En cette veille de Pâques, je souhaite partager avec vous un article qui m’a émue. Je ne suis pas catholique, je suis ce qu’on appelait et appelle peut-être toujours en France, une parpaillote.
Ce terme de parpaillot, on en attribuerait l’origine à un dénommé Jean-Perrin Parpaille d’Avignon, devenu l’un des chefs de file du protestantisme et qui fut décapité en 1562 à Avignon.
Cela pour dire que si cet article dont voici le lien m’a touchée, ce n’est pas pour ce qu’il véhiculerait de dogmatique. Non, c’est pour la manière sobre avec laquelle est racontée la triste histoire de Frères Capucins.
De onze qu’ils étaient jusqu’à la fin de ce mois de mars, ils ne sont désormais plus que six. Cinq d’entre eux ont succombé au coronavirus. Et lire, par exemple, ce que l’un de ces Frères rapporte de l’un des disparus en dit long sur le monde dans lequel on vit:
Discret et solitaire, Armand parlait peu. La mélancolie qui voilait parfois son regard puisait sa source dans une expérience douloureuse vécue en Ethiopie, un pays où il fut missionnaire durant la grande famine des années 1980.
« Il s’était vu interdire de distribuer de l’aide alimentaire, raconte Hubert. La famine, on le sait, est une arme de guerre. Il voyait les gens mourir de faim sans pouvoir rien faire. Ça l’a durablement marqué. Il en a gardé une faille, une fragilité. » Jusqu’à la fin, frère Armand se tenait informé des conflits oubliés, et priait pour la paix.




