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Hélène Richard-Favre

société

Présidentielle française, un débat qui n’a eu que le qualificatif de grand

Si, ce 3 mai au soir, ce qui s’appelle « grand débat » dans le cadre de la présidentielle française, aura dû être déterminant, il l’aura sans doute été. Mais peut-être pas au sens où on l’attendait.
Car autant pour les soutiens de Marine Le Pen que pour ceux d’Emmanuel Macron, rien n’aura changé. Pour les indécis, par contre, il y a fort à penser qu’ils ne le soient plus du tout.
Ce débat, en effet, aura avant tout montré deux candidats bagarreurs.
L’un n’a cessé d’interrompre l’autre sans jamais être rappelé à l’ordre. L’autre a décoché ses flèches qui ont, presque toutes, été détournées par l’habileté torve du candidat qui ne s’est pas laissé prendre pour cible.
Quant aux animateurs dits journalistes ou éditorialistes ou chroniqueurs politiques, on ne sait pas trop, ils se sont surtout distingués par leur silence qui confinait presque à l’absence totale du débat.
La France devra voter, on ne sait même plus que lui souhaiter tant ce qui lui a été offert en pâture ce 3 mai au soir confinait à la bataille de polochons.
Pendant ce temps-là, des familles entières s’interrogent sur leur avenir et celui de leurs enfants.

Politique

Quand Emmanuel Le Pen rencontre Madame Macron…

Cette campagne présidentielle française tient-elle en haleine, sans doute. Mais peut-être pas avec le résultat escompté, à savoir, celui d’un choix possible et clair entre les deux candidats en lice.
Ce mercredi 3 mai, Gérard Collomb, soutien très investi en faveur d’Emmanuel Macron, s’emmêle un peu sinon beaucoup mais, plus tragi-comique si on peut le présenter ainsi, récidive.
Bien sûr, la fatigue n’y est pas pour rien et on peut le concevoir. Mais enfin, n’est-on pas en droit d’attendre d’un élu, même faillible, qu’il sache de qui il parle?
Quand on songe à tant de Françaises et de Français qui ne sont plus d’humeur à rire, on ne peut décemment pas considérer ce lapsus à répétition du Maire de Lyon comme drôle.
Cela dit, lapsus encore ou simple erreur humaine, j’ai reçu deux bulletins « Emmanuel Macron » et un « Marine Le Pen » dans l’enveloppe qui est adressée aux citoyennes et citoyens français(es) pour aller voter ce 7 mai.
Campagne sous tension, c’est sans doute le moins que l’on puisse en dire…

Politique, société

A quelques heures du grand débat de ce 3 mai au soir

Face au choix qui s’impose aux Françaises et aux Français, une des questions qui divise encore et encore est celle de l’abstention et/ou du vote blanc.
Les deux diffèrent, il en a été question ici.
Si pour nombre d’entre nous, voter Marine Le Pen reste difficile sinon impossible, se reporter sur Emmanuel Macron pour ne pas se défausser ou partir à la pêche ce 7 mai prochain, reste tout aussi difficile sinon impossible.
Alors?
Attende le grand débat de soir pour se décider? Suivre ce qui s’énonce par les un(e)s et les autres, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux? Discuter, interroger, trancher si l’on y parvient?
Un argument en faveur de la décision à prendre de ne pas s’abstenir ni de voter blanc est celui de l’importance à accorder à ce qui tient le plus à coeur de voir se réaliser.
Cette stratégie est louable pour autant que la confiance à accorder à une candidate ou un autre soit concevable. Or les zones d’ombre demeurent de part et d’autre de ce qui s’offre à l’électrice et à l’électeur.
On le sait, dans le cadre de cette campagne présidentielle française, la Russie et ses sites d’information sont souvent visés.
Or cette interview publiée, précisément sur l’un de ces médias tant discutés sinon conspués mérite réflexion.

