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Turquie

Histoire, Politique, Voix

Relations entre Russie, Turquie et Ukraine, deux questions à Jacques BAUD

-Dans un article paru sur le site Geopragma  Renaud Girard livre une curieuse appréciation des relations entre les présidents russe, turc et ukrainien. Il semble que cela soit un peu plus complexe quil ny paraisse et que chacun joue sa partition, quen pensez-vous?

Jacques BAUD: Cet article reflète d’une part le regard ethnocentrique – pour ne pas dire carrément « franchouillard » – que la presse française porte sur les événements hors de l’Hexagone, et d’autre part, sa conformité servile avec la vision gouvernementale… un peu comme la « Pravda » ! Ce qui ne correspond pas à nos attentes et ne se plie pas aux décisions irréfléchies de dirigeants occidentaux incompétents, devient ipso-facto « anti-occidental »… et quand ce n’est pas le cas, on arrange les faits pour que cela le devienne.  Ainsi, lorsque Renaud Girard affirme que la Russie « frappée de nouvelles preuves l’incriminant dans l’explosion d’un dépôt de munitions tchèque en 2014 », soit il a des informations plus secrètes que les miennes (pas impossible), soit il est (comme d’autres) profondément malhonnête et manque totalement d’intégrité.

Le président de la République tchèque Miloš Zeman constate, lui, – comme moi – que durant 6 ans, personne n’a évoqué d’agents russes liés à cette explosion et que le rapport des services secrets (BIS) « indique qu’il n’y a aucune preuve ou témoignage de la présence de deux agents russes sur le site »… 

Tout d’abord, ni la Russie ni la Turquie ne cherchent à faire « une alliance anti-occidentale », mais tentent de préserver leurs intérêts, comme l’Ukraine, devenue victime de l’Occident. 

• Zelenski est demandeur. Il a été élu sur un discours plus modéré à l’égard de la Russie, mais sa liberté de manœuvre est limitée, car les Occidentaux veillent. Son économie n’est pas « taillée » pour le marché européen, et l’Euromaïdan s’est traduit par un appauvrissement de l’Ukraine, dont le système n’est ni viable, ni réformable. C’est d’ailleurs pour cette raison que le projet Nord Stream 2 les perturbe : le gaz russe ne passera plus par leur territoire : les oligarques ukrainiens ne pourront plus le détourner à leur profit et ils devront le payer plus cher. C’est le même phénomène avec les pays baltes qui ont voulu interdire le transit de la Russie vers la Baltique par leurs ports. Résultat : la Russie fait passer tous ses échanges par Königsberg et les ports baltes ont vu leur chiffre d’affaire chuter et les pays vendent leurs matériels ferroviaires au prix de la ferraille… 

• Erdogan peut jouer un rôle de « pont » en soufflant le chaud et le froid : il achète des S-400 aux Russes et vend des drones aux Ukrainiens. Cela lui donne une ouverture auprès des deux pays et une stature régionale qui pourrait être utile à la fois aux Russes et aux Ukrainiens. Pourquoi achète-t-il des S-400 russes ? Tout simplement parce qu’il veut un système de défense aérienne qui ne soit pas intégré à l’OTAN et donc activé ou désactivé selon les décisions de Washington. Il se rappelle que les Américains lui ont « tiré dans le dos » en intervenant en Irak en 2003 contre l’avis de la Turquie, qui avait anticipé la déstabilisation régionale qui a suivi et dont elle subit les conséquences. D’ailleurs, le « timing » (je ne parle pas du fond) de la décision de Biden pour reconnaitre le génocide arménien illustre l’incohérence occidentale pour calmer les esprits : sans vraiment pousser Erdogan dans les bras de Poutine, on le tient à distance !…

• Poutine est en position de force. L’Ukraine sait que son armée (même conseillée par des officiers de l’OTAN) n’est pas en mesure de reprendre le Donbass. Elle a donc entrepris de renforcer ses préparatifs d’attaque dès février 2021, afin de provoquer une intervention russe, qui aurait contraint les Occidentaux à s’impliquer. Cette tentative a échoué : personne ne veut, ni n’a intérêt à s’engager dans un tel conflit. Les Russes ont saisi l’occasion pour effectuer un exercice et prépositionner des équipements en cas de nécessité, puis se sont retirés. Sans les Américains et les Français, l’Ukraine reprendrait certainement un dialogue avec la Russie : Poutine et Zelenski le savent. Avec la Turquie, Poutine a des intérêts communs, notamment en matière de sécurité dans la région du Caucase, mais aussi en Syrie, où la création d’un Etat kurde (dominé par le PKK – mouvement terroriste – soutenu par la France, et non par la Russie) constitue une menace pour la Turquie. Par ailleurs, l’ostracisme contre la Russie la pousse vers la Chine, ce qui lui donne plus de liberté d’action par rapport à ses partenaires économiques traditionnels en Europe de l’Est. Au lieu de renforcer le « pôle occidental », c’est le « pôle asiatique » qui se renforce.

