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Afghanistan, meurtri

Une pensée profonde à ce pays meurtri, l’Afghanistan, frappé par un séisme dont le bilan s’élève, à l’heure qu’il est, à plus de 1’000 morts et 600 blessés.

Ce peuple qui déjà, doit faire face à une grave crise humanitaire et financière, sans compter le sort réservé aux femmes qu’a dénoncé l’ONU, voici qu’il a encore à subir la désolation absolue.

Les déclarations, il y  une semaine à Genève devant le Conseil des droits de l’homme, de la Haut Commissaire Michelle Bachelet, quel peut être leur effet?

Et celles du Pape François?

Au moins ont-elles le mérite d’avoir été prononcées. Au-delà de cela, lorsque pareilles forces et politiques et naturelles s’abattent sur un peuple, on s’interroge sur l’impact réel d’autant de bonnes intentions.

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3 Commentaires

  • Reply Mimajo 22 juin 2022 at 23h59

    Qu’importe l’Afghanistan et le terrible sort réservé aux fillettes et femmes, les américains, après leur marché de dupes avec les talibans et leur départ calamiteux, se refont une virginité démocratique en Ukraine. Ainsi va le monde, partout où les occidentaux interviennent sous prétexte de démocratie et de droits de l’homme, c’est le merdier et pire qu’auparavant pour les populations civiles et les peuples. Tant que
    Le principal pays responsable de l’islamisme dans le monde, dont sont issus les talibans et tous ceux qui suivent les enseignements des écoles coraniques qui professent le wahhabisme, ne sera pas éliminé, il n’y aura pas d’avenir meilleur pour les femmes en Afghanistan et ailleurs. Regardez la situation qui ne cesse de se dégrader en Indonésie, en attendant que cela n’advienne en Europe. Toutes les forces politiques européennes et occidentales se liguent contre la Russie, alors qu’au niveau civilisationnel on est plus proche d’elle que de l’Arabie saoudite, à laquelle on vend des armes pour pilonner les populations civiles yéménites. Tout n’est que mensonge 🤥 !
    INDONÉSIE :
    En Indonésie, un islam de plus en plus radical

    La multiplication d’emprisonnements pour « blasphème » porte une ombre à la réputation d’islam modéré de l’archipel. Sous l’influence d’un wahhabisme importé de la Péninsule arabique, les musulmans (85% des Indonésiens) se radicalisent. « Il faut que le monde le sache ! » implore, depuis sa cellule, Appolinaris Darmawan. Ce septuagénaire purge une peine de 5 ans pour « incitation à la haine ». En cause, des vidéos partagées sur YouTube, dans lesquelles il met en cause l’islam, la religion dans laquelle il est né et qu’il a abjurée.

    Auteur, spécialiste de l’histoire indonésienne, Appolinaris Darmawan a mis à profit son érudition pour s’adresser à la Cour lors de son procès. À la barre, il a rappelé que la Constitution indonésienne reconnaît la liberté d’expression et qu’en conséquence, son arrestation était injustifiée. Le fait que des musulmans se sentent offensés par mes propos n’est pas suffisant pour m’écrouer, a-t-il plaidé, l’offense étant subjective et ne tombant pas sous le coup de la loi. L’homme n’est pas dupe. Il sait que les juges sont sous pression d’extrémistes religieux. Il sait aussi que ce problème existait déjà sous Sukarno, le premier Président de la République indonésienne, auquel il a consacré un livre. Sukarno, quoique musulman, craignait que son pays ne devienne une République islamique. En 1945, il s’est en particulier opposé à ce qu’une clause de la Constitution stipule que le président soit forcément musulman, et à ce que la Charia serve de base juridique au pays.

    En Indonésie, l’enseignement de Mohammed n’est pas parvenu par la conquête, mais par les échanges commerciaux. Et s’il faut relativiser l’idée d’un archipel indonésien ouvert à toutes les religions, il y existe bien une tradition de tolérance de la diversité, témoigne le père Paul Billaud, des Missions étrangères de Paris. Il réside à Bandar Lampung, à l’extrême sud de la grande île de Sumatra. Grâce à son expérience de 40 ans dans l’archipel, le missionnaire constate les évolutions en cours. « Il n’y a plus le respect des autres communautés religieuses qui existait lors de mon arrivée », regrette-t-il. Des pratiques venues d’Arabie Saoudite se généralisent, au détriment des traditions locales. À titre d’exemple, les Javanaises ne portent plus le sarong, mais de longues robes de tissu et des voiles d’inspiration arabe. De même, la polygamie qui était interdite aux fonctionnaires indonésiens, est désormais encouragée. Des « banques islamiques » poussent dans le pays, comme des champignons. Des pressions sont exercées sur des restaurants pour qu’ils cessent leurs activités pendant le Ramadan.