Politique

Fillon-Le Pen, Chevènement-Seguin ou le poids du discours politique…

L’information selon laquelle Marine Le Pen aurait plagié une partie d’un discours tenu par François Fillon a très vite été relayée sur les réseaux sociaux et a été reprise, ce 2 mai au soir dans le cadre du 20 heures de France 2.
Il a été indiqué aussi qui était derrière ce discours, un dénommé Paul-Marie Coûteaux.Le Point lui consacre d’ailleurs également un article assez éloquent pour qu’on s’y arrête.
Au-delà du parcours de l’homme, il y a le nombre de personnalités politiques qu’il a soutenues. Parmi elles, Jean-Frédéric Poisson après l’échec duquel à la Primaire de la droite et du centre, il aurait rallié François Fillon.
Et puis, pour l’anecdote, on apprend que cet éminent conseiller, diplomate de formation, comme il le rappelle, n’en est pas à son premier coup d’essai.
Paul-Marie Coûteaux, en 2009 en effet, raconte au journal Le Monde comment il a fait porter par Pierre Seguin, un discours écrit pour Jean-Pierre Chevènement cinq ans plus tôt…
Et de préciser que tout cela l’amusait.
Alors, pour qui est encore sensible aux beaux discours, plagiés ou non, l’essentiel ne semble pas vraiment là mais bien plutôt dans la légèreté avec laquelle agit cet auteur, entre autre.
Certain que les femmes et les hommes politiques ne s’écoutent pas entre eux, il leur forge des propos semblables qu’ils prononcent avec emphase et passion comme on a pu le découvrir de François Fillon et de Marine Le Pen.
Pour ramener les désabusés à la politique, rien de tel!

Histoire, Politique

Emmanuel Macron ou l’altérité

Comme sens de l’ouverture, pour un candidat qui s’en réclame, difficile de trouver mieux que l’interdiction aux médias russes d’accéder à son QG de campagne.
L’information a déjà bien été relayée, il vaut tout de même la peine d’y revenir tandis que l’on est soumis aux visions politiques qui opposent Marine Le Pen à Emmanuel Macron.
Car il est inutile d’être partisan du Front National pour estimer le sectarisme d’En Marche!
Alors que, sans cesse, est rappelé le respect de l’autre et de sa différence, stigmatiser ainsi les Russes comme s’y emploie Emmanuel Macron, non seulement ne le grandit pas mais pis, met la France en danger.
Parce que, poursuivre la diabolisation d’un pays avec lequel nous avons tant à partager, c’est rejeter l’Histoire qui nous lie. Elle a été, entre autre, rappelée ici.
Alors, même si les politiques occidentales ne rejoignent pas celle qui domine la Russie, ce n’est pas une raison suffisante d’exclure ses médias pour les empêcher d’informer.
C’est là, en tous les cas, faire montre d’une rigidité de très mauvais aloi sinon de mauvais augure. Preuve en sont, d’ailleurs, les déclarations d’Emmanuel Macron sur la Syrie.
Souhaitons, pour une fois, qu’il revienne sur ses propos comme il semble en avoir l’habitude. Ce serait tout bénéfice pour cette ouverture à l’autre qu’il semble tant privilégier.

Culture, Politique, société

A 7 jours du second tour de la présidentielle française, entre questions et espoirs

En France, une tradition veut que littérature et politique aient souvent partie liée sinon rivalisent par rapport à un engagement personnel. Au point que certains ont avoué avoir hésité à choisir entre les deux. Tel a été le cas, pour ne citer que lui, de François Mitterrand.
Pour le reste, nombre de personnalités politiques ont été reconnues pour leur talent littéraire, le Général de Gaulle en fut mais de manière très diverse, en témoignent ces références.
Une autre personnalité du monde politique, autrefois diplomate et désormais avocat d’affaires, Dominique de Villepin pour ne pas le nommer a, pour sa part, non pas hésité entre les deux mais peut-être voulu pratiquer les deux avec le succès mitigé sinon l’insuccès qu’on lui sait.
Or le voici qui s’affiche en soutien d’Emmanuel Macron qui rappelle souvent tout ce qu’il doit à la littérature. En témoigne cette séquence télévisuelle intégrée dans un article qui ne manque pas d’intérêt.
Il y est en effet question de comparer les programmes culturels des deux candidats en lice pour présider la France.
Il apparaît néanmoins qu’elles ne semblent pas constituer de priorité ni pour l’une ni pour l’autre.
Aussi, ne reste-t-il plus qu’à espérer que dans cette bipolarisation assez radicale de la vie politique française, l’humanisme ne passe à la trappe.

société

Misères et misères

Voici deux cas de figure desquels il serait intéressant de connaître le traitement que leur réserveraient nos deux candidats en lice pour le second tour -décisif- de la Présidentielle française.
L’un d’eux est celui d’un homme vivant en France depuis cinq ans sans papiers. Arrêté pour vol de nourriture, après comparution immédiate, il a été condamné à quinze jours de prison ferme.
Le montant de son délit s’élève à vingt euros
Un autre avant lui, dans l’Aisne, a également été condamné pour avoir volé vingt centimes d’euros. Certes, il n’en était pas à son premier larcin.
Alors la justice n’a pas lésiné, pour lui, la peine aura été d’un mois d’incarcération.
Le dicton bien connu selon lequel qui vole un oeuf vole un boeuf n’a pas manqué d’être rappelé dans l’article mais pour être reformulé en qui vole vingt centimes part en prison.
Dans le cadre de la campagne qui se joue entre deux programmes que tout oppose, quel regard serait réservé à cette misère humaine?
Et même, de quel côté se place celle-ci?
A observer comment se font, se défont et se refont les alliances entre autant de personnalités du paysage politique de l’Hexagone, la question semble bel et bien se poser…

société

Présidentielle française, prélude à quatre mains?

