence, c’est une réponse précise à sa question qu’elle attend, je la lui donne:

« Oui, tu es mignonne ».

Ravie comme tout et rassérénée, elle est aussitôt descendue de grillage et du muret pour rejoindre en courant les autres enfants

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Question, en partage…

Cet instant vous arrive-t-il où, de manière fortuite s’impose à vous la conscience?

La conscience de ce qui, jusque là, ne vous avait pas échappé mais pas vraiment retenu non plus? Comme, par exemple, l’irréversibilité du temps?

L’oublier, la défier, s’en jouer, apparaît parfois bien plus stimulant que de l’admettre!

Sans doute mais que, soudain, rien ne s’offre plus en parade à la conscience, celle du mouvement sans retour, l’avez-vous connu cet instant et le goût du sentiment qui l’accompagne?

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La langue, ce bien si malmené…

D’accord, tout le monde ne prise pas forcément sa langue au point de la soigner. Mais des journalistes? N’ont-ils donc reçu aucune formation qui donne à leur expression écrite la forme la moins sujette à erreurs?

Que des coquilles se glissent dans un article est une chose et nous en sommes à peu près toutes et tous victimes.

On s’est récemment focalisé sur l’une d’entre elles. Je veux parler de celle qui a été détectée dans le dernier ouvrage d’Eric Zemmour. On serait bien inspiré aussi de signaler tant d’autres qui essaiment nombre de nos grands quotidiens.

Certains d’entre eux offrent au public une fonctionnalité destinée à les signaler.

Depuis quelque temps, j’y recours et pas seulement pour des coquilles. En retour, je reçois réponse gratifiante ou silence indifférent qui indiquent que mes remarques ont été ou non prises en compte.

Que sur les réseaux sociaux on écrive sans grand souci de la langue est une chose. Que dans des articles de journaux, on la malmène, une autre.

A l’heure de l’écriture inclusive, des anglicismes à tout va, observer notre langue se diluer en pareilles eaux devrait-il être la nouvelle règle de son usage?