En fait, les grands perdants à moyen et long terme sont les Européens : ils perdent un marché russe prometteur et doivent supporter seuls le délabrement économique des ex-pays de l’Est rongés par la corruption. Ainsi, l’Ukraine est devenue un puits sans fond pour l’UE. Et la corruption y a augmenté de 30% depuis 2014… en partie grâce à Biden !… J’ai participé à un programme de l’OTAN  de lutte contre la corruption en Ukraine… auquel l’OTAN elle-même ne croyait pas… c’est tout dire !

Quant au partage de la Libye entre la Turquie et la Russie, c’est tout simplement de la propagande. Après avoir mis sur pied un gouvernement islamiste à la solde des Frères Musulmans, la France s’est empressée de le « lâcher » et de soutenir le général Haftar, mis en place et soutenu par les États-Unis. Renaud Girard, dans l’article que vous citez, est d’ailleurs bien ingrat envers les militaires français morts pour Haftar et oublie commodément que la France ne respecte pas le droit international pour lui fournir des missiles ultramodernes ! A l’inverse, qu’on le veuille ou non, la Turquie est restée fidèle à ses engagements envers le gouvernement de Tripoli. Quant à la Russie, malgré les rumeurs de mercenaires russes, elle ne s’est jamais prononcée en faveur de Haftar, et a tenté de se poser en médiatrice du conflit. 

Il y a deux leçons essentielles, ici. La première est qu’il ne faut pas regarder cette « crise » (ou ces crises) en noir/blanc. Soit Poutine, soit Erdogan la gèrent avec plus de finesse qu’il n’y parait. Le triangle « les amis de mes amis sont mes amis » fonctionne bien, mais dès qu’on y introduit un « ennemi », le système devient ingérable pour un occidental… mais pas pour un oriental !… Ce qui apparait comme un revers pour un esprit simple, penche plutôt en faveur de Poutine pour un esprit averti…

La seconde leçon à tirer est que les exemples ci-dessus montrent que pratiquement tous les foyers de tension viennent de trahisons, d’incohérences et du non-respect du droit international par les pays occidentaux. Je ne pense pas que le bombardement de civils au Mali soit en faveur de la population malienne, mais cela explique qu’en Afghanistan, les Occidentaux tuent plus de civils (qu’ils devraient protéger) que l’Etat Islamique !…

-Sagissant maintenant de laccueil réservé par le Président turc à son homologue ukrainien à Istanbul, peut-on y voir lexpression dun soutien à la volonté du second de récupérer la Crimée, au regard des tensions qui existent sur la péninsule avec la communauté tatare?

Jacques BAUD: Je ne pense pas qu’il y a ait une réelle tension autour de la communauté tatare ; et dans tous les cas elle n’est certainement pas plus importante que sous le régime de Kiev. En fait, c’est davantage un thème de la propagande occidentale qu’un réel problème. Tout d’abord, dès l’annexion de la Crimée, l’assemblée des Tatars de Crimée a voté une résolution en faveur d’une « autonomie ethnique » au sein de la Russie. Aujourd’hui, la communauté tatare a un statut qu’elle n’a jamais eu en plus de 20 ans avec l’Ukraine : le tatar est devenu une des 3 langues officielles de la Crimée, l’enseignement en tatar est garanti, les terrains occupés illégalement par la communauté durant la période ukrainienne leur ont été officiellement attribués et une grande mosquée leur a été construite à Simferopol. Leur sort est donc largement plus enviable que sous le régime ukrainien… Ceci étant, qu’ils soient ukrainiens ou russes, ils resteront une sorte de « bargaining chip » pour les Turcs qui continuent de voir la Crimée comme une partie de leur empire passé. 

-Merci, Jacques BAUD!