Voici qu’après les suppositions émises de l’intérêt qu’aurait la CIA de se mêler de l’élection présidentielle française, l’Obs, pour sa part, n’y va pas par quatre chemins.
Dans son article daté du 24 avril, en effet, le journaliste ne lésine pas.
Sa lecture, tout en finesse et en objectivité, bien sûr, nous présente un Kremlin plus qu’à l’affût.
Ouf!
La France serait-elle donc à ce point prise en tenailles qu’elle ne soit plus en mesure de décider elle-même de son avenir?
Tout de même, c’est faire peu cas de son peuple, de son élite et de son Histoire aussi.
Que des influences s’exercent sur elle de part et d’autre sinon de partout, peut-être! Mais que la France soit à ce point tributaire d’officines de quelque bord ou tendance soient-elles, tout de même!
A se demander qui est complotiste et pas!

Politique

Emmanuel Macron, au-delà des rumeurs, les limites en cas de victoire

Avant même les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle française et dans le cadre d’une discussion, quelqu’un disait se réjouir d’avoir, je cite, un président homosexuel.
Outre le relai d’une rumeur qui a été démentie par le concerné alors qu’il avait, jusque là, préféré l’ignorer, le fait d’accorder un tel intérêt à la personne, voire à son orientation sexuelle, montre à quel point le programme éventuel de l’intéressé passe à l’as.
En l’occurrence, même s’il a été souvent reproché au candidat en marche d’avoir tardé à révéler ses propositions, prendre connaissance du parcours d’Emmanuel Macron est déjà assez significatif.
Voici un article à prendre avec recul tandis que son auteur insiste, néanmoins, sur la fiabilité de ses sources. A le lire, il ressort que le succès du mouvement créé par le prétendant à l’Elysée ne tient pas qu’à son seul éventuel charisme.
Le fait est que lorsque François Fillon a parlé de coup d’Etat tandis qu’il était jeté en pâture pour des pratiques qui ont surtout réussi à salir son image tandis qu’il était pressenti remporter l’élection présidentielle, on comprend d’autant comment certaines prises de pouvoir s’opèrent.
On l’a vu à de nombreuses reprises, ne serait-ce qu’en Ukraine où la corruption dont on a chargé le président élu pour lui en substituer un autre qui ne tient rien d’un Monsieur Propre a réussi à mettre le pays à feu et à sang par une soi-disante révolution bâtie sur des rêves et des idéaux vite déçus.
Cela dit, les interventions, ce 26 avril au soir dans le cadre de l’émission Infrarouge, de Thomas Guénolé et de Paul Ackerman méritent qu’on y prête attention.

Politique, société

En Marche ou rien? Certains rechignent et affichent leur préférence

Certain(e)s sortent de l’ombre et affichent clairement la couleur.
La coordinatrice de la campagne de François Fillon, Françoise Hostalier, appelle à voter Marine Le Pen. C’est, entre autre, ce qui a motivé la lettre ouverte du Président de la Région Provence-Côte d’Azur, Christian Estrosi.
En demandant l’exclusion du parti de tout membre qui ne soutient pas ouvertement Emmanuel Macron, il affiche son sens de la démocratie.
Il rejoint, en ce sens mais inverse, ce qui attend les personnalités politiques qui rejoindront le mouvement mis en marche par l’Ancien Ministre des Finances.
En effet, ce 25 avril au soir, sur France 2, interrogé par David Pujadas, Emmanuel Macron a clairement dit que celles et ceux qui souhaiteraient avoir l’investiture En Marche, devraient renoncer à leur appartenance politique.
Autant dire que la manière de Monsieur Estrosi, dont la rencontre avec le candidat En Marche avait déjà laissé quelques souvenirs discutés sinon discutables, avait peut-être été anticipée en cas de défaite de François Fillon au premier tour de la présidentielle. 
La politique politicienne reprend toutes ses couleurs, pendant ce temps-là, la France médite sinon se déchire sur l’avenir qui lui est proposé depuis le 23 avril au soir…