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Genève sur pied de guerre, controverse…

Il semble bel et bien que la venue des Présidents Joe Biden et Vladimir Poutine à Genève ne se vive pas du tout de la même façon dans la ville, le canton sinon dans la Suisse elle-même, que dans le reste du monde.

Mais ce n’est pas là la seule différence qui s’observe.

En effet, pour de nombreux habitants de Genève, l’événement représente tantôt une fierté, tantôt une charge dont ils se seraient bien passé. Pour qui voit de quoi se réjouir, c’est souvent au niveau de l’image rendue de la ville, du canton ou du pays.

Pour les autres, ce sont les conséquences du dispositif de sécurité mis en place, des coûts en tous genres occasionnés et des désagréments causés par les limitations qu’imposera la tenue de ce sommet qui sont mis en avant.

Observer cet ensemble de réactions ne manque pas d’intérêt tant on retrouve comment chacune et chacun se sent ou non concerné(e) par les affaires internationales qui, pourtant, les engagent tout autant et qu’ils ou elles le veuillent ou non.

Parce que ce qui se dira ou se taira ce 16 juin entre les deux Présidents ne sera pas sans conséquences au niveau mondial.

Comme indiqué dans le précédent sujet de ce blog, le Chef de la diplomatie russe l’a énoncé de manière claire et nette: soit on engage un dialogue et pour cela on tient compte de la position de son interlocuteur, soit on n’agit que selon son bon vouloir, à coup de sanctions et autres mesures de rétorsion.

Genève offre à ses hôtes un beau cadre de rencontre, un lieu où des milliers d’ouvrages ornent les rayons de bibliothèques qui tapissent ses murs. La Tribune de Genève nous en a donné un aperçu qui figure en capture d’écran pour illustrer ce sujet.

Pour deux hommes à la tête de puissances dont l’une se revendique si démocratique qu’elle n’hésite pas à dénoncer l’autre pour la traiter de « tyrannique« , on espère que la mesure l’emporte sur l’abus de langage!

Car enfin, ne nous y trompons pas, le jour où les Etats-Unis seront une véritable « démocratie », alors il sera temps pour eux de s’interroger sur la « tyrannie » que serait la Russie.

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