Histoire, Politique, Voix

Haut-Karabagh, un cessez-le-feu déjà violé

On s’est réjoui du cessez-le-feu signé à Moscou entre les ministres des affaires étrangères azéri et arménien. Un accord a été trouvé à Moscou sous la médiation de Sergueï Lavrov.

Or que se passe-t-il sur le terrain?

Selon ces nouvelles reçues ce soir d’Erevan, les attaques ont repris en Artsakh.

Le ton du billet est amer.

Comment autrement lorsque l’on est sur place et originaire de l’un des pays en guerre?

Qui a tort, qui a raison, qui a ouvert les hostilités, comme souvent, c’est l’autre. Il ne s’agit pas, ici, de prendre parti mais de relayer un écho, triste.

Histoire, Politique, société, Voix

L’humanisme pris en otage

A lire, à entendre ces personnes qui disent s’être rendues en Grèce dans les centres appelés hot spots et dont elles dénoncent avec virulence les conditions d’accueil de migrants, on ne peut bien sûr pas rester indifférent.

Du moins si l’on a un coeur. Mais c’est la raison qui interroge, car elle souhaite comprendre. Ne serait-ce que ce qui a permis d’en arriver à pareille situation.

Or pour autant de ces pourfendeurs de « l’Europe », c’est avant tout l’Union Européenne qui est visée.

Sans compter, bien sûr et de manière explicite comme l’a énoncé Jean Ziegler, ce qui est souvent désigné comme « régime », à savoir celui de Damas et de son allié russe.

De fait et une fois les innocents et les coupables désignés, on y va et on ne ménage plus sa peine pour distribuer les bons et les mauvais points.

Mais qui a le droit de s’approprier ainsi la bonne conscience, celle qui lutte pour le bien des uns et blâme la faute d’autres?

Imaginez un peu, nos frontières suisse allègrement franchies et nos campagnes peuplées de migrants.

Y trouvera-t-on, à leur chevet, aussi longtemps que durera leur occupation des lieux, ces généreuses personnes pour les soutenir?

Comment vivraient-elles la quiétude de leur résidence, rurale ou urbaine, soudain voisine de cette misère qui les désole tant quand vingt-quatre heures sur vingt-quatre et des années durant, ces « persécutés » partageraient leur espace?

Les Grecs seraient des corrompus? Des monstres insensibles à autant de  familles parties à la hâte vers quelque horizon plus heureux que celui qui n’est de loin pas que celui de pays en guerre?

Non, l’humanisme n’est pas que du seul côté de qui dénonce.

L’humanisme est tout aussi bien de celui de tant d’insulaires grecs qui, livrés à ce que la politique leur sert chaque jour, vivent au quotidien et depuis des années avec des femmes, des enfants et des hommes qu’on encourage à venir s’échouer dans ces camps de la honte.

Politique, société, Voix

Ces persécutés qui rêvent d’un sort meilleur…

Pardonnez-moi, pour reprendre l’intitulé de la célèbre émission animée par notre non moins célèbre journaliste Darius Rochebin, pardonnez-moi donc, Monsieur Ziegler de revenir à vous.

Mais comme je suis en train de lire votre dernier livre, « Lesbos, la honte de l’Europe », je me sens proche de vous quant à la sensibilité humaine qui vous anime.

Sauf que la mienne ne rejoint pas tout à fait la vôtre, vous l’aurez bien compris au cas, très hypothétique où vous auriez lu les sujets que je consacre à votre approche de l’accueil (non) réservé par la Grèce aux exilés de tous pays.

Car oui, il faut le dire et contrairement à ce que vous avez laissé entendre en parlant de la Syrie et de la lourde responsabilité que vous attribuez à la Russie de la guerre qui y sévit, contrairement donc à ce que l’on pourrait croire à vous avoir écouté, ces « persécutés » comme vous les appelez ne sont pas issus que de ce seul pays en guerre.

Hélas, cet article nous le confirme, article pas même publié sur un site dont on aurait pu penser qu’il fût, au pire,  « complotiste » au moins pire, « réac ». Non, cet article figure sur le site de BFM avec RMC. Que penser, alors, d’autant de Maghrébins en quête de travail?

Que les raisons qu’ils invoquent pour avoir rejoint autant de « persécutés » seraient celles de personnes qui auraient « tout perdu »? Que leur raison d’être en attente d’un très imaginaire Eldorado soient légitimes?

