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C’est la loi qu’on assassine

Deux sanctions ont récemment frappé le principe de laïcité.
L’une a visé une affiche de concert dont la RATP et son agence de publicité METROBUS, à Paris, avaient supprimé la mention indiquant que le concert était donné en faveur des Chrétiens d’Orient.
Si désormais la mention a été rétablie, c’est par la médiation demandée par la CHREDO auprès du Ministre des Transports alors que cette décision de la RATP avait engendré une forte polémique et une plainte déposée à son encontre.
http://armenews.com/article.php3?id_article=112995
L’autre atteinte au principe de laïcité a lieu à Genève.
Par crainte de réactions, entre autres arguments évoqués par le Département de l’Instruction Publique, la participation prévue d’écoliers à l’opéra de Britten, L’Arche de Noé a été interdite.
https://www.rts.ch/la-1ere/programmes/forum/6793124-forum-du-26-05-2015.html#6793120 
Dans le même temps et toujours à Genève, on apprend que parler d’Islam et de Judaïsme en classe, vaut à des enseignants des contestations d’élèves et de parents.
De fait, certains professeurs, par crainte de réactions, s’auto-censurent.
http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Des-enseignants-n-osent-plus-parler-dislam-et-de-judaisme/story/17354243
Si la RATP parisienne a reconnu l’erreur d’appréciation de sa censure, dans le cadre de l’enseignement genevois, c’est la crainte de réactions qui est reconnue.
Le principe de laïcité ainsi défendu, c’est la loi qu’on assassine.
 
Sujet publié en page 23 de l’édition papier de « La Tribune de Genève »du 15 juin 2015

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