    Les réseaux sociaux ont donné une fantastique impulsion aux discours salafistes sur Internet. Certains totalisent des millions de vues sur YouTube. Parmi les prédicateurs à succès, Muhammad Yahya Waloni s’est distingué par un jeu de mots signifiant que les chrétiens « catholiques, comme protestants, sont pour Satan ». Un autre, Ustad Abdul Somad , affirme que « la Croix est démoniaque » et que les musulmans qui meurent dans des hôpitaux chrétiens portant ce signe « vont directement en enfer ».

    Des prédicateurs chrétiens ont réagi en postant à leur tour des vidéos critiquant les prêcheurs salafistes, ce qui contribue à tendre les relations entre les communautés religieuses. Ils sont souvent désavoués par leurs Églises, qui préfèrent préserver à tout prix la paix sociale. Et ils se trouvent par conséquent en première ligne et isolés face à la vindicte des extrémistes.

    Le cas le plus éloquent est celui de Muhammad Kacé, ancien imam, converti au christianisme (photo pendant son procès). Son visage tuméfié a fait la une des journaux indonésiens au mois de septembre 2021. Arrêté pour l’une de ses vidéos, dans laquelle il dénonçait l’enseignement religieux dispensé dans les écoles coraniques, il a été torturé de façon innommable par des codétenus qui ont eu mystérieusement accès à sa cellule. Au mois de mars 2022, Muhammad Kacé bien qu’apparu très affaibli à la barre, a présenté une défense cohérente. Il a notamment souligné que ses propos ne contenaient pas d’incitation à la haine et que son arrestation représentait une violation de la liberté d’expression. Diabétique, privé de traitement pendant des mois, il s’est évanoui deux fois pendant les séances au tribunal. Sa plaidoirie était perturbée par des extrémistes musulmans qui chantaient au dehors, sur la mélodie d’une comptine enfantine : « Pendons, pendons, pendons Kacé ! ». Il a été condamné à 10 ans de prison pour « incitation à la haine ».

    Il n’y a pourtant pas d’appel à la violence dans les quelque 400 vidéos qu’il a mises en ligne, mais un appel à la vigilance qu’il résume par les mots Salam Sadar : « Salue la conscience ». C’est un cri à l’éveil de l’Indonésie pour qu’elle prenne conscience du danger d’un islam étranger qui est en train de l’étouffer !

    Sylvain Dorient

  • Reply Charles 05 23 juin 2022 at 18h05

    C est triste ce qui se passe en Afghanistan. Est ce qu on va leur envoyer un peu d aide ou plutôt pas puisqu ils sont musulmans ?

    Rappelons nous qu il y a 20 ans, un certain Biden, membre éminent du parti Démocrate était partant à 100% ce que les USA aillent faire sa guerre là bas comme le Parti Républicain la voudrait aussi ! Au fond aux USA qu elle est la différence entre le Parti-Répu-Crate et le Parti Démo-Publicain? Autrement dit, c est à choisir entre la peste et le choléra, pile ou face!

    Je termine! Savez vous comment les USA avaient appelé et nommé cette guerre en Afghanistan? Tenez vous assis:  » GUEREE DE CIVILISATION de l Afghanistan » (pardonnez moi une vulgarité, quelle saloperie de b(…) !) La devise aux USA est toujours « Quand la Guerre va tout va aux USA et quand la guerre ne va pas rien ne va! Alors USA, pays voyou, en invente une de toute pièce s il n y a pas de guerre quelques part pour vendre leurs armes , allez….

    • Reply Hélène Richard-Favre 23 juin 2022 at 18h25

      Tout comme pour le commentateur qui est intervenu sous le précédent sujet de ce blog, j’ai mis des () et des … pour le même terme. Je sais, il devient de plus en plus courant de ne plus se retenir d’écrire comme on parlerait entre proches et d’user de termes vulgaires et grossiers. Je pense qu’ils n’ajoutent rien à un propos.

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