Oui, je vous le concède, il est bien difficile, pour un humaniste qui se respecte, de s’y retrouver parmi autant de « persécutés ».

Politique, Voix

Situation surréaliste à la frontière greco-turque, Monsieur Ziegler, qu’en pensez-vous?

Cher Monsieur Ziegler,

A la suite de mon précédent sujet de blog dans lequel je m’adressais à vous, je serais curieuse de connaître votre avis sur pareille information en image:

«  Situation surréaliste. Un véhicule turc « HIZIR / ATES », que la Turquie a reçu de mai à août 2019, avec un projet financé à 75% par l’Europe (nous l’avons payé), tente de faire tomber la clôture à Evros. »

Cela vaudrait bien un nouveau chapitre à votre livre « Lesbos, la honte de l’Europe », non? Nouveau chapitre ou, pourquoi pas et encore plus judicieux, nouvel ouvrage!

Mais évidemment que tout cela exigerait une telle remise en cause de ce qui vous a acquis un public certain qu’on oubliera.

Que, comme n’importe quelle personne sensible à la condition humaine, vous l’ayez été à celle de « persécutés » comme vous appelez ceux que d’autres nomment « migrants », se conçoit.

Mais est-ce bien nécessaire de désigner les coupables sans la moindre nuance?

 

Culture, Politique, Religions, société

Le livre, de la voirie à la bibliothèque

A l’heure où, dans nos contrées, le livre est loué pour sa puissance d’en faire disparaître d’autres, saluons cette initiative turque!
A Ankara, en effet, une bibliothèque d’un genre singulier s’est constituée peu à peu jusqu’à devenir désormais reconnue d’intérêt public.
Et l’origine de cette entrepris, c’est à des éboueurs qu’elle est due.
Comme le rapporte cet article, c’est à force de ramasser des livres dans les rues que ces employés de la voirie ont choisi de leur accorder une autre issue que celle vers laquelle ils devaient été dirigés.
Ainsi se sont-ils mis à récolter ces ouvrages condamnés à leur triste fin qu’ils ont rassemblés sur des rayonnages dont l’accès a d’abord été réservé à leurs proches.
Et c’est par l’ampleur qu’a peu à peu connue leur collection que les soutiens se sont manifestés et que, désormais, leur bibliothèque est devenue ouverte au public.
Dans un livre, chacune et chacun y trouve de quoi se projeter, de quoi s’identifier, de quoi rêver mais tout autant de quoi se révolter, de quoi être dégoûté.
L’humanité abrite en elle autant de grandeur que de bassesse, on l’a rappelé ici.
A cet égard, on ignore bien sûr, les critères selon lesquels les oeuvres que propose cette bibliothèque sont sélectionnés. Est-ce de première importance?
A chacune et à chacun y répondre selon son propre rapport au livre.

Politique, Religions, société

Informer, partager et après?

A survoler les informations partagées sur les réseaux sociaux, il y a vraiment de quoi parfois désespérer, si trouver un écho du monde un peu réjouissant a motivé la visite sur ces plateformes.
Car tout y passe, du martyre vécu par telle ou telle victime individuelle ou collective, de la maltraitance infligée aux diverses espèces humaines, animales, végétales et minérales ou, plus près de nous, des dissensions et autres menaces de guerre civile, de la destruction ou de la vente des églises quand elles ne sont pas incendiées, du Brexit et de ce qu’en pense sa Majesté, sans compter et pour l’anecdote, de l’exécution plutôt laborieuse de l’hymne national russe lors d’une visite officielle de Vladimir Poutine à Riyad.
Autant d’échos échantillonnés du monde.
C’est cela, être tenu au courant de ce qui se passe aux quatre coins de la planète. Sauf qu’elle offre encore bien au-delà de ce que l’on en sait, en bien et en mal s’entend. Car la nature humaine, devrait-on le rappeler, ne cessera de nous surprendre. Mais dire sa grandeur aurait aussi de quoi redonner de l’espoir quand, journée faite, les critiques ou autres doléances s’enchaînent et s’étalent.
Est-ce qu’en être témoin indirect influence de quelque façon que ce soit notre regard, oui et non, selon le temps de réflexion et d’analyse qu’on leur accorde. Mais ensuite? Car tenir compte des informations reçues, les discuter, oui mais pour quel résultat quand, les oublier aussitôt que de nouvelles les ont remplacées dans le fil de l’actualité, semble souvent se produire?
A défaut d’être mobilisé par une cause bien précise, il semble que publier une info par ci par là, pour autant d’internautes qui se livrent à cette activité, n’ait d’autre raison que de répercuter, sans autre réflexion ajoutée. A elles et eux de contredire ou de confirmer ce constat qui ne saurait avoir valeur de « vérité », surtout pas!
Il est juste question d’esquisser une approche de comportements en réseaux…

