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mort

Culture, Economie, Politique, Religions, société, Voix

En cet été finissant

Chères lectrices et Chers lecteurs,

Vous l’aurez constaté, le rythme des publications que je partage sur ce blog a changé. Plusieurs raisons sont à l’origine de mon silence parmi lesquelles une actualité si chargée et si complexe qu’y porter un regard digne de ce nom m’est apparu difficile.

Nombre d’analystes invité(e)s à s’exprimer dans nos médias apportent tel ou tel éclairage tantôt confirmé, tantôt démenti par les faits commentés, d’autres s’emparent des réseaux sociaux pour y étaler leurs certitudes aussitôt contredites.

En pareilles circonstances, j’ai préféré observer quelque recul.

S’agissant de la situation sanitaire qui nous concerne toutes et tous mais, semble-t-il, surtout sa gestion par les personnes qui en ont la responsabilité, la révolte gronde, les jugements et les condamnations pleuvent à titre individuel ou collectif, des « camps » s’étant formés.

Que nos sociétés dites développées se scindent en factions qui, pour les unes, arguent de « la solidarité à observer » ou pour les autres, de « la liberté à défendre », c’est qu’elles ont appris le sens du combat d’ordre axiologique et qu’elles ont tout loisir de le mener.

Dans le même temps, des contrées sont aux prises avec le déchaînement d’éléments naturels ou avec de redoutables forces idéologiques, la lutte est alors celle de la survie quand elle s’envisage encore.

Eau, feu, terre ont emporté des milliers de vies vers la mort ou vers une destruction telle que rebâtir ce qui a été anéanti relèvera, pour bon nombre, de la chimère sinon du dur labeur.

En ce début de fin d’été incertain à bien des égards, je pense à autant de celles et de ceux qui, d’une minute à l’autre, ont perdu l’ensemble de ce qui a constitué leur existence quand ce n’est pas la vie elle-même.

Histoire, Politique, société, Voix

Mourir à 17 ans de coups de couteau…

Une adolescente de 17 ans a été tuée à coups de couteau dans le Val-de-Marne, ce vendredi. A lire cet article du quotidien français Le Parisien, il semble bien que les équipes de gendarmerie renforcées, n’y changent rien.

En dépit, aussi, des « dispositifs d’écoute » mis en place après de précédentes agressions de ce genre, en dépit des « marches blanches » où se lisent des slogans du style « Plus jamais cela », la violence, aveugle et sourde s’exerce.

Comment appréhender ce phénomène sans tomber dans les poncifs, sans clamer l’application de telle solution -radicale- ou sans blâmer telle politique ou telle personnalité?

Trouver des coupables n’est pas un casse-tête. Parer à la sauvagerie, bien davantage.

Politique, Voix

Dans un petit cercueil blanc, Vladik. Mais selon nos médias, c’est la présence russe près de l’Ukraine qui inquiète…

Rappelez-vous, Aylan, l’enfant retrouvé mort sur une plage turque et dont l’image a fait le tour du monde. C’était le 2 septembre 2015. Aylan Kurdi symbolisait le drame de la migration, d’emblée, sa photo avait été dénoncée comme truquée, manipulée et destinée à attendrir.

Et nombre de rédactions s’étaient alors mobilisées pour s’élever contre pareil drame nié.

Voici que désormais, les autorités de Kiev en Ukraine procèdent de même. Elles rejettent l’image d’un enfant mort dans le Donbass dont la photo circule non pas sur les médias mainstream, non pensez donc, ceux-ci font part de la Russie, accusée de « masser ses troupes »  à la frontière ukrainienne… Non, la photo, a été partagée sur des canaux d’information bien plus confidentiels mais qui, pourtant, semblent déranger lesdites autorités kiéviennes puisqu’elles nient l’enfant de 5 ans tué.

Face à pareil déni, il aura donc fallu diffuser une vidéo des obsèques du si jeune défunt. Et, pour qui la visionnera, se retrouver dans la position de voyeur. Car tel est, hélas bien le cas, lorsqu’invité à devoir assister à l’incommensurable douleur d’une mère, d’un père et de grands-parents, on entre au coeur de l’événement qui se déroule autour d’un tout petit cercueil blanc.

A l’intérieur, repose Vladik, 5 ans, né durant la guerre qui sévit dans le Donbass depuis 7 ans.

