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Relire Platon, relire Pascal

Les mots pour dire les maux, elles, ils sont nombreux à en avoir l’aptitude. Pour quel impact, c’est une autre question.
Exprimer quelque réserve face à l’intervention de figures littéraires dans le débat public comme cela apparaît ici ou là sur blogs ou autres commentaires déposés sur les réseaux sociaux, est-il de mise?
Platon a traité de la place du poète dans la Cité. Mais c’est surtout à celle prise par les sophistes qu’il a tenu à réagir.
Aussi a-t-il banni leur formule selon laquelle l’homme serait la mesure de toute chose pour lui opposer la sienne, exposée dans Lois IV, 716c, Dieu est la mesure de toutes choses.
C’est du débat porté autour de la connaissance que le poète et le sophiste, selon Platon, doivent être exclus. Le premier, pour être sujet à l’inspiration, le second, à l’opinion.
La connaissance, pour le philosophe, doit dépasser inspiration et opinion. La connaissance, pour être abordée, doit donc être traitée sur un mode dialectique, comparable, en ceci,  à une sorte de géométrie.
Ce qui ne peut manquer de renvoyer à Pascal et à ses considérations sur l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse. 
Relire Platon, relire Pascal, serait-ce trop demander?
Puisse la question ne pas être la réponse, tel est un souhait, peut-être lancé comme une bouteille à la mer, au moins aura-t-il été exprimé ici.

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