Politique

France-Syrie, une analyse

Quand vous avez la possibilité de lire de tels articles, s’en priver serait regrettable. Caroline Galactéros signe, ici, une analyse qui se conclut ainsi:
Les politiciens qui, après le désastre libyen, ont de nouveau entraîné la France dans un soutien à la déstabilisation du pays et un appui à l’engeance islamiste qui s’est jetée sur lui après une révolte populaire initiale, portent une lourde responsabilité dans le martyre vécu par le peuple syrien depuis bientôt huit ans. Il faut sortir enfin de ce cynisme (dont le réalisme est l’exact opposé certes paradoxal) pour travailler sur le réel, avec l’humain au cœur. Cela nous honorerait et nous sauverait.
C’est un point de vue particulièrement pointu que nous propose cette bien connue Docteur en science politique et Colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées.
Quelle attention retiendra-t-il et de qui quand on sait, par ailleurs, quels grands spécialistes seraient toujours sollicités par le Président français pour donner leur avis sur telle ou telle situation?
A lire, en effet, ce qui a été rapporté par Mediapart, Emmanuel Macron consulte. 
Et pas n’importe qui!

Economie, Politique, Religions, société

Le menace russe, parlons-en!

Cet interview circule sur les réseaux sociaux, elle a été indiquée en commentaire sous un précédent sujet de ce blog par un intervenant qui se reconnaîtra et que je remercie.
Alexeï Pouchkov, personnalité russe à la trajectoire que je vous invite à découvrir ici, répond à toutes sortes de questions d’actualité qui lui sont posées de manière directe.
L’entretien dure environ une heure trente, nombre de points de vue qui y sont livrés rejoignent ceux qui ont été exposés ici et qui m’ont valu d’être perçue comme l’oeil de Moscou.
Vu sous un autre angle, on peut aussi estimer que ce que j’ai écrit et qui résultait d’analyses et d’observations menées à partir de références diverses se trouvent, pour bon nombre d’entres elles, confirmées par ce qu’énonce Alexeï Pouchkov.
Il va néanmoins de soi que je laisse mes chers détracteurs libres de visionner ou pas cet entretien. S’ils le veulent bien, ils apprendront encore bien au-delà de ce qui a été proposé sur ce blog.
Alexeï Pouchkov est, certes, habile, il répond parfois sans répondre ou détourne la question mais le plus souvent, ses propos sont nets et clairs.
Je pense que prendre le temps de suivre cette heure trente-cinq d’entretien vaut la peine même si, je le conçois, en cette veille de Noël, d’autres occupations vous retiennent.
Joyeux Noël à toutes et tous!

Politique

Caricaturer la caricature

La caricature, on le sait, est un art. 
Pratiquée avec plus ou moins de succès, elle peut faire mouche autant qu’elle est susceptible de s’attirer les foudres de qui elle vise.
Les exemple ne manquent pas à cet égard.
En l’occurrence et dans le dessin affiché ci-dessus en illustration de ce sujet, que comprendre sinon le relation qu’entretiendraient les Présidents américain et russe?
Il va de soi que pour un grand nombre de nos experts, elle a d’emblée été définie. Le second a manipulé les élections pour en rendre vainqueur le premier.
Dont acte.
Il découle de ce point de vue posé en quasi certitude par autant de chroniqueurs qu’il ne peut qu’être illustré et commenté comme s’y est employé ici Herrmann.
En d’autres termes, ce dernier ne fait que caricaturer la caricature d’une relation établie par un collectif d’experts.
Pour qui souhaiterait avoir un regard moins tautologique, voici cet interview de Roland Lombardi qui s’exprime sur le retrait de Syrie des troupes américaines.
Vous y découvrirez des réalités auxquelles le dessinateur Herrmann prêtera un jour, qui sait, son coup de crayon?
Ce sera peut-être pour l’An Nouveau que nous lui souhaitons dores et déjà heureux!