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racisme

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Demander pardon…

Anecdote peut-être pas car ce genre de gentille plaisanterie s’adresse en général à des personnes que l’on connaît et non à quelque passant(e)s au hasard des rues d’une ville.

Le gars était sympa, il n’était pas agressif lorsqu’il s’est adressé à moi.

Nous nous trouvions en sens inverse sur le même trottoir, il était accompagné d’une jeune fille à la couleur de peau blanche, lui, l’avait plus colorée, il devait avoir entre vingt et trente ans.

Arrivé à ma hauteur, il me lance soudain «  Vous me demandez pardon, non? » J’interroge, amusé il répète « Vous me demandez pardon, non? »

Toujours aussi interrogative et tout à fait prête au dialogue, je lui demande qui doit demander pardon à qui et de quoi, ne saisissant pas le sens de sa question.

Alors il sourit, se sent tout de même emprunté puis, face à ce singulier échange qu’il a initié, il précise « Je plaisante! »

Et il a continué son chemin et moi le mien.

Même sur ce ton badin, le fait que cet inconnu se soit ainsi adressé à moi dans la rue donne la mesure de l’influence du courant appelé « antiraciste ».

Rien de bien grave, en l’occurrence et pour cette scène de rue, juste révélateur.

Culture, Economie, Histoire, Politique, société, Voix

Antiracisme oblige

Donc voilà, l’antiracisme agit.

Au nom d’une justice à rendre sans tribunal, il a le pouvoir de retirer d’une plateforme de diffusion, un film célèbre qui a valu le premier Oscar à une actrice noire, merci à l’ami qui se reconnaîtra de nous l’avoir rappelé.

Mais tout cela, à l’évidence, n’a pas dû suffire.

L’antiracisme a donc agi. Il a d’ailleurs le droit pour lui. Il rassemble des dizaines de milliers de personnes dans les rues, le méchant virus qui nous a confinés des semaines durant n’a plus qu’à bien se tenir.

Il va de soi que pareille mobilisation me touche et honore les réelles victimes du racisme. Et j’en connais qui m’ont raconté ce qu’elles avaient eu à subir de mépris et d’humiliation.

Je n’ai, par contre le souvenir d’aucune haine de leur part, d’aucune hargne à défendre leurs droits.

Tout comme ici et oui, j’y reviens encore une fois tant cette affaire rappelle celle qui a fait le tour du monde pour vous inviter à découvrir ce témoignage de la veuve de Cédric Chauviat et de sa fille, Sofia.

Vous n’y entendrez qu’un appel à la justice.

Et comme le relèvent les participants à l’émission, aucune haine, seule une grand force spirituelle et le désir que ne s’effrite pas la confiance à accorder à la politique et au droit.

Culture, Economie, Histoire, Politique, société, Voix

Floyd, Chauviat, morts par étouffement des suites d’une arrestation policière. Mobilisation mondiale pour l’un, silence pour l’autre

Affiché en manchette du journal Le Courrier, le titre qui figure en illustration de ce sujet interpelle.

Parce que des images ont fait le tour des médias, des réseaux sociaux et que de nombreuses personnalités se sont mobilisées, la mort de George Floyd enflamme bien au-delà des seuls Etats-Unis d’Amérique.

Mais pourquoi polariser l’attention sur le seul racisme qui serait à l’origine de la violence qui a coûté la vie à George Floyd quand on sait que la couleur de peau ne retient pas la police d’actes meurtriers?

Car sinon, pourquoi Cédric Chauviat serait-il mort ce 4 janvier 2020 à Paris d’une fracture du larynx après avoir, lui aussi crié qu’il étouffait?

Cet accent mis sur l’acte raciste fausse le débat en ceci qu’il qualifie une violence policière dont meurent des citoyens de n’importe quelle couleur ou origine.

Dans ce sens et si le racisme n’est en rien à minimiser aux USA ou ailleurs, le mettre autant en avant est dénier le sens de la vie de toutes les autres victimes d’actes meurtriers commis par les forces de l’ordre.