Vladik, diminutif de Vladislav, aurait pu incarner l’espoir, or ce n’est que la violence qu’aura connu l’enfant, mort des suites d’une explosion de munitions larguées depuis un drone par le régime de Kiev qui continue de bombarder la population civile de la République populaire de Donetsk.

L’attaque a eu lieu près de Yenakijevo.

Vous n’en aurez évidemment pas entendu parler puisque c’est la Russie qui inquiète. C’est la Russie qui annexe, c’est la Russie qui menace, c’est la Russie qui tue tout ce qui dérangerait son pouvoir, enfants compris. Depuis le temps que vous l’entendez, le lisez, le voyez, depuis le temps que la Russie a tout faux! Cependant voilà, il y a les coupables et les victimes et on sait déjà qui est qui.

La mort d’enfants devrait-elle donc être dénoncée ici et pas là? La mort d’innocents, condamnée ici et pas là? Les assassins ignorés ici et pas là? Les responsables pointés ici et pas là? La douleur de mères, soutenue ici et pas là? Où sont les grands titres de presse, où les chaînes de radio et de télévision qui, pourtant, savent trouver des enfants tués?

Et pourquoi ici et pas là?

Politique, société, Voix

COVID-19, essai de 13e synthèse à la « blacklivesmatter »

La situation que nous vivons toutes et tous en lien avec le virus dont on guette déjà la deuxième vague, met bien du monde, comme on dit, à cran.

Qu’on le veuille ou non, la pression s’exerce et se ressent.

Que cela soit dans n’importe quel lieu où le port du masque est obligatoire, on vous rappelle de manière péremptoire quand elle n’est pas agressive, que le masque doit se porter sur le nez et non dessous.

Jusque là, on reste dans l’ordinaire.

Mais lorsque, dans un établissement de soins, une patiente de passé 90 ans se fait rappeler à l’ordre parce que son masque ne couvre pas son nez et que ladite patiente, proche et chère parente, dit  Je n’arrive pas à respirer, j’étouffe ?

Eh bien c’est très simple, l’infirmière lui rétorque, devant témoins ahuris, ça m’est égal, je préfère que vous mouriez étouffée que de faire entrer le COVID dans la maison de repos. 

Cette scène s’est déroulée en France.

Economie, Politique, société, Voix

Covid-19, essai de quatrième synthèse

La Tribune de Genève informe d’une plainte émise à l’encontre de deux médecins par la famille d’une jeune femme morte à 31 ans du coronavirus.

A-t-elle perdu la vie, faute de soins adéquats, la justice aura à trancher.

Les mesures sanitaires prises par les différents gouvernements des pays touchés par la Covid-19, ont eu de nombreuses conséquences aussi dramatiques que salutaires, on le sait.

Salutaires parce qu’elles auraient soi-disant épargné des vies, dramatiques par le nombre de celles qu’elles ont par contre négligées, oubliées quand elles ne les ont pas carrément détruites.

En voici, par exemple, de bien singulières, de ces conséquences.  Dans un hôtel de Kiev en Ukraine, des bébés alignés par dizaines, par centaines bientôt, attendent les parents qui les ont « commandés ».

Dans les précédents essais de synthèse en lien avec la Covid-19, auront été évoqués le sentiment d’incertitude qui domine nombre de personnes, le rôle de l’Etat qui serait à (re)définir, la sanctification ou la diabolisation de telle personnalité.

Dans ce quatrième essai, rien de tel mais la vie d’enfants en question.

Economie, Histoire, Politique, société, Voix

Coronavirus, entre mort et grâce

Comme presque sinon comme toujours, en temps de crise majeure, surgissent les mêmes.

Celles et ceux qui avaient déjà tout prévu. Celles et ceux qui, par machiavélisme ou cynisme, avaient anticipé. Celles et ceux qui, de fait, profitent du malheur d’autrui.

Nous vivons un temps inédit, que d’aucuns aient annoncé ou caché, le fait est là.

Dans ce cas, face à la destruction de tous ordres déjà constatée, est-ce bien utile de distribuer les bons et les mauvais points?

Oui, certaines personnes se comportent de manière douteuse mais est-ce une surprise? Autant d’autres agissent au mieux.

Aucun pays n’est épargné en dépit de chiffres avancés qui résulteraient de meilleures mesures de précaution prises dans telle ou telle partie du monde.

Chaque gouvernement a agi selon ses critères, selon ses moyens.

Oui, nous sommes exposés à la mort. Et c’est une réalité dure a intégrer. On préfère le plus souvent l’oublier parce que la mort, on n’aime pas la regarder en face. Pas davantage la maladie ni la vieillesse.

