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Un « j’accuse » plus que jamais d’actualité

Le 24 avril 2014, sur ce blog autrefois hébergé par la Tribune de Genève comme vous le savez, je publiais ce sujet que j’intitulais, en reprenant entre guillemets les termes célèbres d’Emile Zola, « J’accuse ». Ce 20 février 2021, un peu moins de sept ans plus tard, pourquoi « accuser »?

Parce que, vous l’aurez constaté, depuis qu’a débuté le feuilleton Navalny, nos médias enchaînent les récits les plus fantaisistes qui soient au nom de « l’information ». En dépit de nombreuses réactions publiées ici et adressées par politesse aux médias cités sur ce blog, je me suis, sans illusion, heurtée au silence.

Ces organes de soi-disante « information » fonctionnent en toute quiétude, sans avoir à se soucier le moins du monde des mensonges qu’ils diffusent. Mensonges mais aussi lourdes erreurs dans leur manière de rendre compte de réalités.

On a vu ce journaliste ne pas même savoir quel était le prénom de Navalny quand, pour en parler, il a eu besoin de ranger le Président russe dans la lignée des pires tyrans de l’Histoire.

On a vu d’autres sommets atteints de mièvrerie mais aussi de rare inculture comme celui de convoquer la figure de Nelson Mandela pour parler d’Alexeï Navalny emprisonné.

Face à autant de manières de tromper et d’abuser un public qui ose encore faire confiance à ce qu’il lit, écoute ou regarde comme média, que faire? Car les rédactions de ces organes dits « d’information » sont si aveuglées par leur haine viscérale de « la Russie de Poutine » que rien ne les arrête plus.

Telles des rouleaux compresseurs, elles fauchent tout sur leur passage.

La Russie n’est pas le paradis sur Terre. Des tensions sociales y sont présentes et des mécontentements s’expriment. Mais que l’on en parle une bonne fois pour toutes de manière autre qu’à travers le prisme d’un blogueur dont il a été clairement énoncé, ici, ce qu’il en est!

Mais non, nos journalistes martèlent. Il a été empoisonné au Novitchok, il a dénoncé le « Palais de Poutine », il est son « Principal opposant », il lutte contre la corruption, un comble alors qu’il est précisément visé à cet égard dans le cadre du procès qui l’oppose à Yves Rocher.

Mais nous n’en sommes sans doute qu’au début de cette saga tant il paraît impossible de modifier sa narrative si bien huilée qu’on la retrouve débitée par la plus grande majorité des médias dits mainstream.

Sil existe des personnes au fait de la situation, il en reste, hélas encore beaucoup qui ne sont pas en mesure de discerner le vrai du faux de ce qu’on leur raconte. Obligées d’avaler une propagande qui n’a rien à envier à celle d’autant de pays dont cette valeureuse RTS ne manque jamais une occasion de fustiger la politique et, bien sûr, la qualité de l’information dont elle s’attribue peut-être le privilège?

Que d’arrogance, que de suffisance et de mépris de la part de journalistes qui ignorent tant de ces pays au sujet desquels ils s’expriment! Les lire, les entendre ou les regarder dévider leur inculture inciterait à les plaindre s’ils n’étaient assurés d’un public pour recueillir leurs propos si souvent empreints de mauvaise foi ou de paresse intellectuelle ou des deux!

Politique

Apologie de la mauvaise foi

Est-il possible de négocier avec un partenaire qui utilise systématiquement le mensonge et la fausseté et dont toute l’entreprise consiste à dissimuler le réel, interroge un journaliste.
La réponse est non. La preuve en a été démontrée, par exemple, en 2003.
A quoi a été due la guerre en Irak sinon à un mensonge? Comment ont procédé les Etats-Unis pour dissimuler le réel au monde entier?
Une video que je citais dans ce sujet:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/11/21/de-l-imposture-a-l-arrogance.html   l’explique de manière parfaitement claire.
Cependant voilà, ce ne sont pas les Etats-Unis que vise l’auteur des propos cités plus haut.
Non, au hasard…
Il s’agit de la Russie de Poutine:
http://www.sudouest.fr/2016/02/17/pourquoi-il-ne-faut-pas-negocier-avec-la-russie-de-poutine-2276312-6037.php
Tout cela serait comique si autant de conflits ne ravageaient le monde pour y laisser morts, chez eux ou sur de sinistres champs de batailles, femmes, enfants, vieillards et tant d’autres victimes encore.

Politique, société

Entre vérité, vérités et Vérité

Souvent -et récemment encore sur ce blog- est évoquée la vérité.
D’aucuns lui ajoutent même une sorte d’absolu en l’affublant d’un L et d’un V majuscules.
Décréter de la vérité, qu’elle existe est une manière générale de l’appréhender.
Car si, en effet, la vérité peut apparaître dans une situation donnée, dans d’autres, elle peut ne rester qu’une vérité, sinon échapper.
Alors, affirmer que La Vérité existe peut, certes, tenir lieu d’assertion. Mais sa quête implique l’absolu.
Or se pose la question de savoir dans quelle mesure un absolu se vit.