Politique, Religions, société

Abuser des termes de la langue pour infléchir sinon égarer la pensée

Vous avez sans doute souvent entendu parler de réchauffement climatique. Or, à consulter divers sites qui en traitent, on constate une allègre confusion entre réchauffement et changement climatiques.
Si le réchauffement en tant que tel est un changement, tout changement, par contre, ne se résume pas à un réchauffement. 
Cette nuance est loin d’être anodine.
Ce n’est tout de même pas tout à fait pareil d’évoquer un réchauffement ou un changement! A mélanger ainsi les termes, c’est la confusion qu’on induit dans les esprits.
Et cette indifférenciation sémantique renvoie à d’autres dérives du genre dans l’usage de la langue.
Aussi bien, a-t-on déjà relevé ici que le racisme ne vise aucun rejet d’aucune religion tandis que l’on voudrait voir un raciste en toute personne qui n’adhérerait pas, en l’occurrence, aux valeurs de l’islam.
Racisme et réchauffement renvoient à des réalités autres que celles qui constituent une religion dans le premier cas, un changement dans le second.
A tordre l’usage d’une langue, c’est la pensée qu’on égare.

société

Racisme ordinaire

capture d’écran 
Au gré de ce qui se publie ici ou là sur les réseaux sociaux sous forme de statut, il n’est pas rare de lire des considérations visant telle ou telle nationalité.
A observer, ensuite, comment sont accueillis ces propos souvent réducteurs, force est de constater que la xénophobie sinon le racisme ordinaire ont leurs émules.
Qualifier les ressortissants d’un pays de telle ou telle (in)compétence sans autre forme de procès, relève d’un simplisme hasardeux.
Et si aisé qu’énoncé sans fondement digne de ce nom, il passe de sentence à savoir.
Aussi rassemble-t-il ignorants et identitaires, jamais las de dire tout le bien qu’ils pensent de qui ne leur ressemble pas.
Oui, le racisme ordinaire existe.
Et il ne vise pas que les réfugiés ou les migrants. Il concerne tout autre que soi à rejeter pour s’affirmer.
Evidence, certes et telle que rien ne semble en mesure de prédire son avenir.

Politique, Religions

John Kerry « a demandé un temps de réflexion »

Donc si on comprend bien, émettre des réserves sinon des critiques vis-à-vis de l’islam revient à être raciste:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/03/18/l-islam-n-est-pas-une-race.html
Tuer des millions de chrétiens, par contre, oblige le secrétaire d’Etat des Etats-Unis à demander un temps de réflexion avant de pouvoir se prononcer sur ce que cela implique sur le plan linguistique.
En effet, Monsieur John Kerry n’est pas certain qu’assassiner des Chrétiens en masse soit un « génocide », nous apprend cet article:
http://coolamnews.com/j-kerry-nest-pas-certain-quassassiner-des-chretiens-en-masse-soit-un-genocide/
La quantité n’a jamais fait la qualité, nul ne le niera.
Plusieurs millions de Chrétiens torturés, violés et assassinés ne font pas de leurs bourreaux pis que toute personne critique de l’islam.
Donc John Kerry va réfléchir…
Pendant ce temps-là, les décrétés racistes islamophobes continueront d’être jugés et condamnés. 
Ouf, c’est déjà ça!

Culture, Politique

« Les Françaises aux Africains »

Voici qui ne risque pas de faire la une des médias de l’Hexagone ni d’ailleurs et pourtant, le sujet a de quoi laisser perplexe.
Une affiche qui relèverait de ce qu’on appelle art urbain a néanmoins interpellé le Collectif Culture, Libertés et Création. *
En plein Paris, on découvre exposée, l’oeuvre d’un artiste que soutient l’association LE M.U.R. 
Financée par La Mairie de Paris à raison de 17.000 euros par an, ladite association a pour but de promouvoir l’art contemporain.
En l’occurrence, ici, toute l’estime portée à la France et aux femmes.
Le Collectif Culture, Libertés et Création enjoint Madame la Maire Anne Hidalgo à demander des explications à l’association qu’elle soutient.
A lire ici:
* http://cultureetlibertes.fr/2015/06/16/fresque-raciste-et-pro-immigration-clandestine-en-plein-paris/

Religions

Crash de l’A320, information « raciste »?