Autant dire que la leçon est rude. Et l’épreuve, collective.

Que nos élu(e)s prennent des décisions qui plaisaient ou non, que nos concitoyen(ne)s se conduisent bien ou pas, le danger est là. Mais la grâce, tout autant.

S’y montrer sensible où qu’elle fasse signe est autant de gagné sur le contexte macabre qui nous confine.

Culture, Religions, société

2 novembre, entre lumières et ombres

Un rayon de soleil éclaire ce 2 novembre où la mémoire des défunts est rappelée et honorée.
Elle ne l’est bien sûr pas partout, ni par toutes et tous dans les pays qui cultivent cette tradition. Car s’il est un rapport que chacune et chacun vit à sa manière et au plus profond de son intimité, n’est-ce pas celui qui lie à la mort?
L’être cher, arraché par tel mal contre lequel il a lutté ou pas, trop tôt disparu ou parti en paix, autant de départs vers l’inconnu auxquels les proches réagissent de façon diverse.
Selon telle ou telle croyance, ce qui suit la vie terrestre devrait réjouir.
Comment en être certain sinon en ayant, peut-être, reçu de quoi s’en convaincre? Heureux soient celles et ceux qui ont vu ou entendu leurs défunts leur dire que « tout allait bien »!
Cela existe, paraît-il.
Mais le contraire aussi, manifesté par autant d’apparitions de « revenant(e)s ». Quoi qu’il en soit et pour ma part, j’ignore où sont partis tant d’êtres qui m’étaient chers.
Je pense à eux.

Religions, société

Au-delà de l’être, au-delà de sa famille, le poids des valeurs

Voici un triste cas d’école. Triste car il révèle l’ampleur d’influences et leurs conséquences. Triste, car c’est plus qu’une famille qui est déchirée.
A lire cet article qui résume le sort de Vincent Lambert, au-delà des déchirures familiales, c’est un combat idéologique qu’il révèle. 
Ce sont des valeurs qui se heurtent les unes aux autres à coup d’arguments, de références et de témoignages, tous irréconciliables.
C’est le sens que chacune et chacun donne à la vie qui veut l’emporter sur l’autre qui lui est opposé.
Pour les parents de Vincent, on le tue si on cesse de l’alimenter, pour le reste de sa famille, on va contre la volonté de Vincent si on poursuit les traitements.
Se font face ainsi deux courants de pensée, celui d’un fervent catholicisme, celui d’un réalisme qui ne se définit pas forcément contre la foi catholique.
Mais qui choque parce que le geste qui prive Vincent de soins, depuis ce jour, lui sera fatal.

Politique, société

#Chaque 6 secondes, la faim tue un enfant

Dans le brouhaha du monde, un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes.
Par année, ce sont des millions de vies qui sont rayées de la Terre.
Face à de tels sorts infligés à l’innocence, où sont les hashtag et leur impact planétaire?
Des enfants affamés ne compteraient-ils pour rien?
Leur destruction annoncée ne vaudrait-elle aucune image à diffuser?
Serait-ce la sinistre cadence à laquelle leur mort fauche qui la maintiendrait hors champ de toute caméra?
Chaque 6 secondes…
Et malgré les programmes mis en place pour lutter contre ce fléau, malgré les associations mobilisées, elles aussi dans ce sens.
Chaque 6 secondes, calculez combien d’enfants ont déjà perdu la vie tandis que vous avez pris le temps de lire ce sujet…

Culture

Envol

Mais que disent toutes ces mères à leurs enfants trop tôt partis, ces veuves à leurs maris éteints depuis si longtemps qu’elles ne sauraient peut-être même plus les reconnaître dans la foule de défunts qui se présenteraient à elles?
Que sollicitent-elles qui leur serait rendu en écho et que d’autres, plus réservés quant à l’échange possible avec l’au-delà, seraient incapables de percevoir?
Là, en permanence tout près de moi, j’ai leurs mains, leurs sourires qui disent la malice, la joie, la tristesse, aussi et on prétend que je devrais leur parler alors que très vite le noir brouille tout et les engouffre dans un infini dont nul ne sait rien. 
Croire ou rejeter autant d’histoires qu’on rapporte, certes, donne une autre teneur à l’existence.
Et si pleurer les absents ou s’adresser à eux exerce une action diverse, selon certaines visions du monde, que ces lignes partagées ici s’envolent vers l’insondable nuit.