Quelques trois sites évoquent les liens que le copilote de l’Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings entretenait avec l’Islam.
Les informations délivrées à ce propos seraient-elles compatibles avec de quelconques actes à qualifier de racistes?
Le réputé Dreuz.info communique ainsi:
Crash de l’Airbus A320:la piste de l’attentat se confirme.
http://www.dreuz.info/2015/03/crash-de-lairbus-a320-il-ny-avait-pas-de-pilote-dans-lavion/
Un autre évoque une conversion à l’Islam d’Andreas Günter Lubitz, l’auteur du crash.
http://stthomasaquinasversusnasa.blogspot.in/2015/03/muslim-convert-co-pilot-andreas-gunter.html
Et là, on s’interroge sur l’héroïsme éventuel visé par le copilote:
http://www.thegatewaypundit.com/2015/03/breaking-german-news-germanwings-airbus-co-pilot-was-muslim-convert/

Souhaitons vivement à l’enquête d’offrir aux familles et aux proches des victimes de contribuer à apaiser leur douleur.
Condoléances à elles.

Religions, société

Le sens du dialogue de Monsieur Hani Ramadan

Je constate que la tentative d’échange que j’ai souhaitée avec Monsieur Hani Ramadan est restée vaine.
J’ai publié son commentaire sous le sujet de blog que je lui avais consacré, la réciproque ne s’est malheureusement pas vérifiée, Monsieur Ramadan n’a pas publié la réponse que je lui ai adressée sous le sujet de son blog qui m’est destiné nommément.
La voici donc puisqu’il semble que l’échange doive se dérouler par blogs interposés:
Monsieur,
Je vous remercie de ces propos que vous avez également déposés en commentaire sous mon dernier sujet de blog.Vous m’invitez à les « méditer longuement », soit. Et pourtant, est-ce bien nécessaire alors qu’ils démontrent une bien curieuse approche de l’Islam tandis que celui-ci ne devrait se résumer qu’à une seule race que vous citez dans vos propos.Comment les Musulmans du monde entier s’y reconnaîtraient-ils?La réduction que vous opérez ainsi ne peut, une fois encore, que confirmer cette déviance sémantique qui veut faire d’une religion une race à tout prix et à n’importe lequel.C’est pourquoi,à mon tour, je vous invite à reprendre la réflexion autour de ce sujet qui vous est adressé:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/03/25/reponse-a-monsieur-hanni-ramadan.html
Bien à vous,
Hélène Richard-Favre

PS: Suite à ce sujet-ci, comme par miracle, mon commentaire a soudain été publié sous le sujet que Monsieur Hanni Ramadan m’a consacré. Je constate de sa part une mauvaise foi évidente qui ne l’honore pas.
J’en veux pour preuve le fait que lorsque j’ai écrit ce sujet de blog, seul le commentaire de « Moustapha » avait été publié.
Ni le mien, envoyé avant celui de « Moustapha » comme le démontre l’ordre dans lequel il apparaît désormais sous la rubrique « commentaires récents », ni celui de « bb » n’y figuraient.

Cette manière de procéder après coup en dit long et bien trop long.

Quant à la désagréable insistance de Monsieur Hani Ramadan à rappeler sans cesse ce terme de « racisme » pour même l’attribuer à mes propos comme en témoigne le commentaire qu’il vient de déposer sous ce sujet, il est aussi édifiant que navrant et je pèse mes mots.

Religions, société

Réponse à Monsieur Hani Ramadan

Monsieur,
Dans le sujet publié le sur votre blog,ce 23 mars 2015, je lis ceci:
Certains ont mis en avant l’argument selon lequel l’Islam étant une religion, le dénigrement de ses valeurs n’entrerait pas dans le registre de la discrimination raciale. A ceux-là, nous pouvons répondre en citant simplement cet extrait de la définition juridique qui nous a été transmis par le Bureau de l’intégration des Etrangers de Genève :« Par « discrimination raciale » on entend un traitement inégal, une remarque ou un acte de violence commis dans l’intention de rabaisser une personne sur la base de son apparence physique (“race”) ou de son appartenance à une ethnie, une nationalité ou une religion. »
Lorsque vous écrivez Certains ont mis en avant l’argument… et plus loin, A ceux-là, nous pouvons répondre… je comprends que vous faites allusion au récent sujet que j’ai publié sur mon blog:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/03/18/l-islam-n-est-pas-une-race.html
Si je me trompe, merci de me le dire.
Sinon, par le fait même de vous référer à cet extrait de la définition juridique qui vous aurait été transmis par le Bureau de l’intégration des Etrangers de Genève, vous ne répondez ni n’argumentez.Vous confirmez la dérive sémantique que je pointe.
Faire d’une religion l’équivalent d’une race déconsidère la valeur et de la première et de la seconde.
Bien à vous,
Hélène Richard-Favre